Image d’automne : un Vulcain Vanessa atalanta vient lécher une poire fermentée.
Je pensais que toutes les Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla – ici mâle – étaient parties vers des contrées plus chaudes mais il y a encore quelques passages.
Même surprise en rencontrant des Serins cini Serinus serinus …
… ou un Gobemouche gris Muscicapa striata.
Le Pouillot véloce Phylloscopus collybita est un oiseau qui ne reste pas à Lugrin pendant l’hiver, préférant des lieux plus riches en insectes, qu’il trouve encore en abondance à cette période.
Les roitelets sont résidents à l’année. Celui-ci est le Roitelet à triple bandeau Regulus ignicapilla : crête orangée, bande noire puis bande blanche.
Ces Buses variables Buteo buteo sont de passage. L’absence de barre sombre à la queue indique un oiseau de l’année. En troisième photo, l’oiseau est en mue, il y a deux nouvelles plumes à la base de la queue.
Le Pic noir Dryocopus martius a un cri puissant, en rapport avec sa taille. C’est le plus grand des pics, haut de près de 50cm et de 80cm d’envergure. Comme il est forestier, il est particulièrement difficile à voir.
Le châtaignier qui sert de perchoir a été occupé par deux Hérons cendrés Ardea cinerea. Les photos ont été prises au 800mm.
Ce sont probablement les dernières photos de cerfs de la saison, le brame est fini et la forêt est redevenue silencieuse. Deux premières images, un petit jeune d’un an, à voir les bois, puis du beau mâle adulte. J’avais pris le risque d’un montage d’objectif à 560mm, ouvrant à 8. Les photos sont prises à 12800 iso au 1/80è de seconde, à main levée. Le résultat est acceptable.
La première moitié de cette semaine a été marquée par des pluies, parfois fortes, peu propices à sortir un appareil photo. Mais après la pluie vient le beau temps et ce surprenant arc-en-ciel presque plat, au ras du lac.
Une des conséquences de la pluie en automne : l’apparition des champignons dont un des plus jolis est l’amanite tue-mouches Amanita muscaria, toxique hélas.
Pendant les éclaircies du mauvais temps, des migrateurs en ont profité pour passer. Les Hirondelles de fenêtre Delichon urbicum …
… les rapaces, comme le Milan royal Milvus milvus …
… ou les Faucons crécerelles Falco tinnunculus, trois individus diffférents.
Parmi les oiseaux sédentaires, j’ai eu le plaisir de croiser deux Pic épeiche Dendrocopos major, un mâle avec sa nuque rouge et une femelle à la nuque noire. Pas question de parler de couple pour autant, à cette saison les oiseaux ne vivent pas ensemble.
Un Grand corbeau Corvus corax, bien caractéristique avec sa queue cunéiforme est passé pile au-dessus de moi.
« Mon » Héron cendré Ardea cinerea du soir est revenu sur son perchoir dès que les intempéries ont cessé.
Le brame a commencé en fin de semaine dernière et je suis donc monté dans une forêt où les cerfs Cervus elaphus se défient à la voix et parfois plus physiquement, à l’intimidation ou à coups de tête. Les conditions, en sous bois avec le passage de nappes de brouillard assez dense, n’ont pas facilité la photo mais la visibilité réduite m’a permis de beaucoup approcher sans être décelé. Le premier animal s’est à peine occupé de ma présence pendant 6 minutes pleines et le fait qu’il se soit mis à bramer dans les dernières images prouvent qu’il était en confiance, pas inquiet.
Les biches ne se sont pas encore rassemblées aux appels des cerfs et les quelques rares bêtes aperçues étaient noyées dans la brume.
Ce tout jeune mâle, d’abord couché, s’est soudainement levé, pas à cause de moi mais à cause d’un renard qui est passé comme une flèche.
Celui-ci est le « loser » du jour. Un grand mâle donnait de la voix hors de vue dans la forêt puis a foncé pour écarter son rival, encore un jeune.
Que pensez-vous de la mode automne 2025 ? Les couleurs sont un peu « girlie » mais l’ensemble ne manque pas d’élégance.
