2025-07-13

Si dans les derniers jours de juin, il y avait encore des jeunes Milans noirs Milvus migrans dans les nids, ils ont pris leur envol depuis …

… comme le montrent ces quelques images de jeunes de l’année au plumage plus clair que celui des adultes …

… adultes qui se sont encore adonnés à des rassemblements, de la voltige et des attaques, simulées ou non difficile à dire.

Avant de quitter les Milans noirs, voyons quelques bizarreries : pourquoi l’oiseau en première photo a-t’il des fleurs de châtaignier dans le bec et dans les serres ? Puis, c’est assez fréquent de voir un oiseau se gratter la joue en plein vol mais c’est la première fois que j’en vois un se gratter le dos sans dévier de sa trajectoire.

Encore une étrangeté : des stalactites se sont formées sous la voûte d’un pont. Une Mésange charbonnière Parus major est venue s’y suspendre. Y avait’il un insecte à picorer ?

Un mystère à élucider : que viennent faire ces Martinets noirs Apus apus sous l’avant-toit d’une maison ? J’avais déjà vu ce manège l’an dernier. Les martinets ne semblent pas nicher là mais viennent souvent frôler les poutres. Y a-t’il des insectes ?

Dernière curiosité : ces jours-ci, des chauves-souris sont apparues autour du chalet en plein jour. Les abris sont-ils surpeuplés ou trop chauds ?
Pour identifier ces animaux, il faut mesurer la fréquence de leurs cris. Je ferai peut-être l’acquisition d’une « bat box » pour vérifier si ce sont bien des Pipistrelles communes.

Parmi les oiseaux et les comportements « normaux », voici quelques Hirondelles de fenêtre Delichon urbicum

… des Rougequeues noirs Phoenicurus ochruros, mâle puis femelle et jeune sur la gauche des deux dernières images …

… une Mésange nonnette Poecile palustris

… une Mésange bleue Cyanistes caeruleus

… des Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla, femelle puis mâle …

… des Chardonnerest élégants Carduelis carduelis

… une Grive draine Turdus viscivorus

… une Bergeronnette des ruisseaux Motacilla cinerea, jeune de l’anée …

… ainsi qu’un mâle de Pie-grièche écorcheur Lanus colluria.

J’ai eu la chance de croisier un bel Ecureuil roux Sciurus vulgaris mais je ne sais pas s’il venait pour les cerises ou si l’arbre luis servait seulement de passerelle.

Fin de cette publication avec deux papillons, le Demi-deuil Melanargia galathea et le Flambé Iphiclides podalirius.

20025-06-29

Le plus souvent mes photos de Buse variable Buteo buteo sont celles d’oiseaux en vol …

… mais j’ai profité de la fauche d’un pré pour guetter la venue d’un rapace qui tente de profiter des rongeurs ou insectes avant qu’ils ne se remettent à l’abri.

Outre la buse, des Milans noirs Milvus migrans ont cerclé au-dessus du pré mais aucun d’eux n’est venu se poser.

Je suis toujours surpris de la discrétion des oiseaux lorsqu’ils sont dans leur habitat. Le Serin cini Serinus serinus, pourtant jaune éclatant, est difficile à distinguer dans les branches du bouleau.

Les jeunes oiseaux nés cette année commencent à se montrer, comme ces Mésanges bleues Cyanistes caeruleus. C’est la tête encore grise qui les distingue des adultes.

Au bord du lac, c’est une jeune Bergeronnette grise Motacilla alba qui picore les insectes sur la rive.

Chez les Cygnes tuberculés Cygnus olor, il n’est pas difficile de reconnaître ceux nés cette année.

Certains Grands cormorans Phalacrocorax carbo partent pêcher seuls et d’autres en groupe, je ne sais pourquoi. Ce qui est certain, c’est l’odeur particulièrement soutenue de vieux poisson qui règne autour des nids.

Nids que les adultes continuent d’entretenir tout au long de la saison, malgré la difficulté de voler avec de grandes branches.

Un peu plus loin, c’est une scène de repos avec Héron cendré Ardea cinerea, Grand cormoran Phalacrocorax carbo de dos et Canard colvert Anas platyrhynchos au premier plan.

