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2024-06-02

Si vous n’êtes pas ornitho, même amateur, c’est difficile à comprendre. L’observation d’une espèce pour la première fois est un plaisir intense. Quand c’est une espèce rare, en danger critique d’extinction, c’est double plaisir avec de la fierté en plus.
Voilà ce qui m’est arrivé il y a quelques jours en voyant passer cette silhouette inhabituelle, que j’ai identifiée comme un Ibis chauve. J’avais vu un reportage sur une réintroduction en Autriche, avec apprentissage de la migration guidée par un ULM.
Voici le commentaire que j’ai reçu après avoir signalé cette observation sur le site de la LPO – Remarque de Richard Prior :
Il s’agit bien d’un Ibis Chauve, notre ami ‘Oskar’ qui a traversé Haute-Savoie le 6 et 7 avril dernier. Il passe l’été autour de Bulle, Canton de Vaud, Suisse. Hier il a traversé le Lac Léman mais a fait demi tour au sud de Thonon et était de retour en Suisse fin d’après-midi ( données venant de l’appli Animal Tracker).

Les autres oiseaux observés cette semaine sont donc bien pâles en comparaison mais commençons par les nichées. D’abord les Etourneaux sansonnets. En fin de semaine, ce nid est déserté, les jeunes ayant probablement pris leur envol.

Le nid de Milan noir situé en contrebas de ma rue contient toujours deux jeunes. Le plus développé a pris le plumage brun, encore marqué de duvet, alors que l’autre est encore beaucoup plus blanc.

Le deuxième nid, partiellement visible, contient bien deux oisillons, encore blancs, bien qu’une seule tête apparaisse la plupart du temps.

Le troisième nid garde son mystère : la femelle n’est plus couchée en permanence dans son nid mais aucune tête ne bouge quand elle est perchée à côté ou absente …

… et ce n’est pas un Milan noir perché …

… ou un autre, rapportant un poisson dans le bec et un autre dans les serres, qui permet d’en savoir plus sur le nombre de jeunes présents dans le quartier.

Pour poursuivre avec les rapaces, il y a bien sûr la Buse variable, …

… et un beau spécimen de Faucon hobereau, probablement en migration, qui a survolé les prairies.

Vous trouvez que le prix des cerises augmente ? A qui la faute ? Ce n’est pas les coûts de transport ou de main d’œuvre de cueillette, c’est tout bonnement la concurrence des Corneilles noires.

Le Geai est chênes est un oiseau étonnant par son plumage et sa capacité à émettre des sons très doux tout autant que de sonner l’alarme dans les bois.

Devine qui vient prendre son bain : d’abord la Fauvette à tête noire, mâle avec le capuchon noir et jeunes ou femelles avec le capuchon brun, …

… la Mésange bleue habituelle …

… une Grive musicienne, moins fréquente, …

… un Gobemouche gris, deuxième individu de la saison pour moi, …

… et un oiseau inconnu, difficile à identifier dans cet état. Je pense à une Hypolaïs polyglotte, de ce que j’en ai vu avant son bain.

Fin de cette petite semaine avec un Tircis, petit papillon de plus en plus fréquent avec l’avancée de la saison.

2024-05-26

Commençons par l’actualité des nichées.
Sur les 4 nids de Milan noir que je guette régulièrement, un est devenu quasi invisible dans la végétation.

Un autre est occupé par la femelle (seule à couver pour cette espèce). Pas moyen de savoir si elle couve encore ou si elle réchauffe des oisillons.

Un autre nid est difficile à observer, les feuilles masquant en partie le nid. J’avais d’abord vu un poussin mais un deuxième lève parfois sa tête.

Le troisième, situé en contrebas d’une route est assez pratique à observer, par au-dessus. Il y a deux oisillons, endormis la plupart du temps mais tout de même un peu actifs par moments.

Un des adultes est venu apporter du ravitaillement mais est resté prudemment perché à l’écart tant que j’étais là, une façon de ne pas révéler l’emplacement du nid ?

Le nid de Pic épeiche ne contient qu’un seul jeune. Le mâle, barre rouge sur la nuque, comme la femelle se sont approchés pour apporter des insectes et autres gourmandises comme des cerises. Seul le mâle a osé venir jusqu’au nid. La femelle est restée prudente, à distance, malgré mon filet de camouflage et uen bonne heure d’attente.

Des Etourneaux sansonnets ont établi leur nid dans un trou, dans un vieil arbre. Bien que le jeune oisillon soit capable de sortir la tête, lorsque les adultes viennent, ils entrent dans le nid pour le nourrir.

