Les très fortes chaleurs de la semaine ont incité les oiseaux au repos, sauf très tôt le matin. Les séances d’affût au point d’eau dans le courant de la journée ont donc été peu productives. Plusieurs fois, je n’ai vu que que des Moineaux domestiques …
… ou une femelle de Pinson des arbres.
Après de longues attentes, les mésanges ont réapparu, comme cette jeune Mésange bleue…
… et la Mésange nonnette.
Les mâles de Serin cini, timides et discrets, sont restés à l’abri du feuillage, seule une femelle est passée se rafraîchir les pattes.
Un Chardonneret élégant a été rejoint par un jeune mais aucun des deux n’a pris le temps de se baigner.
Ma présence derrière un filet de camouflage a longuement intrigué une jeune Grive draine, au point qu’elle s’est approchée pour mieux voir avant de s’envoler, par prudence.
Un mâle de Fauvette à tête noire est brièvement venu patauger …
… mais c’est dans le buisson de cassis de mon jardin que cette jeune Fauvette à tête noire m’a offert face et profil.
Les jeunes Hérons cendrés de l’année ont pris leur envol mais appellent encore les adultes en fin de journée,dans l’espoir peut-être d’être encore nourris.
Dans les branches du même arbre sur la rive du lac, ce sont aussi des Milans noirs de l’année qui viennent. Le premier, pris à 7h30 du matin, dort encore. Les deux suivants sont Dupont et Dupond : aile gauche sur droite pour l’un, inverse pour l’autre !
Buse « variable », s’il le fallait, voici la confirmation de la variabilité du plumage en deux images.
Il y a cette semaine deux chapitres. Le premier présente les photo prises avec le boitier Canon 6D-MkII, arrivé en fin de vie. L’électronique avait souffert d’une marche sous une pluie dense qui avait transpercé le sac jadis imperméable mais graduellement tout était revenu à la normale. Cette humidité a eu raison, à plusieurs mois de distance, de l’obturateur, jeu de lamelles métalliques qui doivent bouger à des vitesses dépassant le 1/8000è de seconde.
Quelques oiseaux au point d’eau: Merle noir Turdus merula venu s’abreuver …
… Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla, femelle et mâle …
… des Bergeronnettes grises Motacilla alba …
… et des Chardonnerets élégants Carduelis carduelis, adulte à la face rouge et jeune de l’année à tête brune striée.
La présence du Serin cini Serinus serinus à côté de ma cuisine ne tient qu’à un fil, même s’il a l’embarras du choix
Les Buses variables Buteo buteo affichent encore une fois la variabilité de l’espèce, tout en montrant la différence d’envergure avec le Milan noir, pourtant plus éloigné.
Chapitre deux : voici les premières photos réalisées avec un nouveau boitier, le Canon R6-MkII. C’est un boitier bénéficiant, évidemment, de fonctions et de performances plus modernes et avancées. Il faut bien sûr apprendre à domestiquer certaines de ces fonctions et ajuster quelques réglages, notamment les compensations de contre-jour.
Première « victime », un Milan noir Milvus migrans, aux détails un peu trop marqués à mon goût. De toute évidence, les réglages doivent être revus par rapport à l’ancien boitier.
Curieusement, photographier des oiseaux en vol s’avère plus difficile, pour l’instant, avec le nouveau boitier dont le viseur est électronique et affiche une image de type vidéo, il n’y a plus de prisme comme dans les anciens réflex. Voici une Buse variable Buteo buteo de passage.
Aussi de passage un jeune Héron cendré Ardea cinerea de l’année, reconnaissable à son bec gris terne.
Une fois les réglages mieux maîtrisés, photo de belle qualité : une femelle de Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla, venue prélever des grains de caseille dans mon jardin.
Au point d’eau dont les conditions de lumière sont toujours difficiles, la prise de vue est simplifiée et donne de bons résultats avec cette jeune Mésange bleue Cyanistes caeruleus.
Sur la rive du lac, un Petit gravelot Charadrius dubius apparaît dans les graviers, malheureusement éloigné …
… mais un jeune Rougequeue noir Phoenicurus ochruros, indifférent à ma présence, s’occupe de son alimentation.
Voici deux images du premier Gobemouche gris Muscicapa striata que je vois cette année.
La plupart des oiseaux « terrestres » ont terminé leur nidification et les jeunes ont pris leur envol. Mais chez les Grands cormorans Phalacrocorax carbo, les petits sont encore aux nids. Nids couverts de fientes et particulièrement malodorants, pourtant il y a peu de mouches autour. En dernière photo,en bas à droite, un jeune laisse pendre son cou hors du nid : désespoir, faim insupportable ? En tout cas, dès le retour de son autre parent, il a repris toute sa vigueur.
Les Grèbes huppés Podiceps cristatus construisent un nid flottant fait de brindilles et de plantes aquatiques. Dès que les poussins sont éclos, ils sont capables de nager et de suivre leurs parents. Ici, un adulte a donné à un des poussins un aliment, un morceau de plante aquatique je crois,et veille à ce que celui-ci puisse se nourrir tranquillement sans être dérangé par les autres.
J’ai enfin revu un Martin pêcheur Alcedo atthis, après des mois sans en apercevoir. Hélas, j’avais devant moi un rideau de roseaux.
Cet article se clôt sur une photo de libellule : celle-ci a le museau velu comme celui d’une vache. Etrange similitude.
Les papillons dits « de nuit » ont souvent un motif qui assure un bon camouflage pendant la journée. L’Autographa gamma a, en plus, des espèces d’ailettes qui miment très bien l’écorce d’un arbre. Mais ça ne sert à rien quand on se pose dans l’herbe !
