Semaine après semaine

2022-11-20

Un arc-en-ciel saisi sur le Mont Bénand, dominant le Léman, peut faire croire que la prise de photos est facile. Mais voici un échantillon des difficultés rencontrées cette semaine.

Premièrement, la distance. Que ce soit une grive …

… les Aigles royaux …

…ou le Cincle plongeur, les oiseaux ne se laissent pas approcher autant que je le souhaite.

Et quand l’oiseau n’est pas trop loin, encore faut-il qu’il se montre – Pinson des arbres, mâle.

Il y a aussi les obstacles entre les sujets et le photographe, des branches …

… ou des troncs et le manque de lumière.

Ah oui, j’allais oublier le contre-jour !

Tout de même, il y a des instants plus favorables, comme pour cette Mésange bleue …

… la Mésange charbonnière …

… ou l’Orite à longue queue.

Il m’aurait fallu grimper dans le châtaignier pour voir de plus près la capture de la Sittelle torchepot. Peut-être un coléoptère.

Ce qu’a ramassé la Corneille noire a provoqué l’envie de ses congénères mais qu’est-ce ?

Une Buse variable a tournoyé puis s’est perchée avant de repartir plus loin.

Au bord du lac, un Héron cendré apprécie un gros poteau d’arrimage d’où il surveille les alentours. Une plume folle sur son front ne semble pas le gêner

Les Harles bièvres commencent à se regrouper , avec occasionnellement quelques conflits de préséance.

Enfin, en montagne, c’est tout d’abord le guetteur de la troupe de chamois, dans sa belle toison d’hiver, qui m’a jaugé.

Ensuite la troupe a été visible, pas trop perturbée mais préférant tout de même s’éloigner et descendre dans les rocailles.

2022-11-13

Les fins de journée mettent parfois le « feu au lac », le soleil couchant se reflétant dans les vitres des immeubles de la côte suisse. Sinon, ce sont les nuages qui posent une écharpe autour des sommets, encore vierges de neige.

Les températures encore douces profitent aux insectes , bien qu’ils soient encore pas mal engourdis le matin.

En montagne, les chamois sont lointains et ne se sont pas laissés approcher.

En deux lieux différents, ce sont des biches qui se sont levées à mon approche, elles aussi difficiles à approcher et difficiles à photographier au travers de la végétation.

Bien sûr, dans le ciel nuageux ou dégagé, l’Aigle royal se repère aisément, même éloigné. A un moment, il y en avait deux qui tournoyaient, vraiment très loin, malheureusement.

Du grand au petit oiseau, il n’y a qu’un pas. Voici un Roitelet triple bandeau …

… et l’autre roitelet, le Roitelet huppé – qui a ma préférence.

Petit oiseau également, le Pouillot véloce.

La femelle de Merle noir utilise le même perchoir. En effet, près du point d’eau où ils vont boire et se baigner, les oiseaux ont besoin de s’arrêter à un poste de guet d’où ils peuvent évaluer la sécurité des lieux. Cette branche a les vertus nécessaires et de nombreux oiseaux s’y succèdent quand je suis à l’affût.

Le Verdier d’Europe, mâle, s’est nourri de mûres desséchées …

… pendant que le Troglodyte mignon cherchait des insectes au bas du roncier.

Et, pour terminer, un Grimpereau capture aussi des insectes sous une branche.

2022-11-06

Une touffe de cardères prouve que l’automne est bien là, malgré des températures encore élevées en début de semaine.

Quelques petits oiseaux sont venus se faire photographier. C’est assez peu fréquent mais ils sont venus assez près et sans manifester de crainte. En premier le Roitelet huppé, le plus petit oiseau d’Europe avec ses 9 cm.

Le Roitelet triple bandeau, à peine plus gros d’un centimètre, est resté un peu plus éloigné.

Par contre, une petite troupe d’Orites (ex. Mésange à longue queue) est venue m’observer avant de repartir se nourrir d’insectes dans les arbres. Maquillage du tour de l’œil jaune-orangé, moi, je craque…

D’autres oiseaux rencontrés au hasard des promenades ou randonnées.
Un Pinson des arbres, femelle …

… un Pinson du Nord, mâle, en train de se nourrir de fruits su Sorbier des oiseleurs …

… un Pouillot véloce …

… un Pic épeiche, mâle …

… et un Grand cormoran dans sa posture de séchage de plumes.