Les Rougequeue noirs ont parfois des nids faciles à repérer, sur des poutres sous des avant toits par exemple. S’ils sont installés dans des buissons, on ne voit que les aller-retours des adultes. Les deux premières photos montrent une femelle qui transporte de la nourriture. Les trois autres images, qui ressemblent beaucoup à des femelles pourraient être des jeunes qui ont pris leur envol.

S’il y a des nids, il faut protéger non seulement la proximité immédiate de ceux-ci mais aussi l’espace aérien tout autour. C’est ce que fait la Corneille noire contre le Milan noir.

Plus étonnant, au passage d’une femelle d’Epervier d’Europe, il y a d’abord eu quelques Martinets noirs qui ont crié et piqué vers l’épervier – photo 5- puis c’est une Hirondelle rustique qui s’est attaqué à beaucoup plus gros qu’elle, jusqu’à l’éloigner.

Les différentes espèces ne sont pas nécessairement en conflit permanent. Au bord du lac par exemple, on trouve souvent des groupes hétéroclites avec Héron cendré, Grand cormoran et Goéland leucophée.

Un Héron cendré …

… et des Goélands leucophée en vol. Il s’agit de deux immatures, de deux ou trois ans, ils ont encore du brun sur les ailes.

Une Foulque macroule recherche des herbes aquatiques.

Deux mâles et une femelle de Harle bièvre. Les femelles iront bientôt nicher, parfois dans de grands arbres, et les mâles quitteront les rives du lac, devoir accompli.

Deux premières observations de la saison.
D’abord un Rossignol philomèle, venu discrètement boire et se baigner …

… et un Gobemouche gris, vu de très loin, et qui n’a fait qu’une apparition.

D’autres oiseaux , plus réguliers.
Un Pic vert, mâle puisqu’il a du rouge dans la tache noire sous le bec.

Un Chardonneret élégant.

Des mâles de Serin cini.

Une Mésange nonnette.

Un mâle de Fauvette à tête noire. J’en ai rarement vu chassant les insectes dans les herbes hautes, c’est un oiseau plutôt familier des buissons.

Celui-ci est élu le « beau gosse » de la semaine. C’est vraiment un très bel oiseau dans la famille des corvidés.

Les Frelons, européen celui-ci, sont des insectes qu’on voit le plus souvent passer en vol. Celui-ci s’est reposé quelques instants sur une feuille de cornouiller, m’autorisant une belle photo.

2024-03-24

La migration bat son plein. Je me suis rendu au point de comptage du Hucel, d’où on voit passer des oiseaux sur leur chemin migratoire. J’ai pu participer à la joie d’ornithologues lors du passage exceptionnel d’un groupe de Cigognes noires, très haut dans le ciel.

Heureusement, d’autres oiseaux passent plus près, comme les Buses variables …

… le Faucon crécerelle, ici une femelle …

… l’Epervier d’Europe …

… ou, peut-être, l’Autour des palombes mais la distinction avec l’épervier est difficile.

Bien sûr, le Milan royal passe encore …

… mais c’est surtout le Milan noir qui est arrivé, reprenant ses perchoirs habituels et testant déjà l’état des nids de l’an passé.

Certains couples se sont formés ou re-formés, les milans sont fidèles d’une année à l’autre. Il y a déjà eu des accouplements et. pour l’un des couples que j’observe, le don de nourriture.

Allons vers d’autres couples, comme les Grèbes huppés, toujours aussi démonstratifs …

… ou les Nettes rousses, dont le mâle hérisse les plumes de la tête pour en faire un modèle de coiffure.

Les Mouettes rieuses sont en pleines parades mais entre les brusque envols pour éloigner un prétendant et les tentatives de séduction, difficile de distinguer. En tout cas, ça se passe dans un vacarme étourdissant.

Les Grands cormorans réinvestissent les nids mais je n’ai pas encore vu d’oiseau couver.

Une Corneille noire, affairée à trouver des garnitures pour son nid, se trouve devant un dilemme : comment ramasser une brindille sans laisser tomber ce qu’elle a déjà dans le bec ? Après plusieurs tentatives, elle a fini par renoncer.

J’ai suivi une Sittelle prospectant les fourches d’un châtaignier. Elle a soudain pris une posture étonnante, semblant se gratter contre le bois.

Plus difficile à suivre, un Pic épeiche tambourinait dans le même arbre.