Pour ce coléoptère, aucun effort de camouflage. Mais la combinaison de motifs jaunes et noirs signalent un danger …
… comme les motifs des guêpes, frelons et, dans une moindre mesure, des abeilles.
Voici quelques petits chanteurs, le mâle du Rougequeue noir Phoenicurus ochruros « trille suivi d’un grésillement sec typique » …
… un Rougegorge familier Erithacus rubecula » ‘sii’ fin, aigu et discret » …
… et un Goéland leucophée Larus michahellis aux « aboiements graves, clameur lente ponctuée de ‘rires’ « , pas vraiment dans la musicalité. Les descriptions des voix sont extraites du Guide expert des Oiseaux d’Europe, Editions Biotope.
Le manège de ces Hirondelles de fenêtre Delichon urbicum m’a intrigué : plusieurs passages, arrêt accrochées sous l’avancée du toit. Je crois qu’elles essayaient de débuter la maçonnerie d’un nid. Il semble que l’oiseau en photo 2 a le jabot gonflé probablement pour régurgiter de la boue. Mais, plusieurs jours plus tard le projet n’a pas évolué, elles ont peut-être trouvé un lieu plus accueillant.
J’ai tenté de suivre les vols de ce mâle de Pie-grièche écorcheur Lanius collurio lorsqu’il vient capturer des insectes dans un coin de verger mais je le perds rapidement de vue. Je ne perds pas espoir de me rapprocher du nid. Voir le nid est quasiment impossible, il est généralement placé dans des buissons très denses.
La Bergeronnette grise Motacilla alba est un oiseau qui est souvent à proximité des vaches, profitant des insectes délogés par leurs piétinements.
Ce corvidé est, je crois, un jeune Corbeau freux Corvus frugilegus de cette année. La différence avec une Corneille noire Corvus corone tient dans la forme de la tête et la forme de l’avant du bec. Je doute !
On en vient aux rapaces avec une jolie Buse variable Buteo buteo. Pas de large bande terminale sur la queue, ce serait aussi un jeune de l’année.
Voici les deux dernières images du nid de Milan noir Milvus migrans que j’ai suivi depuis le mois de mars : deux oisillons, de plus en plus emplumés, qui ont quitté le nid il y a quelques jours.
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Parmi ces Milans noirs Milvus migrans, il y a peut-être les deux jeunes sortis du nid. Les jeunes se distinguent par un plumage complet et frais, très sombre vu de dessus (photo 3). Le tour de l’œil est foncé (photo 4).
Le travail d’une faucheuse dans un pré a attiré de nombreux Milans noirs Milvus migrans, une quinzaine environ. Les oiseaux piquaient souvent en direction du sol, capturant quelque chose dans les serres. J’ai la preuve en images que ces rapaces se nourrissent de grandes sauterelles, quand l’occasion leur en est donnée.
Aux abords d’un autre pré, j’ai fait partir un renard. Mais sa fuite était calculée pour rester bien visible : tactique utilisée par pas mal d’animaux pour attirer l’attention loin de leur progéniture; j’ai donc contourné le bosquet proche …
… et trois renardeaux en sont sortis. Je n’ai pu en photographier qu’un seul mais il est photogénique !
Un Geai des chênes, posé dans mon jardin, se croit invisible dans les branchages.
Une femelle de Fauvette à tête noire est allée prendre son bain.
Les Corbeaux freux me posent des problèmes d’identification : les adultes sont faciles à reconnaître avec leur long bec gris mais les jeunes (3è photo) sont très difficiles à distinguer des Corneilles noires puisqu’ils ont le bec sombre et encore des plumes à la base du bec.
Une fois encore, le survol assez proche d’un Milan noir me donne la sensation d’être inspecté, voire jaugé comme repas potentiel …
… c’est qu’il y a des jeunes à nourrir, le départ pour la migration approche, vers le 15 juillet.
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Chez le Rougegorge familier, il doit aussi y avoir des becs à nourrir, de proportions plus modestes certes mais constamment affamés, c’est le propre des oisillons.
Pour ces Mésanges bleues, l’heure est à la démonstration : comment s’alimenter dans les branches. Le jeune m’a l’air aussi attentif qu’un écolier qui attend la récré.
Dans les photos du 2026-04-05 et du 2026-03-29, je vous présentais un nid de Héron cendré, difficile à suivre dès que les arbres auraient pris leurs feuilles. Surprise cette semaine, il y a deux, non trois jeunes Hérons cendrés en pleine forme, impossibles à voir s’ils se couchent mais bien visibles lorsqu’ils se lèvent.
La loge de Pic épeiche repérée la semaine dernière pose le problème du manque de lumière. J’ai donc pris quelques risques photographiques, ce qui valait la peine. Mais ce sont les dernières images de cette nichée, il n’y a plus personne dans la loge aujourd’hui.
Il y a une troupe de Martinets noirs qui traverse le ciel tous les jours au-dessus de mon hameau. Parfois un oiseau va s’accrocher sous un toit pour quelques secondes : pour nourrir un jeune ? pour attraper quelque insecte qui se cache sous la poutre ? J’espère pouvoir apporter une réponse en image dans quelques jours.
En passant par le Pic des Mémises, montagne au-dessus de Lugrin, voici une rencontre peu fréquente pour moi, un très beau Merle à plastron.
Depuis longtemps, je sais que les bouquetins ne sont pas farouches mais le groupe croisé au Pic des Mémises m’a surpris par sa décontraction et sa confiance. Une femelle montait la garde en avant du groupe composé de plusieurs jeunes et quelques femelles, un jeune mâle fermant la marche. Bien que nous étions deux, accompagnés de mon chien tenu en laisse, la distance minimum s’est réduite à un mètre environ. Un jeune s’est même enhardi à renifler les brins d’herbe qui lui étaient offerts.