Et maintenant, quelques observations dues à la chance.
En passant sur mon balcon, j’ai aperçu un rapace perché en haut des branches mortes d’un châtaignier, perchoir fréquemment utilisé par toutes sortes d’oiseaux. La tête blanche m’a intrigué. C’est un Balbuzard pêcheur, immature car la tête est rayée, venu se poser pour un peu de repos. L’oiseau est rare, c’est seulement ma deuxième observation.

Mais plus rare encore, c’est la chance de voir des Corneilles noires, territoriales, venir harceler le balbuzard jusqu’à ce qu’il s’envole

Encore un coup de chance, être survolé en montagne par un gros rapace, un Aigle royal adulte.

Le Fuligules morillons se rassemblent maintenant en fin de journée sur les plans d’eau calmes. Assister à leur arrivée, dans un grand sifflement des plumes, c’est un beau moment.

La chance intervient à nouveau quand ces arrivées dérangent les Sarcelles d’hiver qui s’envolent en exhibant leur miroir bleu. Les mâles ont l’œil entouré de vert, les femelles ont la tête brune.

Et enfin, la chance est là quand un Martin pêcheur se perche non loin, puis change de perchoir deux fois, tout occupé à guetter des proies dans l’eau. Les photos souffrent du manque de lumière en fin de journée.

Un écureuil roux a tenté de se cacher derrière une branche avant de s’enfuir le long du tronc.

En clôture de la semaine, je vous propose une séquence de ballet, exécutée par la troupe des moustiques gracieux. Protégez-les ! Les insectes se raréfient et les oiseaux, entre autres, en ont besoin pour survivre.

2022-10-30

L’humidité de la nuit et la chaleur des journées sont propices aux champignons, dont les Lépiotes. Celle-ci pourrait être la Lépiote brun-incarnat, mortelle.

La chaleur des journées est aussi favorable aux insectes et le va-et-vient incessant de frelons m’a incité à y regarder de plus près. Une équipe de plusieurs frelons se relaye pour grignoter l’écorce d’un rameau de frêne. C’est probablement ainsi qu’ils produisent la cellulose pour fabriquer leur nid.

Quelques oiseaux familiers de Lugrin.
Un mâle de Serin cini …

… un Pouillot véloce …

… un Merle noir mâle sur un talus donc à hauteur d’oeil …

… une Sittelle torchepot …

… et quelques Mésanges huppées peu farouches qui sont venues à moins de 3m de mon objectif.

Deux sorties en montagne, entre 1500 et 1900m, m’ont fourni de la matière.
Une femelle bouquetin, avec son petit discrètement couché à son côté.

Oiseau montagnard, le Chocard à bec jaune est généralement occupé à picorer paisiblement ou à voler en bande …

… mais quand survient un intrus comme une Buse variable, toute la troupe se rassemble pour le faire déguerpir.

Aussi un corvidé mais plus gros que le chocard, c’est le Grand corbeau.

Plusieurs Aigles royaux sont passés mais très haut dans le ciel.

Un Epervier d’Europe, jeune de l’année je crois, est passé plus près, donnant la fausse impression d’être plus gros que l’aigle.

Une femelle de Faucon crécerelle, en chasse, est passée, encore moins loin de moi.

Une petite bande de 7 Vautours fauves tournait autour de la Dent d’Oche et du Château d’Oche mais ne se sont pas rapprochés pour de meilleures photos.

Et enfin, observation exceptionnelle pour moi, un Gypaète barbu – le nom vient des petites plumes qui ornent la base du bec – s’est approché tranquillement et m’a survolé. Avec une envergure allant jusqu’à 2m75, c’est vraiment un oiseau énorme mais il se déplace sans un battement d’aile dans un calme extraordinaire. la tête noire indique qu’il s’agit d’un immature de moins de 6 ans.

2022-10-23

Cette semaine, partons des rives du Léman vers les hauteurs, avec en premier un Grèbe huppé …

… puis un Grand cormoran perché …

… et un Martin pêcheur pressé.

Viennent ensuite les oiseaux des prés et des haies, dont les mésanges…

une Orite à longue queue – qui n’est plus nommée la Mésange à longue queue …

… un Chardonneret élégant …

…et un Rougegorge familier.

Cet oiseau est moins commun sur mes terrains de chasse photo, c’est le Pipit des arbres.

