Semaine après semaine

2023-04-23

Ouverture sur un papillon à la couleur soutenue : l’Azuré de la Faucille ou Cupido argiades. Pourquoi les jolis noms latins n’ont-ils pas été repris dans la dénomination française ?

Ces derniers temps, j’ai présenté un certain nombre de photos d’oiseaux en migration. C’est un phénomème qui touche aussi d’autres animaux, à une autre échelle. Après quelques jours de chaleur, ce sont des abeilles qui se préparent à partir vers une autre résidence.

Il y a, naturellement, encore des rapaces qui migrent, comme ce Faucon crécerelle, qui partage quelques instants le ciel avec un Milan noir.

Les Milans noirs estivants de Lugrin sont visibles dans leurs nids pendant quelques jours encore, tant que les arbres sont dépourvus de feuilles. Il y a deux nids, tous deux dans des châtaigniers. Le premier est visible d’en dessous, on ne voit donc que la tête de l’oiseau qui couve. Le deuxième nid est visible par en dessus car il se situe en contrebas d’une route. Les objets clairs que l’on voit sur le côté de l’oiseau sont des morceaux de plastique, censés embellir le nid …

En passant, qui couve, le mâle ou la femelle ou les deux à tour de rôle ?
Dans le premier nid, je sais que la femelle était en train de couver, avant de partir se dégourdir les ailes puis de s’accoupler avec le mâle (première photo).

Les Hirondelles rustiques sont bien revenues à Lugrin depuis quelques jours. Elles sont maintenant occupées à préparer les nids, collectant des brins d’herbes et de petites brindilles.

Pas de nids de Grand cormoran visibles à proximité de chez moi – il y en aura dans la prochaine publication – mais les oiseaux viennent souvent pêcher à portée d’objectif. Les Grands cormorans sont en ce moment en plumage nuptial avec une crête noire à la punk, la nuque et les hanches marquées de blanc.

Allez, encore deux couples pour compléter le carnet d’état civil, le Canard colvert …

… et le Harle bièvre.

Il reste encore deux oiseaux aquatiques à présenter, le Goéland leucophée, spécimen immature …

… et le Héron cendré.

C’est maintenant le tour des oiseaux « terrestres », en commençant par une femelle de Rougequeue noir …

… que l’on retrouve parmi les oiseaux fréquentant la source.

Quelques photos de Fauvette à tête noire …

… et un oiseau peu fréquent, que je vois une ou deux fois par an seulement : un Pipit des arbres.

Deux photos de Mésange charbonnière. La vitesse des mouvements est toujours surprenante : la deuxième photo a été déclenchée au 1/400è de seconde.

On parle beaucoup ces jours-ci de l’intelligence artificielle. En photo, elle peut notamment servir à améliorer la netteté des images, voire à générer des images. Mais, il y a beaucoup plus simple. Inversez les photos et vous pourrez illustrer une pub pour un démêlant à cheveux !

2023-04-16

Aujourd’hui les photos sont dans l’ordre de leur prise ou presque, au fur et à mesure de mes déplacements entre Lugrin, Varaize (Charente-Maritime) et Fontenilles (Haute-Garonne).

A Lugrin, les rapaces migrateurs continuent de passer dans le ciel, à des altitudes variables selon les vents et selon les espèces. Voici quelques Buses variables, aux plumages en effet variables…

… un Milan royal dont une plume est cassée …

… ainsi qu’un Epervier ou un Autour.

Pour les Milans noirs, entre ceux qui sont installés pour la saison, ceux qui tentent de s’installer et les migrateurs qui poursuivent leur chemin, il est difficile de distinguer. Quand un oiseau transporte des matériaux – branches ou bloc de mousse – on peut sans risque affirmer que c’est un oiseau installé.

Situation peu fréquente, un Milan royal est posé sur une branche, dominé par un Milan noir. Le royal est en pause migratoire, il ne s’arrête pas à Lugrin, et le noir est un individu local dont le nid est à proximité. La trêve n’a pas duré et le Milan royal a dû repartir sans tarder.

