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2026-10-18

Dans une semaine à faible présence d’oiseaux sur mes « spots » habituels, l’apparition d’un groupe de Goélands leucophée Larus michahellis m’a donné l’envie d’aller voir …

… ce que je pourrais trouver sur les bords du lac. Des Grands cormorans Phalacrocorax carbo bien sûr …

… des Grèbes huppés Podiceps cristatus, dont un jeune de l’année aux motifs encore gris …

… et quelques Grèbes castagneux Tachybaptus ruficollis.

Soudain, un oiseau que j’aime bien est passé pour aller prospecter les graviers du fond de l’eau : un Cincle plongeur Cinclus cinclus, malheureusement trop loin à mon goût.

Sur les eaux abritées d’un étang, ce sont des Canards chipeau Mareca strepera, en plumage d’éclipse, par opposition au plumage nuptial.

Les Fuligules morillon Aythya fuligula, de leur côté, commencent à passer au plumage nuptial avec l’œil jaune brillant pour mâle et femelle, flancs bientôt blancs et houpette bleu-noir pour les mâles.

La Gallinule poule-d’eau Gallinula chloropus a le bec coloré rouge et jaune, le dos brun et le poitrail gris-bleu. Le jeune de l’année n’a guère de ressemblance, si ce n’est des marques claires sur les flancs et les immenses pattes verdâtres.

Le Héron cendré Ardea cinerea, dans un décor tel qu’ici, est facilement camouflé dès lors qu’il se tient immobile.

Que dire du camouflage de la Bergeronnette grise Motacilla alba quand elle fouille les galets, sinon parfait ? L’adulte a la bavette et la calotte bien noires, les jeunes de l’année arborent différentes intensités de gris.

Les quelques oiseaux que j’ai pu voir autour du point d’eau sont des Pouillots véloces Phylloscopus collybita …

… un mâle de Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla …

… et un Rougegorge familier Erithacus rubecula.

Pour terminer, une jeune Buse variable Buteo buteo en migration. Sa jeunesse est indiquée par l’absence de barre sombre en travers de la queue.

2026-10-11

Grand retour des insectes ! et c’est bien. La chaleur et la sécheresse de l’été n’ont pas été propices au développement des insectes mais cette chaleur d’automne couplée à un peu humidité ont provoqué l’apparition soudaine de toutes sortes de mouches et moucherons. Sur cette photo, chaque point blanc est un insecte volant, une densité que je n’avais pas vue depuis longtemps.

A la même lisière de bois, une chevrette – femelle du chevreuil – broutait paisiblement en début d’après-midi malgré la présence de chasseurs dans les environs.

Un Autour des palombes a effectué plusieurs cercles pour gagner en altitude sur son trajet migratoire.

Une Buse variable a fait de même.

Je vous ai parlé la semaine dernière du perchoir de réunion d’un groupe de Corneilles noires. Même perchoir, même réunion cette semaine.

Les Rougequeues noirs sont encore actifs bien qu’il y en ait de moins en moins, puisqu’ils ne restent pas là pour l’hiver.

Autour du point d’eau, voici les Rougegorge familiers, dont celui qui a le plumage abîmé sur la tête.

J’ai trouvé, au point d’eau, une manière de me rapprocher des oiseaux. C’est inconfortable car je suis assis au sol et souvent un peu tordu pour viser entre les ronces, mais le résultat est gratifiant puisque je parviens à photographier des oiseaux à moins de 3 mètres de distance.
C’est le cas pour la Mésange charbonnière …

… la Mésange bleue …

… et la Mésange nonnette.

Malgré sa calotte noire, ce n’est pas le même oiseau qu’au-dessus. Plus grand, élancé et sans bavette sous le bec, c’est la Fauvette à tête noire, dont la femelle a la tête rouille.