Dans les arbres, justement, il y a le Pic épeiche – ici un mâle avec une bande rouge à l’arrière de la tête …

… et le Pic épeichette, pas plus gros qu’un pinson.

Le Faisan de Colchide se promène dans les prés, pas très au courant des dangers de la nature sauvage, puisque c’est un animal régulièrement lâché par les chasseurs. Il a des plumes joliment irisées sur le cou et la nuque. Autrement, je trouve que c’est un volatile peu intéressant.

A toutes les altitudes, on voit des Buses variables, puisque la migration d’automne se poursuit.

Là, on est en montagne, en témoigne la présence de trois chamois dans les rochers.

Dans le même massif rocheux – Mont César – une silhouette massive posée sur un arbre mort : l’Aigle royal. Impossible de dire si celui pris au perchoir et celui pris en vol sont des individus différents ou le même. Celui en vol, en tout cas, est un adulte.

Les Chocards à bec jaune sont les acrobates de la montagne, passant en bandes en piaillant sans cesse.

Clôture de la semaine sur des champignons de saison. L’Helvelle crépue, aussi appelée Morille d’automne, était considérée comestible – sans être gustativement un régal – et a récemment été classée dangereux en raison de la présence d’une toxine. Les Armillaires couleur de miel sont jolies, mais comme de nombreux champignons qui colonisent les racines des arbres malades ou morts, elles ne sont pas comestibles.

2022-10-16

Avec une envergure de 2,40m, le Pygargue à queue blanche dépasse de peu l’Aigle royal. Mais au-delà de la pointure, c’est la rareté qui rend cette observation exceptionnelle. Le Pygargue a disparu des bords du Léman depuis longtemps et 4 jeunes viennent d’être réintroduits cette année. Voici un des nombreux sites qui publient l’information :
https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/haute-savoie/haute-savoie-le-premier-pygargue-a-queue-blanche-reintroduit-dans-les-alpes-130-ans-apres-son-extinction-en-france-2568840.html

Evidemment, à côté de ce géant, les Buses variables, en migration, font pâle figure.

Revenons aux rives du lac, où un Martin pêcheur s’est obstiné à rester derrière des branches.

Le Cincle plongeur est venu m’examiner à distance raisonnable pendant que je guettais le Pygargue puis, me jugeant peut-être inintéressant, est parti pêcher plus loin.

Le Chevalier guignette est un petit limicole qui cherche sa nourriture dans les graviers des rives. On voit bien que c’est un oiseau farouche…

Oiseau farouche également mais pas lacustre du tout, le Pic vert fait résonner son cri d’alerte dans les sous-bois.

Un chat gourmand, aux yeux plus gros que le ventre, a provoqué l’inquiétude d’une poule faisane, ce qui a alerté également les deux mâles qui la suivaient. Sinon je ne les aurais pas remarqués dans les hautes herbes.

Ils sont encore là, ceux-là ? La douceur des températures, peut-être, permet aux Fauvettes à tête noire de rester encore en ce début d’octobre.

Les Pouillots véloce trouvent aussi encore de la nourriture en abondance, dans les taillis ou sur les chantiers.

Les Rougequeue noirs partent assez tard dans l’automne et continuent de pratiquer leur vol de chasse aux insectes depuis la cime des arbres.

Mais celui-ci a été dérangé par un Merle qui réclamait SA branche.

Le nom latin du Morosphynx est Macroglossum stellatarum, autrement dit grosse langue, on comprend pourquoi.

Dès qu’il y a des fruits tombés qui fermentent, on voit des Vulcains qui vont sucer le sucre.

Clôture sur un Ecureuil roux qui prépare ses réserves d’hiver.

2022-10-09

Voici une des dernières apparitions de Grenouille verte pour cette saison. Avant les premiers gels nocturnes, les batraciens vont s’enterrer et ne sortiront pas avant le printemps prochain.

Les papillons vont aussi bientôt disparaître du paysage. Certains vont simplement mourir, d’autres se mettront en hibernation dans un lieu abrité et d’autres, comme le Vulcain, vont migrer vers le sud et donner une nouvelle génération.

Migration vers le sud, c’st aussi la direction que prennent encore les Buses variables et le Milan royal …

… ou certains faucons.

Ce Faucon hobereau, migrateur également, était manifestement en chasse, alternant planés et piqués. Sa nourriture se compose de gros insectes comme les libellules et, parfois, de petits oiseaux. Je pense que c’est le cas en photos 3,4, 5 et 6.