Deux Hérons cendrés prospectent les grands arbres en bordure du lac pour tenter de poser un nid. Ils sont régulièrement éloignés par les Milans noirs locaux. Pourtant, ils viennent dans ce châtaignier de temps en temps pour prélever des branchages pour leur nid.

Autre nid visible, un ancien nid de corneilles qui est maintenant testé par un couple de Pies bavardes. Mais, bien qu’on aperçoive la queue d’un oiseau dépasser des brindilles, l’occupation n’est pas permanente.

Autour du point d’eau, voici quelques petits oiseaux. Fauvette à tête noire, prenant son bain avec un plaisir évident, Troglodyte mignon, Rougegorge familier, Pouillot véloce ou Verdier d’Europe.

Avant de quitter Lugrin, un Ecureuil roux pointe le bout de son nez et démontre que ses oreilles sont arrondies et non pointues.

Déplacement à Varaize en Charente-Maritime, où les matins sont très humides.

A peine le brouillard levé que les Lièvres doivent être attentifs et se sauver à la première alerte – et pas question de respecter le stop.

De nombreux oiseaux vont et viennent entre les haies et les câbles.

Les Hirondelles rustiques se reposent quelques instants entre deux chasses aux insectes.

La Huppe fasciée m’a causé de la frustration : le chant « poupoupou – poupoupou » s’entend souvent mais l’oiseau ne s’est montré qu’une seule fois et la photo est floue.

Les Alouettes des champs s’entendent aussi dans tous les prés en jachère mais au moins on peut les voir, surtout quand elles redescendent de leur vol sonore.

Un grand entassement de vieux ceps de vigne sert de perchoir à différents oiseaux.

Oedicnème criard, c’est le nom curieux de cet oiseau, de la taille d’un canard, vu de loin seulement. Et il vient de loin, puisqu’il hiverne en Afrique et n’apparaît dans le sud de la France que pour la période de reproduction.

Petit oiseau habituellement discret, l’Accenteur mouchet m’a surpris : celui-ci était perché dans un arbre et chantait. La saison des amours lui fait perdre toute sa timidité ?

Un assez grand rapace est passé au loin. C’est un Busard, probablement une femelle de Busard Saint-Martin.

Encore dans les rapaces, c’est une paire de Faucons crécerelles qui a fait une démonstration de vol, à mon avis une parade nuptiale. La femelle a la tête est le dessus de la queue bruns, le mâle y présente du gris.

Et un nouveau changement d’horizon pour se rendre à Fontenilles, en région toulousaine.
De nombreux papillons ont croisé mon chemin, dont un Grand porte-queue ou Machaon, aux ailes bien fatiguées.

Un prédateur redoutable pour tous les insectes, dont les papillons, la Grenouille verte.

Les Bruants proyers se trouvent en nombre, sur les fils ou dans les buissons. C’est un oiseau que je n’ai encore jamais vu à Lugrin.

Parmi les Bruants, voici un mâle de Bruant zizi.

Et un autre mâle, celui du Tarier pâtre.

Cet oiseau qui sieste dans un buisson est tout simplement un mâle de Moineau domestique.

Un Faucon crécerelle semble apprécier son perchoir, qui lui permet d’observer les prés aux alentours.

Et voilà encore des Pies bavardes, pour le plaisir non pas de leur « chant » mais des reflets bleus et verts de leur plumage.

D’où vient l’expression « se bécoter » ? Il suffit de regarder ces Pigeons ramiers et on a la réponse.

Retour à Lugrin ! Il y a encore des passages de rapaces en migration, comme ces Milans royaux.

Les Milans noirs installés pour la saison, même s’il y a déjà eu de nombreux accouplements, s’adonnent maintenant aux parades nuptiales, impressionnantes par l’altitude et la vitesse auxquelles elles se déroulent.

Pour ceux qui ne souffrent pas de la phobie des araignées, vous pouvez aller voir la page qui leur est maintenant consacrée. Une observation faite à Fontenilles (Haute-Garonne) de Zoropsis spinimana, d’une taille de 2 cm environ sans les pattes, vous y attend.

2023-04-02

S’il y a un arc-en-ciel sur le Léman, c’est parce qu’il y a eu de la pluie … C’est ce qui explique que la moisson d’observations de la semaine est réduite.

