2026-08-02

J’ouvre cette publication sur une parfaite illustration des frustrations du photographe animalier, même amateur. Dimanche dernier, un chevreuil Capreolus capreolus, mâle – on lui devine le bois en deuxième photo – s’est levé à mon arrivée. La mise au point s’est arrêtée très logiquement sur les herbes du premier plan.

Alors, bien évidement, les jours suivants je suis repassé au même endroit, les animaux sont plutôt routiniers, en vain. Mais vendredi, alors que je guettais les oiseaux au point d’eau, j’ai sursauté en entendant l’aboi d’un chevreuil juste dans mon dos : je pense qu’il venait boire et ne m’a vu qu’au dernier moment. J’ai pu prendre quelques photos de sa fuite. Il faut que je m’équipe d’un rétroviseur pour surveiller ce qui se passe derrière moi !

Il y a encore quelques Milans noirs Milvus migrans, la plupart des jeunes de l’année …

… et les Buses variables Buteo buteo, celle-ci une jeune aussi, qui reprennent progressivement l’espace libéré par les milans.

Voici un exemple de camouflage assez efficace en la personne d’un jeune Merle noir Turdus merula.

Camouflage moins réussi mais quel est donc cet oiseau derrière le feuillage, c’est une femelle de Pinson des arbres Fringilla coelebs qui vérifie l’absence de danger avant d’aller boire.

Dans la série des mésanges, voici la Mésange nonnette Poecile palustris en bas à droite …

… des Mésanges charbonnières Parus major, la première un jeune de l’année car sa calotte est plus grise que noire …

… et une Mésange bleue Cyanistes caeruleus, aussi jeune le bleu de la tête étant encore très pâle.

Les Chardonnerets élégants Carduelis carduelis sont des oiseaux grégaires, ce qui provoque des arrivées par vagues au point d’eau.Voici d’abord les jeunes à la tête brune …

… puis les adultes avec leur masque rouge.

Mais quand survient un oiseau d’une autre espèce, les chardonnerets donnent l’impression de monter la garde.

Cet autre espèce est difficile à identifier, en tout cas pour moi. En attendant une confirmation, je crois qu’il s’agit d’une jeune Hypolaïs ictérine Hippolais icterina dont la caractéristique est justement d’en avoir peu.

Fin de cette publication : un Goéland leucophée Larus michahellis aborde une forte houle lémanique avec la sérénité d’un bouchon. Attitude recommandée par tous les yogis, sophrologues et autres relaxologues face aux aléas de l’existence !

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