Les plus petits migrateurs, comme le Rougequeue noir passent le plus clair de leur temps à se nourrir, dans le but de faire des réserves pour de longues périodes de vol.

Certaines mésanges migrent mais pas toutes. Impossible de dire donc si cette Mésange bleue va rester ou partir.

Les Orites (ex Mésanges à longue queue)ne migrent pas. On en voit donc toute l’année.

Les grimpereaux ne partent pas et comptent sur la présence constante d’insectes et de larves dans les interstices des écorces pour passer l’hiver. Celui-ci semble être un Grimpereau des bois : ongle postérieur long, bec relativement court et parie inférieure du corps blanc presque uniforme.

Faut-il présenter le Rougegorge familier, présent tout au long de l’année ? Très territorial, il affirme en ce moment sa présence en chassant à grands cris tout concurrent dans son espace. Et il a fort à faire contre les jeunes de l’année qui cherchent à s’installer.

Si certains mangent pour constituer des réserves, les Geais des chênes constituent des réserves enterrées, de glands, châtaignes, noix et autres fruits à coque.

Certains migrent, d’autres pas : le Lac Léman est une bonne source de ravitaillement. Le Héron cendré peut être observé à longueur d’année.

Les effectifs de Grèbe huppé se renforcent, par l’arrivée des jeunes de l’année – comme celui-ci en pleine leçon de pêche – et l’arrivée des individus venant du nord.

2022-09-25

Le brame du cerf se fait entendre dans la forêt. Je devais donc aller écouter observer et tenter quelques photos. Les difficultés sont nombreuses : animaux avec une excellente ouïe et un odorat développé, déplacements incessants des mâles suivis des biches du harem et des prétendants, peu de dégagements et pénombre dans les sous-bois. Les premières photos sont plus à interpréter qu’à contempler.
Derrière les branchages à gauche, un jeune cerf aux bois peu développés et en arrière plan, un coup de lumière sur l’épaule l’oreille et la ramure d’un grand mâle.

A force de suivre un mâle sonore, j’ai pu assister à la déroute d’un prétendant. Il s’est d’abord secoué les oreilles pour chasser le stress – essayez, ça marche – puis a traversé un clairière de fougères en mâchonnant quelques herbes. Il a fini par me voir et a détalé, entraînant le reste de la troupe avec lui.

Plus loin et plus tard, j’étais à l’affût au-dessus d’une coupe dans la forêt et un grand mâle, peut-être lui aussi chassé par un autre, est passé quelques secondes avant de disparaître dans la forêt. Pour information, l’étendue de la ramure progresse avec l’âge mais le nombre de pointes ou cors ne donne pas l’âge. Les mâles ont une taille moyenne de 1,40m au garrot et un poids de 120 à 200 kg.

Dans la même coupe, plusieurs chevreuils sont passés, loin et vite.

Les Buses variables sont en migration d’automne (photo de gauche) et un rapace assez ressemblant passe également, la Bondrée apivore (2 photos de droite).

Toujours très haut dans le ciel, ce rapace me semble être un Autour des palombes, immature selon les rayures sur le corps.

Les haies, les buissons et le point d’eau du Troubois sont très calmes et il y a peu de variétés d’oiseaux : quelques Orites ou Mésanges à longue queue …

… et un Pouillot fitis.

2022-09-18

La semaine précédente se terminait sur un Martin pêcheur occitan, celle-ci s’ouvre sur un Martin pêcheur savoyard, vu à la réserve du Delta de la Dranse, malheureusement de loin.

D’autres oiseaux ont été moins farouches, comme cette Sittelle torchepot, concentrée sur sa recherche de nourriture puis sur ses tentatives de briser une coque de noisette. La technique consiste à transporter la noisette puis à la coincer dans une fente d’écorce et enfin de frapper du bec jusqu’à percer la coque. Il faut de temps à autres replacer la noisette pour qu’elle ne bouge pas.

Hypolaïs, polyglotte ou ictérine, tel est le nom de ce bel oiseau.

Et ce petit là, c’est un Serin cini.

Ceux là sont plus gros et plus voraces, même si la proie capturée par le dernier est minuscule. Ce sont les Grands cormorans.

Du Héron cendré, passant devant mon objectif.

