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2026-09-27

Ce sont peut-être les derniers Gobemouches noirs Ficedula hypoleuca de la saison. Ils étaient nombreux en début de semaine et absents en fin de semaine.

Il en va de même pour les Gobemouches gris Muscicapa striata.

Les Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla, ici une femelle puisque la tête et brune, sont aussi sur le départ, elles ne sont pas présentes en hiver.

Je crois qu’il s’agit d’une femelle de Rougequeue noir Phoenicurus ochruros, car la poitrine est plus grise qu’orangée …

… mais cette femelle de Rougequeue à front blanc Phoenicurus phoenicurus limite sa couleur orangée au bas du corps. Difficile pour moi d’être péremptoire pour les photos précédentes.

Comme d’habitude, voici des Mésanges bleues Cyanistes caeruleus …

… des Mésanges nonnettes Poecile palustris …

… et des Rougegorges familiers Erithacus rubecula. Remarquez que les rougegorges ont les pattes couleur acier sous certains éclairages.

Les Chardonnerets élégants Carduelis carduelis font entendre leurs gazouillis dans les branchages mais ils sont très méfiants et s’envolent à la moindre inquiétude.

Sur l’étang de la réserve de la Dranse, voici la toilette éclaboussante du Cygne tuberculé Cygnus olor.

Un Grèbe huppé Podiceps cristatus, encore en plumage juvénile sur la tête.

Je continue à trouver que le Grand cormoran Phalacrocorax carbo n’est pas un bel oiseau mais je lui reconnais tout de même des qualités photogéniques.

Les deux photos précédentes montrent un léger désaccord territorial mais il est beaucoup plus facile de chasser une cane colvert pour prendre sa place.

Les Canards colvert Anas platyrhynchos se regroupent en petites bandes et vont soit manger les algues du fond, soit les végétaux qui se sont développés en surface des eaux calmes.

La femelle de Nette rousse Netta rufina se déplace avec dignité.

Voilà des Gallinules poules d’eau Gallinula chloropus, se nourrissant de tiges de roseaux.

Un Héron cendré Ardea cinerea, entre repos et aux aguets.

Sur la rive de l’étang de la réserve de la Dranse, trois renards sont tout à coup sortis de la végétation, chacun débouchant simultanément d’une piste différente. Ce sont probablement des jeunes de l’année. C’est la première fois que je photographie des renards avec leur reflet dans l’eau !

Le brame a débuté et voici la première photo de la saison. Il y en aura certainement quelques autres la semaine prochaine

2026-09-20

En ouverture, je vous propose une fleur en éclosion, à la forme parfaite d’étoile à cinq branches. Le liseron est une « mauvaise » herbe mais les fleurs sont belles.

Les papillons ont tous les ailes plus ou moins usées en cette fin de saison. Les stries épaisses sur les nervures du dessus de l’aile sont caractéristiques du mâle du Tabac d’Espagne Argynnis paphia.

Celui-ci est plus rare, tout au moins dans les prés de Lugrin : le Silène Brintesia circe.

Les libellules ont été photographiées en région toulousaine, même s’il y a encore pas mal de libellules visibles en Haute-Savoie.

Le Faucon crécerelle est présent partout en France, les trois premières photos viennent de région toulousaine et les trois suivantes de Lugrin.

Les Etourneaux sansonnets portent depuis le printemps un plumage noir moucheté de pointes blanches. Mais alors qui sont ces oiseaux avec la tête brune ? Ce sont aussi des étourneaux, qui sont en train de passer vers leur plumage d’hiver, très différent. La mue est un remplacement des plumes, en partant de la tête.

Lorsqu’on veut observer des Bergeronnettes grises, on peut tenter les enclos à bétail ou à chevaux. Comme il y a des déjections, il y a des insectes et donc de quoi se nourrir facilement pour les bergeronnettes.

Sans commentaire particulier, deux Tariers pâtres, mâles et toulousains.

Les Sittelles torchepot commencent leur son d’automne, quand elles coincent une noisette dans une fente de l’écorce d’un arbre pour l’ouvrir avec des coups de bec sonore.

A Lugrin, il y a encore des passages d’Hirondelles de fenêtre.

Des Mésanges bleues …

… et des Mésanges nonnettes. Ces oiseaux me servent de cobayes pour tester de nouveaux réglages avec zoom et doubleur pour atteindre 800mm de focale.

Un Rougequeue noir …

… et un Pouillot véloce.

Pour distinguer le Gobemouche gris du gobemouche noir, il faut regarder la tête, striée chez le premier, et les ailes, au motif peu prononcé pour le gris.

Le Gobemouche noir a un plumage nuptial vraiment noir et blanc mais à Lugrin on ne le voit qu’en plumage internuptial : tête brune, ailes nettement marquées de blanc et noir.

De temps à autre, il est intéressant d’avoir une idée des tailles respectives des oiseaux. Le gobemouche est donc plutôt grand, comparé au chardonneret, un peu plus petit que le moineau.