Une certaine élégance aussi chez cette grosse chenille intrépide, près de 10cm de long, qui rampait sur la route. C’est une chenille d’un gros papillon de nuit, le Sphynx du liseron Agrius convolvuli.
Encore un insecte, qui fait une première apparition dans mon quartier : un Frelon asiatique Vespa velutina …
… que l’on devine sur la gauche de la première photo d’un nid d’abeilles sauvages Apis mellifica dans un châtaignier. Il y avait par instants jusqu’à cinq frelons qui tentaient de capturer une abeille au passage.
Plus réjouissante, cette photo d’un Ecureuil roux Sciurus vulgaris. Il ne tire pas la langue, il a simplement une écaille de pomme de pin dans la bouche.
Avec vue sur le Léman; un Héron cendré Ardea cinerea vient parfois visiter son perchoir dans une propriété occupée seulement aux vacances.
Dans un bras mort de la Dranse, ces Canards colverts Anas platyrhynchos viennent se nourrir. Les conditions de lumière particulières ont donné un ton bleu à la scène.
De l’eau, à la source du chemin des fontaines de Lugrin, avec deux Rougegorges familiers Erithacus rubecula …
… une Mésange bleue Cyanistes caeruleus. La deuxième image n’est là que pour montrer la vivacité de l’oiseau : déclenchement au 500è de seconde, l’eau est figée mais la mésange est floue !
Un oiseau peu fréquent dans mon coin : une Fauvette des jardins Sylvia borin, un grand migrateur en voyage pour l’Afrique ou le sud Sahara. Cet individu particulier soufre d’une malformation de la partie supérieure du bec. Ca ne l’a pas empêchée de boire mais pour manger des insectes ou des baies, cela peut rendre les choses difficiles.
Les Gobemouches noirs Ficedula hypoleuca, migrateurs vers l’Afrique aussi, sont encore présents mais de moins en moins nombreux.
L’autre gobemouche, le Gobemouche gris Muscicapa striata, tout aussi africain pour l’hiver, se fait maintenant très rare.
Le Rougeque noir Phoenicurus ochruros, ici une femelle, ne migre que pour trouver une zone avec plus de proies ou pour échaper au froid.
Un migrateur et un résident à l’année : le Pouillot véloce Phylloscopus collybita, en bas à gauche, migre vers le sud de la France pour l’hiver, alors que l’Orite à longue queue Aegithalos caudatus reste sur ses terres.
Et voici une meilleure vue de l’Orite Aegithalos caudatus.
Deux images de femelles de Pinson des arbres Fringilla coelebs.
Les Geais des chênes Garrulus glandarius commencent à prospecter la lisière des bois où tombent noix et châtaignes, qu’ils collectent pour les enterrer plus loin.
Voici un autre corvidé, très sonore mais toujours caché dans les arbres, le Casse-noix moucheté Nucifraga caryocatactes.
On passe aux rapaces. D’abord, un Faucon crécerelle Falco tinnunculus aux aguets.
Un autre faucon, le Faucon hobereau Falco subbuteo. Trois individus ont séjourné plusieurs jours non loin de chez moi. Il y avait au moins un jeune de l’année, qui criait à la cime d’un arbre.
Voilà ce jeune de l’année, reconnaissable aux « culottes » claires alors que les adultes ont les cuisses rousses. Remarque pour les photographes, les deux dernières images ont été prises à main levée en mise au point manuelle avec un zoom à 400mm et un multiplicateur x2, soit un montage à 800mm.
Au-dessus des rives de la Dranse, près de Thonon, j’ai pu observer un autre Faucon hobereau en chasse. Il se nourrit de libellules et autres insectes, capturés en vol. Si les martinet et hirondelles gobent les insectes, le hobereau capture avec les pattes puis porte sa capture vers le bec.
L’Epervier d’Europe Accipiter nisus est à peu près de la même envergure mais la forme bien différnte peut le faire paraître plus grand.
La migration des Milans royaux Milvus milvus se poursuit mais les oiseaux passent de manière très dispersée donc peu spectaculaire.
Une Buse variable Buteo buteo pour en finir avec les rapaces.
Les derniers jours bien chauds ont bénéficé, au bord de l’eau, à quelques libellules …
… et aux grenouilles. La semaine prochaine s’annonce beaucoup moins chaude !