Il y a de temps à autre des passages de petits groupes de Chardonnerets élégants …

… ou de Serins cini, dont je n’ai pu prendre qu’un seul oiseau.

En plus du Rougegorge familier …

… du Merle noir …

… ou du Roitelet à triple bandeau …

… les Fauvettes à tête noire, ici un mâle, commencent à chanter pour attirer une compagne …

… et les Pouillot véloces sonnent leur « chiff-chaff » répété, ce qui leur vaut leur nom en anglais, Chiff-chaff.

De nombreux papillons ont repris leur vol, dont la Petite tortue …

…et les Bourdons terrestres explorent la moindre fleur pour en tirer pollen et nectar …

… malgré la menace des prédateurs, dont le Lézard des murailles.

2023-07-23

Les deux premières photos sont d’un magnifique papillon, le Flambé – nom scientifique très poétique Iphiclides podalirius. Le dessous des ailes est beau aussi mais encore faut-il que l’individu soit coopératif.

Dans le ciel passent les rapaces et ce n’est pas toujours pacifique, comme le montre cette attaque d’un Milan noir contre une Buse variable de passage.

L’espace aérien sera bientôt libéré des Milans noirs qui partent vers le sud de l’Espagne ou, pour certains vers le Niger.

La Buse variable a un plumage, comme son nom l’indique, variable. Mais en voici un qui diffère à peine …

… entre les ailes un peu plus rectangulaires, la queue un peu moins ronde et le menton clair : je pense que c’est la Bondrée apivore.

Les Geais des chênes prospectent les prés à la recherche d’insectes.

Une Grive draine choisit parmi les fruits du laurier cerise.

Quelques photos qui mettent en scène de jeunes oiseaux.

Et quelques photos d’oiseaux adultes aussi.

Clap de fin sur une surprise réciproque. Pendant que je surveillais les oiseaux venant boire et se baigner, un petit bruit de lapements s’est fait entendre à quelques pas de moi mais évidemment pas dans le même axe. Appareil photo monté sur trépied et sous un filet de camouflage, j’ai fait trop de mouvements pour déplacer le matériel et ce jeune renard a cessé de boire puis m’a repéré.

2023-06-25

Quelle tristesse de voir un grand rapace en mauvaise santé. Ce Milan noir n’arrivera probablement pas au terme de sa migration vers l’Afrique. Son plumage très abimé lui rendra le vol fatigant, si toutefois il survit encore les trois à quatre semaines qui restent avant le grand départ.

Heureusement, d’autres oiseaux prennent le relais, comme le prouve le nid maintenant vide. Il ne reste que les débris de plastique, censés décorer avec goût ce logement, occupé depuis fin mars pour la couvaison, l’élevage et l’envol d’un seul jeune cette année.

Celui qui se régale d’un poisson est peut-être ce jeune. Le plumage très écailleux et l’oeil clair sont les caractéristiques des jeunes de l’année.

Adultes, partiellement libérés des corvées de nourrissage, et jeunes passent la majeure partie de la journée à planer, du niveau du lac jusqu’à haute altitude, peut-être pour s’entrainer en vue de la migration.

Les jeunes Hérons cendrés sont beaucoup moins pressés de quitter les nids. Ils passent leur temps à caqueter, à se lisser les plumes , à se chamailler parfois, en attendant qu’un adulte vienne les nourrir. Il leur faut de la patience : en plus d’une heure d’observation, pas un adulte n’est venu au ravitaillement.

Il en va tout autrement pour les Pics épeiche. Les adultes donnent des leçons aux jeunes qui devront très bientôt se débrouiller seuls. Les jeunes sont distingués par la tache rouge au sommet de la tête, alors que chez les adultes, qui ont le ventre rouge, le mâle a une tache rouge sur la nuque et la femelle pas de marque sur la nuque.

J’ai manqué l’instant du nourrissage pour ce jeune Rougequeue noir, certainement pas rassasié, à entendre ses cris.

Pour le Goéland leucophée, les oiseaux immatures (1ere et 2è année) ont le plumage marqué de plus ou moins de brun. C’est seulement lorsque l’oiseau est adulte qu’il prend le plumage blanc pur avec la pointe des ailes noires, ponctuées de blanc. Le bec devient jaune, avec une tache rouge.

Quelques autres oiseaux passés devant mon téléobjectif
Un Grimpereau – des jardins, je crois, car il a l’ongle postérieur plutôt court – court le long d’un tronc à la recherche d’insectes.

