Semaine après semaine

2022-01-23

La pleine lune du 18 janvier a été voilée le soir mais le matin du 19 a présenté un beau spectacle sur le Léman.

Il m’arrive parfois en fin de semaine de ne plus savoir pourquoi j’ai pris une photo ou l’autre, l’animal observé étant particulièrement discret sur l’image, même en agrandissant.
C’est le cas de ce Grimpereau, qui démontre avec brio son mimétisme avec les écorces.

C’est aussi le cas de ce Pic épeiche, qui fait tout pour se faire passer pour une branche.

Heureusement, il y en a d’autres qui se montrent bien. La taille du Geai des chênes, gros comme une corneille, y est pour quelque chose.

La Sittelle torchepot se repère à son chant répété « huit » et à ses mouvements incessants sur les troncs et les branches.

La Buse variable, parce que c’est un rapace, se perche toujours à une hauteur qui lui donne une vue panoramique. J’ai suivi celle-ci d’un perchoir à l’autre, jusqu’à son installation inconfortable dans un cerisier, une aile bloquée par une branche. Elle est ensuite partie chercher un lieu plus respectueux de son plumage.

J’ai aussi passé un moment au point d’eau, enfin revenu au soleil quelques instants chaque jour après des semaines pendant lesquelles la hauteur de l’astre n’est pas suffisante pour réchauffer cet endroit.
J’ai pu faire quelques photos de Moineau domestique, ébouriffé par son bain…

…un Chardonneret élégant proche d’une Mésange charbonnière …

… une Mésange charbonnière seule…

… et une femelle de Bouvreuil pivoine, à peine attentive au bruit du déclencheur.

J’ai déjà présenté les Orites , anciennement nommées Mésanges à longue queue, ainsi que l’individu à tête blanche. D’après les ouvrages d’identification, je pensais que ce pouvait être un oiseau de la sous-espèce nordique. Après discussion sur d’un forum, il s’avère que c’est simplement un individu atypique, qui n’a pas la bande brune au-dessus de l’oeil comme les autres, voir la première photo.

Un passage au bord du lac a offert le passage d’un Héron cendré.

Mais le clou de la semaine a été ce Cincle plongeur qui m’a laissé approcher peu à peu, puis qui s’est totalement désintéressé de moi une fois que je me suis assis, à mon grand inconfort à cause de l’humidité et du froid.

Et enfin, pour ceux qui pensent que la Corneille noire est vraiment noire, un rayon de soleil fait chatoyer des couleurs inattendues.

2022-01-16

Le temps a été assez froid plusieurs jours de suite pour geler le sol et provoquer des glaçons inhabituels là où de l’eau goutte et éclabousse.

Est-ce à cause du froid, les oiseaux se sont montrés timides, sauf les Mésanges noires dans mon jardin…

… et les Rougegorges familiers qui commencent à établir leurs territoires avec de grands cris.

Pour voir d’autres oiseaux, il faut avoir la chance de les repérer à l’arrivée au sol ou dans les arbres, sinon ils sont trop bien camouflés. Voici l’exemple d’un Pic épeiche…

… et celui des Grives draines …

… ou encore la Buse variable. Heureusement, ces rapaces se perchent souvent en hauteur et deviennent, à ce moment, bien visibles.

Le Geai des chênes est aussi très visible, dès qu’il déploie ses ailes.

Si le Geai transporte une châtaigne, j’ignore ce que cette Corneille noire avait sous sa patte droite mais elle a pris le temps de déguster par becquées successives pendant que je tentais une approche sous les branches.

Cette série de photos est composée de plusieurs observations de Grimpereaux. Sur certaines photos, le blanc pur du ventre et l’ongle postérieur long font pencher pour un Grimpereau des bois. Par contre, sur certaines autres, l’oiseau semble avoir le ventre légèrement brun et un ongle postérieur « normal ». Du coup, je reste sur la dénomination d’espèce, Grimpereau.

Le Grosbec casse-noyaux est unique et son allure suffit à le distinguer, sans hésitation.

La Sittelle torchepot est aussi suffisamment typée pour qu’il n’y ait aucun doute lorsqu’on la repère dans les arbres.

Quant au Cincle plongeur, étant le seul de son espèce, il est facile à identifier.

Ceci n’a rien à voir avec les oiseaux mais c’est au bord de l’eau : les restes de repas des castors. Ils coupent des arbres, jusqu’à 10 cm de diamètre, puis rongent l’écorce du tronc et des branches pour se nourrir. l’éparpillement des branches semble indiquer qu’ils étaient deux ou trois au moins à partager le repas.