La chasse a ouvert ce samedi mais ce chevreuil Capreolus capreolus s’est enfui sans hésitation quand nous nous sommes rencontrés par hasard. Je lui souhaite longue vie …
Il y a les proies et bien sûr, il y a les prédateurs, comme les Goélands leucophée Larus michahellis. Mais chasser c’est fatiguant alors si des déchets de poisson tombent de la barque du pêcheur, c’est un repas gratuit, sans trop d’efforts.
Les autres prédateurs du lac, ce sont les Grands cormorans Phalacrocorax carbo. D’en voir une bande sous mes fenêtres, j’ai eu envie d’aller les observer de plus près.
Dans certains endroits, il y a presque la crise du logement, tellement ils sont nombreux, perchés dans les arbres ou au repos sur la rive.
Et d’ailleurs comment font-ils, avec les pattes palmées, pour se percher sur les branches ? Réponse en photo.
Certains cormorans ont le ventre plus ou moins blanc. Ce sont des oiseaux immatures, ils ne deviennent tout noirs qu’au bout de trois ans.
Comme je me suis approché d’un arbre perchoir sans que les oiseaux s’en inquiètent, j’en ai profité pour tirer quelques portraits.
Encore un peu de la vie des cormorans. En vol, c’est un peu comme une boite avec des ailes …
… l’envol est laborieux, il faut courir tout en battant des ailes …
… et il faut passer pas mal de temps à sécher les ailes puisque c’est un des rares oiseaux aquatiques dont le plumage se mouille et s’alourdit lorsqu’il plonge. Et quand il n’y a plus de place sur la rive ou sur les arbres, on se sèche où on peut.
Pendant que certains se sèchent, d’autres prennent leur bain, ce qui permet de lisser le plumage, comme chez tous le oiseaux.
Et il y a ceux qui jouent ! Ce cormoran a plongé à plusieurs reprises, ressortant à chaque fois avec un galet, lâché au bout de quelques instants avant de replonger.
L’arrivée d’un renard Vulpes vulpes a bien sûr tout interrompu et les oiseaux ont patiemment attendu que le prédateur s’éloigne avant de reprendre possession de la rive.
En bord de lac, il y avait aussi des Mouettes rieuses Chroicocephalus ridibundus, immatures aux ailes marqué de brun et adultes aux ailes grises et pointes noires.
Ce sont des oiseaux assez gracieux, tant qu’ils ne crient pas.
Les Grèbes huppés Podiceps cristatus se regroupent pour l’hiver, parfois plus d’une centaine d’oiseaux ensemble.
Les petits Grèbes castagneux Tachybaptus ruficollis se regroupent aussi mais en petits groupes d’une dizaine d’oiseaux généralement.
Derniers oiseaux du lac, les Hérons cendrés Ardea cinerea, dont une partie de la population migre alors que d’autres restent à l’année.
Il s’agit peut-être de migrateurs car il est rare de voir deux Eperviers d’Europe Accipiter nisus cercler ensemble pour prendre de l’altitude.
Dernier rapace de la semaine, une Buse variable Buteo buteo, dont j’admire la flexibilité des plumes.
Les Gobemouches noirs Ficedula hypoleuca sont encore présents, à la chasse aux insectes.
Ce Rougequeue à front blanc Phoenicurus phoenicurus, femelle, était un peu éloigné mais comme je n’en vois pas souvent, je l’ai photographié pour vérifier l’identification.
Le Pinson des arbres Fringilla coelebs, ici une femelle, est un oiseau plutôt commun mais ils se sont faits très rares cet été.
C’est un Geai des chênes Garrulus glandarius qui clôture cette semaine;
Le plus souvent, les oiseaux en vol que je présente sont des rapaces, comme cet Epervier d’Europe Accipiter nisus …
… mais je capture parfois aussi des Hirondelles de fenêtre Delichon urbicum.
C’est très rare que je réussisse à capter le Grosbec casse-noyaux Coccothraustes coccothraustes en plein vol.
J »ai profité de la présence en nombre des Gobemouches, noirs et gris pour figer les acrobaties qu’ils réalisent pour capturer les insectes en vol.