Les Fuligules morillons Aythya fuligula ont débuté leurs parades en mars et manifestent encore leurs espoirs d’accouplement en poursuivant les femelles avec insistance.

Du côté des Nettes rousses Netta rufina, je ne vois plus de femelles, probablement en train de couver, et les mâles apparaissent encore de temps à autre.

Les Mouettes rieuses Chroicocephalus ridibundus sont moins nombreuses cette année que les années précédentes et semblent avoir déserté un ilôt où elles venaient nicher tous les ans, peut-être à cause du grand nombre de cormorans tout autour.

2025-04-27

L’éclosion de nouvelles fleurs, dont les orchidées, s’accompagne de la multiplication …

… de papillons. Certains sont tout frais, d’autres qui ont passé l’hiver à l’abri sont visiblement bien usés.

Dans les haies et les arbres, ça chante !
Voici une Grive musicienne Turdus philomelos, reconnaissable aux taches en forme de pointe de lance.

Les Orites Aegithalos caudatus, oiseaux beaucoup plus petits, sont moins sonores mais leur grésillement est continu.

La Mésange bleue Cyanistes caeruleus démontre qu’elle protège les arbres fruitiers des insectes parasites.

Autre grand consommateur d’insectes, le Rougequeue noir Phoenicurus ochruros, ici une femelle.

Le Pic épeiche Dendrocopos major, femelle à la nuque noire, parcourt les branches malade à la recherche de larves.

Le Chardonneret élégant Carduelis carduelis, qui se nourrit de graines, a fait le choix du modernisme puisqu’il se perche maintenant sur la fibre.

Le Pigeon ramier Columba palumbus, aussi granivore, se cantonne à son habitat de toujours, les bois.

Premier rapace, une Buse variable Buteo buteo, qui, ne m’ayant pas vu, s’est posée non loin de moi.

Après ce sont les Milans noirs Milvus migrans de la semaine.
Quelques attitudes en vol et posé …

… quelques clichés de voltige aérienne …

… et l’état d’un des nids, le plus visible. L’oiseau ne s’inquiète pas beaucoup de ma présence mais montre, sur les deux dernières images, plus de signes de stress au passage d’ un hélicoptère.

En plus des trois nids présentés la semaine dernière, en voici un quatrième, placé en contrebas de la route. Ceux qui suivent ce blog depuis plus d’un an savent que ce nid reste visible jusqu’à l’envol des jeunes. Il y aura donc encore d’autres photos de ce nid dans les semaines à venir.

Pour terminer, voici la curiosité de la semaine. Trois corvidés sont passés, en cerclant dans un thermique. Vue la distance je n’en suis pas certain, mais le bec clair m’oriente vers le Corbeau freux Corvus frugilegus, que je n’avais encore jamais vu à Lugrin. Soudain, un autre oiseau s’est joint à la spirale, un Faucon crécerelle Falco tinnunculus. Encore plus soudainement, tout le monde a disparu.

2025-04-13

Nous vivons les semaines de consolidation ou de création des couples de Milans noirs Milvus migrans.
Il y a des parades aériennes, deux oiseaux volants de manière synchronisée avant de simuler des attaques. Toutes ces photos ne sont pas du même couple, les vols sont très rapides et difficiles à suivre. Il arrive parfois qu’un troisième oiseau rejoigne le couple, peut-être dans l’espoir de créer un nouveau couple, les attaques ne sont alors pas simulées.

Il y a aussi des dons de nourriture, comportement très répandu chez les oiseaux et pas seulement chez les rapaces.

Et bien sûr, il y a des accouplements. Ici le mâle est venu avec un cadeau, un paquet de mousse, mais qu’il a laissé tomber : les deux oiseaux accompagnent leur accouplement de grands cris.

Il n’y a pas que frénésie, il y a aussi des instants de repos. D’ici quelques jours, les femelles iront pondre et débuter la couvaison.

Le Milan royal Milvus milvus poursuit sa migration, avec parfois plus d’une dizaine d’individus en une heure

Rapace encore, la Buse variable Buteo buteo.

