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2026-05-31

La chaleur a été forte cette semaine, au point que même un Goéland leucophée Larus michahellis tirait la langue.

Sur les rives du lac, la lumière aveuglante réverbérée sur l’eau n’a pas facilité les photos mais voici tout de même des Harles bièvres Mergus merganser, mâles à la tête vert foncé et femelles à la tête rouille …

… et quelques Grands cormorans Phalacrocorax carbo.

L’Oie cendrée Anser anser qui s’est installée sur l’étang de la réserve de la Dranse est toujour là, seule. Mais la deuxième photo montre un empilement de roseaux qui ressemble à un nid. Elle serait donc venue jusqu’ici pour élever sa nichée dans un lieu tranquille ?

Voici les photos habituelles de milans, d’abord un Milan royal Milvus milvus

… et deux Milans noirs Milvus migrans.

Je passe presque chaque jour voir l’évolution du nid visible de Milan noir. Pendant les périodes où le soleil est trop fort, un adulte vient couvrir le nid pour éviter trop de chaleur et de déshydratation. Les deux poussins grossissent et leur tête dépasse de plus en plus souvent.

Les deux premières photos viennent du nid de Pic épeiche Dendrocopos major trouvé la semaine dernière. Les photos suivantes sont celles d’une autre nichée, placée plus bas avec moins de végétation gênante, mais très peu éclairée. Les prises de vue sont au 500è , entre 8000 et 12800 ISO, pour les techniciens de la photo.

Chez les Corbeaux freux Corvus frugilegus, il y avait un jour un grand remue-ménage. J’ai fini par comprendre que les jeunes oiseaux de l’année avaient rejoint les adultes mais réclamaient encore la becquée. Les adultes ont l’arcade sourcilière très marquée et le bec gris clair. Les jeunes ont le bec noir, encore emplumé et la tête à peine bombée. A partir de la photo 5, on voit que les adultes transportent de la nourriture dans leur jabot, sous le bec.

A la source, les Bergeronnettes grises Motacilla alba chassent insectes et larves dans la boue …

… mais les Hirondelles rustiques Hirundo rustica se sont livrées à un travail bien différent : collecter de la boue pour la fabrication de leurs nids. L’une d’elles, photo 7, est même arrivée avec une brindille dans le bec pour soigneusement l’enduire et repartir avec une charge complète.

2026-05-24

Je débute les image de la semaine par ces deux belles orchidées des prairies. Je ne sais pas si la chaleur annoncée permettra d’autres floraisons.

Non, ce n’est pas un Merle noir Turdus merula écolo qui cherche à recycler un sachet de thé, mais c’est bien la première pensée qui m’est venue. Il s’agit simplement de débris végétaux qui iront garnir le fond d’un nid.

Le Rouge-gorge familier Erithacus rubecula est venu prospecter la terre retournée pour y trouver des larves et insectes.

Voici mes premières images de l’année de ce beau migrateur : la Pie-grièche écorcheur Lanius collurio. Celui-ci est un mâle. J’ai eu beau en rechercher les jours suivants, je n’ai rien vu. Peut-être était-ce le premier, d’autres suivront. Ils reviennent tout de même du Kenya, ce qui fait un bout de chemin.

Les Corneilles noires Corvus corone, après avoir manifesté leur territorialité sur les toits des bâtiments, sont allées monter la garde dans un cerisier bien garni. Pour le propriétaire, il n’y aura certainement plus de quoi faire un clafoutis.

Je continue à me régaler de la présence des Milans noirs Milvus migrans

… d’autant plus que je peux bien observer un nid. Un adulte monte la garde, pour éviter d’éventuelles attaques de Grand corbeau. Il y a maintenant un angle d’approche qui permet de bien voir les têtes des deux poussins. Comme souvent l’un d’eux est plus robuste. Ce sont des oisillons silencieux, s’ils ont le bec ouvert et la langue sortie, c’est pour réguler la température, comme les chiens.

Cette loge de Pic épeiche Dendrocopos major m’a demandé pas mal d’efforts. Le jeune oisillon au fond de son trou appelle en continu, sans reprendre respiration. Il ne cesse que pendant la becquée et quelques minutes après. Mais c’est un son difficile à localiser, qui se répercute entre les arbres. Il faut donc attendre plusieurs passages des adultes, qui traversent le feuillage à la vitesse de l’éclair, pour finir par trouver LE trou dans l’arbre. Ensuite il faut attendre, sous camouflage, le retour d’un des parents, cette fois-ci le mâle, pour une nouvelle becquée.