Pour reconnaître le Gobemouche gris Muscicapa striata, il faut regarder si la tête et la gorge sont striées, comme le dit le nom latin …
… alors que le Gobemouche noir Ficedula hypoleuca est caractérisé, en plumage internuptial, par le motif noir et blanc sur les ailes.
Curieusement, au milieu du ballet des Gobemouches capturant des insectes, un intrus s’était glissé discrètement, une femelle de Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla.
Voilà un Rougegorge familier Erithacus rubecula qui n’a pas été intimidé par mon téléobjectif.
Un Pouillot véloce Phylloscopus collybita, probablement en migration, s’est arrêté quelques instants avant de disparaître.
Les Pics épeiche Dendrocopos major sont très discrets à cette saison mais ils se trahissent quand ils frappent les troncs pour déloger les insectes.
Deux Corneilles noires Corvus corone se donnent des allures de gardiens du paysage.
Pour distinguer les grenouilles commune, rieuse ou de Lessona, il faut surtout le chant, à la période des séductions.Sinon, on compare la pupille, les taches sur les cuisses, la couleur des sac vocaux etc. mais tout cela peut être confus si on se trouve devant un hybride. Dans le doute, on utilise la dénomination Grenouille verte Pelophylax sp.
Je suis allé explorer une réserve le long du Rhône en aval de Genève, la réserve du Nant de Borbaz. On se trouve très haut sur les rives par rapport au fleuve, c’est donc peu pratique pour photographier les oiseaux comme les hérons, cormorans ou cygnes que l’on aperçoit sur cette photo même si le paysage est beau et inattendu si proche de la ville.
Le Frelon asiatique Vespa velutina nigrithorax colonise lentement la Haute-Savoie et de gros efforts sont engagés pour la destruction des colonies dès qu’elles sont signalées. Voici un bel exemple d’une colonie difficile d’accès, dans le dernières branches du sommet d’un acacia, en bordure de Dranse. Le nid est de la taille d’un ballon de football.
Ces insectes, des punaises, sont en principe inoffensifs pour les potagers et jardins, bien que je n’aie pu identifier le deuxième. C’est probablement unjeune individu qui doit encore muer plusieurs fois avant de prendre sa forme adulte.
Punaise arlequin / Graphosoma italicum
Il arrive parfois que je ne sois pas seul à attendre les oiseaux à leur point d’eau. Alors, comme je suis très territorial, je fais déguerpir cet intrus pour rester maître du terrain.
Et voilà ce que donne le point d’eau quand on y est tranquille : comme toujours, de la Mésange bleue Cyanistes caeruleus …
… une Mésange nonnette Poecile palustris, que je n’ai pas vue de tout l’été …
… une femelle de Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla, qui semble montrer comment faire à un jeune Chardonneret élégant Carduelis carduelis qui se jette à l’eau avec enthousiasme …
… rejoint ensuite par deux adultes et un autre jeune …
… une autre femelle de Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla, qui attend le départ d’un Gobemouche noir Ficedula hypoleuca pour prendre son bain …
… les Gobemouche noirs Ficedula hypoleuca en question, qui exhibent leur magnifique plumage façon smoking …
… et un Rougegorge familier Erithacus rubecula, jeune de l’année, qui n’a pas encore son plumage coloré.
J’ai tenté de capter les Gobemouches noirs ou gris pendant leur chasse aux insectes volants mais ce sont des oiseaux très rapides.
Ce n’est guère plus facile de saisir au vol un Pic vert Picus viridis mais au moins l’oiseau est plus gros.
Retour aux oiseaux perchés, un mâle de Rougequeue à front blanc Phoenicurus phoenicurus …
… et une femelle de Rougequeue noir Phoenicurus ochruros.
Images peu fréquentes d’une Buse variable Buteo buteo au repos mais oiseau farouche, elle part vite …
… comme ce deuxième individu qui cercle et crie à distance.
Les Corneilles noires Corvus corone commencent à se regrouper, même si on voit encore pas mal d’individus isolés.
Changement de décor et de faune : les bords du Léman et les rives de la Dranse. Ils sont là par milliers, les Grands cormorans Phalacrocorax carbo.
Le Héron cendré Ardea cinerea ne se laisse pas impressionner et se dresse de toute sa hauteur pour faire dégager devant lui.