Parmi les corvidés, voici une Corneille noire Corvus corone

… et le Geai des chênes Garrulus glandarius.

En montagne, j’entends souvent l’appel du Pic noir Dryocopus martius. Il est très difficile à voir car farouche et le plus souvent à la cime des arbres.

Quelques oiseaux lacustres,
une femelle de Harle bièvre Mergus merganser

… une Mouette rieuse immature Chroicocephalus ridibundus

… et les omniprésents Grands cormorans Phalacrocorax carbo.

Quelques « petits » oiseaux, terme peu scientifique mais certainement parlant.
Un Roitelet triple bandeau Regulus ignicapilla

… une Mésange noire Periparus ater

… une femelle de Serin cini Serinus serinus

… une femelle de Tarin des aulnes Spinus spinus

… un Pouilllot véloce Phylloscopus collybita

… un Chardonneret élégant Carduelis carduelis

… des Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla dont la femelle a la tête rouille …

… une femelle de Pinson des arbres Fringilla coelebs

… et une Sittelle torchepot Sitta europaea.

Le plus souvent je vois les écureuils par en-dessous. Mais, depuis mon balcon, je surplombe quelques sapins, ce qui m’a permis ces photos. Le nom d’Ecureuil roux Sciurus vulgaris est valable pour les animaux au pelage roux mais aussi brun ou presque noir, puisqu’il s’agit d’une seule espèce.

Un tour dans un coin sauvage de la montagne et j’ai pu voir ce groupe de Chamois Rupicapra rupicapra. Il y a quelques adultes, probablement des femelles, accompagnant un groupe de jeunes aux cornes à peine formées. Ma présence a été perçue mais pas identifiée car ils sont restés un long moment avant de poursuivre tranquillement leur chemin dans les pierriers.

Quelques photos pour terminer, qui n’ont à priori rien de spécial. Pourtant, elles ont été prises avec un zoom 100-400 à 400mm monté sur un multiplicateur x2, ce qui porte la focale à 800mm. Pour l’instant, cela manque un peu de netteté et de piqué mais il y aura dans le futur d’autres images obtenues avec ce montage, qui rapproche beaucoup les sujets.

2025-03-30

C’est parti pour une descente depuis la montagne, puis la « plaine » et enfin le lac.
Une longue randonnée sur les pentes bien exposées m’a permis d’éviter la neige encore bien présente. C’est ce qu’ont fait aussi ces chamois lointains, dans la brume.

J’ai aussi croisé quelques Pinsons du Nord Fringilla montifringilla, dont un seul est resté le temps d’une photo.

Plus bas, ce sont les Pinsons des arbres Fringilla coelebs, des mâles en plumage nuptial, qui sont plus faciles à voir. La particularité de cet oiseau est le dos du croupion vert, qu’on ne remarque pas souvent.

Un peu partout, les Geais des chênes Garrulus glandarius se manifestent bruyamment, à la recherche du partenaire. Une des figures de séduction consiste à hérisser les plumes de la tête et ça semble produire de l’effet.

A l’altitude de Lugrin, les Serins cini Serinus serinus font leur retour. Je crois n’avoir ici que des femelles.

Comme les feuilles ne sont pas encore développées, les Pouillots véloces Phylloscopus collybita sont faciles à voir.

Un Pic épeiche Dendrocopos major mâle(nuque rouge) m’a coûté pas mal d’efforts car il passait d’arbre en arbre pour tambouriner son territoire.

Pour vous faciliter la recherche du Roitelet triple bandeau Regulus ignicapilla dans cette photo, j’ai augmenté le contraste.

Voici une femelle de Rougequeue noir Phoenicurus ochruros

… une Mésange bleue Cyanistes caeruleus chanteuse …

… et un Rougegorge familier Erithacus rubecula, chanteur aussi.

Je n’ai pas une grande passion pour les Pigeons ramiers Columba palumbus mais je n’ai pu résister à celui-ci, endormi sur un câble.

Le passage d’un Faucon crécerelle Falco tinnunculus ouvre le chapitre des rapaces de cette semaine.

L’insouciance territoriales des Buses variables Buteo buteo est menacée par le retour des Milans noirs.

