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2022-05-08

En passant dans des zones humides – voire marécageuses, certaines libellules ont commencé leur ballet estival. Ici ce sont des Calopteryx éclatants, d’abord les femelles …

… puis les mâles …

… et enfin la réunion des deux. Chez les libellules, le mâle accroche la femelle par l’arrière de la tête, crochets que l’on voit assez bien à l’extrémité de l’abdomen du mâle sur l’une des photos précédentes, puis la femelle ramène son abdomen sous le mâle dans une figure appelée « coeur copulatoire ».

S’il y a marécage, il y a des grenouilles. Dans leur concert de coassements pour attirer un ou une partenaire, elles émettent leur chant en gonflant les sacs vocaux juste derrière la bouche, au ras de l’eau pour amplifier le son, ce qui crée de petites ondes à la surface.

Et, s’il y a des grenouilles, il y a les prédateurs, l’Aigrette garzette …

… et le Héron cendré. Après la capture de proies, il faut retourner au nid, entassement de branchages dans un grand arbre, que l’on approche en dépliant le cou – envergure 1m70, longueur cou étendu 1m.Au nid, il va falloir nourrir deux jeunes, hirsutes et quémandeurs.

Non loin des zones marécageuses, le calme et l’abondance d’herbe sont favorables aux chevreuils, restés tout de même très éloignés.

Dès qu’il y a de l’eau « ouverte », il y a des canards, dont la Nette rousse. La femelle est brune et le mâle plus coloré, avec l’œil rouge rubis.

Proximité de l’eau et berges sablonneuses : il ya de l’Hirondelle de rivage, qui creuse son nid dans la berge.

Les couleurs sont suffisamment différentes pour pouvoir les distinguer d’autres hirondelles.

Sans plus de logique, quelques autres oiseaux vu dans la semaine. Verdier d’Europe mâle.

Bruant proyer.

Serin cini mâle.

Tarier pâtre mâle, de loin.

Les orchidées sauvages poussent un peu partout. Leur identification est très difficile alors je me borne à les admirer.

Une fleur blanche, Céphalanthère à feuilles étroites (merci Claire).

Et quelques autres fleurs, avec ou sans occupants.

Quelques papillons rencontrés cette semaine.

Des Milans noirs, malheureusement lointains, ont effectué leur vol de parade : vol en parallèle puis accrochage des serres et reprise de vol en parallèle.

Mais pendant ce temps, d’autres Milans noirs couvent. Le nid est souvent décoré de déchets de plastique coloré, cette fois, c’est un morceau de tissu, il me semble : le premier doudou des poussins à venir ?

A la saison des nids, de nombreux oiseaux en profitent pour se nourrir facilement. La Corneille noire a dérobé un oeuf, peut-être de Pigeon ramier, et va se mettre au calme pour le briser puis le picorer.

Stratégie de défense, cette araignée – non identifiée – se déplace avec son cocon rempli des ses oeufs.

Mais il faut bien surveiller autour de soi, le Lézard des murailles est à l’affût. Il pianote même son impatience …

2022-05-01

Fête du travail mais pas pour tout le monde. Comme le savent tous les parents, il n’y a pas de pause dans ce métier là. Même chez les Orites, on en a parfois ras le bol …

Et oui, j’avais annoncé avec pessimisme que le nid repéré ne donnait rien. Mais cette semaine, j’ai vu des oiseaux adultes apporter de la nourriture, dont de succulentes chenilles. Cependant, toute nouveauté dans l’environnement du nid provoque la méfiance et il faut attendre jusqu’à faire partie du décor pour que les adultes reviennent nourrir leur nichée. Après, c’est une livraison toutes les 5-8 minutes.
Deux oisillons sont régulièrement visibles. Une fois seulement, un troisième est apparu. Malgré leurs gosiers grand ouverts et contrairement à d’autres espèces, ils n’émettent aucun son. On voit aussi un adulte entrer dans le nid et ressortir un sac fécal, enveloppe de mucus qui contient les excréments d’un oisillon, assurant ainsi la propreté du nid.