Il y a quelques Goélands leucophée Larus michahellis, immature et adulte …
… et des Mouettes rieuses Chroicocephalus ridibundus en plumage internuptial, juste une tache derrière l’oeil et non plus la tête brun-noir.
Les Canards colvert Anas platyrhynchos se reposent sur une patte, sur la rive.
Les Grèbes huppés Podiceps cristatus se reposent seulement quand leur progéniture est enfin endormie, toujours sur l’eau.
Chez les Grèbes huppés, les gestes de parade – collerette gonflée et mouvement de tête synchronisés – ont lieu presque tout au long de l’année.
Les Bergeronnettes des ruisseaux Motacilla cinerea sont timides et rapides. Il m’a fallu près d’une heure sous un filet de camouflage pour obtenir ces quelques photos …
… et j’ai eu droit en prime au passage d’un discret Chevalier guignette Actitis hypoleucos.
On se quitte avec l’unique photo prise en montagne cette semaine, un Chamois Rupicapra rupicapra en plein brouillard.
C’est un vrai numéro de cirque burlesque qui ouvre cet article. Dans une commune de Charente maritime, l’éclairage public est constitué de beaux réverbères tout neufs et … glissants. Seul l’oiseau qui est bien positionné parvient à rester en place, pas les autres qui s’acharnent pendant de longues minutes pour rejoindre leur congénère.
Vous avez reconnu bien sûr les oiseaux au-dessus, des Hirondelles rustiques Hirundo rustica. Tout un groupe de celles-ci est venu sur un toit puis sous la goutière pour, apparemment, capturer des insectes.
Juste pour montrer la différence, une Hirondelle de fenêtre Delichon urbicum.
Toujours en Charente maritime, les Etourneaux sansonnets Sturnus vulgaris sont regroupés et vont piller le vignes car le raisin mûrit. Celui-ci serait un solitaire ? ou a-t-il tout bonnement le ventre plein ?
La Tourterelle turque Streptopelia decaocto est commune et pas besoin d’aller jusqu’en Charente pour en voir mais c’est là-bas que j’ai pu capter un passage devant la lune. Il faudra encore que je recherche l’origine du nom latin, surprenant.
La suite, ce sont des photos lugrinoises. Quelques papillons pour commencer.
Ensuite, ce sont les rapaces, avec la Buse variable Buteo buteo …
… des Milans noirs Milvus migrans …
… des Faucons crécerelle Falco tinnunculus …
… et un oiseau que je crois être un Autour des palombes Astur gentilis mais qui pourrait être un Epervier d’Europe Accipiter nisus. Les différences sont au niveau de la forme de l’arrière des ailes, de la largeur des hanches et la longueur de la tête. Les hanches parraissent très larges en photo 2 mais fines en 3 et 4, j’ai de la peine.
Presqu’un numéro de cirque encore, cette femelle de Merle noir Turdus merula sur un cerceau de ronce.
Pour qui ce mâle de Rougequeue à front blanc Phoenicurus phoenicurus attrape-t-il un papillon ? Pour son jeune affamé bien sûr . Ensuite, un peu de repos sur un fil avant de repartir en chasse.
Le Rougequeue noir Phoenicurus ochruros est une autre espèce, parfois difficile à distinguer chez les femelles et les jeunes.
Un jeune Chardonneret élégant Carduelis carduelis isolé, ce qui est rare pour une espèce très grégaire.
C’est l’habituelle Mésange bleue Cyanistes caeruleus qui ouvre la série des oiseaux à la source …
… suivie d’une femelle de Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla …
… et d’un Pouillot véloce Phylloscopus collybita qui n’a pas de plumes à la queue, ce qui ne l’empêche pas de prendre son envol en moins d’un millième de seconde, vitesse de déclenchement de la troisième photo.
Les Gobemouches gris Muscicapa striata sont de passage …
… suivis quelques jours plus tard, par les Gobemouches noirs Ficedula hypoleuca, allez savoir pourquoi le nom latin est différent !
