Il y a cette semaine deux chapitres. Le premier présente les photo prises avec le boitier Canon 6D-MkII, arrivé en fin de vie. L’électronique avait souffert d’une marche sous une pluie dense qui avait transpercé le sac jadis imperméable mais graduellement tout était revenu à la normale. Cette humidité a eu raison, à plusieurs mois de distance, de l’obturateur, jeu de lamelles métalliques qui doivent bouger à des vitesses dépassant le 1/8000è de seconde.
Quelques oiseaux au point d’eau:
Merle noir Turdus merula venu s’abreuver …

… Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla, femelle et mâle …


… des Bergeronnettes grises Motacilla alba …




… et des Chardonnerets élégants Carduelis carduelis, adulte à la face rouge et jeune de l’année à tête brune striée.



La présence du Serin cini Serinus serinus à côté de ma cuisine ne tient qu’à un fil, même s’il a l’embarras du choix

Les Buses variables Buteo buteo affichent encore une fois la variabilité de l’espèce, tout en montrant la différence d’envergure avec le Milan noir, pourtant plus éloigné.


Chapitre deux : voici les premières photos réalisées avec un nouveau boitier, le Canon R6-MkII. C’est un boitier bénéficiant, évidemment, de fonctions et de performances plus modernes et avancées. Il faut bien sûr apprendre à domestiquer certaines de ces fonctions et ajuster quelques réglages, notamment les compensations de contre-jour.
Première « victime », un Milan noir Milvus migrans, aux détails un peu trop marqués à mon goût. De toute évidence, les réglages doivent être revus par rapport à l’ancien boitier.

Curieusement, photographier des oiseaux en vol s’avère plus difficile, pour l’instant, avec le nouveau boitier dont le viseur est électronique et affiche une image de type vidéo, il n’y a plus de prisme comme dans les anciens réflex. Voici une Buse variable Buteo buteo de passage.


Aussi de passage un jeune Héron cendré Ardea cinerea de l’année, reconnaissable à son bec gris terne.

Une fois les réglages mieux maîtrisés, photo de belle qualité : une femelle de Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla, venue prélever des grains de caseille dans mon jardin.

Au point d’eau dont les conditions de lumière sont toujours difficiles, la prise de vue est simplifiée et donne de bons résultats avec cette jeune Mésange bleue Cyanistes caeruleus.



Sur la rive du lac, un Petit gravelot Charadrius dubius apparaît dans les graviers, malheureusement éloigné …

… mais un jeune Rougequeue noir Phoenicurus ochruros, indifférent à ma présence, s’occupe de son alimentation.




Voici deux images du premier Gobemouche gris Muscicapa striata que je vois cette année.


La plupart des oiseaux « terrestres » ont terminé leur nidification et les jeunes ont pris leur envol. Mais chez les Grands cormorans Phalacrocorax carbo, les petits sont encore aux nids. Nids couverts de fientes et particulièrement malodorants, pourtant il y a peu de mouches autour. En dernière photo,en bas à droite, un jeune laisse pendre son cou hors du nid : désespoir, faim insupportable ? En tout cas, dès le retour de son autre parent, il a repris toute sa vigueur.




Les Grèbes huppés Podiceps cristatus construisent un nid flottant fait de brindilles et de plantes aquatiques. Dès que les poussins sont éclos, ils sont capables de nager et de suivre leurs parents. Ici, un adulte a donné à un des poussins un aliment, un morceau de plante aquatique je crois,et veille à ce que celui-ci puisse se nourrir tranquillement sans être dérangé par les autres.






J’ai enfin revu un Martin pêcheur Alcedo atthis, après des mois sans en apercevoir. Hélas, j’avais devant moi un rideau de roseaux.


Cet article se clôt sur une photo de libellule : celle-ci a le museau velu comme celui d’une vache. Etrange similitude.