E t pour finir, la Pie bavarde, oiseau bruyant mais magnifique quand le soleil irise le plumage.

2022-01-09

En cette deuxième semaine de l’année, je suis allé explorer une zone très sauvage des berges de la Dranse. Le cliché fait penser à un espace tranquille et pittoresque mais, de plus près, c’est un amas de ronces presque impénétrable, comme on le voit ci-dessous.

L’oiseau qui se promène tranquillement entre ronces et orties, c’est un Accenteur mouchet, discret et très bien camouflé.

Les castors viennent couper de jeunes arbres, saules et aulnes, surtout dans les lieux sans présence humaine, mais ce sont des animaux beaucoup plus nocturnes que moi. Je retournerai peut-être un soir, à une saison plus tempérée.

La sauvagerie du coin est propice à la présence du Cincle plongeur, qui m’a présenté sa technique de chasse sub-aquatique, malheureusement d’assez loin. On aperçoit sur certaines photos des objets bleus ou blanc : ce sont, hélas, des déchets de plastique.

Partout où il y a de l’eau, il y a des Grands cormorans…

… et dès que le cours d’eau s’ouvre sur le lac, on voit des grèbes, comme le Grèbe huppé …

… ou les Grèbes castagneux, en ce moment rassemblés en bandes pour l’hiver avant de redevenir plus indépendants pendant la période de nidification.

Bien entendu, les Hérons cendrés fréquentent ces lieux au calme et proches de l’eau. Ils partagent leurs perchoirs avec les Corneilles noires et les Grands cormorans. Chez plusieurs espèces d’oiseaux, comme pour les hérons en photos 3 et 4, on assiste déjà à des prémices de formation de couples.

C’est le cas chez les Nettes rousses – mâle très coloré et femelle plus discrète ….

… chez les Fuligules morillons – femelle terne devant et mâles au ventre blanc en poursuite …

… ainsi que chez les Harles bièvres – mâle à tête vert foncé et femelle à tête rousse …

… ou encore chez les Cygnes tuberculés, dont il est impossible de distinguer mâle et femelle.

Les Bouvreuils pivoine, que je ne vois que rarement, se sont montrés brièvement et, chose exceptionnelle, il y en avait quatre dans les arbres (photo 1), deux mâles à la gorge rouge et deux femelles grises et noires.

Une autre rareté passée presque hors de portée de mon objectif, est le Pic mar, reconnaissable à sa calotte rouge et le rouge diffus en bas du ventre.

Le Pic épeiche est commun dans la région, j’en présente régulièrement des photos.

Je suis toujours content d’apercevoir des Grosbec casse-noyaux mais je ne parviens pas à en tirer des portraits rapprochés.

Les grives seront bientôt en nidification, pour que les premiers jeunes paraissent avant le mois de mars.

Quelques petits oiseaux, croisés ici et là.

Dans la famille des corvidés, voici un Geai des chênes …

… et des Corneilles noires, dont une qui ne s’est pas préoccupée de ma présence.

Une Buse variable m’a surveillé pendant que je l’approchais puis s’est envolée pour se percher sur un isolateur électrique. Ce qui prouve bien que tant qu’on n’est pas au contact du sol, il n’y a pas d’éléctrocution.

2022-01-02

Premier article de la nouvelle année, composé pour l’essentiel de photos prises dans les derniers jours de l’année passée, mais les oiseaux ne s’en soucient guère : leur principale occupation est de trouver à se nourrir.

Le Pic épeiche au sommet du sapin est entouré d’insectes volants, il n’a pas eu trop de peine à en picorer dans les branches. Ses deux derniers congénères ont dû frapper du bec pour déloger leur pitance.

Les Buses variables, installées pour l’hiver, sont maintenant plus visibles même si elles restent farouches. En deuxième photo, les branches du mélèze sont partagées avec deux Pies bavardes, qui ont tenté quelques manœuvres d’intimidation avant de laisser la place au rapace.

En montagne, par un temps chaud qui a fait fondre presque toute la neige, les Chardonnerets élégants ont fait un ballet coloré, s’envolant au moindre mouvement des herbes autour d’eux.

En montagne aussi, une Mésange huppée cherchait des graines au sol.

Il aurait été dommage de monter à plus de 1400m et ne pas voir d’Aigle royal. Chose faite, même si les deux oiseaux sont restés distants au dessus du Pic Boré.

Plus bas, dans les prairies de Lugrin, un plus petit rapace attend peut-être le passage d’un rongeur : un Faucon crécerelle mâle.

Dans la famille des corvidés, voici un petit groupe de Corneilles noires …

… et des Geais des chênes.