En effet les Milans noirs Milvus migrans sont plus nombreux chaque jour et on en voit sur toutes sortes de perchoirs.

Les couples se reforment, les milans sont fidèles d’une saison à l’autre, et les accouplements ont déjà lieu.

C’est aussi la reprise de possession des nids, chaque couple revenant à son nid de l’année précédente.

Mais tout cela ne doit pas faire oublier de se restaurer. La plupart du temps les milans noirs se nourrissent d’animaux morts, ici la masse blanche dans les serres est peut être un débris de poisson.

Il arrive parfois que les milans capturent des proies vivantes. Ce couple partage ainsi un oisillon, assez bien visible en troisième photo. Par contre, en photos 4 et 5, je me suis demandé si je ne servirais pas un jour de casse-croûte.

Peut-être à cause de la menace de prédation, une Bergeronnette grise Motacilla alba avec ses 28 cm d’envergure, n’a pas hésité à harceler un milan, envergure 150 cm, pour qu’il s’éloigne.

Allez, on va au lac.
Les nids des Grands cormorans Phalacrocorax carbo sont maintenant presque tous occupés. Les oiseaux passent le plus clair de leur temps à rapporter des branchage pour regarnir les nids ou en créer de nouveaux. Les plumes blanches sur le cou et sur la cuisse constituent le plumage nuptial, ainsi qu’une crête noire sur la tête, pas toujours visible.

Les Nettes rousses Netta rufina sont revenues. Le mâle est très coloré et la femelle est brune, beaucoup plus discrète.

Les Fuligules morillons Aythya fuligula n’en finissent pas de faire la cour. Il y a beaucoup plus de mâles que de femelles, et ce sont donc des groupes de mâles qui tournent autour des femelles dès qu’ils sont posés sur l’eau.

Les Harles bièvres Mergus merganser sont plus paisibles. Une femelle est occupée à se lisser les plumes, un mâle passe un peu plus loin.

Les oiseaux qui font du bruit, les voici : les Mouettes rieuses Chroicocephalus ridibundus. Presque toutes ont leur plumage nuptial, tête chocolat, sauf quelques unes qui ont encore la « virgule » derrière l’œil. On voit en dernière photo qu’elles ont le dessus des ailes marqué de brun, ce sont des immatures.

En fin de ce dossier, ce n’est pas la fatigue de la lecture, vous ne voyez pas double, ce sont deux Grèbes huppés Podiceps cristatus en mouvement synchronisé de parade.

2025-03-16

La semaine a été peu favorable à l’observation des passereaux et autres petits oiseaux.
Il y a tout de même eu de la Bergeronnette grise Motacilla alba

… un Troglodyte mignon Troglodytes troglodytes

… et quelques Pouillots véloces Phylloscopus collybita.

Est-il besoin de présenter cette cliente régulière de la source, la femelle du Merle noir Turdus merula

… ou ce visiteur des vieux arbres, la Sittelle torchepot Sitta europaea.

La Mésange bleue Cyanistes caeruleus est un des oiseaux les plus répandus autour de chez moi mais son plumage reste pour moi un sujet d’admiration.

Cette Pie bavarde Pica pica est venue avec une congénère jacasser dans un arbre près d’un nid de l’année dernière. On aurait pu croire à un couple visitant un logement.

La Corneille noire Corvus corone ne s’est pas exprimée mais, de toute évidence, elle avait le bec plein et une autre priorité.

Le premier Milan noir Milvus migrans de la saison a fait son apparition, se reposant à la cime d’un châtaignier avant de reprendre son vol migratoire.

Mon défi de la semaine a été l’approche des Buses variables Buteo buteo qui séjournent dans mon quartier. J’aurais voulu vérifier à nouveau combien d’individus différent sont présents. En vol, trop difficile.

Dimanche 09.03. De face ou de profil, rien de caractéristique n’apparaît sur cet oiseau, vu dans les arbres à proximité du pré où ont été faites les observations mardi et les jours suivants.

