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2026-07-12

Quelques images prises à Lugrin :
Des Martinets noirs Apus apus

… et de Milans noirs, Milvus migrans, accomplissant leurs derniers vols avant le départ en migration vers la mi-juillet.

Pendant quelques jours, les ballets aériens se sont complétés d’actions normalement réservées au printemps : les oiseaux sont venus prélever des branches mortes dans les arbres, comme lors de la fabrication des nids. Est-ce l’entraînement des jeunes – qui ne reviendront que dans 3 ou 4 ans – ou un geste symbolique pour renforcer les liens d’un couple uni à vie bien que mâle et femelle migrent séparément ? Pour le moment, la question reste ouverte.

Les images suivantes ont été prises pendant une semaine passée à Tignes, en Savoie.
Les orchidées de diverses espèces y fleurissent encore en altitude.

En montant au-dessus de 2500m, on trouve des bouquets d’Edelweiss, la plupart soigneusement encerclés de pierres pour éviter qu’ils ne soient piétinés.

Dans des zones humides, j’ai trouvé ces pompons cotonneux, très jolis quand ils sont en grand nombre.

Il y a des sauterelles par milliers, bondissant dans tous les sens à chaque pas que l’on fait. Certaines arborent de jolies couleurs.

Les papillons se rassemblent là où ils peuvent trouver de l’humidité et des sels minéraux. Ceux-ci sont de la famille des Argus. Pour bien les identifier il faut avoir le dessus et le dessous des ailes, mission compliquée.

Les Zygénes sont des papillons particuliers, par la forme des ailes et des antennes. Je n’en vois plus autour de Lugrin depuis plusieurs années mais il y en a un grand nombre en montagne.

Une petite guêpe solitaire entrait et sortait d’un trou minuscule, probablement pour déposer des aliments pour la ou les larves qui ressortiront à la saison estivale prochaine.

Le premier oiseau que j’affiche est un jeune de l’année mais de quelle espèce ? Toute suggestion est bienvenue.

Sur un parking, j’ai suivi une scène de nourrissage de Bergeronnette grise Motacilla alba.

Sur le même parking, un mâle de Rougequeue noir Phoenicurus ochruros est venu se percher quelques instants.

Sous l’avant toit d’un bâtiment de Tignes, une Hirondelle de rochers Ptyonoprogne rupestris a fixé son nid fait de boue et de salive. Couver , c’est fatiguant et il faut de temps à autres se dégourdir les ailes.

Des Chardonnerets élégants Carduelis carduelis fréquentent les arbres et buissons autour des hameaux.

On quitte la civilisation, qui convient bien à certains oiseaux, pour passer à la haute altitude, au-delà de 2500m, pour trouver des plaques de neige et un oiseau que je vois pour la première fois, la Niverolle alpine Montifringilla nivalis.

Je pense que ce petit oiseau et un Pouillot Phylloscopus mais il m’est impossible de préciser lequel.

A toutes les altitudes où poussent des arbustes et buissons, on trouve des Tariers des prés Saxicola rubetra. Le mâle porte un masque noir sur l’œil, les jeunes et les femelles n’ont pas cette marque.

Il y a également des Traquets motteux Oenanthe oenanthe, dont le mâle porte aussi un bandeau noir sur l’œil mais l’aile est noire et le corps gris. Mais alors quel est l’oiseau à gauche sur la deuxième photo …

… je penche pour des Pipits spioncelles Anthus spinoletta mais sans certitude.

Il n’y a pas à hésiter sur l’identification de ces photos : ce sont des mâles de Linotte mélodieuse Linaria cannabina. La femelle est similaire mais sans la teinte rouge sur la poitrine et le sommet de la tête.

Les rapaces ont été représentés par des Faucons crécerelles Falco tinnunculus

… et un Gypaète barbu Gypaetus barbatus remonté d’un fond de vallée, ce qui m’ a permis de le photographier de dessus, de profil et de dessous.

Etait-il possible de séjourner en montagne sans photographier des Marmottes Marmota marmota ? J’ai bien tenté de résister mais ces animaux omniprésents sont tout de même photogéniques.