Mais tout de même, il y a encore pas mal de passage de migrateurs, dont les rapaces, comme cette Buse variable au plumage bien fatigué.

Autre rapace, probablement migrateur d’après sa trajectoire, un Epervier d’Europe.

Le Milan royal est certainement migrateur au-dessus de Lugrin, puisqu’il n’y niche pas selon les observations de différents sites ornithologiques. Mais il lui a fallu esquiver les attaques du Milan noir, protégeant son espace aérien.

A quelques minutes d’intervalle, c’est une Buse variable qu’il a fallu chasser …

… Buse variable qui s’est rapidement écartée vers une ascendance thermique moins fréquentée …

.. pendant que le Milan noir allait se poser sur son perchoir.

Du côté des petits oiseaux, en voici quelques uns :

Ceux qui viennent ensuite sont des oiseaux vus en Charente maritime, entre deux averses.

2023-03-26

L’eau du Léman a été, une journée de cette semaine, particulièrement calme et claire. Les reflets des oiseaux sont donc très nets.

Cette clarté de l’eau m’a donné l’occasion rare de voir un Grèbe huppé en plongée.

Et, un peu plus loin, c’est la silhouette d’un brochet qui était visible.

Ce n’est plus l’eau du lac mais celle de la source que sont venus boire quelques oiseaux.

Le Pigeon ramier n’est pas spécialement farouche mais celui-ci s’est tout de même laissé approcher plus que d’autres de ses congénères.

Un Pic épeiche tambourine dans les branches mortes d’un châtaignier.

Une Corneille noire transporte des débris végétaux, probablement pour garnir son nid.

Et quelques photos de Milan noir. Nos voisins saisonniers semblent être revenus, en tout cas, les anciens nids sont inspectés avec attention et il commence à y avoir des cadeaux de branchages et quelques accouplements.

Une Buse variable, peut-être en migration.

Et l’Ecureuil roux qui grignotte une des rares châtaignes restante de l’automne.

2023-03-19

Ils sont revenus !
Après les passages des Milans royaux et des Buses variables en migration, les Milans noirs ont suivi.

Et maintenant, ceux qui vont passer ici la saison jusqu’à la mi-juillet, ont repris possession de leurs perchoirs favoris. Ils ne sont pas encore tous arrivés mais il y en a chaque jour un peu plus.

Autre rapace, l’Epervier d’Europe. A la façon dont certains volent, de manière décidée en suivant la rive du lac vers la Suisse à l’est, on se doute que ce sont des oiseaux en migration. Pour d’autres, qui cerclent dans des thermiques, il est difficile d’interpréter : oiseau local ou migrateur ?

Le hasard cette semaine m’a permis de prendre deux oiseaux en contre-jour. Un Rougegorge familier …

… et un Héron cendré.

Un autre ne m’a offert que son dos, un Pouillot véloce.

Des Merles noirs ont été plus coopératifs.

Dans les bois, voici une Sittelle torchepot …

… un mâle de Verdier d’Europe, occupé à grésiller du haut d’un mélèze …

… un Roitelet huppé …

… et une Mésange bleue. Je suis retourné observer quelques jours plus tard mais aucun mouvement. L’oiseau est-il en train de couver ou le nichoir potentiel n’a finalement pas été adopté ?

Autre mésange, la Mésange noire …

… et autre mésange encore, la Mésange charbonnière.

Parmi les autres oiseaux qui fréquentent la source, un mâle de Pinson des arbres …

… une petite troupe de Tarins des aulnes, dont les mâles ont des couleurs vives et une calotte noire bien marquée.

Mon camouflage et mon immobilité ont trompé quelques instants la vigilance d’une Pie bavarde, oiseau habituellement très méfiant au moment d’aller boire.

Corvidé comme la Pie, la Corneille noire du bord du lac n’a pas eu le coup de lumière nécessaire pour iriser le plumage.

La Bergeronnette grise parcourt les rives à la recherche de petites larves et d’insectes.

La Mouette rieuse m’a coûté un peu de patience pour réussir un cliché de face.