Des Hirondelles de fenêtre chassent en plein ciel.

Des Moineaux domestiques chassent des insectes ou picorent des graines dans les hauts herbes.

2023-06-18

L’horizon d’observations est un peu plus étendu que la semaine précédente : si le terrain est plat, les déplacements sont possibles. Pour compléter ce que je vois depuis mon balcon, je suis donc allé trainer mon appareil photo dans l’un des parcs d’Amphion les bains.
Une toute petite mare retentit des appels des grenouilles …

… et des appels d’une Rousserolle, espèce qui niche dans les roseaux. Le premier jour, mardi, je n’ai pu capter de bonnes photos …

… mais en y retournant le vendredi, j’ai eu plus de chance. J’ai également pu confirmer que c’est une Rousserolle effarvatte – au chant – et non sa cousine la Rousserolle verderolle.

On y trouve aussi les nids de Héron cendré, d’où le jeunes prendront bientôt leur envol. Curieusement, des adultes transportent des brindilles. Est-ce qu’il s’agit de renforcer les nids, mis à mal par de jeunes oiseaux remuants ?

Le même phénomène se déroule aussi chez les Milans noirs, qui viennent carrément casser des branches mortes dans les arbres en contrebas de chez moi.

Au sommet d’un bouleau, des oiseaux se succèdent pour chanter . Je peux laisser mon appareil sur un trépied et déclencher quand un nouveau chanteur prend la place d’honneur.

Dans la cime du sapin, c’est un Grimpereau qui chasse des insectes. C’est bien camouflé, petit et vif !

Le Moineau domestique ne joue pas la discrétion mais il est bon cahsseur d’insectes et protège mes quelques futures pommes.

Un mâle de Merle noir vient matin et soir pousser ses trilles sur ce cable électrique.

Et pour terminer voici une femelle de Rougequeue noir en pleine chasse aux insectes.

2023-06-11

La semaine dernière, j’avais pu photographier le nid de Milan noir qui se trouve en contre-bas de chez moi. Le jeune oiseau avait encore du duvet blanc sur la tête. C’est maintenant devenu un oiseau au plumage proche de celui des adultes. Même quand il prendra son envol, il gardera les yeux un peu cernés et les plumes du dos et des ailes aux bordures claires, donnant un aspect écailleux.

Bloqué à ne pas pouvoir partir en promenade, je dois me contenter d’observer depuis le balcon. Bon nombre d’oiseaux sont trop rapides pour les saisir au vol mais les Milan noir qui planent avec nonchalance sont des sujets assez aisés à capter. Ceux qui se perchent ont adopté des arbres où ils sont bien visibles.

Un Milan noir a capturé un poisson et a passé de longues minutes à crier, peut-être pour affirmer sa propriété, peut-être pour clamer sa fierté de chasseur, avant de se mettre à consommer sa proie. Et il a encore crié, son contentement probablement, en fin de repas.

Hors de ma vue malheureusement, il y a pas mal de va et vient de femelles de Harle bièvre dans la cime des arbres. Ce sont des canards qui nichent dans les arbres et l’un d’eux est venu se poser sur le même châtaignier que le Milan avec son poisson.

Sur le lac, quelques Grands cormorans viennent pêcher mais aucun n’a eu de succès quand je les ai surveillés. Ils sont donc partis l’un après l’autre, en décollant à la course, un peu comme les parapentistes.

Un Gobemouche gris, le premier et le seul que j’aie vu cette saison, alterne son guet aux insectes sur deux perchoirs : la cime d’un vieux châtaignier et celle d’un bouleau, plus près de moi.

Le mâle du Verdier d’Europe se pose parfois aussi dans le bouleau ou dans un sapin mais lui ce n’est pas pour la chasse aux insectes, c’est uniquement pour chanter.

J’ai deux nichoirs accrochés sous mon toit. L’un est occupé plusieurs fois par an par des nichées de Moineaux domestiques. Le second n’avait encore pa eu d’occupants et c’est maintenant chose faite. Aussi du Moineau domestique – ici une femelle qui nourrit un unique jeune. J’aurais aimé des occupants plus originaux, Rougequeue par exemple, mais je reconnais que la nature des proies apporte aussi une touche d’originalité.

2023-04-02

S’il y a un arc-en-ciel sur le Léman, c’est parce qu’il y a eu de la pluie … C’est ce qui explique que la moisson d’observations de la semaine est réduite.

