2026-05-31

La chaleur a été forte cette semaine, au point que même un Goéland leucophée Larus michahellis tirait la langue.

Sur les rives du lac, la lumière aveuglante réverbérée sur l’eau n’a pas facilité les photos mais voici tout de même des Harles bièvres Mergus merganser, mâles à la tête vert foncé et femelles à la tête rouille …

… et quelques Grands cormorans Phalacrocorax carbo.

L’Oie cendrée Anser anser qui s’est installée sur l’étang de la réserve de la Dranse est toujour là, seule. Mais la deuxième photo montre un empilement de roseaux qui ressemble à un nid. Elle serait donc venue jusqu’ici pour élever sa nichée dans un lieu tranquille ?

Voici les photos habituelles de milans, d’abord un Milan royal Milvus milvus

… et deux Milans noirs Milvus migrans.

Je passe presque chaque jour voir l’évolution du nid visible de Milan noir. Pendant les périodes où le soleil est trop fort, un adulte vient couvrir le nid pour éviter trop de chaleur et de déshydratation. Les deux poussins grossissent et leur tête dépasse de plus en plus souvent.

Les deux premières photos viennent du nid de Pic épeiche Dendrocopos major trouvé la semaine dernière. Les photos suivantes sont celles d’une autre nichée, placée plus bas avec moins de végétation gênante, mais très peu éclairée. Les prises de vue sont au 500è , entre 8000 et 12800 ISO, pour les techniciens de la photo.

Chez les Corbeaux freux Corvus frugilegus, il y avait un jour un grand remue-ménage. J’ai fini par comprendre que les jeunes oiseaux de l’année avaient rejoint les adultes mais réclamaient encore la becquée. Les adultes ont l’arcade sourcilière très marquée et le bec gris clair. Les jeunes ont le bec noir, encore emplumé et la tête à peine bombée. A partir de la photo 5, on voit que les adultes transportent de la nourriture dans leur jabot, sous le bec.

A la source, les Bergeronnettes grises Motacilla alba chassent insectes et larves dans la boue …

… mais les Hirondelles rustiques Hirundo rustica se sont livrées à un travail bien différent : collecter de la boue pour la fabrication de leurs nids. L’une d’elles, photo 7, est même arrivée avec une brindille dans le bec pour soigneusement l’enduire et repartir avec une charge complète.

2026-05-24

Je débute les image de la semaine par ces deux belles orchidées des prairies. Je ne sais pas si la chaleur annoncée permettra d’autres floraisons.

Non, ce n’est pas un Merle noir Turdus merula écolo qui cherche à recycler un sachet de thé, mais c’est bien la première pensée qui m’est venue. Il s’agit simplement de débris végétaux qui iront garnir le fond d’un nid.

Le Rouge-gorge familier Erithacus rubecula est venu prospecter la terre retournée pour y trouver des larves et insectes.

Voici mes premières images de l’année de ce beau migrateur : la Pie-grièche écorcheur Lanius collurio. Celui-ci est un mâle. J’ai eu beau en rechercher les jours suivants, je n’ai rien vu. Peut-être était-ce le premier, d’autres suivront. Ils reviennent tout de même du Kenya, ce qui fait un bout de chemin.

Les Corneilles noires Corvus corone, après avoir manifesté leur territorialité sur les toits des bâtiments, sont allées monter la garde dans un cerisier bien garni. Pour le propriétaire, il n’y aura certainement plus de quoi faire un clafoutis.

Je continue à me régaler de la présence des Milans noirs Milvus migrans

… d’autant plus que je peux bien observer un nid. Un adulte monte la garde, pour éviter d’éventuelles attaques de Grand corbeau. Il y a maintenant un angle d’approche qui permet de bien voir les têtes des deux poussins. Comme souvent l’un d’eux est plus robuste. Ce sont des oisillons silencieux, s’ils ont le bec ouvert et la langue sortie, c’est pour réguler la température, comme les chiens.

Cette loge de Pic épeiche Dendrocopos major m’a demandé pas mal d’efforts. Le jeune oisillon au fond de son trou appelle en continu, sans reprendre respiration. Il ne cesse que pendant la becquée et quelques minutes après. Mais c’est un son difficile à localiser, qui se répercute entre les arbres. Il faut donc attendre plusieurs passages des adultes, qui traversent le feuillage à la vitesse de l’éclair, pour finir par trouver LE trou dans l’arbre. Ensuite il faut attendre, sous camouflage, le retour d’un des parents, cette fois-ci le mâle, pour une nouvelle becquée.

C’est un phénomène aussi saisonnier que les nids : l’essaimage des abeilles. Un groupe quitte la ruche avec une reine pour tenter de s’installer ailleurs. Le groupe vrombissant s’arrête parfois dans des buissons, comme ici en formant une grappe, avant de reprendre sa quête d’un meilleur emplacement.