Lundi 10.03. Posé, cet oiseau ne présente aucune particularité de face mais la nuque montre une barre blanche. Simplement des plumes « retroussées » ? En regardant bien, dans le dos il y a quelques extrémités de plumes plus sombres que les autres.

Mardi 11.03. Un des lieux où se trouve souvent une buse, dans un pré où sont posés des fûts après une coupe. Pas de barre blanche apparente sur la nuque mais je n’ai pas le bon angle. Par contre, sur le dos il y a des plumes très sombres.

Jeudi 13.03. Dans le même pré, à nouveau une buse. Il me semble que le plumage sous l’aile est plus clair et la barre terminale de la queue plus sombre que celle vue mardi. Mais il y a une plume sombre dans le dos.

vendredi 14.03. A nouveau une buse dans les arbres bordant le même pré. Il y a une vague marque blanche sur la nuque. Et il y a la même plume très foncée dans le dos, comme la dernière image de la veille.

Conclusion : d’après ces quelques plumes sombres dans le dos, je pense qu’il s’agit de la même buse sur toutes ces photos, mise à part l’oiseau vu dimanche. De plus, en quelques jours, l’oiseau a réduit sa distance de fuite de 20-30 mètres à moins de 15 mètres, ce qui indique qu’il s’est familiarisé avec ma présence.
Lui, il sait que c’est toujours le même photographe !

2024-06-02

Si vous n’êtes pas ornitho, même amateur, c’est difficile à comprendre. L’observation d’une espèce pour la première fois est un plaisir intense. Quand c’est une espèce rare, en danger critique d’extinction, c’est double plaisir avec de la fierté en plus.
Voilà ce qui m’est arrivé il y a quelques jours en voyant passer cette silhouette inhabituelle, que j’ai identifiée comme un Ibis chauve. J’avais vu un reportage sur une réintroduction en Autriche, avec apprentissage de la migration guidée par un ULM.
Voici le commentaire que j’ai reçu après avoir signalé cette observation sur le site de la LPO – Remarque de Richard Prior :
Il s’agit bien d’un Ibis Chauve, notre ami ‘Oskar’ qui a traversé Haute-Savoie le 6 et 7 avril dernier. Il passe l’été autour de Bulle, Canton de Vaud, Suisse. Hier il a traversé le Lac Léman mais a fait demi tour au sud de Thonon et était de retour en Suisse fin d’après-midi ( données venant de l’appli Animal Tracker).

Les autres oiseaux observés cette semaine sont donc bien pâles en comparaison mais commençons par les nichées. D’abord les Etourneaux sansonnets. En fin de semaine, ce nid est déserté, les jeunes ayant probablement pris leur envol.

Le nid de Milan noir situé en contrebas de ma rue contient toujours deux jeunes. Le plus développé a pris le plumage brun, encore marqué de duvet, alors que l’autre est encore beaucoup plus blanc.

Le deuxième nid, partiellement visible, contient bien deux oisillons, encore blancs, bien qu’une seule tête apparaisse la plupart du temps.

Le troisième nid garde son mystère : la femelle n’est plus couchée en permanence dans son nid mais aucune tête ne bouge quand elle est perchée à côté ou absente …

… et ce n’est pas un Milan noir perché …

… ou un autre, rapportant un poisson dans le bec et un autre dans les serres, qui permet d’en savoir plus sur le nombre de jeunes présents dans le quartier.

Pour poursuivre avec les rapaces, il y a bien sûr la Buse variable, …

… et un beau spécimen de Faucon hobereau, probablement en migration, qui a survolé les prairies.

Vous trouvez que le prix des cerises augmente ? A qui la faute ? Ce n’est pas les coûts de transport ou de main d’œuvre de cueillette, c’est tout bonnement la concurrence des Corneilles noires.

Le Geai est chênes est un oiseau étonnant par son plumage et sa capacité à émettre des sons très doux tout autant que de sonner l’alarme dans les bois.

Devine qui vient prendre son bain : d’abord la Fauvette à tête noire, mâle avec le capuchon noir et jeunes ou femelles avec le capuchon brun, …

… la Mésange bleue habituelle …

… une Grive musicienne, moins fréquente, …

… un Gobemouche gris, deuxième individu de la saison pour moi, …

… et un oiseau inconnu, difficile à identifier dans cet état. Je pense à une Hypolaïs polyglotte, de ce que j’en ai vu avant son bain.