C’est un phénomène aussi saisonnier que les nids : l’essaimage des abeilles. Un groupe quitte la ruche avec une reine pour tenter de s’installer ailleurs. Le groupe vrombissant s’arrête parfois dans des buissons, comme ici en formant une grappe, avant de reprendre sa quête d’un meilleur emplacement.

2026-04-26

Cette semaine les nappes de pollen ont fait leur apparition sur le Lac Léman …

… et le courant de bise a bien dégagé la vue, spectaculaire, depuis le sommet du Semnoz, montagne proche d’Annecy.

Sur les pentes du Semnoz, j’espérais apercevoir un aigle mais j’ai dû me contenter d’un Milan noir Milvus migrans

… de quelques Milans royaux Milvus milvus

… et de deux Faucons crécerelle Falco tinnunculus, soit en tentative de séduction soit en vol nuptial. L’oiseau le plus grand est la femelle, le mâle étant plus petit d’où son nom de tiercelet en fauconnerie.

Je suis aussi allé dans la réserve du bout du lac d’Annecy mais la bise qui soufflait plutôt fort n’encourageait pas les oiseaux à se montrer.
Les seuls que j’ai pu photographier ont été un Grèbe huppé Podiceps cristatus

… et une Rousserolle effarvatte Acrocephalus scirpaceus dans une roselière.

A Lugrin, voici les habituels : Rougegorge familier Erithacus rubecula

… Rougequeue noir Phoenicurus ochruros, mâle, habitué de cette tuile au vu du tas de fiente …

… Pinson des arbres Fringilla coelebs, mâle …

… Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla, mâle …

… Corneille noire Corvus corone

… et une Pie bavarde Pica pica aux aguets non loin de son nid, invisible dans le feuillage.

Au point d’eau, largement piétiné par les vaches présentes dans le pré, les Bergeronnettes grises Motacilla alba se délectent de toutes sortes d’invertébrés.

Voici la première apparition cette saison d’une femelle de Serin cini Serinus serinus.

Je ne peux manquer de présenter quelques images de Milan noir Milvus migrans au perchoir …

… et aux nids.

Mais la palme revient à ce Milan noir, fier de rapporter quelques fibres pour garnir le nid.

De la grande envergure des rapaces, on passe au Grand bombyle Bombylius major de moins d’un centimètre pour clore la semaine.

2026-03-29

Après des journées printanières pendant lesquelles les insectes se sont activés, il y a eu un retour de froid, avec de la neige et une bise soutenue. Ceci explique en partie le faible nombre de photos pour la semaine.

Ce Bourdon terrestre Bombus terrestris a inquiété mon chien en travaillant à l’aménagement de la loge, juste en dessous de son abdomen, où il pondra bientôt.

Les Pinsons des arbres Fringilla coelebs, ici une femelle, se posent au sol pour se nourrir mais s’envolent promptement dans les haies à la moindre alerte.

A l’oeil nu je pensais que c’était un Pinson des arbres mais sur l’écran d’ordinateur j’ai vu que c’était un Grosbec casse-noyaux Coccothraustes coccothraustes, un oiseau discret et peu fréquent.

Ce baigneur est un Pouillot véloce Phylloscopus collybita.

Une femelle de Faucon crécerelle Falco tinnunculus ouvre la rubrique des rapaces de cette semaine.

Epervier Accipiter nisus ou Autour Astur gentilis ? Cette fois je penche plutôt vers l’Autour mais …

Milans noirs Milvus migrans. Les trois premières photos sont prises à 800mm.
Sur la dernière photo on peut voir l’œil partiellement voilé par la membrane nictitante, une paupière translucide horizontale propre aux oiseaux.

J’ai été surpris de voir déjà un Milan noir dans son nid, repris de saison en saison. Mais ce n’est pas encore la couvaison, c’est la remise en ordre du nid : repose des brindilles, évacuation des mousses, feuilles et autres déchets accumulés depuis juillet dernier.

Un Milan royal Milvus milvus, de passage à hauteur de photographe

Tous les deux ou trois ans des Hérons cendrés Ardea cinerea tentent de nicher au sommet d’un châtaignier non loin de chez moi, sans succès apparent car l’arbre est très exposé aux intempéries, à la bise en particulier. Est-ce pour cette raison que ce couple semble particulièrement peu heureux ? Non, en réalité la physionomie naturelle du héron lui donne cet aspect sévère voire grincheux.

