2025-12-14

Les grimpereaux sont difficiles à photographier, déjà parce qu’ils sont difficiles à repérer sur les troncs bien qu’on les entende. Ensuite, il faut compter sur un éclairage favorable pour espérer une image où on les distingue un peu de l’écorce. Celui-ci est un Grimpereau des jardins Certhia brachydactyla, je crois, son homologue des bois se distinguant par quelques motifs des ailes.

Autre petit oiseau, l’Orite ou Mésange à longue queue Aegithalos caudatus. Comme ce sont des oiseaux qui vivent en groupes ainsi que par leurs couleurs, ils sont faciles à voir, mais en mouvement incessant, ils sont aussi difficiles à photographier.

C’est également une Orite mais sa tête est totalement blanche. J’en ai déjà photographié une il y a un an. Les avis des ornithologues que j’avais consultés penchaient pour une particularité individuelle plutôt qu’un individu d’une des sous-espèces plus nordique.

Aucun souci d’identification pour celui-ci, le Rougegorge familier Erithacus rubecula.

Pas de difficulté non plus à nommer la Mésange bleue Cyanistes caeruleus. La dernière photo n’est pas là pour sa qualité de netteté mais pour montrer la richesse de couleurs de ce petit oiseau.

Les couleurs plutôt contrastées de la Sittelle torchepot Sitta europaea sont un peu ternies par le contre-jour mais au moins les postures acrobatiques sont visibles.

Un Pic épeiche Dendrocopos major au ventre rouge vif est venu prospecter les branches d’un châtaignier, on voit les traces de frappe a plusieurs endroits en dessous de lui.

Et que pensez-vous des couleurs du Geai des chênes Garrulus glandarius ?

Pour la Pie bavarde Pica pica, je n’ai pu capter les reflets bleus et verts du plumage des jours ensoleillés mais comparez les proportions corps/queue avec les mésanges à longue queue en début d’article. C’est ce dernier oiseau qui devrait bénéficier du qualificatif.

Les Corneilles noires Corvus corone sont omniprésentes dans les prés fouillant les feuilles mortes et la terre pour se nourrir.

Les Goélands leucophées Larus michahellis se reposent sur le lac ou sur des poteaux. La marque noire sur le bec et le bord brunâtre des ailes indiquent un individu de 3è année.

Les Grèbes castagneux Tachybaptus ruficollis ont un air sympathique et certainement peu prédateur mais quand ils se disposent en ligne de traque, les poissons sont bien menacés.

Autre canard pêcheur, le Harle bièvre Mergus merganser. Le mâle a la tête vert sombre, la femelle a la tête brune. En dernière image on voit un peu les « dents » qui lui permettent de saisir les poissons malgré leurs corps glissants.

Le Cincle plongeur Cinclus cinclus nage fort bien et plonge pour saisir, habituellement, des larves aquatiques ou de petits crustacés. J’ai pu observer la recherche de proies sur le rivage. Regardez les galets : l’oiseau les saisit avec le bec pour les pousser. La grosseur que l’on voit sous son bec est probablement une infection.

Un peu plus loin le même jour, je pense avoir assisté à une séance de séduction car c’est peu fréquent qu’un oiseau passe d’un perchoir à un autre en gardant une proie visible dans son bec.

La Buse variable Buteo buteo de la semaine, en train de se chauffer les ailes par un maigre soleil.

J’ai aperçu ce rapace à son arrivée dans les arbres. Très vite les corneilles sont venues le harceler pour qu’il s’éloigne. Un ornithologue équipé d’une longue ue à fort grossissement m’a confirmé qu’il s’agissait d’un Autour des palombes Astur gentilis, de deuxième année. On voit les taches sur le corps et surtout le sourcil clair, caractéristiques de l’espèce.

En montagne, j’ai dérangé une femelle chamois Rupicapra rupicapra et son petit qui siestaient au soleil. Ils se sont enfuis mais sans grande précipitation. J’étais malheureusement empêtré dans les buissons et chaque photo est traversée par des branches. Mais ça donne un genre …

2025-11-16

Commençons avec quelques oiseaux, comme les Corneilles noires Corvus corone, aux prises avec des noix …

… les Buses variables Buteo buteo

… les Pics épeiches Dendrocopos major, dont le mâle porte une tache rouge sur l’arrière de la tête …

… le Rougegorge familier Erithacus rubecula

… ou la Sittelle torchepot Sitta europaea. La photo n’est pas à l’envers, la sittelle est capable de se déplacer en tous sens sur les troncs et les branches.