En clôture, Mésange bleue et Mésange noire.

2021-12-19

Cette semaine, un peu pauvre en diversité, s’ouvre avec des oiseaux du jardin, venus se nourrir aux mangeoires d’hiver. Tout d’abord une série de mésanges.

Un mâle de Pinson des arbres présente son plumage coloré.

La femelle du Moineau domestique est nettement plus terne.

Mais le Rougegorge familier vient rehausser un peu le tableau.

Le Geai des chênes ne vient pas encore aux mangeoires mais dès que l’un d’eux a trouvé de la nourriture ce sont des dizaines d’oiseaux qui se chamaillent dans les arbres. Celui-ci, avec son quignon de pain, a provoqué une véritable émeute.

En lisière de bois, on voit de temps en temps quelques rapaces aux aguets.
Voici une Buse variable, qui n’a pas été trop farouche…

… et un Faucon crécerelle, femelle je crois, qui s’est aussi laissée approcher.

Au bord du lac, tout d’abord un Héron cendré solitaire, perché sur les branches d’un châtaignier sec.

Puis un autre Héron cendré, très entouré, puisqu’on compte trois mâles de Harle bièvre et deux femelles, ainsi qu’un Grand cormoran.

Quelques instants plus tard, les Harles bièvres ont pris leur envol au-dessus des vagues de l’embouchure de la Dranse. Mâles : tête vert foncé-noir, femelles : tête rouille.

Le ventre blanc du Grand cormoran indique que c’est un oiseau immature, les adultes ayant le ventre noir.

Tout comme la semaine précédente et au même endroit, j’ai retrouvé un Cincle plongeur, tout de même plus farouche.

La neige a totalement fondu au niveau du lac et seuls les Cygnes tuberculés en portent encore la couleur.

2021-12-12

Cette semaine, la neige est descendue, d’abord aux alentours de 7-800m puis jusqu’au niveau du lac.

Les premières photos ont été prises dans mon jardin, envahi d’oiseaux venus chercher les graines de tournesol que je leur propose en hiver. L’accenteur mouchet, quasi invisible habituellement, sort de sa timidité pour picorer au sol.

Les Pinsons des arbres picorent aussi au sol. Curieusement, j’ai observé des groupes de mâles et, seulement de temps à autres, des femelles. En passant, les pinsons ont les mandibules suffisamment puissantes pour briser l’écorce des graines de tournesol, alors que les mésanges emportent la graine et doivent la frapper du bec en la tenant sous une patte pour ôter l’écorce.

Les oiseaux plus petits et agiles vont plutôt vers la mangeoire. Le Rougegorge familier va aussi bien au sol qu’à la mangeoire, selon l’encombrement.

Bien sûr les mésanges sont présentes en nombre et en variété. J’en ai profité pour faire quelques portraits rapprochés.

Les grives trouvent encore assez de ressources dans les prés pour ne pas avoir à s’approcher des mangeoires. Je suis presque certain qu’il s’agit de Grives musiciennes, les taches ayant une forme de pointe de flèche.

Toujours loin des mangeoires, voici quelques autres observations d’oiseaux qui se nourrissent. Une Bergeronnette des ruisseaux, qui tente d’attraper un insecte flottant à la surface de l’eau…

… une Bergeronnette grise qui picore dans les galets au bord du lac. Sur la deuxième photo, on aperçoit un Cincle plongeur en arrière plan, nous y reviendrons …

… des Merles noirs, femelles et mâles, qui gobent des baies -toxiques pour nous -dans un if …

… un Pouillot véloce qui cherche des insectes …

… et un Verdier d’Europe mâle qui surveille les alentours du sommet d’un arbre.

Un peu plus haut, j’ai mentionné le Cincle plongeur. La première photo correspond à la distance habituelle à laquelle je vois évoluer cet oiseau. Les photos suivantes sont donc, pour moi, exceptionnelles …

… mais un peu plus loin, un autre cincle était affairé à chercher des larves et insectes dans les débris et il ne s’est pas occupé de ma présence, pas plus que celui occupé à se gratter sur son vieux tronc flotté.

Bien entendu, je me trouvais au bord du lac. Voici les autres rencontres sur les rives : un Héron cendré …

… une femelle de Harle bièvre – avec quel brushing ! …

… un Grand cormoran …

… et un petit groupe de Sarcelles d’hiver. Les mâles ont la tête vert, brun et beige. Les femelles restent discrètement dans les teintes brunes.

Retour dans les arbres avec les Mésanges nonnettes suspendues sous les rameaux …

… le Grosbec casse-noyaux à l’énorme tête …

… et la Sittelle torchepot dans un châtaignier

Dans les châtaigniers, on voit les écureuils, quand il ne fait pas trop froid.