2025-07-13

Si dans les derniers jours de juin, il y avait encore des jeunes Milans noirs Milvus migrans dans les nids, ils ont pris leur envol depuis …

… comme le montrent ces quelques images de jeunes de l’année au plumage plus clair que celui des adultes …

… adultes qui se sont encore adonnés à des rassemblements, de la voltige et des attaques, simulées ou non difficile à dire.

Avant de quitter les Milans noirs, voyons quelques bizarreries : pourquoi l’oiseau en première photo a-t’il des fleurs de châtaignier dans le bec et dans les serres ? Puis, c’est assez fréquent de voir un oiseau se gratter la joue en plein vol mais c’est la première fois que j’en vois un se gratter le dos sans dévier de sa trajectoire.

Encore une étrangeté : des stalactites se sont formées sous la voûte d’un pont. Une Mésange charbonnière Parus major est venue s’y suspendre. Y avait’il un insecte à picorer ?

Un mystère à élucider : que viennent faire ces Martinets noirs Apus apus sous l’avant-toit d’une maison ? J’avais déjà vu ce manège l’an dernier. Les martinets ne semblent pas nicher là mais viennent souvent frôler les poutres. Y a-t’il des insectes ?

Dernière curiosité : ces jours-ci, des chauves-souris sont apparues autour du chalet en plein jour. Les abris sont-ils surpeuplés ou trop chauds ?
Pour identifier ces animaux, il faut mesurer la fréquence de leurs cris. Je ferai peut-être l’acquisition d’une « bat box » pour vérifier si ce sont bien des Pipistrelles communes.

Parmi les oiseaux et les comportements « normaux », voici quelques Hirondelles de fenêtre Delichon urbicum

… des Rougequeues noirs Phoenicurus ochruros, mâle puis femelle et jeune sur la gauche des deux dernières images …

… une Mésange nonnette Poecile palustris

… une Mésange bleue Cyanistes caeruleus

… des Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla, femelle puis mâle …

… des Chardonnerest élégants Carduelis carduelis

… une Grive draine Turdus viscivorus

… une Bergeronnette des ruisseaux Motacilla cinerea, jeune de l’anée …

… ainsi qu’un mâle de Pie-grièche écorcheur Lanus colluria.

J’ai eu la chance de croisier un bel Ecureuil roux Sciurus vulgaris mais je ne sais pas s’il venait pour les cerises ou si l’arbre luis servait seulement de passerelle.

Fin de cette publication avec deux papillons, le Demi-deuil Melanargia galathea et le Flambé Iphiclides podalirius.

20025-06-29

Le plus souvent mes photos de Buse variable Buteo buteo sont celles d’oiseaux en vol …

… mais j’ai profité de la fauche d’un pré pour guetter la venue d’un rapace qui tente de profiter des rongeurs ou insectes avant qu’ils ne se remettent à l’abri.

Outre la buse, des Milans noirs Milvus migrans ont cerclé au-dessus du pré mais aucun d’eux n’est venu se poser.

Je suis toujours surpris de la discrétion des oiseaux lorsqu’ils sont dans leur habitat. Le Serin cini Serinus serinus, pourtant jaune éclatant, est difficile à distinguer dans les branches du bouleau.

Les jeunes oiseaux nés cette année commencent à se montrer, comme ces Mésanges bleues Cyanistes caeruleus. C’est la tête encore grise qui les distingue des adultes.

Au bord du lac, c’est une jeune Bergeronnette grise Motacilla alba qui picore les insectes sur la rive.

Chez les Cygnes tuberculés Cygnus olor, il n’est pas difficile de reconnaître ceux nés cette année.

Certains Grands cormorans Phalacrocorax carbo partent pêcher seuls et d’autres en groupe, je ne sais pourquoi. Ce qui est certain, c’est l’odeur particulièrement soutenue de vieux poisson qui règne autour des nids.

Nids que les adultes continuent d’entretenir tout au long de la saison, malgré la difficulté de voler avec de grandes branches.

Un peu plus loin, c’est une scène de repos avec Héron cendré Ardea cinerea, Grand cormoran Phalacrocorax carbo de dos et Canard colvert Anas platyrhynchos au premier plan.

Les Fuligules morillons Aythya fuligula ont débuté leurs parades en mars et manifestent encore leurs espoirs d’accouplement en poursuivant les femelles avec insistance.