Les Pinsons des arbres Fringilla coelebs sont peu nombreux mais voici tout de même une femelle.

Parmi les mésanges, il y a la Mésange charbonnière Parus major

… la Mésange bleue Cyanistes caeruleus

… et la Mésange nonnette Poecile palustris.

Au point d’eau, un Troglodyte mignon Troglodytes troglodytes cherche des larves.

J’ai aussi photographié différentes étapes du bain . D’abord, il faut plonger la tête, la secouer énergiquement de gauche à droite, faire passer l’eau dans le dos, entre les ailes puis s’ébrouer soigneusement pour bien répartir. La phase finale consiste à aller se poser sur une branche pour s’ébrouer à nouveau avant de lisser tout le plumage. C’est ce que fait le troglodyte …

… la Mésange charbonnière …

… ou la Mésange bleue.

Les dernières journées chaudes voient encore passer quelqus papillons, comme ce Vulcain Vanessa atalanta.

Mais ce qui est une journée tempérée à l’altitude du lac Léman, est une journée beaucoup plus fraîche voire froide quand on monte aux chalets de Neuteu ou plus haut vers le Château d’Oche, entre 1600 et 1900m.

Pourtant, une Gentiane des Alpes Gentiana alpina, tardive, fleurit encore.

Le but de mon excursion était de voir chamois et bouquetins, j’ai été servi.
Dans une troupe de chamois Rupicapra rupicapra, entre des moments de repos sur une grande plaque de neige, il y a eu quelques courses-poursuite avec de belles éclaboussures de neige.

Un peu plus loin sur la même pente, des bouquetins Capra ibex mâles se sont affrontés, sans gaspiller d’énergie : ce sont des appuis ou des blocages de cornes, juste pour faire ressentir sa force. Le vainqueur va ensuite longuement fr0tter son front sur un buisson ou sur un rocher.

A cette saison, les oiseaux de la montagne sont surtout des Chocards à bec jaune Pyrrhocorax graculus

… et des Grands corbeaux Corvus corax, tous deux très agiles en vol.

En chemin pour redescendre, cette chevrette Capreolus capreolus – femelle de chevreuil – s’est levée du bord du sentier où elle se reposait et s’est attardée à me jauger avant de disparaître dans les bois.

2025-11-09

Un fort coup de vent est passé sur Lugrin dans les derniers jours d’octobre, couchant un bon nombre d’arbres de belle taille, comme celui-ci.

Reconnaissez-vous le Grand corbeau, à sa queue caractéristique ?

Là ce sont des Corneilles noires, plus petites et grégaires.

Les oiseaux se font rares cet automne mais la chute des feuilles permet d’en voir quelques uns, que je trouve aussi à leur point d’eau lorsqu’ils se baignent.
Mésanges bleues …

… Mésange charbonnière …

… Mésange nonnette …

… Roitelet huppé …

… ou Pouillot véloce.

Je suis toujours impressionné par la vitesse de mouvement des oiseaux. Ces deux images de Pouillot ont été prises au 1/1000 de seconde et le mouvement n’est pas figé.

Je suis aussi admiratif des formes : la Buse variable perchée a un aspect plutôt rond mais le corps en vol révèle une allure beaucoup plus aérodynmique.

Un petit tour en montagne m’a permis de voir de manière fugace et fugitive, une éterle (femelle du chamois) et son éterlou (petit).

Si vous pensez à un paysage chinois ou japonais, détrompez-vous : c’est tout ce qu’il y a de plus savoyard, vu depuis le Mont César, commune de Bernex.

2025-04-13

Nous vivons les semaines de consolidation ou de création des couples de Milans noirs Milvus migrans.
Il y a des parades aériennes, deux oiseaux volants de manière synchronisée avant de simuler des attaques. Toutes ces photos ne sont pas du même couple, les vols sont très rapides et difficiles à suivre. Il arrive parfois qu’un troisième oiseau rejoigne le couple, peut-être dans l’espoir de créer un nouveau couple, les attaques ne sont alors pas simulées.

Il y a aussi des dons de nourriture, comportement très répandu chez les oiseaux et pas seulement chez les rapaces.

Et bien sûr, il y a des accouplements. Ici le mâle est venu avec un cadeau, un paquet de mousse, mais qu’il a laissé tomber : les deux oiseaux accompagnent leur accouplement de grands cris.