Deux Cygnes tuberculés en vol …

… sont passés juste avant un vol de Harles bièvres …

… pendant que les Fuligules morillons s’adonnaient à leur toilette …

… et que le Grèbe huppé ne s’inquiétait guère de son reflet.

Le parc de la Dranse à Amphion abrite une importante colonie de Héron cendré. Voici quelques images des oiseaux posés à la cime des grands arbres …

… ou en vol autour de leurs perchoirs.

D’autres oiseaux continuent à collecter des branches pour garnir leurs nids.

Mais cette concentration d’occupants provoque aussi des querelles de voisinage, très bruyantes. Le Héron cendré lance des cris et des grincements, peut-être doux à l’oreille de son partenaire mais assez peu mélodieux à mon goût.

2023-03-12

« Cette semaine », dit l’écureuil observateur, « on va discuter plumage. »

Car au printemps, tous les oiseaux revêtent leur plus beau plumage, histoire de séduire un ou une partenaire.
Chez le mâle du Canard colvert il y a même des reflets bleus.

Le Pinson des arbres mâle est multicolore, avec même du vert dans le dos, couleur que présente aussi la femelle, sous une allure générale brune

L’Etourneau sansonnet, noir et blanc au premier regard, présente des reflets verts ou bleus selon la lumière.

Le mâle du Merle noir joue sur des plumes brillantes et d’autres moins .

La Corneille noire, brille d’un peu de bleu ou d’une pointe de brun. La paire de la photo de gauche est probablement un couple, je les vois régulièrement ensemble sur la même branche. Il est temps de s’occuper du nid, ce que fait l’oiseau de la dernière photo.

J’ai rencontré desHérons cendrés désoeuvrés mais aussi d’autres en plein travail de transport de matériaux.

Pour d’autres espèces, le temps n’est pas au nid mais encore au retour vers le lieu d’estivage. C’est le cas de la Buse variable – 2 individus pour montrer un aspect de la variabilité du plumage.

C’est aussi le cas de cet Epervier d’Europe.

Et maintenant, quelques autres oiseaux observés cette semaine.
Une Orite – Mésange à longue queue …

… une Sittelle torchepot…

… une Mésange nonnette …

… et la Mésange noire avec sa tache blanche sur la nuque …

…ainsi que la Mésange bleue. Je pense que l’oiseau va picorer soit un peu de nectar soit un morceau tendre du bourgeon.

Le Roitelet huppé qui prospectait une haie m’a offert quelques belles images.

Et pour finir, c’est la première fois que je capture le bain du Grimpereau des bois.

2023-03-05

Les restes de la tempête « Juliette » ont agité le lac pendant quelques jours, obligeant les grèbes et harles à franchir les crêtes des vagues. Curieusement, ces oiseaux qui sont d’excellents plongeurs, ne semblent pas apprécier les successions de creux et vagues.

Durant la semaine, les passages de rapaces migrateurs ont augmenté. Milan royal et Buse variable se succèdent, le plus souvent en vol battu, quelques fois en se reposant dans un thermique pour gagner en altitude.

Ces deux oiseaux sont de la même espèce : Goéland leucophée. La différence de plumage marque l’âge. le premier est un oiseau adulte, alors que le second est un immature de 2è hiver ou peut-être de 3è hiver.

Les Pigeons ramiers sont en pleine période de séduction : roucoulements , tentatives d’approche, etc. jusqu’à se retrouver à trois sur un perchoir. L’un d’eux doit partir !

Le mâle de Verdier ne fait pas de cour ostentatoire. Le seul comportement que j’ai pu observer, c’est le chant du haut d’un arbre.

Il ne faut pas pour autant oublier de se nourrir et de boire.
Le Merle noir retourne les feuilles mortes à la recherche d’insectes, de graines ou de vers. Un autre va boire dans ce qui reste d’humidité au fond d’une mare asséchée.

J’ai tenté de comprendre ce que les Mésanges bleues picoraient dans les bourgeons : insectes, suc de l’arbre à la base des bourgeons ? En tout cas, les gaines brunes des bourgeons sont enlevées en début de prospection.

