2025-12-21

A force de croiser la bande locale de Corneilles noires Corvus corone à chacune de mes sorties dans les prés de Lugrin, les oiseaux sont-ils devenus moins méfiants à mon égard ? J’ai pu en approcher un en tout cas qui semblait plus curieux qu’inquiet.

Ce Moineau Passer domesticus a beau être qualifié de domestique, ses représentants lugrinois sont farouches et s’envolent à la moindre tentative d’approche de ma part. Aucune ressemblance de comportement avec ceux qui fréquentent les terrasses de cafés, bien que ce soit la même espèce.

Il y a quelques oiseaux que j’aurais aimé mieux photographier cette semaine, comme le Roitelet huppé Regulus regulus

… le Pinson des arbres Fringilla coelebs

… la Grive draine Turdus viscivorus

… ou le Grimpereau des bois Certhia familiaris (je crois).

Même si celui-ci est pris de plus près, établir la différence entre Grimpereau des jardins Certhia brachydactyla et Grimpereau des bois Certhia familiaris reste ardu.

Heureusement, d’autres ne peuvent être confondus.
Voici le Troglodyte mignon Troglodytes troglodytes

… et la Mésange noire Periparus ater avec sa tache blanche sur la nuque et ses deux barres alaires.

Vous connaissez bien le Pic épeiche Dendrocopos major, avec sa tête noire et blanche, son poitrail blanc et le croupion rouge.

Alors vous noterez que celui-ci est différent : calotte rouge, ventre strié de brun.
Il s’agit du Pic mar Dendrocoptes medius, que je photographie à Lugrin pour la première fois.

Malgré tous mes efforts, en montagne ou en plaine, en promenade ou au cours de longs affuts, impossible de trouver un renne Rangifer tarandus rudolphii dans la région. C’est donc avec une illustration que se clôture cette année 2025.
Très bonnes fêtes !

2024-03-24

La migration bat son plein. Je me suis rendu au point de comptage du Hucel, d’où on voit passer des oiseaux sur leur chemin migratoire. J’ai pu participer à la joie d’ornithologues lors du passage exceptionnel d’un groupe de Cigognes noires, très haut dans le ciel.

Heureusement, d’autres oiseaux passent plus près, comme les Buses variables …

… le Faucon crécerelle, ici une femelle …

… l’Epervier d’Europe …

… ou, peut-être, l’Autour des palombes mais la distinction avec l’épervier est difficile.

Bien sûr, le Milan royal passe encore …

… mais c’est surtout le Milan noir qui est arrivé, reprenant ses perchoirs habituels et testant déjà l’état des nids de l’an passé.

Certains couples se sont formés ou re-formés, les milans sont fidèles d’une année à l’autre. Il y a déjà eu des accouplements et. pour l’un des couples que j’observe, le don de nourriture.

Allons vers d’autres couples, comme les Grèbes huppés, toujours aussi démonstratifs …

… ou les Nettes rousses, dont le mâle hérisse les plumes de la tête pour en faire un modèle de coiffure.

Les Mouettes rieuses sont en pleines parades mais entre les brusque envols pour éloigner un prétendant et les tentatives de séduction, difficile de distinguer. En tout cas, ça se passe dans un vacarme étourdissant.

Les Grands cormorans réinvestissent les nids mais je n’ai pas encore vu d’oiseau couver.

Une Corneille noire, affairée à trouver des garnitures pour son nid, se trouve devant un dilemme : comment ramasser une brindille sans laisser tomber ce qu’elle a déjà dans le bec ? Après plusieurs tentatives, elle a fini par renoncer.

J’ai suivi une Sittelle prospectant les fourches d’un châtaignier. Elle a soudain pris une posture étonnante, semblant se gratter contre le bois.

Plus difficile à suivre, un Pic épeiche tambourinait dans le même arbre.

Il y a de temps à autre des passages de petits groupes de Chardonnerets élégants …

… ou de Serins cini, dont je n’ai pu prendre qu’un seul oiseau.

En plus du Rougegorge familier …

… du Merle noir …

… ou du Roitelet à triple bandeau …

… les Fauvettes à tête noire, ici un mâle, commencent à chanter pour attirer une compagne …

… et les Pouillot véloces sonnent leur « chiff-chaff » répété, ce qui leur vaut leur nom en anglais, Chiff-chaff.

De nombreux papillons ont repris leur vol, dont la Petite tortue …

…et les Bourdons terrestres explorent la moindre fleur pour en tirer pollen et nectar …

… malgré la menace des prédateurs, dont le Lézard des murailles.