Il n’y a pas que frénésie, il y a aussi des instants de repos. D’ici quelques jours, les femelles iront pondre et débuter la couvaison.

Le Milan royal Milvus milvus poursuit sa migration, avec parfois plus d’une dizaine d’individus en une heure

Rapace encore, la Buse variable Buteo buteo.

Parmi les corvidés, voici une Corneille noire Corvus corone

… et le Geai des chênes Garrulus glandarius.

En montagne, j’entends souvent l’appel du Pic noir Dryocopus martius. Il est très difficile à voir car farouche et le plus souvent à la cime des arbres.

Quelques oiseaux lacustres,
une femelle de Harle bièvre Mergus merganser

… une Mouette rieuse immature Chroicocephalus ridibundus

… et les omniprésents Grands cormorans Phalacrocorax carbo.

Quelques « petits » oiseaux, terme peu scientifique mais certainement parlant.
Un Roitelet triple bandeau Regulus ignicapilla

… une Mésange noire Periparus ater

… une femelle de Serin cini Serinus serinus

… une femelle de Tarin des aulnes Spinus spinus

… un Pouilllot véloce Phylloscopus collybita

… un Chardonneret élégant Carduelis carduelis

… des Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla dont la femelle a la tête rouille …

… une femelle de Pinson des arbres Fringilla coelebs

… et une Sittelle torchepot Sitta europaea.

Le plus souvent je vois les écureuils par en-dessous. Mais, depuis mon balcon, je surplombe quelques sapins, ce qui m’a permis ces photos. Le nom d’Ecureuil roux Sciurus vulgaris est valable pour les animaux au pelage roux mais aussi brun ou presque noir, puisqu’il s’agit d’une seule espèce.

Un tour dans un coin sauvage de la montagne et j’ai pu voir ce groupe de Chamois Rupicapra rupicapra. Il y a quelques adultes, probablement des femelles, accompagnant un groupe de jeunes aux cornes à peine formées. Ma présence a été perçue mais pas identifiée car ils sont restés un long moment avant de poursuivre tranquillement leur chemin dans les pierriers.

Quelques photos pour terminer, qui n’ont à priori rien de spécial. Pourtant, elles ont été prises avec un zoom 100-400 à 400mm monté sur un multiplicateur x2, ce qui porte la focale à 800mm. Pour l’instant, cela manque un peu de netteté et de piqué mais il y aura dans le futur d’autres images obtenues avec ce montage, qui rapproche beaucoup les sujets.

2024-12-15

Tout d’abord quelques vues de l’environnement dans lequel je chasse les bouquetins, chamois, gypaète ou aigle et, en été, le vautour. Je ne gravis pas les falaises ni les sommets, je me contente des sentiers qui parcourent les vallées et les cols.

J’étais justement parti pour une journée d’observation des bouquetins, chaudement vêtu et équipé de raquettes. Les seuls animaux que j’ai vu de la journée sont ces quelques chamois. En haut de la dernière photo, il y a un adulte et un jeune sans cornes qui se reposent dans la neige.

De retour en « plaine », je commence par des oiseaux éloignés puis de plus en plus proches.
Voici un Grosbec casse-noyaux …

…un Pic épeiche …

… une Grive draine …

… des Geais des chênes …

… une Mésange nonnette et une Mésange bleue …

… et des Sittelles torchepot, dont une dans le jardin sur une branche de rosier qui s’est laissée approcher.

Les Grands corbeaux passent dans le ciel, plus ou moins haut, parfois seuls et parfois à deux. Il y aura les rassemblements nuptiaux d’ici un mois environ.

Les Buses variables observent depuis leurs perchoirs et ne décollent que s’il y a possibilité de capturer une proie.

Alors justement, parlons de proie : c’est un cadavre d’Ecrevisse américaine, espèce introduite envahissante qui cause le recul des écrevisses autochtones, beaucoup plus petites. Heureusement depuis quelques années, les Goélands leucophée ont intégré cette ressource dans leur alimentation. J’ignore si la Mouette rieuse en fait aussi ses repas, comme son bec est plus court elle risque plus de se faire pincer.

Pour terminer, je vous invite à admirer le départ en plongée du Grèbe huppé, tellement hydrodynamique qu’il fait à peine bouger la surface de l’eau.

