2026-04-26

Cette semaine les nappes de pollen ont fait leur apparition sur le Lac Léman …

… et le courant de bise a bien dégagé la vue, spectaculaire, depuis le sommet du Semnoz, montagne proche d’Annecy.

Sur les pentes du Semnoz, j’espérais apercevoir un aigle mais j’ai dû me contenter d’un Milan noir Milvus migrans

… de quelques Milans royaux Milvus milvus

… et de deux Faucons crécerelle Falco tinnunculus, soit en tentative de séduction soit en vol nuptial. L’oiseau le plus grand est la femelle, le mâle étant plus petit d’où son nom de tiercelet en fauconnerie.

Je suis aussi allé dans la réserve du bout du lac d’Annecy mais la bise qui soufflait plutôt fort n’encourageait pas les oiseaux à se montrer.
Les seuls que j’ai pu photographier ont été un Grèbe huppé Podiceps cristatus

… et une Rousserolle effarvatte Acrocephalus scirpaceus dans une roselière.

A Lugrin, voici les habituels : Rougegorge familier Erithacus rubecula

… Rougequeue noir Phoenicurus ochruros, mâle, habitué de cette tuile au vu du tas de fiente …

… Pinson des arbres Fringilla coelebs, mâle …

… Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla, mâle …

… Corneille noire Corvus corone

… et une Pie bavarde Pica pica aux aguets non loin de son nid, invisible dans le feuillage.

Au point d’eau, largement piétiné par les vaches présentes dans le pré, les Bergeronnettes grises Motacilla alba se délectent de toutes sortes d’invertébrés.

Voici la première apparition cette saison d’une femelle de Serin cini Serinus serinus.

Je ne peux manquer de présenter quelques images de Milan noir Milvus migrans au perchoir …

… et aux nids.

Mais la palme revient à ce Milan noir, fier de rapporter quelques fibres pour garnir le nid.

De la grande envergure des rapaces, on passe au Grand bombyle Bombylius major de moins d’un centimètre pour clore la semaine.

2023-04-19

Au matin d’un jour un peu gris, le lac Léman était d’un calme rare, offrant un reflet encore plus rare.

Reflet que l’on retrouve chez le Grands cormorans Phalacrocorax carbo qui volent au ras de l’eau. Ces oiseaux présents en nombre sont en ce moment partagés entre formation de couples, fabrication ou consolidation des nids ou encore couvaison.

Ce couple de Grèbe huppé Podiceps cristatus, pratiquement des siamois, mène une vie tellement calme et ennuyeuse que l’un des partenaires baille et l’autre porte même des algues sur le bas de son cou.

Et voici un autre couple formé, deux Canards colvert Anas platyrhynchos

… et deux oiseaux passés séparément, une femelle puis un mâle de Harle bièvre Mergus merganser.

Pendant ce temps, l’Oie cendrée Anser anser solitaire vue il y a quelques temps est à nouveau présente, en pleine forme bien que toujours solitaire.

Ces deux Merles noirs Turdus merula, l’un dans les galets de la rive et l’autre à la source du Troubois, assurent la transition entre le lac et les prairies de Lugrin.

La source du Troubois en question est temporairement fréquentée par des visiteurs gênants. Les vaches n’effraient guère les oiseaux mais en piétinant, elles rendent l’eau très boueuse longtemps après leur passage. En ce qui concerne les chats, ils provoquent effroi et dispersion.

Mais le piétinement des vaches n’a pas que des inconvénients : les Bergeronnettes grises Motacilla alba profitent de la terre remuée pour picorer les larves mises au jour.

Les Mésanges charbonnières Parus major picorent aussi des insectes mais de préférence dans les arbres.

Les Mésanges bleues Cyanistes caeruleus picorent aussi, pour prélever du nectar et parfois aussi des bourgeons.

Je pense que ce sont des photos de Pouillot véloce Phylloscopus collybita, pour avoir entendu les chants, mais il manque des détails déterminants sur les images. Par contre la prise d’élan en dernière photo montre la technique d’envol.

Pour celui-ci, même de dos on sait que c’est un Rougequeue, une femelle de Rougequeue noir Phoenicurus ochruros.

Quelques autres oiseaux : un Corbeau freux Corvus frugilegus

… un Pic épeiche Dendrocopos major, mâle …

…un Pigeon ramier Columba palumbus

… un Etourneau sansonnet Sturnus vulgaris

… et un Pinson des arbres Fringilla coelebs, mâle.

Beaucoup plus haut que les prairies de Lugrin, je suis allé à la rencontre de quelques chamois. Le groupe, comprenant plusieurs adultes et quelques jeunes, s’est promené tranquillement dans la falaise en broutant, jusqu’à ce que e guetteur perçoive ma présence et que tout ce petit monde disparaisse derrière des rochers.

2026-04-12

Voici les premières photos de la saison d’Hirondelles rustiques Hirundo rustica, en passage migratoire rapide.