Fin de cette petite semaine avec un Tircis, petit papillon de plus en plus fréquent avec l’avancée de la saison.

2024-05-26

Commençons par l’actualité des nichées.
Sur les 4 nids de Milan noir que je guette régulièrement, un est devenu quasi invisible dans la végétation.

Un autre est occupé par la femelle (seule à couver pour cette espèce). Pas moyen de savoir si elle couve encore ou si elle réchauffe des oisillons.

Un autre nid est difficile à observer, les feuilles masquant en partie le nid. J’avais d’abord vu un poussin mais un deuxième lève parfois sa tête.

Le troisième, situé en contrebas d’une route est assez pratique à observer, par au-dessus. Il y a deux oisillons, endormis la plupart du temps mais tout de même un peu actifs par moments.

Un des adultes est venu apporter du ravitaillement mais est resté prudemment perché à l’écart tant que j’étais là, une façon de ne pas révéler l’emplacement du nid ?

Le nid de Pic épeiche ne contient qu’un seul jeune. Le mâle, barre rouge sur la nuque, comme la femelle se sont approchés pour apporter des insectes et autres gourmandises comme des cerises. Seul le mâle a osé venir jusqu’au nid. La femelle est restée prudente, à distance, malgré mon filet de camouflage et uen bonne heure d’attente.

Des Etourneaux sansonnets ont établi leur nid dans un trou, dans un vieil arbre. Bien que le jeune oisillon soit capable de sortir la tête, lorsque les adultes viennent, ils entrent dans le nid pour le nourrir.

Les Rougequeue noirs ont parfois des nids faciles à repérer, sur des poutres sous des avant toits par exemple. S’ils sont installés dans des buissons, on ne voit que les aller-retours des adultes. Les deux premières photos montrent une femelle qui transporte de la nourriture. Les trois autres images, qui ressemblent beaucoup à des femelles pourraient être des jeunes qui ont pris leur envol.

S’il y a des nids, il faut protéger non seulement la proximité immédiate de ceux-ci mais aussi l’espace aérien tout autour. C’est ce que fait la Corneille noire contre le Milan noir.

Plus étonnant, au passage d’une femelle d’Epervier d’Europe, il y a d’abord eu quelques Martinets noirs qui ont crié et piqué vers l’épervier – photo 5- puis c’est une Hirondelle rustique qui s’est attaqué à beaucoup plus gros qu’elle, jusqu’à l’éloigner.

Les différentes espèces ne sont pas nécessairement en conflit permanent. Au bord du lac par exemple, on trouve souvent des groupes hétéroclites avec Héron cendré, Grand cormoran et Goéland leucophée.

Un Héron cendré …

… et des Goélands leucophée en vol. Il s’agit de deux immatures, de deux ou trois ans, ils ont encore du brun sur les ailes.

Une Foulque macroule recherche des herbes aquatiques.

Deux mâles et une femelle de Harle bièvre. Les femelles iront bientôt nicher, parfois dans de grands arbres, et les mâles quitteront les rives du lac, devoir accompli.

Deux premières observations de la saison.
D’abord un Rossignol philomèle, venu discrètement boire et se baigner …

… et un Gobemouche gris, vu de très loin, et qui n’a fait qu’une apparition.

D’autres oiseaux , plus réguliers.
Un Pic vert, mâle puisqu’il a du rouge dans la tache noire sous le bec.

Un Chardonneret élégant.

Des mâles de Serin cini.

Une Mésange nonnette.

Un mâle de Fauvette à tête noire. J’en ai rarement vu chassant les insectes dans les herbes hautes, c’est un oiseau plutôt familier des buissons.

Celui-ci est élu le « beau gosse » de la semaine. C’est vraiment un très bel oiseau dans la famille des corvidés.

Les Frelons, européen celui-ci, sont des insectes qu’on voit le plus souvent passer en vol. Celui-ci s’est reposé quelques instants sur une feuille de cornouiller, m’autorisant une belle photo.