2024-11-10

Nous vivons des journées d’automne sous ou au-dessus du stratus. Cet épais nuage couvre tout le bassin lémanique à une altitude entre 800 et 1000m. La montagne est donc en plein soleil et la plaine sous le nuage.

Cette belle météo permet d’observer les Chocards à bec jaune …

… le Grand corbeau ….

… le passage d’un Epervier d’Europe …

… ou des Buses variables.

Le Gypaète barbu vu cette semaine est un « nouvel » individu, différent de celui photographié la dernière semaine d’octobre qui était un oiseau de 3è année. Celui-ci est un petit jeune,de première année : la queue est proportionnellement énorme, les plumes des ailes sont bien pointues, la tête est sombre et les épaules sont blanches.

En montagne, le beau temps profite aussi aux chamois …

… et aux bouquetins. Les premières photos sont des femelles et des jeunes. Ensuite ce sont les mâles aux grandes cornes. Bon, il y a un malheureux qui a les deux cornes brisées, ce qui ne lui donne pas beaucoup de chances d’avoir une descendance, ne pouvant rivaliser avec les plus grands mâles. Le rut a débuté et les mâles passent leur temps à se jauger et s’intimider réciproquement.

La dernière observation en montagne n’est pas de belle qualité mais c’est un oiseau suffisamment rare pour que je le mentionne : l’Accenteur alpin, tête grise et poitrine orange striée, un oiseau à peu près de la taille d’un merle.

Maintenant passons sous le stratus, ce qui explique la grisaille de ces photos.
Des Mouettes rieuses à la pêche, pour un poisson trop lourd qui a dû être abandonné …

… vite récupéré par un Goéland leucophée, sous l’oeil d’une Mouette rieuse immature de l’année, au plumage brun.

Celui-ci de Goéland leucophée en avait après un de ses congénères posé sur l’eau au pied du fanal.

Les femelles de Harle bièvre sont encore seules, les mâles ne sont pas encore revenus pour l’hivernage sur le Léman.

Un Cincle plongeur est occupé à une soigneuse toilette. La paupière de cet oiseau est blanche, détail visible en dernière photo.

Les Corneilles noires sont sociables et assez peu farouches si on prend le temps d’approcher.

Un Pic épeiche a déployé ses belles ailes tachetées.

J’ai à nouveau pu admirer des Orites- Mésanges à longue queue -à l’heure de leur bain …

… en concurrence avec une Mésange charbonnière, bien plus grosse.

Et quelques autres petits oiseaux :

Quelques fleurs tardives attirent encore des mouches butineuses.

La semaine se termine sur une « forêt » miniature, de la mousse sur un rocher.

2024-04-07

Une sortie en montagne, à l’alpage de Trépertuis pour être précis, m’a offert des spectacles printaniers comme ces fleurs …

… mais aussi plusieurs imposantes coulées de neige sur les versants nord, précédées par des grondements ressemblant à des roulement de tonnerre.

J’ai aperçu une troupe d’une quinzaine de chamois, encore habillés de leur poil d’hiver. Bien sûr, le guetteur de la troupe m’a repéré et a fait revenir les bêtes trop éloignées du groupe. Tout le monde a ensuite pâturé tranquillement avant de disparaître de l’autre côté de la crête

Comme ma promenade s’est déroulée entre 1300 et 1700m d’altitude, il n’est pas étonnant que j’aie vu passer un Aigle royal, malheureusement assez loin. Il est vrai qu’en chasse photo il n’y a que trois distances : trop près (très rare), praticable (ce que le photographe espère) et trop loin (très souvent).

Sur le chemin pour monter à l’alpage se trouve le petit lac de La Joux. Bien qu’il y ait encore une plaque de glace sur une partie ombragée du lac, les grenouilles ont commencé les accouplements et les pontes. Je crois que ce sont des Grenouilles rousses mais la détermination est difficile sur photos.

Pour photographier des grenouilles, il faut un peu de patience et une immobilité parfaite. Pour le Triton des Alpes, c’est une autre histoire : cet animal de la taille d’un lézard est rapide en mouvement et ne s’arrête que lorsqu’il est à l’abri sous les herbes aquatiques.

Autour de Lugrin, les Grands corbeaux continuent leurs vols en tandem, avec quelques pirouettes …

… mais ce que j’ai pu capter cette semaine ce sont les acrobaties des Milans noirs. Ces images sont le résultat de plusieurs observations distinctes.

