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2021-10-10

Cette publication débute sur des observations provenant de région toulousaine et des contreforts des Pyrénnées. Pour les amateurs d’herpétologie, trois photos d’une jeune Couleuvre verte et jaune ont été rajoutées dans la rubrique « Reptiles ». Ainsi, ce qui suit est accessible à tous.

Une réserve naturelle protège les rives de l’Ariège à proximité de la confluence avec la Garonne. Malgré la forte urbanisation de la zone et la fréquentation incessante des sentiers, il y a des oiseaux occupés à pêcher tranquillement dans la rivière. Bien entendu, les oiseaux se tiennent le plus souvent sur la rive éloignée, où il n’y a pas de sentier. On voit du Héron cendré …

… de la Grande aigrette, reconnaissable à son bec jaune et sa taille équivalente à celle du héron …

… et de l’Aigrette garzette, beaucoup plus petite et reconnaissable à ses pattes vert-jaune. Sur la sixième photo, on peut avoir l’impression que les oiseaux sont différents : ils sont de taille identique, comme le montre la cinquième image, mais l’un d’eux est étiré et l’autre le cou rentré dans les épaules.

Une Bergeronnette grise.

Plus haut en Ariège, un rapace est passé, avec de curieuses bandes blanches dans les ailes. Il s’agit simplement de l’absence momentanée de plumes, en mue. Le rapace est un Circaète Jean-le-Blanc, consommateur quai exclusif de serpents. Pour l’instant, je n’ai pas trouvé l’origine de ce nom curieux.

La région toulousaine regorge encore de libellules autour des points d’eau.
Voici ce que je crois être du Sympetrum de Fonscolombe, un mâle seul puis un couple. On voit assez bien les crochets du mâle fixés derrière la tête de la femelle. Le vol en tandem précède généralement l’accouplement et, chez certaines espèces, se poursuit jusqu’à la ponte. C’est ce que faisait ce couple mais que je n’ai pu photographier.

Celui-ci est un mâle de Trithemis écarlate.

Les Mantes religieuses sont assez fréquentes dans les zones herbeuses, en voici deux.

Les observations « toulousaines » prennent fin avec ce Chevreuil vu depuis la voiture et qui s’est enfui dès l’arrêt du véhicule.

Les chevreuils de Lugrin devraient en faire autant, surtout que la chasse est ouverte… Ma présence puis le passage du chien devant moi n’ont interrompu que brièvement leur occupation. Ils sont repartis vers la forêt après plusieurs minutes sous les regards intéressés du chien et du photographe.

Les Faisans de Colchide, transportés en caisse depuis un élevage avant d’être lâchés en semaine pour la chasse du samedi, échappent finalement assez souvent aux chasseurs. Ils sont par contre des proies faciles pour les renards ou les chiens, qu’ils ne connaissent pas, et je soupçonne certains habitants du village de les appâter pour pouvoir les capturer discrètement.

Quelques photos disparates mais qui supportent un agrandissement sur l’écran.

Cette publication prend fin sur un accouplement de grands insectes, des Tipules je crois. En agrandissant la photo, on voit très bien les balanciers situés derrière les ailes, qui permettent à de nombreux insectes le vol avec une seule paire d’ailes.

2021-09-05

L’observation d’un renard m’a inspiré quelques lignes à la mode d’un magazine pipole.

Il y a en réalité deux observations de renard, dont je ne peux dire ni le sexe ni l’âge. Les 6 premières photos ont été prises sur la commune de Bernex et les 7 suivantes sur la commune de Lugrin.

Un autre insouciant, le Chevreuil, caché dans un bosquet et qui s’est enfui sans effort et sans trop de peur, puisqu’il a marqué une pause dans les hautes herbes avant de se couler dans le prochain buisson. Ouverture de la chasse dimanche 12 septembre, qu’on se le dise !

Revenons aux oiseaux courants, avec en premier le Pouillot véloce …

… suivi du Pouillot fitis, moins fréquent, et différencié surtout par la couleur de ses pattes.

Très voisin du Pouillot fitis en ce qui concerne la couleur mais plus grand, cet oiseau me semble être une Hypolaïs. Il me reste à vérifier si c’est l’Hypolaïs ictérine ou l’Hypolaïs polyglotte. Quels jolis noms !

Dans les teintes jaunes, quelques apparitions de Serin cini, femelles ou juvéniles.

