Un arc-en-ciel saisi sur le Mont Bénand, dominant le Léman, peut faire croire que la prise de photos est facile. Mais voici un échantillon des difficultés rencontrées cette semaine.
Premièrement, la distance. Que ce soit une grive …
… les Aigles royaux …
…ou le Cincle plongeur, les oiseaux ne se laissent pas approcher autant que je le souhaite.
Et quand l’oiseau n’est pas trop loin, encore faut-il qu’il se montre – Pinson des arbres, mâle.
Il y a aussi les obstacles entre les sujets et le photographe, des branches …
Pic épeichePic épeiche F
… ou des troncs et le manque de lumière.
2 cerfs
Ah oui, j’allais oublier le contre-jour !
Faucon crécerelleFaucon crécerelle
Tout de même, il y a des instants plus favorables, comme pour cette Mésange bleue …
… la Mésange charbonnière …
… ou l’Orite à longue queue.
Il m’aurait fallu grimper dans le châtaignier pour voir de plus près la capture de la Sittelle torchepot. Peut-être un coléoptère.
Ce qu’a ramassé la Corneille noire a provoqué l’envie de ses congénères mais qu’est-ce ?
Une Buse variable a tournoyé puis s’est perchée avant de repartir plus loin.
Au bord du lac, un Héron cendré apprécie un gros poteau d’arrimage d’où il surveille les alentours. Une plume folle sur son front ne semble pas le gêner
Les Harles bièvres commencent à se regrouper , avec occasionnellement quelques conflits de préséance.
Harle bièvre MHarle bièvre F
Enfin, en montagne, c’est tout d’abord le guetteur de la troupe de chamois, dans sa belle toison d’hiver, qui m’a jaugé.
Ensuite la troupe a été visible, pas trop perturbée mais préférant tout de même s’éloigner et descendre dans les rocailles.
Cette semaine, qui a débuté par beau temps sec et chaud, se termine par un épisode de neige qui va perturber un peu la faune et la flore.
Mais, en début de semaine, j’ai pu observer quelques quadrupèdes. Tout d’abord une compagnie de sangliers, déjà photographiés la semaine précédente. Mon chien passe au-dessus d’un épais roncier et les flaire, ce qui provoque leur départ. Si je me poste au-dessous du roncier, je les vois, c’est aussi simple que cela. Il y a toujours un adulte en début de groupe, puis viennent les jeunes, de l’année dernière je pense. Il n’y a pas encore de marcassins.
Ensuite quelques chamois. Le premier a été pris à la suite d’un affût en forêt. Ensuite, la petite troupe à la file indienne est partie dans un pierrier où j’ai fait rouler quelques cailloux. Je me suis immédiatement couché au sol, ce qui a calmé la fuite mais ils ont tout de même changé de pâture. Comme chez les chevreuils, le niveau de stress des chamois se manifeste par les poils de l’arrière train plus ou moins hérissés.
Derniers quadrupèdes : deux biches, couchées à l’abri de buissons plus bas dans le pierrier.
Les chamois et biches étaient en montagne -sous la falaise des Mémises, pour ceux qui connaissent. Le beau temps était aussi favorable aux oiseaux, résidents ou migrateurs.
Cette petite hirondelle brune à la gorge claire est l’Hirondelle de rochers.
Autre habitant des falaises, le Faucon pélerin, reconnaissable à son « casque » noir. Il y a eu un vol nuptial de deux oiseaux, lointains hélas, avec pirouettes et prises de serres.
La montagne donne l’occasion de voir certains oiseaux d’au-dessus, comme cette Buse variable, planant dans la vallée de Bernex.
La frustration de cette journée a été provoquée par ce rapace qui a surgi dans mon dos et que je n’ai donc pu photographier qu’après qu’il m’ait survolé : Aigle royal, individu de deuxième année d’après les taches blanches sous ses ailes.
Fort heureusement, il n’y a pas que des frustrations, il y a aussi des observations exceptionnelles de proximité. Ceci est l’Accenteur alpin, très absorber à chanter – discrètement, le bec fermé, seule la gorge bougeant.
Le Pic noir, mâle, est éloigné mais je suis tout de même satisfait de l’avoir aperçu.
Le Mésange huppée est plutôt forestière. Celle-ci picorait de minuscules insectes dans les bourgeons.
Je me suis aussi rendu un autre jour au Hucel, 970m, site de comptage des migrateurs. Voilà ce qu’on y voit à certains moments : chaque tache est un rapace qui approche. Les courants ne sont pas toujours favorables et les oiseaux passent parfois hors de portée d’objectif. Les ornithologues sont équipés de jumelles et de longues vues puissantes.
Voici tout de même un Milan royal, aux couleurs caractéristiques.
Parmi ces deux oiseaux, le plus petit est un Epervier d’Europe. L’autre a provoqué des avis divergents : épervier ou autour ? Les débats m’ont rassuré, ce n’est pas facile de distinguer ces deux espèces.
Distinguer ? Voici deux photos qui vous permettront désormais de différencier le Grand corbeau de la Corneille noire : forme du bec, forme de la queue. En plus, l’envergure du Grand corbeau est celle d’une Buse variable.
Grand corbeau
Corneille noire
Autour de Lugrin, voici les oiseaux habituels. Tout d’abord le Pouillot véloce…
… la Fauvette à tête noire, mâle …
… le Rougequeue noir …
Rougequeue noir M
Rougequeue noir F
… le Verdier d’Europe …
Verdier d’Europe F
Verdier d’Europe M
Verdier d’Europe M
… le Pinson des arbres, femelle …
… et un Rougegorge familier, haut perché.