Il y a aussi des Milans noirs qui sont plus posés ou qui se posent de temps en temps.

Restons chez les Milans noirs . Si je vous dis que sur cette photo, la femelle est à droite et le mâle à gauche : à quoi est-ce que cela se voit ?

Il suffit d’attendre l’accouplement. Chez les oiseaux, le mâle se pose sur le dos de la femelle, le tour est joué !

Le nid de ce couple est très proche du perchoir choisi pour les ébats et l’un des oiseaux – mâle ou femelle ?- y retourne régulièrement, probablement déjà pour couver. On voit juste la tête qui dépasse de l’amas de branchages.

Voici quelques autres oiseaux croisés ces derniers jours, de plus ou moins près :
une Mésange bleue …

…des Rougequeue noirs, une femelle et deux mâles …

… un mâle de Serin cini …

… un Geai des chênes …

… et, en dernier, un Pouillot véloce.

2023-01-08

De cette première semaine de l’année, je rapporte des photos prises depuis le lac jusqu’en montagne, mais sans un millimètre de neige – tout a fondu, même au-dessus de 2000m. Préparez vous pour 1000m de dénivelé environ, courage.

Les Canards colvert sont nombreux sur les rives mais pas encore en querelles de formation de couples. Ce sera pour plus tard au printemps.

Autres canards, les Harles bièvres ou Grands harles. Les mâles ont pris la teinte saumonée du poitrail, plumage nuptial, et quand ils ne font pas la sieste, ils passent une partie du temps à poursuivre des femelles.

Un Goéland leucophée ….

… et un Héron cendré complètent la faune du lac.

Ce bois flotté n’est pas tombé à cause des intempéries, on y voit bien les traces de dents des castors. Je n’ai encore jamais vu que ce genre de traces, il me reste à trouver les animaux proprement dits.

A l’étage des prairies et des bois, les températures très clémentes ont incité les écureuils à sortir de leur cachette hivernale pour aller retrouver les noisettes,noix et glands qu’ils ont enterrés à l’automne.

A ce même étage des pentes au-dessus du lac, un Rougegorge s’est posé jsute devant moi.

Les Mésanges bleues sont hyperactives à la recherche du moindre insecte dans les buissons …

… tout comme l’Orite (ex- Mésange à longue queue).

Les prairies et les haies sont les lieux où l’on peut voir les grives, dont la Grive draine.

De temps à autres, il y a un survol de Buse variable, souvent pourchassée par des corneilles.

On monte encore, dans les forêts au-dessus des villages, pour apercevoir dans la pénombre des bois une compagnie de sangliers …

… ou entr’apercevoir une biche dissimulée par les arbres.

Et enfin, plus haut, au-dessus des forêts vers 1000m, c’est le domaine des chamois. Deux d’entre eux étaient en-dessous de moi, une femelle et son petit au-dessus et le dernier, assez proche, à peine au-dessus de moi. Si vous vous demandez s’il va pouvoir mettre toutes ses pattes sur le petit bout de rocher, rassurez-vous, il y est très bien parvenu et a poursuivi son chemin sans hésitation.

2022-11-20

Un arc-en-ciel saisi sur le Mont Bénand, dominant le Léman, peut faire croire que la prise de photos est facile. Mais voici un échantillon des difficultés rencontrées cette semaine.

Premièrement, la distance. Que ce soit une grive …

… les Aigles royaux …

…ou le Cincle plongeur, les oiseaux ne se laissent pas approcher autant que je le souhaite.

Et quand l’oiseau n’est pas trop loin, encore faut-il qu’il se montre – Pinson des arbres, mâle.

Il y a aussi les obstacles entre les sujets et le photographe, des branches …

… ou des troncs et le manque de lumière.

Ah oui, j’allais oublier le contre-jour !

Tout de même, il y a des instants plus favorables, comme pour cette Mésange bleue …

… la Mésange charbonnière …

… ou l’Orite à longue queue.

Il m’aurait fallu grimper dans le châtaignier pour voir de plus près la capture de la Sittelle torchepot. Peut-être un coléoptère.

Ce qu’a ramassé la Corneille noire a provoqué l’envie de ses congénères mais qu’est-ce ?

Une Buse variable a tournoyé puis s’est perchée avant de repartir plus loin.