Le manège de l’un d’eux dans un cèdre a attiré mon attention. J’ai vu qu’il « cueillait » soigneusement des brindilles, qu’il rapportait ensuite dans une branche touffue, probablement pour construire son nid d’hiver. C’est un individu plus cigale que fourmi, observé jeudi. Vendredi, il neigeait une dizaine de centimètres.

A plusieurs reprises dans la semaine, j’ai tenté de capturer – en photo – une femelle de Pic noir qui fréquente mes bois. Après quelques images assez décevantes…

… j’ai pu en prendre d’un peu meilleures, quelques jours plus tard.

Pour terminer, voici deux oiseaux que l’on voit en noir et blanc mais dont la photo révèle des couleurs irisées. La Corneille noire …

et la Pie bavarde.

2021-12-05

Aux premiers jours de décembre, la vie des oiseaux est difficile mais pas seulement à cause du froid. Ce merle a probablement échappé à l’attaque d’un chat ou d’une fouine. Par contre, ci-dessous, les femelles du Merle noir prennent de belles couleurs sous la gorge.

De belles couleurs aussi chez le Rouge-gorge familier et chez les Pinsons des arbres, même si les femelles ont un plumage à dominante brune.

Si la Mésange charbonnière est fréquente, la Mésange noire se montre beaucoup plus rarement.

Un Pic épeiche est venu faire une démonstration d’agilité. Quand on voit les ongles et la raideur des deux plumes caudales, on comprend mieux son adresse.

Autre démonstration, l’aérodynamisme du Héron cendré, vu de dos. je suis aussi admiratif des vagues dans le plumage au moment de ralentir pour se placer sur un perchoir exigu.

Que dire du Grand cormoran, si ce n’est qu’il est en effet plutôt grand avec presque 1m50 d’envergure.

Un oiseau rare, tout au moins dans mes observations, a passé quelques instants dans un bouleau avant d’être chassé par deux corneilles : un Autour des palombes, individu de 1ère année d’après le plumage.

Les dites corneilles picorent des graines dans les galets du rivage.

Pas trop loin sur le lac, une femelle de Harle bièvre s’est laissée photographier.

Pour clore la semaine, une scène de famille chez les Grèbes huppés : une jeune « ado » à la tête rayée harcèle un adulte en quémandant de la nourriture. N’obtenant pas de réponse, il a d’abord secoué la tête dans l’eau – ça me semble bien remplacer le trépignement – puis il est allé jusqu’à piquer le flanc de l’adulte qui s’adonnait à sa toilette. Je n’ai pas malheureusement la photo de la la dernière phase où l’adulte chasse le jeune.

2021-11-28

En première photo, de mauvaise qualité en raison de l’éloignement, je vous présente la 169ème espèce d’oiseau de mon catalogue d’observations : un mâle de Garrot à oeil d’or. C’est le petit canard noir à droite de la photo. En période de nidification, il fréquente la forêt boréale sur les lacs calmes et les cours d’eau lents . En période d’hivernage, on le trouve sur les rives des grands lacs, aux abords des estuaires et des baies abritées. Il y a eu plusieurs observations de cette espèce sur le Léman ces derniers jours.

Les deux autres canards endormis visibles sur cette photo sont, à gauche un mâle de Harle bièvre et à gauche une femelle. Le mâle arbore en ce moment un plumage saumon plutôt que blanc, très élégant, comme le montrent ces autres photos, plus rapprochées.


Puisqu’on parle de couleur, admirez les gambettes vertes de la Gallinule poule-d’eau. En dernière photo un jeune de l’année, encore brun, en train de s’approcher d’un insecte noyé.


En termes de couleurs, le Fuligule milouin se défend plutôt bien, surtout le mâle à droite, avec son bel oeil rubis.


Le curieux petit canard suivant n’est pas un poussin mais bien un adulte : il s’agit du Grèbe castagneux. Les adultes sont distingués par une petite tache jaune à la base du bec, ce que n’a pas le jeune en dernière photo.


Dans la grande famille des grèbes, il y a le Grèbe huppé dont cet individu qui n’a jamais voulu se tourner vers moi. Timide ?


Un Héron cendré s’est laissé approcher, très occupé à guetter des poissons depuis la rive. Il ne faut tout de même pas venir trop près…


Encore un Héron cendré mais un jeune de l’année, à la tête grise, occupé à chercher des vers de terre. Succès en avant-dernière photo.


Loin du lac mais dans l’eau tout de même, une Mésange bleue …


… une Mésange nonnette …


… et un Pinson des arbres, mâle.