Un mouvement furtif dans un pierrier a révélé une famille d’Hermines Mustela erminea, un adulte et deux jeunes qui peinaient à escalader les pierres avec la même vivacité que l’adulte. Après le face à face de la dernière photo, tout ce petit monde a disparu en une fraction de seconde.

2022-09-11

Voici à nouveau des photos glanées entre Lugrin, les environs de Toulouse et la Charente Maritime.

Dans toutes ces régions les Gobemouches noirs sont présents et leurs photos sont rassemblées. Comme l’indique leur nom, ces oiseaux capturent des insectes, au sol ou en vol dans des figures parfois acrobatiques.

Un oiseau vu en Charente Maritime, la Linotte mélodieuse, femelle.

Un autre oiseau vu en Charente maritime, une Hypolaïs, peut-être « polyglotte ». C’est malheureusement la longueur des plumes des ailes qui permet de distinguer l’Hypolaïs polyglotte de l’Hypolaïs ictérine.

En région toulousaine, quelques Tariers pâtres se sont montrés méfiants et je n’ai pu les photographier qu’à distance. Le mâle a la tête noire et la femelle est plus neutre.

Ce mâle de Bruant zizi a été plus coopératif.

En passant dans les champs moissonnés, j’ai soulevé des nuées de papillons orangés aux antennes plumeuses mais je n’ai pu leur donner un nom. Je suis arrivé aux genres Anania ou Pyrausta mais ça ne colle pas bien.

Retour à Lugrin avec le passage des Buses variables en migration …

… tout comme ce Milan royal, un jeune de l’année d’après le plumage vu de dessus, dont la queue a perdu quelques plumes.

Quelques autres oiseaux lugrinois, Chardonneret élégant …

… Pouillot véloce …

… Mésange huppée …

… et Pic épeiche.

Un Chamois rencontré dans le massif de la Dent d’Oche présente une déformation curieuse de sa corne droite, tournée vers l’extérieur et fourchue. Si je le croise à nouveau, il sera facile à reconnaître.

Sur l’alpage de Trépertuis, une petite créature bondissante a laissé peu de temps d’immobilité pour les photos. Une Hermine en pelage d’été. Elle deviendra blanche, avec toujours la pointe de la queue noire, pour son pelage d’hiver.

Et maintenant , je raconte une chasse au Martin-pêcheur, dans les environs de Fonsorbes, au sud-ouest de Toulouse. La route, très fréquentée, franchit le ruisseau Le Touch et j’avais déjà aperçu la flèche bleue du Martin-pêcheur sans pouvoir en faire de photos. J’ai décidé de m’atteler à la tâche, en prenant mon temps, malgré la forte chaleur. Stationné à l’étroit entre le rail de sécurité et le garde-corps, j’ai tout de même très vite vu passer un oiseau. Photos décevantes.

Après un bon moment à supporter le passage incessant de voitures et camions dans mon dos, je suis allé explorer les quelques points accessibles d’une des berges. Nouvelle déception, passages trop rapides pour déclencher et trop espacés dans le temps pour occuper ma patience. Je me suis rabattu sur des libellules, lointaines, du genre Calopteryx.

Plus tard, c’est un bourdon venu butiner des fleurs, qui a déclenché le mouvement d’une araignée. Je ne sais pas si elle est partie en vol à bas coût ou si elle est restée sur ses fleurs.

Il y avait un passage, d’amont en aval ou inversement, à peu près toutes les quinze minutes et j’ai soupçonné la présence de deux Martins-pêcheurs. Les qualités de photo sont restées médiocres mais j’ai eu la preuve des deux oiseaux.

Lassé tout de même par l’attente peu fructueuse et la présence de moustiques, je suis remonté sur le pont, alors moins exposé au soleil. Encore un peu de patience et un oiseau est venu se poser dans un buisson pour des tentatives de pêche. Encore trop éloigné.

Au moment où j’allais remballer mon appareil et reprendre mon vélo (écolo!), un Martin-pêcheur est venu à moins de 10 mètres du pont. Perché sur une tige, il a guetté le ruisseau et plongé à plusieurs reprises, sans succès, avant de partir explorer un autre lieu. Trois heures bien récompensées et qui prouvent que les lieux les moins sauvages recèlent des trésors de nature.