Chardonneret élégant, ici un immature en train de gagner son plein plumage adulte sur la face, qui deviendra rouge.

2026-09-06

Une fois n’est pas coutume, j’ai braqué mon objectif sur d’autres êtres que des oiseaux. Tout d’abord une visiteuse de mon jardin, aux yeux de biche : normal, c’en est bien une. Elle traverse parfois le bas de mon jardin, qui n’est pas clôturé, mais monte parfois aussi plus haut vers mes pommiers dont elle apprécie visiblement les branches basses.

Ensuite, passons aux papillons. Une zone fleurie au coin d’un pré attirait différentes espèces que j’ai tenté d’identifier. Attention, les identification sont incertaines.
Voici des Azurés de la bugrane Polyommatus icarus. L’individu brun est la femelle.

Les taches sous les ailes, très différentes de celles sur la photo précédente, indiquent qu’il s’agit d’une autre espèce, le Cuivré fuligineux Lycaena tityrus.

Celui-ci, encore bien différent, serait l’Azuré des nerpruns Celastrina argiolus.

Quant à celui-ci, il manque une vue du dessous des ailes pour préciser de quel argus il s’agit.

Espèce dont les mâles sont très territoriaux, la Lucine Hamearis lucina.
Je ne peux résister à copier la description de l’habitat : milieux mésoxérophiles semi-ouverts, soit pelouses sèches buissonnantes, clairières, lisières … (source : Guide pratique des papillons de jour – Guide Delachaux).

Il y a une bonne douzaine de nacrés …

… et autant de mélitées, je n’ai pas réussi à nommer ces deux individus.

Le dernier est un champion du camouflage lorsqu’il ferme ses ailes, c’est le Myrtil Maniola jurtina.

D’autres insectes butinaient, dont des Syrphes, petites mouches précieuses puisqu’elles sont grandes destructrices de pucerons.

Je n’ai pu mettre un nom sur cette autre « mouche ». ces insectes qui n’ont que deux ailes compensent l’absence d’une deuxième paire d’ailes par des balanciers, formes blanchâtres derrière les ailes, caractéristique commune à tous les diptères mais qu’on n’observe pas forcément quand on chasse une mouche énervante.

Quelques semaines en arrière, je vous présentais une Pélopée courbée Sceliphron curvatum. La petite guêpe maçonne ici est du genre Sceliphron mais n’a aucune marque jaune sur l’abdomen. C’est donc une autre espèce, à préciser.

Revenons aux oiseaux, avec un rarissime survol d’une Cigogne noire Ciconia nigra qui est allée chercher un thermique pour prendre de l’altitude, probablement en migration postnuptiale vers le sud du Sahara.

Ce Geai des chênes Garrulus glandarius est visiblement malade, la tête entièrement déplumée. Qui sait s’il survivra ?

Cette Buse variable Buteo buteo a aussi un plumage bizarre aux longueurs inégales : il s’agit simplement d’une phase de mue qui permet le renouvellement des plumes.

Je ne photographie pas souvent des Rougequeues à front blanc Phoenicurus phoenicurus, moins fréquents ici que les Rougequeues noirs.

C’est la pleine saison pour voir les Gobemouches noirs Ficedula hypoleuca, qui s’arrêtent quelques jours sur leur trajet migratoire vers le sud du Sahara, du Sénégal au nord de la RDC.

Il y a également les Gobemouches gris Muscicapa striata, moins nombreux. La zone d’hivernage de cet autre grand migrateur se trouve en Afrique, au sud d’une ligne allant du Sénégal au Kenya.

Les Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla, ici une femelle, sont également migratrices. L’espèce hiverne du sud marocain au Nigeria.

Le Serin cini Serinus serinus ne reste pas à Lugrin pour l’hiver mais ne se lance pas dans une grande migration. Il reste dans le sud méditerranéen.

Les mésanges habituelles, en premier la Mésange nonnette Poecile palustris …

… et la Mésange bleue Cyanistes caeruleus.

Le Rougegorge familier Erithacus rubecula

Un Pic épeiche Dendrocopos major

Des Hérons cendrés Ardea cinerea. Pour les amateurs de photo, les deux premières vues ont été prises au 400 mm , la troisième avec un doubleur donc au 800 mm, la quatrième au 800 et la dernière au 400. Les deux dernières images qui peuvent sembler être en noir et blanc restituent en fait la couleur réelle des feuillages couverts de fiente des cormorans.

Et les voilà ces Grands cormorans Phalacrocorax carbo, dont une partie de la population va bientôt migrer vers le sud et une autre partie, devenue sédentaire, va rester pendant tout l’hiver.

Une femelle de Canard chipeau Mareca strepera

Deux Grèbes castagneux Tachybaptus ruficollis

Des Mouettes rieuses. En photo 1, ce sont des adultes en plumage internuptial . En photo 2, c’est un immature aux aile encore marquées de brun , devant un Goéland leucophée tout aussi immature.