La chaleur persistante réveille toute la nature, dont les fourmis qui se mettent en colonnes pour récolter tout ce qui peut être stocké dans fourmilière.

C’est tout de même plus gros qu’une fourmi et pourtant c’est difficile à voir : deux mâles de Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla, l’un à trouver contre le tronc d’un arbre et l’autre dont on ne voit que le haut de la tête, qui se baigne derrière un vieux morceau de bois. La photographie est parfois difficile !

Le Rougequeue noir Phoenicurus ochruros, mâle, est un peu plus visible malgré le contre-jour.

Ces deux pouillots m’ont tout l’air d’être des Pouillots véloces Phylloscopus collybita

… impossibles à confondre, n’est ce pas, avec celui-ci qui est le Pouillot de Bonelli Phylloscopus bonelli, ventre blanc et plumes des ailes aux liserés très colorés.

De la couleur en voici encore, avec la Mésange bleue Cyanistes caeruleus.

Et enfin, un des champions de la couleur, le mâle du Pinson des arbres Fringilla coelebs.

Comme la semaine dernière, quelques photos de Corneilles noires Corvus corone qui sont venues fouiller la boue. L’une d’elle a quelque chose dans le bec, tenu entre la langue et la mandibule supérieure, peut-être une racine ou un bout de plante.

Depuis plusieurs semaines je montre des photos de Corbeau freux Corvus frugilegus mais le plus souvent d’assez loin. J’ai enfin réussi à en photographier à distance intéressante. Quel bec !

Je me suis essayé à capturer cet autre corvidé, la Pie bavarde Pica pica, dont le plumage a des reflets bleutés, mais il y a encore du travail de photo.

Le Pic épeiche, mâle avec le bandeau rouge sur la nuque, a un plumage sans reflets mais élégant tout de même.

Un petit tour chez les rapaces : les immanquables Milans noirs Milvus migrans.

Je tente de suivre un nid, nouvellement construit mais par un couple régulier qui a abandonné son nid des autres années.

Fin de cette semaine photographique avec un Milan royal Milvus milvus

…. et une Buse variable Buteo buteo au plumage très clair.

2026-04-05

La semaine dernière, j’avais émis des doutes sur les chances que pouvait avoir un nid en plein dans l’axe de la bise. Il y a eu des journées de vent soutenu voire tempétueux mais il y a encore un Héron cendré Ardea cinerea qui couve. il sera invisible dans quelques jour, dès que les feuilles seront ouvertes.

Du côté des Milans noirs Milvus migrans, il y a des accouplements répétés chez les couples nicheurs …

… et du ravitaillement apporté par le mâle à la femelle qui couve.

Il y a beaucoup de Milans noirs dans les environs de Lugrin. Certains ont retrouvé leur partenaire, puisque ce sont des oiseaux fidèles de saison en saison bien qu’ils migrent séparément. D’autres doivent encore trouver l’âme soeur, que ce soient des jeunes adultes ou des oiseaux qui n’ont pu retrouver leur partenaire.

Et toujours quelques Milans royaux Milvus milvus, dont un qui cercle avec une Buse variable.

Une vue peu habituelle sur une Buse variable Buteo buteo.

Avec ces images, je vous présente avec confiance un Epervier d’Europe Accipiter nisus – tête courte, queue longue et bien rectangulaire.

J’ai été surpris de trouver un Grand corbeau Corvus corax en train de picorer des baies de lierre. Le bec et la silhouette avec la queue en losange sont caractéristiques, même si ces détails sont difficiles à voir lorsqu’il cercle avec un Milan noir au premier plan.

Avec un bec fort mais moins massif, ce sont les Corneilles noires Corvus corone, printanière sur un cerisier ou lacustre qui mange des algues sur les galets.

Les Fuligules morillons Aythya fuligula, que je présente souvent posés sur l’eau, sont des canards assez jolis aussi en vol. Les mâles ont le ventre blanc pur et les femelles sont tachetées à hauteur des cuisses.

Je me suis trouvé au bord du lac par une bise violente provoquant de grosses vagues, pour e plus grand bonheur des Mouettes rieuses Chroicocephalus ridibundus. Évidemment, face à la bise, j’ai dû me contenter de photos par l’arrière.

Un mâle de Harle bièvre Mergus merganser remonte le courant de la Dranse pendant qu’un autre suit une femelle en vol.

Dans les galets des bords de Dranse, les Bergeronnettes grises Motacilla alba pourchassent de petits insectes, des vers ou autres invertébrés.

Les passereaux ont été difficiles à prendre en photo, cachés les jours de vent et timides le reste du temps.

Il faut être prêt, quand on cherche à photographier les oiseaux, à voir tout autre chose.
Une laie allaitante Sus scrofa fouissait tranquillement dans un pré, vers 14h. Entre la première et la dernière photo 17 minutes se sont écoulées, c’est donc en toute quiétude que la bête s’est nourrie avant de se rendre compte de ma présence, d’appeler ses 6 à 8 petits et de disparaître dans les fourrés.