Quelques oiseaux saisis au vol et en vol, à agrandir absolument.

Les canards en vol sont moins spectaculaires mais ils révèlent tout de même de belles couleurs et de beaux motifs sur les ailes, ce qui en permet l’identification – quand on peut les voir par en-dessus !

Sur les berges de la Dranse et les rives du lac, les Hérons cendrés côtoient les Grands cormorans, sans querelle apparente, ils ne se nourrissent pas des mêmes poissons …

… et puis, les Grands cormorans sont en pleine effervescence autour des nids. Ces simples entassements – apparemment – supportent les grands coups de vent puis le poids de deux adultes et au moins deux jeunes pendant plusieurs semaines. Les adultes prélèvent des branches sèches ou feuillues et récupèrent aussi des branchages au fond de l’eau.

Les Mouettes rieuses en font toute une histoire bruyante mais le nid est un simple creux dans le sol, garni de quelques brindilles.

Dans le tumulte des mouettes, un petit goéland calme et discret, à première vue : le Goéland cendré. Il a quitté son perchoir pour rejoindre un congénère et entamer un duo d’amour digne des plus grandes scènes d’opéra.

Peut-on voir des kiwis au bord du Léman ?
Non, cet oiseau qui en a un peu l’apparence est un Grèbe huppé qui va se coucher au sol. Il y a peut-être un oeuf, juste devant la patte gauche de l’oiseau mais la distance ne permet pas d’en être sûr. Pourtant, les nids de Grèbe que j’ai vu jusqu’ici étaient des constructions de branchages attachées dans des roselières, pas directement au sol.

J’aimerais bien trouver un nid d’Aigrette garzette mais pour l’instant je dois me contenter d’observer des individus isolés, ce qui est déjà joli.

Joli aussi, l’œil doré du Fuligule morillon …

… et la tête inimitable du mâle de la Nette rousse.

Quelques oiseaux, « en vrac ».
La Bergeronnette grise, qui peut être plutôt foncée ou plutôt claire …

… les Harles bièvres, mâle et femelle …

… le Pouillot véloce …

… le Roitelet triple bandeau – orange noir blanc …

… la Sittelle torchepot – en deuxième image elle tient une bestiole blanche extraite du bois …

… une femelle de Merle noir …

… un Pigeon ramier …

… une Mésange nonnette et une femelle de Rougequeue noir.

Deux Milans noirs partagent une proie, un couple proche de chez moi, alors que d’autres se regroupent dans de grands arbres, peut-être en recherche de partenaire ?

Après avoir photographié un Bombyle en vol la semaine dernière, voici un Bombyle occupé à aspirer le nectar d’une fleur.

Autre insecte assez abondant ces jours-ci, le Panorpe – je crois. La deuxième photo montre un accouplement, pendant que la femelle grignotte un autre insecte.

Quelques papillons, le Tircis …

… et une Piéride, probablement un mâle de la Piéride du chou.

Mais que mangent donc les écureuils quand il n’y a pas de noisettes ?
Ils sont friands de cônes de différents résineux et se servent volontiers d’un oeuf ou deux s’ils peuvent accéder à un nid sans défense. Mais ils mangent aussi des fleurs, ici les fleurs du saule marsault. Il y en a à profusion.

2022-04-24

Voici une série de photos prises en Charente maritime, plus précisément autour de Saint-Jean d’Angely. La faune est riche et assez facilement visible dans les grands espaces cultivés. Ce n’est pas pour autant facile de photographier, les animaux restant au loin, sauf quelques rares exceptions.

Et voici la première : l’œil était dans le pré et regardait l’objectif (d’après V. Hugo, pas naturaliste pour deux sous lui). Mais l’œil de qui ?