Du côté des Nettes rousses Netta rufina, je ne vois plus de femelles, probablement en train de couver, et les mâles apparaissent encore de temps à autre.

Les Mouettes rieuses Chroicocephalus ridibundus sont moins nombreuses cette année que les années précédentes et semblent avoir déserté un ilôt où elles venaient nicher tous les ans, peut-être à cause du grand nombre de cormorans tout autour.

2025-04-27

L’éclosion de nouvelles fleurs, dont les orchidées, s’accompagne de la multiplication …

… de papillons. Certains sont tout frais, d’autres qui ont passé l’hiver à l’abri sont visiblement bien usés.

Dans les haies et les arbres, ça chante !
Voici une Grive musicienne Turdus philomelos, reconnaissable aux taches en forme de pointe de lance.

Les Orites Aegithalos caudatus, oiseaux beaucoup plus petits, sont moins sonores mais leur grésillement est continu.

La Mésange bleue Cyanistes caeruleus démontre qu’elle protège les arbres fruitiers des insectes parasites.

Autre grand consommateur d’insectes, le Rougequeue noir Phoenicurus ochruros, ici une femelle.

Le Pic épeiche Dendrocopos major, femelle à la nuque noire, parcourt les branches malade à la recherche de larves.

Le Chardonneret élégant Carduelis carduelis, qui se nourrit de graines, a fait le choix du modernisme puisqu’il se perche maintenant sur la fibre.

Le Pigeon ramier Columba palumbus, aussi granivore, se cantonne à son habitat de toujours, les bois.

Premier rapace, une Buse variable Buteo buteo, qui, ne m’ayant pas vu, s’est posée non loin de moi.

Après ce sont les Milans noirs Milvus migrans de la semaine.
Quelques attitudes en vol et posé …

… quelques clichés de voltige aérienne …

… et l’état d’un des nids, le plus visible. L’oiseau ne s’inquiète pas beaucoup de ma présence mais montre, sur les deux dernières images, plus de signes de stress au passage d’ un hélicoptère.

En plus des trois nids présentés la semaine dernière, en voici un quatrième, placé en contrebas de la route. Ceux qui suivent ce blog depuis plus d’un an savent que ce nid reste visible jusqu’à l’envol des jeunes. Il y aura donc encore d’autres photos de ce nid dans les semaines à venir.

Pour terminer, voici la curiosité de la semaine. Trois corvidés sont passés, en cerclant dans un thermique. Vue la distance je n’en suis pas certain, mais le bec clair m’oriente vers le Corbeau freux Corvus frugilegus, que je n’avais encore jamais vu à Lugrin. Soudain, un autre oiseau s’est joint à la spirale, un Faucon crécerelle Falco tinnunculus. Encore plus soudainement, tout le monde a disparu.

2025-04-13

Nous vivons les semaines de consolidation ou de création des couples de Milans noirs Milvus migrans.
Il y a des parades aériennes, deux oiseaux volants de manière synchronisée avant de simuler des attaques. Toutes ces photos ne sont pas du même couple, les vols sont très rapides et difficiles à suivre. Il arrive parfois qu’un troisième oiseau rejoigne le couple, peut-être dans l’espoir de créer un nouveau couple, les attaques ne sont alors pas simulées.

Il y a aussi des dons de nourriture, comportement très répandu chez les oiseaux et pas seulement chez les rapaces.

Et bien sûr, il y a des accouplements. Ici le mâle est venu avec un cadeau, un paquet de mousse, mais qu’il a laissé tomber : les deux oiseaux accompagnent leur accouplement de grands cris.

Il n’y a pas que frénésie, il y a aussi des instants de repos. D’ici quelques jours, les femelles iront pondre et débuter la couvaison.

Le Milan royal Milvus milvus poursuit sa migration, avec parfois plus d’une dizaine d’individus en une heure

Rapace encore, la Buse variable Buteo buteo.

Parmi les corvidés, voici une Corneille noire Corvus corone

… et le Geai des chênes Garrulus glandarius.

En montagne, j’entends souvent l’appel du Pic noir Dryocopus martius. Il est très difficile à voir car farouche et le plus souvent à la cime des arbres.

Quelques oiseaux lacustres,
une femelle de Harle bièvre Mergus merganser

… une Mouette rieuse immature Chroicocephalus ridibundus

… et les omniprésents Grands cormorans Phalacrocorax carbo.