Les Milans noirs, au chaud en début de semaine, ont débuté les accouplements chez les couples qui se sont retrouvés en revenant de migration. En fin de semaine, ils ont dû affronter la neige, qui a refroidi tous les élans.
Il reste à espérer que le gel attendu dans la nuit de dimanche à lundi ne soit pas trop violent.
Ça y est, on est en novembre et la première neige a blanchi les montagnes au-dessus de 1500m avant de descendre vers les 1000. Du coup, une sortie en montagne s’imposait pour fouler cette neige toute fraîche.
Les premiers quadrupèdes rencontrés, juste en dessous de la limite de la neige, étaient les chamois. Ils ont leur lainage d’hiver, visiblement.
Ensuite, très proches des chamois, il y a eu un petit groupe de bouquetins, des femelles – aux cornes courtes.
Rien de plus en montagne, le vent violent ayant poussé la plupart des oiseaux à l’abri de la forêt. En « plaine », les Buses variables que j’aperçois semble être installées. Elles sont difficiles à repérer lorsqu’elles sont posées dans les arbres.
Les Grives draines se sauvent rapidement quand on approche mais comme elles se perchent à la cime dégarnie des arbres, elles sont tout de même assez visibles.
Deux merles noirs, une femelle et un mâle au bec jaune sont venus fouiller la vase au point d’eau.
Les mésanges, à leur habitude sont venues se baigner.
Mésange bleue
Mésange nonnette
Cette Corneille noire est passée non loin de moi et presque tous les réglages de l’appareil photo étaient bons pour la prise. Une vitesse un peu plus élevée aurait figé les ailes, peut-être en perdant la sensation de mouvement ?
Un Troglodyte mignon est venu sur une branche clamer son territoire, sur lequel j’ai empiété, pour mon plus grand bonheur !
Les Geais des chênes continuent à dissimuler des noix ou des châtaignes à différents endroits des prés, allant même jusqu’à déposer des feuilles mortes comme on le voit sur la deuxième image.
Au fur et à mesure que les feuilles tombent, les Sittelles torchepot redeviennent visibles.
Cette semaine prend fin en espérant que ce joli Faisan survive aux journées de chasse et continue à parader avec son faux-col blanc.
Débutons par une série de photos offertes par un chamois très coopératif qui a longé mon sentier, quoique plus haut dans des rochers étroits, l’espace de quelques bonds avant de disparaître au détour de la falaise. Lieu : col du Pertuis, Thollon.
Non loin, c’est une Buse variable qui est venue se poser dans les herbes avant de repartir, surprise d’avoir perçu ma présence.
A propos des Buses variables, je suis toujours surpris par les extrêmes de la variabilité du plumage : on va du gris et blanc jusqu’au brun foncé en passant par le roux. L’oiseau quasiment blanc est lorrain, tout comme les oiseaux au ventre roux (Halstroff, nord de la Moselle). Les autres sont lugrinois.
Egalement au-dessus de Halstroff, le Milan royal est encore présent. La queue quasiment blanche est caractéristique d’un jeune de l’année.
Encore au-dessus des champs de Halstroff, un Faucon crécerelle a tenté plusieurs chasses, dont une attaque ratée sur des Pigeons ramiers.
Le Tarier pâtre, dont le mâle est joliment coloré, ne vient pas dans les prairies de Lugrin mais est souvent visible dans les haies autour des champs à Halstroff.
Un intermède avec quelques insectes, dont ce Sympetrum qui disparaîtra avec les premiers froids …
… et des papilllons et autres abeilles et mouches. Un bouquet d’asters, je crois, a attiré toute une variété de convives.
Thécla du bouleau F
Damier, à préciser
Vulcain
Petite tortue
Petite tortue
Paon de jour
Paon de jour
Paon de jour
Cuivré
Cuivré
Cuivré
Autographa
Diptère
Abeille
J’espère ne pas heurter des arachnophobes avec les images qui suivent mais la rosée matinale sur l’Argiope frelon – classée Epeire par le Museum d’Histoire Naturelle – est tout de même magnifique ! Quand à l’Epeire diadème au joli motif dorsal, ce n’est pas l’araignée de Tintin dans « l’Ile mystérieuse » car la bestiole dessinée par Hergé serait selon certains une Epeire fasciée. Reprenez vos classiques.
Argiope frelon
Argiope frelon
Argiope frelon
Epeire diadème
Retour vers les oiseaux de Lugrin. Un Epervier d’Europe, femelle, repéré après une tentative de capture d’un geai des chênes qui poussait des cris d’alerte encore plus fort qu’à l’habitude.
Pinson des arbres, femelle en premier puis mâle avec la gorge rose. Sur la dernière photo, le Pinson partage sa flaque avec un Gobemouche noir.
Gobemouches, noir en première photo et gris sur les deux suivantes.
Pouillot véloce, le deuxième encore ébouriffé après son bain.
Troglodyte mignon
Rougegorge familier
Mésange charbonnière dans le maïs, sans risque pour la récolte puisqu’elle est encore période insectivore.
Geai des chênes avec une noix ou une châtaigne ?
Et un autre animal qui transporte de la nourriture – petite pomme ou noix verte – l’Ecureuil roux.