2024-03-24

La migration bat son plein. Je me suis rendu au point de comptage du Hucel, d’où on voit passer des oiseaux sur leur chemin migratoire. J’ai pu participer à la joie d’ornithologues lors du passage exceptionnel d’un groupe de Cigognes noires, très haut dans le ciel.

Heureusement, d’autres oiseaux passent plus près, comme les Buses variables …

… le Faucon crécerelle, ici une femelle …

… l’Epervier d’Europe …

… ou, peut-être, l’Autour des palombes mais la distinction avec l’épervier est difficile.

Bien sûr, le Milan royal passe encore …

… mais c’est surtout le Milan noir qui est arrivé, reprenant ses perchoirs habituels et testant déjà l’état des nids de l’an passé.

Certains couples se sont formés ou re-formés, les milans sont fidèles d’une année à l’autre. Il y a déjà eu des accouplements et. pour l’un des couples que j’observe, le don de nourriture.

Allons vers d’autres couples, comme les Grèbes huppés, toujours aussi démonstratifs …

… ou les Nettes rousses, dont le mâle hérisse les plumes de la tête pour en faire un modèle de coiffure.

Les Mouettes rieuses sont en pleines parades mais entre les brusque envols pour éloigner un prétendant et les tentatives de séduction, difficile de distinguer. En tout cas, ça se passe dans un vacarme étourdissant.

Les Grands cormorans réinvestissent les nids mais je n’ai pas encore vu d’oiseau couver.

Une Corneille noire, affairée à trouver des garnitures pour son nid, se trouve devant un dilemme : comment ramasser une brindille sans laisser tomber ce qu’elle a déjà dans le bec ? Après plusieurs tentatives, elle a fini par renoncer.

J’ai suivi une Sittelle prospectant les fourches d’un châtaignier. Elle a soudain pris une posture étonnante, semblant se gratter contre le bois.

Plus difficile à suivre, un Pic épeiche tambourinait dans le même arbre.

Il y a de temps à autre des passages de petits groupes de Chardonnerets élégants …

… ou de Serins cini, dont je n’ai pu prendre qu’un seul oiseau.

En plus du Rougegorge familier …

… du Merle noir …

… ou du Roitelet à triple bandeau …

… les Fauvettes à tête noire, ici un mâle, commencent à chanter pour attirer une compagne …

… et les Pouillot véloces sonnent leur « chiff-chaff » répété, ce qui leur vaut leur nom en anglais, Chiff-chaff.

De nombreux papillons ont repris leur vol, dont la Petite tortue …

…et les Bourdons terrestres explorent la moindre fleur pour en tirer pollen et nectar …

… malgré la menace des prédateurs, dont le Lézard des murailles.

2023-07-23

Les deux premières photos sont d’un magnifique papillon, le Flambé – nom scientifique très poétique Iphiclides podalirius. Le dessous des ailes est beau aussi mais encore faut-il que l’individu soit coopératif.

Dans le ciel passent les rapaces et ce n’est pas toujours pacifique, comme le montre cette attaque d’un Milan noir contre une Buse variable de passage.

L’espace aérien sera bientôt libéré des Milans noirs qui partent vers le sud de l’Espagne ou, pour certains vers le Niger.

La Buse variable a un plumage, comme son nom l’indique, variable. Mais en voici un qui diffère à peine …

… entre les ailes un peu plus rectangulaires, la queue un peu moins ronde et le menton clair : je pense que c’est la Bondrée apivore.

Les Geais des chênes prospectent les prés à la recherche d’insectes.

Une Grive draine choisit parmi les fruits du laurier cerise.

Quelques photos qui mettent en scène de jeunes oiseaux.

Et quelques photos d’oiseaux adultes aussi.

Clap de fin sur une surprise réciproque. Pendant que je surveillais les oiseaux venant boire et se baigner, un petit bruit de lapements s’est fait entendre à quelques pas de moi mais évidemment pas dans le même axe. Appareil photo monté sur trépied et sous un filet de camouflage, j’ai fait trop de mouvements pour déplacer le matériel et ce jeune renard a cessé de boire puis m’a repéré.