2026-05-17

Un Milan noir Milvus migrans monte la garde au bord de son nid. Pourquoi ? Tout simplement parce que les œufs ont éclos et que les deux poussins prennent un peu le soleil, qui ne s’est pas beaucoup montré dans la semaine. C’est pour l’instant le seul nid où j’ai pu voir des jeunes, d’une distance de plus de 40m.

Les Milans noirs forment des couples fidèles, même s’ils ne migrent pas en couple. Les accouplements ont lieu même après la nidification, alors qu’ils ne font pas, à ma connaissance, de deuxième nichée dans la saison.

Quelques Buses variables Buteo buteo sont installées dans mon quartier, en ce moment sans trop de conflits avec les milans ou les corneilles.

Ce Corbeau freux Corvus frugilegus tente de se gratter la nuque, ce qui semble être ardu. Détrompez-vous, ce n’est qu’un effet des photos : il n’a aucune difficulté à se contorsionner.

Les Serins cini Serinus serinus sont en ce moment des chanteurs bruyants, perchés en hauteur peut-être pour que leurs vocalises portent au loin.

Les Hirondelles de fenêtre Delichon urbicum sont descendues à portée d’appareil photo grâce au temps pluvieux qui provoque aussi la descente des moustiques dont elles se nourrissent. C’est un oiseau qui m’évoque les orques, toutes proportions gardées bien entendu.

L’Hirondelle rustique Hirundo rustica est plus élancée mais se nourrit aussi des insectes en vol …

… mais le plus impressionnant par sa vitesse et son agilité en vol est le Martinet noir Apus apus, dont l’envergure est de 45cm environ.

2026-05-10

Orchidée de la semaine.

Depuis longtemps, j’allais observer le point d’eau en compagnie de mon chien, très calme lorsque je m’arrête. Il y a quelques jours, je suis retourné au point d’eau, sans le chien, et j’ai vu beaucoup plus de visiteurs venant boire ou se baigner, comme cette Mésange charbonnière Parus major.

Un Etourneau sansonnet Sturnus vulgaris occupé à picorer de la nourriture s’est soudain intéressé à une plante, peut-être pour en garnir son nid.

Les Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla, femelle à gauche et mâle à droite, ont pris le temps de s’arrêter, bien que très farouches.

J’ai eu le plaisir aussi de revoir des Serins cini Serinus serinus. La distinction entre mâle et femelle joue sur l’intensité du jaune et celle des rayures sur la tête. Je vous laisse émettre vos hypothèses.

Des Merles noirs Turdus merula m’ont offert un grand spectacle. D’abord un mâle transportant des baies de lierre pour nourrir sa nichée. Ensuite un jeune, je pense, au bec terne. Enfin une femelle qui a effectué une toilette énergique, sans négliger de picorer un ver au passage.

Les Bergeronnettes grises Motacilla alba, déjà photographiées les semaines précédentes, sont toujours là à chercher vers, insectes et mollusques dans la boue, avec leur démarche d’échassiers miniature.

La rencontre de la semaine est celle d’une chevrette, femelle du chevreuil Capreolus capreolus, qui a pris le temps de me jauger avant de partir doucement dans le sous-bois. Sa lenteur était peut-être due à son état : la mise bas de son faon est visiblement très proche.

2026-05-03

Les premières orchidées fleurissent dans les prairies …

… de beaux papillons volètent un peu partout – à gauche Robert-le-Diable Polygonia c-album, à droite Belle Dame Vanessa cardui

… et les vaches mettent bas : c’est le printemps.

Au- dessus de Novel, il y a le petit « lac » de la Joux qui est plutôt un étang, couvert de lentilles d’eau bien que la neige couvre encore un peu de sa surface, où les grenouilles se livrent avec frénésie à leur activité printanière, les accouplements : une femelle est prise d’assaut par de nombreux mâles pour fertiliser les chapelets d’œufs.

En montant encore plus haut au-dessus de Novel dans la combe de Trépertuis, j’ai vu plusieurs fois des chamois, malheureusement très éloignés …

… tout comme les femelles bouquetins, qui très curieusement se regroupent sur le tracé d’une récente coulée de neige et de roches. L’épaisseur de la couche de neige vers 1500-1600m est surprenante.

Peut-on parler d’une rencontre ? Ce superbe renard ne m’a pas vu et a fureté les abords du sentier avant de tranquillement partir dans la forêt.

Et voilà les oiseaux de la semaine :
un Rougegorge familier Erithacus rubecula au bain …

… des Bergeronnettes grises Motacilla alba

… une Bergeronnette des ruisseaux Motacilla cinerea, oiseau très farouche …

… un Pipit des arbres Anthus trivialis, que je ne vois qu’occasionnellement …

… une femelle de Rougequeue noir Phoenicurus ochruros, venue se percher à moins de 5m de moi.

Je crois qu’il s’agit d’une femelle d’Epervier d’Europe Accipiter nisus, passée juste au-dessus de chez moi en vol migratoire.

Je vous présente quelques attitudes de Milan noir Milvus migrans

… ainsi que des joutes aériennes.

Cette photo est dans le bon sens, telle que je l’ai prise, d’un Milan qui s’est lancé dans un piqué.