Les Orites (ex Mésanges à longue queue) ont habituellement la tête rayée. Occasionnellement, un individu à la tête blanche apparaît dans le groupe. C’est la sous-espèce « caudatus », plus nordique, qui rejoint des « europaeus ».


Un Troglodyte mignon a mis quelques instants à s’inquiéter de ma présence, m’offrant au passage des portraits rapprochés.


Les Chardonnerets élégants sont restés éloignés, en bande.


Le Geai des chênes s’est à nouveau fait photogénique, que ce soit dans le pré ou à la cime d’un bouleau.

2021-11-21

Alors que les nuages couvrent tout le Léman depuis quelques jours, je suis allé chercher le soleil au -dessus des 1000m d’altitude, vers les chalets de Neuteu, le col de Bise et le col de Pavis, proches de la Dent d’Oche . J’ai trouvé de la neige, de la glace et une vue dégagée sur tous les massifs environnants.
J’ai aussi rencontré deux espèces stars …

… les Chocards à bec jaune, après avoir libéré leur espace aérien de la présence d’un Faucon crécerelle,


… sont venus me tourner autour, guettant les miettes de mon sandwich. J’ai partagé, un petit bout de fromage et un bout de jambon qui ont vite fait de disparaître. Ce sont des oiseaux agiles et peu farouches. Il a fallu que je change d’objectif pour la dernière photo, prise au 50mm.


Autre star, les bouquetins. D’abord aperçus au loin sur les crêtes


… puis dans une combe en compagnie des chamois …


… avant de rencontrer deux grands mâles qui avaient décidé de traverser le sentier sur lequel je marchais.


Un grand rapace a survolé le massif de la Dent d’Oche. Il s’agit d’un Vautour fauve, que je pensais déjà parti vers le sud. Un retardataire ?


Une autre observation étonnante : un Opilion, aussi connu sous les noms de faucheur ou faucheux, se déplaçant sur la neige gelée.


L’oiseau qui occupe les arbres de la plaine jusqu’à la montagne, c’est la Corneille noire. Celle-ci surveille son territoire depuis la cime d’un châtaignier.


Aussi sur un tronc de châtaignier, voici une femelle de Pic épeiche.


Autre chasseur infatigable dans les arbres, la Mésange bleue.


Un Merle noir a tenté de se dissimuler mais les chatons de noisetier sont tout de même insuffisants.


Ce Geai des chênes cherche son équilibre, perché tout au bout de branches un peu trop fines pour son poids.


Je ne désespère pas de réussir de bonne photos de Grive draine, un jour. Au moins la dernière image témoigne de la couleur blanche du dessous de l’aile.


Ces deux photos sont de piètre qualité, prises de loin. Mais quel plaisir de revoir un Bouvreuil pivoine, mâle. La dernière observation de cet oiseau remonte à septembre 2020 !

2021-11-14

Commençons par quelques portraits, assez rapprochés, offerts par la chance


Les oiseaux du lac ont été observés un jour de forte bise. Les Grands cormorans, secoués par les vagues, m’ont fait penser à des périscopes, avant de s’envoler vers d’autres lieux de pêche.


De leur côté, les Mouettes rieuses se laissaient porter par le vent, sans un coup d’aile


Chez les Goélands leucophée, deux adultes surveillaient la surface de l’eau pendant qu’un immature aux ailes marquées de brun me survolait lentement.


Les Grèbes huppés semblent très occupés à la pêche. Ils ne négligent pas pour autant la surveillance et les plongées sont parfois destinées à lancer une attaque subaquatique contre un congénère trop rapproché. Ce dernier s’éloigne alors à toute la vitesse de ses pattes palmées, comme le montrent les éclaboussures.


D’autres Grèbes huppés s’étaient mis à l’abri du vent derrière une digue. D’abord, deux adultes …


…et un jeune de l’année comme le montre le plumage rayé sur le côté de la tête. L’eau calme m’a permis de prendre la photo d’une plongée.


Ausommet des haies, les Grosbecs casse-noyaux sont revenus ou peut-être simplement sont redevenus visibles. Ils sont restés tout de même assez lointains.


D’autres oiseaux recherchent activement de la nourriture, dans les branches ou
au sol.


Les mésanges investissent à nouveau leur point d’eau mais comment se baigner quand les feuilles mortes encombrent la baignoire ?


La semaine se termine avec une observation peu fréquente, en plus d’être probablement la dernière de la saison : une chauve-souris volant en plein jour, peut-être dérangée dans son gîte. Impossible malheureusement de déterminer l’espèce.