Les Gobemouche gris continuent d’animer les lisières de bois et les vergers, chassant les insectes depuis un perchoir.

Les Rougequeue noirs sonot à nouveau visibles après quelques semaines où ils se sont faits discrets. Peut-être que ce sont des oiseaux en migration.

Les Sittelles torchepot tambourinent, presque comme des pics. Elles coincent des noisettes dans des fissures du bois et les frappent jusqu’à ouverture.

Voilà justement un Pic épeiche, femelle.

Quelques oiseaux isolés : un geai des chênes …

… un Moineau domestique, femelle. Je photographie rarement cette espèce mais celle-ci a pris la pose devant mon objectif, pouvais-je lui refuser le portrait ?

Ce Troglodyte mignon m’a lancé le défi de réussir quelques prises dans un éclairage difficile, tout en se promenant dessus et dessous un tas de branchages.

Rassemblements sur les fils et dans les arbres, avec encore quelques becquées, pour les Hirondelles rustiques. Lorsque l’oiseau présente des filets longs à la queue, il s’agit d’un mâle, filets courts, une femelle ou un jeune.

Une Mésange nonnette joue au colibri pour picorer insectes ou graines dans les prés.

Un Chardonneret élégant en fait autant.

Un Pipit des arbres constitue une observation rare, pour moi.

Cet oiseau est un Cassenoix moucheté, habitant des forêts au-dessus de 1000m et habituellement caché dans les cimes des conifères.

Ce sont les rapaces qui clôturent la semaine. En premier un Faucon crécerelle.

Quelques Buses variables.

Le Milan royal est en migration et, comme la semaine dernière , un individu semble muer des plumes de la queue puisqu’elle a une forme étrange. Le deuxième individu, à la queue presque blanche est un jeune de l’année.

En migration aussi et observé pour la première fois au-dessus de Lugrin, un Busard des roseaux, mâle.

2020-12-06

A peine passée la pleine lune du 30 novembre, l’hiver est arrivé, sans trop de force mais nettement tout de même.

La première neige n’empêche pas les arbres de préparer le retour du printemps avec de beaux bourgeons dorés.

Dans un instant de soleil en montagne, quelques oiseaux sont passés, que je crois être des Venturons montagnards.

L’individu strié pourrait être soit un jeune Venturon soit un Tarin des aulnes, Il aurait fallu voir son dos pour être sûr.

En montagne, puis en plaine, les Pinsons du Nord sont arrivés. Ce sont des oiseaux des pays nordiques qui descendent certaines années dans nos régions pour passer l’hiver. Tête grise ou presque noire, épaules oranges et ventre blanc, ils sont très photogéniques quand ils veulent bien se laisser approcher. Les groupes vont d’une dizaine d’oiseaux jusqu’à plusieurs centaines et incorporent la plupart du temps des Pinsons des arbres, bien de chez nous ceux-ci.

Si la première photo prise dans le brouillard ne permet pas de distinguer Pinson du Nord ou Pinson des arbres, les photos suivantes montrent des mâles de Pinson des arbres.

En observant les pinsons dans les cimes des arbres, j’ai repéré un intrus en bas à droite de la première photo : un Grosbec casse-noyaux.

Restons dans les hauteurs des arbres avec la Corneille noire…

… la Sittelle torchepot …

… un Grimpereau …

… un Pic vert …

… et carrèment au-dessus des arbres, un Pic épeiche.

Pendant ce temps, plus bas, le Troglodyte mignon fouille les broussailles …

… et les mésanges, bleue et charbonnière, prennent leur bain.

Le Grand cormoran, quant à lui, se sèche après sa séance pêche. On dirait presque qu’il essaye un costume et n’est pas sûr de la taille.

Deux Grèbes catagneux.

La récompense d’une longue attente dans le froid et l’humidité : le Râle d’eau, rarement visible car il vit au milieu des roselières. Cet habitat justifie la taille démesurée de ses pattes.

Les Buses variables sont bien entendu très visibles et identifiables mais quand le rapace a le dos tacheté, c’est autre chose. Ce pourrait être un Epervier d’Europe immature ou, mais moins probable, un Autour des palombes.

Le piège photographique du jardin capture toujours du passage, de jour comme de nuit. Un renard, qui n’hésite pas à marquer son passage, un écureuil, une fouine et enfin plusieurs chevreuils.