Au bord du lac, un Héron cendré apprécie un gros poteau d’arrimage d’où il surveille les alentours. Une plume folle sur son front ne semble pas le gêner

Les Harles bièvres commencent à se regrouper , avec occasionnellement quelques conflits de préséance.

Enfin, en montagne, c’est tout d’abord le guetteur de la troupe de chamois, dans sa belle toison d’hiver, qui m’a jaugé.

Ensuite la troupe a été visible, pas trop perturbée mais préférant tout de même s’éloigner et descendre dans les rocailles.

2022-04-03

Cette semaine, qui a débuté par beau temps sec et chaud, se termine par un épisode de neige qui va perturber un peu la faune et la flore.

Mais, en début de semaine, j’ai pu observer quelques quadrupèdes. Tout d’abord une compagnie de sangliers, déjà photographiés la semaine précédente. Mon chien passe au-dessus d’un épais roncier et les flaire, ce qui provoque leur départ. Si je me poste au-dessous du roncier, je les vois, c’est aussi simple que cela. Il y a toujours un adulte en début de groupe, puis viennent les jeunes, de l’année dernière je pense. Il n’y a pas encore de marcassins.

Ensuite quelques chamois. Le premier a été pris à la suite d’un affût en forêt. Ensuite, la petite troupe à la file indienne est partie dans un pierrier où j’ai fait rouler quelques cailloux. Je me suis immédiatement couché au sol, ce qui a calmé la fuite mais ils ont tout de même changé de pâture. Comme chez les chevreuils, le niveau de stress des chamois se manifeste par les poils de l’arrière train plus ou moins hérissés.

Derniers quadrupèdes : deux biches, couchées à l’abri de buissons plus bas dans le pierrier.

Les chamois et biches étaient en montagne -sous la falaise des Mémises, pour ceux qui connaissent. Le beau temps était aussi favorable aux oiseaux, résidents ou migrateurs.

Cette petite hirondelle brune à la gorge claire est l’Hirondelle de rochers.

Autre habitant des falaises, le Faucon pélerin, reconnaissable à son « casque » noir. Il y a eu un vol nuptial de deux oiseaux, lointains hélas, avec pirouettes et prises de serres.

La montagne donne l’occasion de voir certains oiseaux d’au-dessus, comme cette Buse variable, planant dans la vallée de Bernex.

La frustration de cette journée a été provoquée par ce rapace qui a surgi dans mon dos et que je n’ai donc pu photographier qu’après qu’il m’ait survolé : Aigle royal, individu de deuxième année d’après les taches blanches sous ses ailes.

Fort heureusement, il n’y a pas que des frustrations, il y a aussi des observations exceptionnelles de proximité. Ceci est l’Accenteur alpin, très absorber à chanter – discrètement, le bec fermé, seule la gorge bougeant.

Le Pic noir, mâle, est éloigné mais je suis tout de même satisfait de l’avoir aperçu.

Le Mésange huppée est plutôt forestière. Celle-ci picorait de minuscules insectes dans les bourgeons.

Je me suis aussi rendu un autre jour au Hucel, 970m, site de comptage des migrateurs. Voilà ce qu’on y voit à certains moments : chaque tache est un rapace qui approche. Les courants ne sont pas toujours favorables et les oiseaux passent parfois hors de portée d’objectif. Les ornithologues sont équipés de jumelles et de longues vues puissantes.

Voici tout de même un Milan royal, aux couleurs caractéristiques.

Parmi ces deux oiseaux, le plus petit est un Epervier d’Europe. L’autre a provoqué des avis divergents : épervier ou autour ? Les débats m’ont rassuré, ce n’est pas facile de distinguer ces deux espèces.

Distinguer ? Voici deux photos qui vous permettront désormais de différencier le Grand corbeau de la Corneille noire : forme du bec, forme de la queue. En plus, l’envergure du Grand corbeau est celle d’une Buse variable.

Autour de Lugrin, voici les oiseaux habituels. Tout d’abord le Pouillot véloce…

… la Fauvette à tête noire, mâle …

… le Rougequeue noir …

… le Verdier d’Europe …

… le Pinson des arbres, femelle …

… et un Rougegorge familier, haut perché.

Les Milans noirs, au chaud en début de semaine, ont débuté les accouplements chez les couples qui se sont retrouvés en revenant de migration. En fin de semaine, ils ont dû affronter la neige, qui a refroidi tous les élans.

Il reste à espérer que le gel attendu dans la nuit de dimanche à lundi ne soit pas trop violent.