Mais tout de même, il y a encore pas mal de passage de migrateurs, dont les rapaces, comme cette Buse variable au plumage bien fatigué.

Autre rapace, probablement migrateur d’après sa trajectoire, un Epervier d’Europe.

Le Milan royal est certainement migrateur au-dessus de Lugrin, puisqu’il n’y niche pas selon les observations de différents sites ornithologiques. Mais il lui a fallu esquiver les attaques du Milan noir, protégeant son espace aérien.

A quelques minutes d’intervalle, c’est une Buse variable qu’il a fallu chasser …

… Buse variable qui s’est rapidement écartée vers une ascendance thermique moins fréquentée …

.. pendant que le Milan noir allait se poser sur son perchoir.

Du côté des petits oiseaux, en voici quelques uns :

Ceux qui viennent ensuite sont des oiseaux vus en Charente maritime, entre deux averses.

2022-07-31

Le 10 juillet, j’avais constaté le départ de la plupart des Milans noires adultes. Il reste cependant toujours des jeunes de l’année. On les reconnaît à leur plumage moucheté dans le dos, la tête parfois grisâtre et l’orbite foncée.

Tous ne sont pas aussi caractéristiques et il est difficile pour certains de savoir si ce sont des jeunes ou des adultes. Le dernier oiseau photographié s’est en tout cas servi dans un nid, probablement d’un jeune merle qu’il est allé déguster au calme.

En voici un qui fait vieux et qui tire la langue, au propre ! Qui sait s’il parviendra en Espagne, voire au Niger ou au Mali.

Voici quelques autres oiseaux isolés, de passage ou posés.

Quelques observations autour du point d’eau, dont le débit ne cesse de baisser.

Les Fauvettes à tête noire sont plutôt insectivores mais ne font pas le fin bec devant des mûres.

L’Hirondelle rustique maintient son alimentation insectivore et fait visiblement le plein.

Le Gobemouche gris a refait son apparition dans les lisières de prairies.

Les Chardonnerets élégants recherchent des graines et des bourgeons.

Un jeune Serin cini surveille les alentours du point d’eau avant d’aller boire.

Le jeune Rougegorge familier fait de même mais du niveau du sol, suivant en cela le mode de vie de l’espèce.

La Mésange nonnette, très vive mais pas farouche, est venue inspecter mon affût avant d’aller boire.

Un jeune Pic vert est resté au loin, préférant boire dans une flaque au milieu des prés.

Ce jeune oiseau a le bec d’un bruant et une trace rouille dans le plumage du dos mais je n’ai pas encore pu l’identifier plus précisément.

Voici deux papillons, le deuxième présentant le crénelage des ailes du Robert-le-diable. Ce qui est triste c’est que tous deux sont posés sur des plantes exotiques envahissantes, le premier sur du Solidago du Canada et le deuxième sur du Buddléia « arbre à papillons ».

Fin de cette publication avec une libellule Cordulégastre bidenté femelle en train de pondre.

2022-03-27

La semaine dernière, je montrais le travail d’aménagement du nid de deux Orites – Mésanges à longue queue. Cette semaine, j’ai encore assisté à un transport de plume lundi, puis plus rien. Le nid est au calme et aucun oiseau ne tourne autour. J’en conclus que la couvaison a débuté. c’est la femelle qui couve seule pendant une douzaine de jours.

Voici maintenant quelques petits oiseaux en gros plan. Pourquoi certains jours, il est impossible de les approcher et certains autres jours, ils viennent tellement près que la mise au point s’avère difficile ? Aucune idée mais les photos sont plaisantes.

Celui-là est mis à part car c’est une observation unique pour moi. de grands groupes de Pinson du Nord sont visibles souvent en début d’hiver. Par contre, un individu isolé à la fin du mois de mars, je n’en ai jamais vu jusqu’à ce jour.

Les écureuils ont commencé à sortir de leur torpeur hivernale il y a déjà quelques semaines mais ils sont difficiles à photographier.

La migration pré-nuptiale des rapaces se poursuit. Si on voit des groupes de Buses variables, de Milans royaux ou de Milans noirs, on voit aussi de temps en temps des groupes mixtes dans les ascendances.

Et voilà un Epervier d’Europe un peu plus visible.

Quant aux Milans noirs, certains se sont arrêtés pour un instant de repos mais d’autres ont repris possession de leur territoire et même de leur nid. Il leur faut parfois batailler contre les Corneilles noires qui tentent de maintenir leur territoire, incontesté durant l’hiver.