Que tient cette femelle de Pinson des arbres ? Avant de s’envoler hors de vue, l’oiseau s’est déplacé sur le chemin en gardant le bec ouvert ainsi, au point que je me suis demandé si la graine n’était pas coincée.

Un Pic épeiche mâle prospecte un tronc …

… une Mésange noire inspecte un arbre parasité par du gui …

… et les Orites – Mésanges à longue queue – vont boire et se baigner.

Là, ce ne sont pas les oiseaux qui ont mangé l’écorce. C’est un chevreuil qui a mordu l’écorce avec ses incisives. L’arbre survit à cette attaque tant qu’il n’est pas rongé tout autour et tant que des maladies ou parasites ne s’installent pas dans la blessure

2023-02-26

Une semaine de journées ensoleillées et tièdes a fait sortir de nombreux papillons de leur hivernage derrière des écorces ou dans des fissures. Le splus visibles ont été les Petites tortues.

Ce réchauffement de l’atnmosphère a stimulé pas mal d’oiseaux qui ont formé ou reformé des couples. Les Corneilles noires …

.. ou les Grèbes huppés. La course sur l’eau est-elle une démonstration d’agilité pour épater le/la partenaire ?

En tout cas, la phase suivante, c’est le GRAND JEU ! Je n’avais encore jamais observé cette danse de deux oiseaux et je suis heureux d’avoir pu la photographier. Et tout ça pour le cadeau d’un bout de plante ! (en passant, nous offrons bien des fleurs et pour à peu près les mêmes raisons, non ?)

Chez les Hérons cendrés, on en est à la consolidation des nids. L’art consiste à se poser – en équilibre précaire – dans les branches d’un bouleau, à choisir une branche qu’il faut prélever du bout du bec afin de la rapporter au nid. Ca serait plus simple si les Corneilles cessaient leur harcèlement.
Les nids sont malheureusement hors de vue à la cime de grands arbres.

Un autre Héron cendré, plus loin, s’est plus préoccupé de sa toilette que de nid. Avec de tels ongles, il vaut mieux fermer l’oeil quand on se gratte.

Les Harles bièvres étaient au calme, ici que des femelles.

Les rapaces de la semaine sont : une Buse variable …

… et un Epervier d’Europe.

Si vous ne voyez qu’un seul Pic vert, regardez mieux en remontant le tronc.

Les Etourneaux sansonnets ont leur plumage nuptial.

Les Verdiers d’Europe lancent leurs trilles depuis le haut des arbres, sauf quand un Pinson des arbres veut la place.

A la source où les oiseaux du Troubois viennent boire, j’ai testé un nouvel emplacement pour me camoufler et observer. Objectif atteint : voici quelques prises réalisées d’assez près – 3 mètres environ – et les images supportent l’agrandissement.

2023-02-19

Une suite de journées ensoleillées a poussé les oiseaux aux bains. Certains se sont contentés de boire, d’autres ont piqué une tête pendant que d’autres encore surveillaient ces activités sans se décider à descendre de leurs perchoirs. L’eau était-elle trop froide ?

La tiédeur des journées s’accompagne de la réapparition d’oiseaux absents durant l’hiver, comme cette Fauvette à tête noire, mâle.

L’Accenteur mouchet est excessivement discret, et quand on l’aperçoit c’est le plus souvent au sol. Le voir dans le haut d’un buisson est donc une belle surprise.

Pour une fois, j’ai de quoi identifier ce grimpereau comme Grimpereau des jardins : son ongle postérieur a la même longueur que le doigt.

Un Geai des chênes, très affairé à décortiquer , s’est laissé approcher.

Les Pics épeiches ont débuté leurs tambourinages territoriaux. je suis étonnée de n’avoir vu que des femelles. Pourtant :
« Les deux sexes tambourinent au printemps, mais le mâle le fait de façon plus fréquente et constante. Le tambourinage du Pic épeiche est typique en ce sens qu’il est bref (1 à 2 secondes) et que la fréquence des coups de chaque salve augmente légèrement. C’est une manifestation très fréquente au printemps au moment de l’appariement et de la délimitation du territoire. On a calculé qu’un mâle non apparié peut tambouriner jusqu’à 600 fois par jour. » Extrait de la fiche du Pic épeiche sur Oiseaux.net.

