A la faveur d’une journée tiède et d’un rayon de soleil, une Mésange charbonnière Parus major a commencé à chanter.

Aussi encouragées par la température clémente, des abeilles sont sorties de leur ruche et ont entrepris de récolter nectar et pollen dans les chatons de noisetier.



Ces allures de printemps font se regrouper les Fuligules morillons Aythya fuligula, dont les mâles ont retrouvé leur houpette mais pas encore la couleur jaune vif de l’oeil et les reflets violets des joues. Il n’y a pas de parité de représentation, les mâles sont beaucoup plus nombreux que les femelles. Il y a donc toujours plusieurs mâles qui entourent une même femelle dans l’espoir d’un possible accouplement.




Pour les Foulques macroule Fulica atra, on se trouve en pleine période de formation des couples et la prise de territoire pour la nidification. Cela explique quelques bagarres, très confuses, impliquant d’abord deux puis trois puis quatre oiseaux.










Dans un groupe d’une centaine de Mouettes rieuses Chroicocephalus ridibundus, une seule a acquis le plumage nuptial sur la tête, ce qui explique le calme collectif. Quand tout ce petit monde sera en phase nuptiale, ce seront des cris et des manoeuvres d’intimidation incessantes.







Les Mouettes rieuses ont le bec et les pattes rouges. Celle-ci a les pattes orangées et le bec orange et noir : c’est un jeune de 1er hiver.


Les Canards chipeau Mareca strepera ont acquis leur plumage nuptial. La femelle porte de beaux motifs dans son plumage brun et le mâle fait une démonstration de haute couture, presque du tweed.



Une femelle de Harle bièvre Mergus merganser est venue faire sa toilette sur les galets. Les mâles sont là mais je n’ai pu en photographier.

Un petit groupe de Grèbes castagneux Tachybaptus ruficollis à la chasse.


J’ai tenté de photographier une Bergeronnette grise Motacilla alba avec un montage en 560mm puis au 800mm qui contraint à passer en mise au point manuelle et qui consomme beaucoup de lumière, pas facile.


J’étais encore équipé en 800mm quand cet oiseau est passé dans les galets; Il s’agit d’un pipit, le Pipit farlouse Anthus pratensis, identifiable aux rayures qui vont loin sur les flancs et à l’ongle postérieur long.


Je suis assez content quand je parviens à capturer une Grive draine Turdus viscivorus car c’est un oiseau plutôt farouche.




Une Buse variable Buteo buteo s’est ébrouée avant de reprendre une pose un peu plus digne.


J’ai gardé pour la fin le passage d’un Grand corbeau Corvus corax, curieusement plus brun que noir. L’espèce est connue pour faire des tonneaux en vol, ce qu’on voit en dernière image.

















































































































































































































































































































































