Voici un oiseau que j’aime voir : la Sittelle torchepot, grand consommateur de noisettes, qu’elle coince dans une fissure d’écorce pour frapper avec son bec jusqu’à obtenir l’amande.

Il y a en ce moment des passages de petits groupes de Pouillots véloces, alors que je n’en ai pas vus de l’été.

Les Orites, ex-mésanges à longue queue, vivent en bandes et quand elles viennent boire et se baigner, c’est un ballet difficile à suivre.

Un Lézard des murailles prend ce que je pense être son dernier bain de soleil avant d’aller se terrer dans un trou pour passer l’hiver.

2026-03-29

Après des journées printanières pendant lesquelles les insectes se sont activés, il y a eu un retour de froid, avec de la neige et une bise soutenue. Ceci explique en partie le faible nombre de photos pour la semaine.

Ce Bourdon terrestre Bombus terrestris a inquiété mon chien en travaillant à l’aménagement de la loge, juste en dessous de son abdomen, où il pondra bientôt.

Les Pinsons des arbres Fringilla coelebs, ici une femelle, se posent au sol pour se nourrir mais s’envolent promptement dans les haies à la moindre alerte.

A l’oeil nu je pensais que c’était un Pinson des arbres mais sur l’écran d’ordinateur j’ai vu que c’était un Grosbec casse-noyaux Coccothraustes coccothraustes, un oiseau discret et peu fréquent.

Ce baigneur est un Pouillot véloce Phylloscopus collybita.

Une femelle de Faucon crécerelle Falco tinnunculus ouvre la rubrique des rapaces de cette semaine.

Epervier Accipiter nisus ou Autour Astur gentilis ? Cette fois je penche plutôt vers l’Autour mais …

Milans noirs Milvus migrans. Les trois premières photos sont prises à 800mm.
Sur la dernière photo on peut voir l’œil partiellement voilé par la membrane nictitante, une paupière translucide horizontale propre aux oiseaux.

J’ai été surpris de voir déjà un Milan noir dans son nid, repris de saison en saison. Mais ce n’est pas encore la couvaison, c’est la remise en ordre du nid : repose des brindilles, évacuation des mousses, feuilles et autres déchets accumulés depuis juillet dernier.

Un Milan royal Milvus milvus, de passage à hauteur de photographe

Tous les deux ou trois ans des Hérons cendrés Ardea cinerea tentent de nicher au sommet d’un châtaignier non loin de chez moi, sans succès apparent car l’arbre est très exposé aux intempéries, à la bise en particulier. Est-ce pour cette raison que ce couple semble particulièrement peu heureux ? Non, en réalité la physionomie naturelle du héron lui donne cet aspect sévère voire grincheux.

2025-11-09

Un fort coup de vent est passé sur Lugrin dans les derniers jours d’octobre, couchant un bon nombre d’arbres de belle taille, comme celui-ci.

Reconnaissez-vous le Grand corbeau, à sa queue caractéristique ?

Là ce sont des Corneilles noires, plus petites et grégaires.

Les oiseaux se font rares cet automne mais la chute des feuilles permet d’en voir quelques uns, que je trouve aussi à leur point d’eau lorsqu’ils se baignent.
Mésanges bleues …

… Mésange charbonnière …

… Mésange nonnette …

… Roitelet huppé …

… ou Pouillot véloce.

Je suis toujours impressionné par la vitesse de mouvement des oiseaux. Ces deux images de Pouillot ont été prises au 1/1000 de seconde et le mouvement n’est pas figé.

Je suis aussi admiratif des formes : la Buse variable perchée a un aspect plutôt rond mais le corps en vol révèle une allure beaucoup plus aérodynmique.

Un petit tour en montagne m’a permis de voir de manière fugace et fugitive, une éterle (femelle du chamois) et son éterlou (petit).

Si vous pensez à un paysage chinois ou japonais, détrompez-vous : c’est tout ce qu’il y a de plus savoyard, vu depuis le Mont César, commune de Bernex.