Honneur aux jeunes ! Tout d’abord un Rougegorge familier Erithacus rubecula qui doit encore virer au rouge …
… un Serin cini Serinus serinus qui doit encore virer au jaune, même si c’est une femelle, …
… un Pic vert Picus viridis qui a la bonne couleur sur le dos mais pas encore sur la tête et les joues …
… des Chardonnerets élégants Carduelis carduelis à qui il manque encore l’élégance de la tête, comme les adultes des trois dernières photos …
… des Gobemouches gris Muscicapa striata, encore bien duveteux sur la tête …
…et des Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla, dont la jeunesse n’est visible qu’aux commissures marquées de jaune.
J’ai eu des difficultés à cerner l’oiseau des deux premières images mais c’est plus facile quand on peut comparer à une photo du même oiseau encore sec : Mésange bleue Cyanistes caeruleus.
Celui-ci aussi est un peu déroutant mais c’est un oiseau très commun, le Moineau domestique Passer domesticus.
Là, aucun doute, c’est une femelle de Pinson des arbres Fringilla coelebs.
Pour voir des Tariers des prés Saxicola rubetra, malgré leur nom, il faut monter dans les alpages au-delà de 1000m.
Les hirondelles sont encore présentes, comme l’Hirondelle rustique Hirundo rustica …
… et l’Hirondelle de fenêtre Delichon urbicum.
Je soupçonnais la présence autour de chez moi d’un Faucon crécerelle Falco tinnunculus et j’ai fini par le trouver, aux aguets dans un arbre, en première photo. Mais pour en voir plus facilement, c’est aussi dans les alpages au dessus de 1000m, avec ou sans proie dans les serres (probablement une taupe).
Cette Buse variable Buteo buteo est venue se poser juste devant mon balcon mais est repartie très vite, je suis un voisin trop curieux.
Il n’y a plus de Milans noirs Milvus migrans « résidents » dans le quartier mais il y a encore beaucoup de passages migratoires.
Les Milans royaux Milvus milvus ont aussi entamé leur migration. celui-ci est un peu atypique par les marques blanches sur le bord d’attaque des ailes.
Et maintenant les stars de la semaine : un mâle de Pie-grièche écorcheur Lanius collurio a pris la pose, de dos, de profil puis de face …
… mais la plus belle c’est la femelle, profil droit, trois quart gauche et profil gauche, un vrai travail de mannequin !
Si certaines orchidées fleurissent encore en montagne, …
… de tout petits batraciens apparaissent, charmants par leur petite taille de quelques centimètres mais très boutonneux, ce sont des Crapauds communs Bufo bufo.
Les oiseaux les plus communs sont les Rougequeues noirs Phoenicurus ochruros …
… ou les Rougequeues à front blanc Phoenicurus phoenicurus.
J’ai tenté de voir à nouveau le Merle à plastron Turdus torquatus déjà vu lors de randonnées précédentes, et j’en ai retrouvé. Le motif en écailles de la poitrine et du ventre est caractéristique de la sous-espèce alpestris.
En montagne encore, une femelle de chamois Rupicapra rupicapra, une éterle, était suivie par deux petits, des éterlous. Il arrive que des femelles fassent le « gardiennage » de plusieurs jeunes. Quand une autre femelle est apparue …
… le dernier petit a fait demi-tour pour vite la rejoindre et aller téter.
Sans transition, voici quelques oiseaux habitués des bords du lac. Un jeune Héron cendré Ardea cinerea …
… et des Goélands leucophée Larus michahellis. Le dernier arrivant doit se faire une place, ceux déjà installés étant toujours réticents partager le perchoir.
Les Pie-grièches écorcheurs Lanius collurio sont devenues plus visibles depuis quelques jours, les jeunes sont sortis des nids, capables de voler. En observant bien les branches de cerisier, on voit qu’il y a jusque 4 oiseaux, probablement une femelle et trois jeunes.
Un peu plus loin, c’est le mâle de Pie-grièche écorcheur Lanius collurio qui supervise son environnement.
Voici les observations au point d’eau. Des mâles de Serin cini Serinus serinus et un jeune en dernière image …
… une jeune Merle noir Turdus merula ….
… une femelle de Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla puis deux images de jeunes …
… et la Mésange bleue Cyanistes caeruleus, toujours un des oiseaux les plus réguliers au bain.