Quelques « petits » oiseaux, terme peu scientifique mais certainement parlant.
Un Roitelet triple bandeau Regulus ignicapilla

… une Mésange noire Periparus ater

… une femelle de Serin cini Serinus serinus

… une femelle de Tarin des aulnes Spinus spinus

… un Pouilllot véloce Phylloscopus collybita

… un Chardonneret élégant Carduelis carduelis

… des Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla dont la femelle a la tête rouille …

… une femelle de Pinson des arbres Fringilla coelebs

… et une Sittelle torchepot Sitta europaea.

Le plus souvent je vois les écureuils par en-dessous. Mais, depuis mon balcon, je surplombe quelques sapins, ce qui m’a permis ces photos. Le nom d’Ecureuil roux Sciurus vulgaris est valable pour les animaux au pelage roux mais aussi brun ou presque noir, puisqu’il s’agit d’une seule espèce.

Un tour dans un coin sauvage de la montagne et j’ai pu voir ce groupe de Chamois Rupicapra rupicapra. Il y a quelques adultes, probablement des femelles, accompagnant un groupe de jeunes aux cornes à peine formées. Ma présence a été perçue mais pas identifiée car ils sont restés un long moment avant de poursuivre tranquillement leur chemin dans les pierriers.

Quelques photos pour terminer, qui n’ont à priori rien de spécial. Pourtant, elles ont été prises avec un zoom 100-400 à 400mm monté sur un multiplicateur x2, ce qui porte la focale à 800mm. Pour l’instant, cela manque un peu de netteté et de piqué mais il y aura dans le futur d’autres images obtenues avec ce montage, qui rapproche beaucoup les sujets.

2025-03-30

C’est parti pour une descente depuis la montagne, puis la « plaine » et enfin le lac.
Une longue randonnée sur les pentes bien exposées m’a permis d’éviter la neige encore bien présente. C’est ce qu’ont fait aussi ces chamois lointains, dans la brume.

J’ai aussi croisé quelques Pinsons du Nord Fringilla montifringilla, dont un seul est resté le temps d’une photo.

Plus bas, ce sont les Pinsons des arbres Fringilla coelebs, des mâles en plumage nuptial, qui sont plus faciles à voir. La particularité de cet oiseau est le dos du croupion vert, qu’on ne remarque pas souvent.

Un peu partout, les Geais des chênes Garrulus glandarius se manifestent bruyamment, à la recherche du partenaire. Une des figures de séduction consiste à hérisser les plumes de la tête et ça semble produire de l’effet.

A l’altitude de Lugrin, les Serins cini Serinus serinus font leur retour. Je crois n’avoir ici que des femelles.

Comme les feuilles ne sont pas encore développées, les Pouillots véloces Phylloscopus collybita sont faciles à voir.

Un Pic épeiche Dendrocopos major mâle(nuque rouge) m’a coûté pas mal d’efforts car il passait d’arbre en arbre pour tambouriner son territoire.

Pour vous faciliter la recherche du Roitelet triple bandeau Regulus ignicapilla dans cette photo, j’ai augmenté le contraste.

Voici une femelle de Rougequeue noir Phoenicurus ochruros

… une Mésange bleue Cyanistes caeruleus chanteuse …

… et un Rougegorge familier Erithacus rubecula, chanteur aussi.

Je n’ai pas une grande passion pour les Pigeons ramiers Columba palumbus mais je n’ai pu résister à celui-ci, endormi sur un câble.

Le passage d’un Faucon crécerelle Falco tinnunculus ouvre le chapitre des rapaces de cette semaine.

L’insouciance territoriales des Buses variables Buteo buteo est menacée par le retour des Milans noirs.

En effet les Milans noirs Milvus migrans sont plus nombreux chaque jour et on en voit sur toutes sortes de perchoirs.

Les couples se reforment, les milans sont fidèles d’une saison à l’autre, et les accouplements ont déjà lieu.

C’est aussi la reprise de possession des nids, chaque couple revenant à son nid de l’année précédente.

Mais tout cela ne doit pas faire oublier de se restaurer. La plupart du temps les milans noirs se nourrissent d’animaux morts, ici la masse blanche dans les serres est peut être un débris de poisson.

Il arrive parfois que les milans capturent des proies vivantes. Ce couple partage ainsi un oisillon, assez bien visible en troisième photo. Par contre, en photos 4 et 5, je me suis demandé si je ne servirais pas un jour de casse-croûte.