Une Buse variable de passage, parmi de nombreuses autres.

Sur le lac, les Grèbes huppés se livrent à quelques esquisses de parade, sans grande intensité.

Les Cygnes tuberculés se querellent un peu, se pourchassent mais ne se livrent pas encore à des parades. Les poursuites donnent tout de même l’opportunité d’une photo inhabituelle.

Autres poursuites, chez les Harles bièvres …

… et chez les Nettes rousses – femelle suivie de deux mâles.

Des Grands cormorans en session de pêche subaquatique m’ont démontré leur efficacité en remontant à plusieurs reprises avec des poissons, qu’ils ont gobé trop rapidement pour que je photographie.

Enfin, voici des photos d’un oiseau sonore – Le cri habituel du râle peut être assimilé à celui d’un cochon qu’on égorge. Source Oiseaux.net – mais quasiment invisible car il vit dans les roseaux. De larges zones de roselières ont été fauchées, l’entretien périodique assurant la repousse et évitant l’installation d’autres espèces végétales, ce qui a exposé cet oiseau farouche et que je n’ai que rarement vu.

2023-02-12

La photo est peu parlante mias je confirme : le Milan royal a débuté sa migration. Les passages sont encore peu nombreux mais dès que les oiseaux passent plusieurs à la fois, il ne s’agit plus d’un cas exceptionnel.

Il y a aussi pas mal de Buses variables qui circulent mais il est difficile de distinguer les résidentes des migratrices. De toutes façons, les Corneilles noires ne font pas de différence et attaquent tout individu trop proche de leur territoire.

Une fois que les corneilles s’occupent d’autre chose, ça donne le temps de souffler un peu. Voici la Buse variable de la semaine.

Encore un rapace, un Epervier d’Europe, femelle d’après le plumage.

Depuis longtemps, je me bats avec les réglages de prise de vue pour avoir des photos correctes des oiseaux noirs, corbeaux, corneilles ou pies. Voici deux photos acceptables, pour moi, de Corneille noire.

A la source au-dessus du village, les oiseaux reviennent , pas encore en nombre et en variété mais tout de même.
D’abord le Merle noir, dont l’un a de la peine à ouvrir l’oeil gauche …

… les Orites – Mésanges à longue queue …

… les Mésanges bleues …

… la Mésange noire – avec sa bande blanche caractéristique sur la nuque …

… et la Mésange nonnette.

Avant de descendre vers le lac, un petit détour par la montagne. La neige a disparu des versants bien exposés et les chamois y broutent tranquillement. On voit tout de même que le froid sévit toujours, en témoignent les grandes stalactites de glace.

Une journée dans la réserve des Grangettes, à l’entrée du Rhône dans le lac, apporte toujours une moisson d’observations.

Un Héron cendré.

Un Grand cormoran.

Des Harles bièvres, mâle et femelle.

La Gallinule poule d’eau, dont les couleurs du haut des pattes rappellent celles du bec.

Les canards les plus nombreux sont les Fuligules morillons. On se croirait à la sortie des bureaux …

Les autres fuligules sont les Fuligules milouins, mâle derrière les roseaux et femelle au premier plan.

Le Canard chipeau mâle est étonnament peu coloré mais le dessin des plumes est d’une grande finesse. La femelle, en troisième photo, apparaît plus colorée. Le mâle présente ses couleurs seulement quand il déploie les ailes comme sur la dernière photo.

Vous voulez de la couleur, en voilà ! C’est le Canard souchet mâle. Son bec étalé est adapté à la capture des petit végétaus et insectes qui flottent à la surface et qu’il attrape en oscillant de droite et de gauche en pataugeant.

Les Grèbes castagneux sont tout petits et leurs plumes ressemblent parfois plus à des poils. Mais ce sont de redoutables chasseurs en plongée.

Le Grèbe huppé sommeille en nageant, le bec dans les plumes du cou, prenant l’aspect d’un navire de guerre des années 1900. Pendant que certains n’ont pas encore commencé les parades printanières, d’autres en sont déjà à la préparation du nid.