Dans les herbes humides au bas du point d’eau, une Aeschne Aeschna sp, mais je ne sais pas distinguer laquelle, est venue pondre dans la vase. La libellule vole en stationnaire et abaisse son abdomen pour déposer un oeuf et répète la manoeuvre quelques centimètres plus loin.
Quelques autres oiseaux rencontrés ces derniers jours : une Bergeronnette grise Motacilla alba …
… une femelle de Pic épeiche Dendrocopos major …
… un Gobemouche gris Muscicapa striata …
… un Geai des chênes Garrulus glandarius …
… et une Corneille noire Corvus corone.
Les Pigeons ramiers Columba palumbus me semblent profiter de la baisse du nombre de rapaces dans le ciel pour se percher en toute quiétude. Une particularité de ces oiseaux est leur pupille, pas ronde et pas centrée dans l’oeil.
Voilà les rapaces dont les effectifs diminuent de jour en jour, au fur et à mesure des départs en migration. Ce sont les Milans noirs Milvus migrans, celui-ci est adulte qui semble porter un oisillon dans les serres …
… et ceux-ci sont les jeunes de l’année, reconnaissable au plumage « écailleux » du dos.
Il y a aussi quelques passages de Milan royal Milvus milvus.
Celui-ci est un jeune Faucon hobereau Falco subbuteo. Il a les « culottes » pâles alors que les adultes ont les culottes rouille.
Un Faucon crécerelleFalco tinnunculusa élu domicile dans mon quartier mais il est difficile à voir, plus souvent perché dans les branches feuillues.
Quelques papillons pour clôturer, une Piéride Pieris, un Vulcain Vanessa atalanta et un Tircis Pararge aegeria.
Si dans les derniers jours de juin, il y avait encore des jeunes Milans noirs Milvus migrans dans les nids, ils ont pris leur envol depuis …
… comme le montrent ces quelques images de jeunes de l’année au plumage plus clair que celui des adultes …
… adultes qui se sont encore adonnés à des rassemblements, de la voltige et des attaques, simulées ou non difficile à dire.
Avant de quitter les Milans noirs, voyons quelques bizarreries : pourquoi l’oiseau en première photo a-t’il des fleurs de châtaignier dans le bec et dans les serres ? Puis, c’est assez fréquent de voir un oiseau se gratter la joue en plein vol mais c’est la première fois que j’en vois un se gratter le dos sans dévier de sa trajectoire.
Encore une étrangeté : des stalactites se sont formées sous la voûte d’un pont. Une Mésange charbonnière Parus major est venue s’y suspendre. Y avait’il un insecte à picorer ?
Un mystère à élucider : que viennent faire ces Martinets noirs Apus apus sous l’avant-toit d’une maison ? J’avais déjà vu ce manège l’an dernier. Les martinets ne semblent pas nicher là mais viennent souvent frôler les poutres. Y a-t’il des insectes ?
Dernière curiosité : ces jours-ci, des chauves-souris sont apparues autour du chalet en plein jour. Les abris sont-ils surpeuplés ou trop chauds ? Pour identifier ces animaux, il faut mesurer la fréquence de leurs cris. Je ferai peut-être l’acquisition d’une « bat box » pour vérifier si ce sont bien des Pipistrelles communes.
Parmi les oiseaux et les comportements « normaux », voici quelques Hirondelles de fenêtre Delichon urbicum …
… des Rougequeues noirs Phoenicurus ochruros, mâle puis femelle et jeune sur la gauche des deux dernières images …
… une Mésange nonnette Poecile palustris …
… une Mésange bleue Cyanistes caeruleus …
… des Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla, femelle puis mâle …
… des Chardonnerest élégants Carduelis carduelis …
… une Grive draine Turdus viscivorus …
… une Bergeronnette des ruisseaux Motacilla cinerea, jeune de l’anée …
… ainsi qu’un mâle de Pie-grièche écorcheur Lanus colluria.
J’ai eu la chance de croisier un bel Ecureuil roux Sciurus vulgaris mais je ne sais pas s’il venait pour les cerises ou si l’arbre luis servait seulement de passerelle.
Fin de cette publication avec deux papillons, le Demi-deuil Melanargia galathea et le Flambé Iphiclides podalirius.