Peut-être à cause de la menace de prédation, une Bergeronnette grise Motacilla alba avec ses 28 cm d’envergure, n’a pas hésité à harceler un milan, envergure 150 cm, pour qu’il s’éloigne.

Allez, on va au lac.
Les nids des Grands cormorans Phalacrocorax carbo sont maintenant presque tous occupés. Les oiseaux passent le plus clair de leur temps à rapporter des branchage pour regarnir les nids ou en créer de nouveaux. Les plumes blanches sur le cou et sur la cuisse constituent le plumage nuptial, ainsi qu’une crête noire sur la tête, pas toujours visible.

Les Nettes rousses Netta rufina sont revenues. Le mâle est très coloré et la femelle est brune, beaucoup plus discrète.

Les Fuligules morillons Aythya fuligula n’en finissent pas de faire la cour. Il y a beaucoup plus de mâles que de femelles, et ce sont donc des groupes de mâles qui tournent autour des femelles dès qu’ils sont posés sur l’eau.

Les Harles bièvres Mergus merganser sont plus paisibles. Une femelle est occupée à se lisser les plumes, un mâle passe un peu plus loin.

Les oiseaux qui font du bruit, les voici : les Mouettes rieuses Chroicocephalus ridibundus. Presque toutes ont leur plumage nuptial, tête chocolat, sauf quelques unes qui ont encore la « virgule » derrière l’œil. On voit en dernière photo qu’elles ont le dessus des ailes marqué de brun, ce sont des immatures.

En fin de ce dossier, ce n’est pas la fatigue de la lecture, vous ne voyez pas double, ce sont deux Grèbes huppés Podiceps cristatus en mouvement synchronisé de parade.

2025-03-16

La semaine a été peu favorable à l’observation des passereaux et autres petits oiseaux.
Il y a tout de même eu de la Bergeronnette grise Motacilla alba

… un Troglodyte mignon Troglodytes troglodytes

… et quelques Pouillots véloces Phylloscopus collybita.

Est-il besoin de présenter cette cliente régulière de la source, la femelle du Merle noir Turdus merula

… ou ce visiteur des vieux arbres, la Sittelle torchepot Sitta europaea.

La Mésange bleue Cyanistes caeruleus est un des oiseaux les plus répandus autour de chez moi mais son plumage reste pour moi un sujet d’admiration.

Cette Pie bavarde Pica pica est venue avec une congénère jacasser dans un arbre près d’un nid de l’année dernière. On aurait pu croire à un couple visitant un logement.

La Corneille noire Corvus corone ne s’est pas exprimée mais, de toute évidence, elle avait le bec plein et une autre priorité.

Le premier Milan noir Milvus migrans de la saison a fait son apparition, se reposant à la cime d’un châtaignier avant de reprendre son vol migratoire.

Mon défi de la semaine a été l’approche des Buses variables Buteo buteo qui séjournent dans mon quartier. J’aurais voulu vérifier à nouveau combien d’individus différent sont présents. En vol, trop difficile.

Dimanche 09.03. De face ou de profil, rien de caractéristique n’apparaît sur cet oiseau, vu dans les arbres à proximité du pré où ont été faites les observations mardi et les jours suivants.

Lundi 10.03. Posé, cet oiseau ne présente aucune particularité de face mais la nuque montre une barre blanche. Simplement des plumes « retroussées » ? En regardant bien, dans le dos il y a quelques extrémités de plumes plus sombres que les autres.

Mardi 11.03. Un des lieux où se trouve souvent une buse, dans un pré où sont posés des fûts après une coupe. Pas de barre blanche apparente sur la nuque mais je n’ai pas le bon angle. Par contre, sur le dos il y a des plumes très sombres.

Jeudi 13.03. Dans le même pré, à nouveau une buse. Il me semble que le plumage sous l’aile est plus clair et la barre terminale de la queue plus sombre que celle vue mardi. Mais il y a une plume sombre dans le dos.

vendredi 14.03. A nouveau une buse dans les arbres bordant le même pré. Il y a une vague marque blanche sur la nuque. Et il y a la même plume très foncée dans le dos, comme la dernière image de la veille.

Conclusion : d’après ces quelques plumes sombres dans le dos, je pense qu’il s’agit de la même buse sur toutes ces photos, mise à part l’oiseau vu dimanche. De plus, en quelques jours, l’oiseau a réduit sa distance de fuite de 20-30 mètres à moins de 15 mètres, ce qui indique qu’il s’est familiarisé avec ma présence.
Lui, il sait que c’est toujours le même photographe !