Passons aux insectes, avec un mâle d’Aeschne mixte …

… un grand papillon, le Flambé. L’extrémité du bas des ailes est malheureusement déchirée. On devine encore un peu de la tache bleue qui orne cette partie …

… et un autre papillon, le Morosphynx, qu’on voit parfois butiner les fleurs en surplace comme un colibri.

Et fin de la semaine avec des écureuils.

2022-09-11

Voici à nouveau des photos glanées entre Lugrin, les environs de Toulouse et la Charente Maritime.

Dans toutes ces régions les Gobemouches noirs sont présents et leurs photos sont rassemblées. Comme l’indique leur nom, ces oiseaux capturent des insectes, au sol ou en vol dans des figures parfois acrobatiques.

Un oiseau vu en Charente Maritime, la Linotte mélodieuse, femelle.

Un autre oiseau vu en Charente maritime, une Hypolaïs, peut-être « polyglotte ». C’est malheureusement la longueur des plumes des ailes qui permet de distinguer l’Hypolaïs polyglotte de l’Hypolaïs ictérine.

En région toulousaine, quelques Tariers pâtres se sont montrés méfiants et je n’ai pu les photographier qu’à distance. Le mâle a la tête noire et la femelle est plus neutre.

Ce mâle de Bruant zizi a été plus coopératif.

En passant dans les champs moissonnés, j’ai soulevé des nuées de papillons orangés aux antennes plumeuses mais je n’ai pu leur donner un nom. Je suis arrivé aux genres Anania ou Pyrausta mais ça ne colle pas bien.

Retour à Lugrin avec le passage des Buses variables en migration …

… tout comme ce Milan royal, un jeune de l’année d’après le plumage vu de dessus, dont la queue a perdu quelques plumes.

Quelques autres oiseaux lugrinois, Chardonneret élégant …

… Pouillot véloce …

… Mésange huppée …

… et Pic épeiche.

Un Chamois rencontré dans le massif de la Dent d’Oche présente une déformation curieuse de sa corne droite, tournée vers l’extérieur et fourchue. Si je le croise à nouveau, il sera facile à reconnaître.

Sur l’alpage de Trépertuis, une petite créature bondissante a laissé peu de temps d’immobilité pour les photos. Une Hermine en pelage d’été. Elle deviendra blanche, avec toujours la pointe de la queue noire, pour son pelage d’hiver.

Et maintenant , je raconte une chasse au Martin-pêcheur, dans les environs de Fonsorbes, au sud-ouest de Toulouse. La route, très fréquentée, franchit le ruisseau Le Touch et j’avais déjà aperçu la flèche bleue du Martin-pêcheur sans pouvoir en faire de photos. J’ai décidé de m’atteler à la tâche, en prenant mon temps, malgré la forte chaleur. Stationné à l’étroit entre le rail de sécurité et le garde-corps, j’ai tout de même très vite vu passer un oiseau. Photos décevantes.

Après un bon moment à supporter le passage incessant de voitures et camions dans mon dos, je suis allé explorer les quelques points accessibles d’une des berges. Nouvelle déception, passages trop rapides pour déclencher et trop espacés dans le temps pour occuper ma patience. Je me suis rabattu sur des libellules, lointaines, du genre Calopteryx.

Plus tard, c’est un bourdon venu butiner des fleurs, qui a déclenché le mouvement d’une araignée. Je ne sais pas si elle est partie en vol à bas coût ou si elle est restée sur ses fleurs.

Il y avait un passage, d’amont en aval ou inversement, à peu près toutes les quinze minutes et j’ai soupçonné la présence de deux Martins-pêcheurs. Les qualités de photo sont restées médiocres mais j’ai eu la preuve des deux oiseaux.

Lassé tout de même par l’attente peu fructueuse et la présence de moustiques, je suis remonté sur le pont, alors moins exposé au soleil. Encore un peu de patience et un oiseau est venu se poser dans un buisson pour des tentatives de pêche. Encore trop éloigné.

Au moment où j’allais remballer mon appareil et reprendre mon vélo (écolo!), un Martin-pêcheur est venu à moins de 10 mètres du pont. Perché sur une tige, il a guetté le ruisseau et plongé à plusieurs reprises, sans succès, avant de partir explorer un autre lieu. Trois heures bien récompensées et qui prouvent que les lieux les moins sauvages recèlent des trésors de nature.