2026-07-26

Depuis pas mal de temps, je n’étais pas retourné dans des réserves naturelles en Suisse : le Creux de terre à Chavornay (non loin d’Orbe), la Sauge et le Fanel sur les rives du lac de Neuchâtel. En voici quelques images.
En attendant de voir des oiseaux, quelques libellules sont passées à portée de mon objectif.


Sur le lac de Neuchâtel, il y a une importante population d’Oies cendrées Anser anser, qui se nourrit des végétaux aquatiques mais aussi de l’herbe des prés environnants.

Les oiseaux passent par groupes de 3 à 20 individus, en criant tout au long du vol. De loin, le vol est élégant mais de près, l’Oie cendrée fait plutôt penser à un carton à chaussures affublé d’un cou et de deux ailes.

Au Creux de terre, il y a toujours des Hérons cendrés Ardea cinerea . Voici deux adultes en premières photos puis des jeunes de l’année.

Mais le héron que je voulais voir est le Héron pourpré Ardea purpurea, beaucoup plus rare puisque la population estimée en Suisse était de 16 couples en 2024. L’adulte est magnifique …

… mais les deux jeunes de l’année sont beaux aussi bien que leur plumage soit beaucoup plus discret.

Le Héron garde-bœufs Ardea ibis remonte depuis quelques années les rives des plans d’eau de plus en plus au nord mais il est encore considéré comme rare en Suisse.

La Grande aigrette Ardea alba est beaucoup plus répandue mais c’est toujours un plaisir de voir ce très bel oiseau.

Le Vanneau huppé Vanellus vanellus est un oiseau dont les effectifs baissent. Sa population suisse est estimée à 210 couples en 2024.

Pas besoin de vous présenter le Grand cormoran Phalacrocorax carbo, présent partout où il y a un peu d’eau et quelques poissons. Il y a tout de même des poses photogéniques ou des mouvements à capter, comme le dernier oiseau qui boit en plein vol.

Et puis je n’ai pu résister à photographier la version Grand cormoran du self-service. Au vu du jabot distendu du jeune, la pioche a été bonne.

Retour à Lugrin, où les derniers Milans noirs Milvus migrans de la saison sont venus crier près de chez moi.

Les Pie-grièche écorcheurs Lanius collurio chassent des insectes dans les arbres en lisière des prés mais sont difficiles à voir, sauf quand elles se perchent pour observer les environs. Les mâles sont plus faciles à repérer avec leur ventre clair et le masque noir sur la face, les femelles sont brunes, bien camouflées.

A la source, il y a eu un festival de jeunes oiseaux : Merle noir Turdus merula

… Chardonneret élégant Carduelis carduelis, adultes d’abord puis jeunes dans les branches …

… Serin cini Serinus serinus, qui commence à arborer un peu de jaune sur le poitrail …

… Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla, chez qui l’adulte femelle a la couleur de la calotte bien dense alors que les jeunes ont une teinte plus pâle …

… Pinson des arbres Fringilla coelebs, mâle en deux premières photos puis jeune de l’année.

La semaine se termine avec les mésanges.
Mésange nonnette Poecile palustris

… Mésange bleue Cyanistes caeruleus

… et Mésange charbonnière Parus major. La largeur de la bande noire sur la poitrine permet de distinguer la femelle, bande étroite, du mâle, bande large.

2026-03-08

Avec la montée des températures, de nombreux insectes éclosent.Quand ils ne sont pas à la recherche de nourriture, ils se réchauffent au soleil comme cette petite mouche.

A la source, les oiseaux habituels viennent prendre leur bain, comme ce Moineau domestique mâle Passer domesticus

… ou cette Mésange bleue Cyanistes caeruleus.

Les Orites – Mésanges à longue queue Aegithalos caudatus se sont aussi baignées mais je n’ai pu en photographier une que dans les arbres.

Les Pinsons des arbres Fringilla coelebs, dont une femelle en dernière image, se perchent dans les branches et surveillent le sol à l’affût d’insectes ou d’autres sources de nourriture.

Il m’a fallu quelques contorsions pour finir par voir ce Roitelet triple bandeau Regulus ignicapilla en entier.

Et voici le premier Pouillot véloce Phylloscopus collybita que je photographie cette saison.

Ce Geai des chênes Garrulus glandarius, timide, a pris son envol juste au moment où j’allais renoncer à le photographier encore.

J’ai essayé de prendre une photo de Corneille noire Corvus corone en vol …

… pour comparer avec le Corbeau freux Corvus frugilegus, dont le bec est bien différent.

Les rapaces sont en pleine migration pré-nuptiale. Ici 4 Buses variables Buteo buteo et un Milan royal Milvus milvus.

Un Milan royal Milvus milvus est passé assez bas pour une photo correcte, montrant l’usure de son plumage.

Cette Buse variable Buteo buteo, par contre, arbore un beau plumage bien complet.

Ce sont ensuite les oiseaux du lac, avec une démonstration de diversité.
De gauche à droite, une femelle de Fuligule morillon Aythya fuligula, deux Gallinules-poule-d’eau Gallinula chloropus, un mâle de Fuligule milouin Aythya ferina, une femelle de Canard chipeau Mareca strepera et un Cygne tuberculé Cygnus olor.

Autre diversité : mâle et femelle de Canard chipeau Mareca strepera, mâle de Fuligule milouin Aythya ferina, en arrière plan une femelle de Fuligule morillon Aythya fuligula.

Deux Canards chipeau Mareca strepera, le premier en train de s’ébrouer est un mâle, tout comme le second, plus caractéristique.

Il a été difficile de trouver un couple de Fuligule milouin Aythya ferina mais le voilà.

Les Fuligules morillons Aythya fuligula sont très nombreux et offrent de belles postures pour la photo.

Un Héron cendré Ardea cinerea est venu prospecter la rive mais est reparti après quelques instants vers une autre zone de chasse.

Une Bergeronnette grise Motacilla alba, difficile à distinguer dans les galets, montre l’efficacité de son camouflage dans cet environnement.

De plus en plus de Mouettes rieuses Chroicocephalus ridibundus ont acquis leur plumage nuptial, avec le capuchon foncé, ce que l’immature de la deuxième photo n’aura encore pas cette année.

Les Grands cormorans Phalacrocorax carbo ont leur plumage nuptial : cuisses blanches, tête blanche avec crête noire.

Les Harles bièvres Mergus merganser ont un plumage bien distinctif entre mâle à tête vert foncé et femelle à tête brune.

Les Fouques macroules Fulica atra se sont à nouveau battus, je ne crois pas que ce soit de l’accouplement. Comme il y a deux semaines, ça ne se passe pas qu’entre deux oiseaux mais trois et bien malin celui qui peut dire si la bagarre est toujours entre les deux mêmes protagonistes.

Un oiseau peu fréquent sur les rives françaises du Léman, une Oie cendrée Anser anser. C’est un oiseau grégaire, que l’on voit souvent sur le lac de Neuchâtel en Suisse, et donc un individu isolé est surprenant. Mais il se nourrit voracement de tiges de roseaux, la solitude ne lui cause pas de déprime ni de coup de cafard.

Quelques Grèbes castagneux Tachybaptus ruficollis se déplacent en bande mais la place d’honneur revient au …

… Grèbe huppé Podiceps cristatus qui a joué pendant un moment avec son reflet.
Narcisse quitte ce corps !