Les lièvres étaient nombreux, autant dans les cultures que dans les champs retournés. Les huit dernières photos sont celles d’un lièvre qui ne m’a pas vu et qui s’est approché de là où je m’étais agenouillé – sur des petits cailloux douloureux – en s’arrêtant à chaque fois qu’il entendait le déclencheur, jusqu’à quelques mètres. Quand il m’a enfin vu, il est parti ventre à terre à travers le champ.

Les chevreuils sortent généralement à l’aube ou au crépuscule mais on peut en voir dans la journée si l’environnement est très calme.

Cette tour en ruine est en fait ce qui reste d’un moulin. Comme une tour de Babel, elle abrite de nombreux oiseaux. On voit à droite un Etourneau sansonnet, au centre prêt à se poser un Choucas des tours et à droite dans la paroi juste au-dessus du lierre, un Faucon crécerelle. A priori un symbole de paix inter-espèces.

Les trêves sont fragiles et l’approche d’un Milan noir mobilise les Choucas des tours pour éloigner l’intrus.

Un peu plus loin, une brève querelle a contraint un Faucon crécerelle à abandonner le terrain à un Busard cendré en chasse.

Busard cendré dont le mâle est gris et noir, comme le Busard Saint Martin. Mais le Busard cendré a une barre noir au-dessus de l’aile et deux au-dessous. Simple, n’est-ce pas ? C’est un rapace qui patrouille les champs à la recherche de rongeurs en volant entre 3 et 6 mètres de haut.

Les femelles sont colorées en brun, avec un sourcil plus clair. Cette femelle est « marquée » par des petits morceaux de plastique qui permettent d’identifier un oiseau sans le capturer. Le code est composé de deux couleurs sur chaque aile, ici orange-orange / orange-pistache. J’ai rempli un formulaire d’observation sur busards.com et reçu, avec des remerciements, une fiche indiquant le baguage non loin de Niort en juillet 2021 d’une femelle âgée de plus de deux ans, puis une ponte de trois œufs qui ont donné trois jeunes à l’envol. Sympa !

Derniers rapaces de la série : les Faucons crécerelle, dont l’un qui loge dans la ruine du moulin.

Sur la ruine du moulin mais aussi dans les façades des églises, notamment à Aulnay, les Choucas des tours ont une allure assez amusante avec leur tête grise et l’œil clair. Sur la dernière photo, on voit un ou deux becs, des oisillons ? au fond du trou.

J’ai un faible pour les Alouettes des champs et leur folie qui consiste à signaler leur territoire en montant dans le ciel jusqu’à devenir invisibles, tout en chantant à gorge déployée avant de se laisser tomber comme une pierre pour retourner au nid, posé au sol.

Parmi les oiseaux abondants, il y a les Bergeronnettes grises …

… les Chardonnerets élégants…

… les Hirondelles rustiques…

Voici maintenant quelques oiseaux moins fréquents, tout au moins pour l’observateur que je suis. Un mâle de Bruant zizi…

… une Linotte mélodieuse, femelle…

… un Tarier pâtre, femelle…

… un Bruant proyer, je crois …

… et un Traquet motteux, mâle.

Une première observation pour moi, malheureusement très brève, un Oedicnème criard. pour satisfaire votre éventuelle curiosité, voyez le lien https://www.oiseaux.net/oiseaux/oedicneme.criard.html

Autre première, tout aussi brève, deux petites chouettes, Effraie des clochers, que j’ai surprises dans la ruine du moulin et qui ont fui au dessus des cultures.

Dans des zones humides, marécageuses en hiver et cultivées en été, il y a les échassiers habituels, comme les petits Hérons garde-boeufs …

… les « moyennes » Aigrettes garzettes aux pattes jaunes …

… et les Grandes aigrettes – pas photographiées hélas – ainsi que les grands Hérons cendrés.

La Cigogne blanche, symbolique de l’Alsace pourrait aussi symboliser les Charentes.

Dernière photo, l’individu mystère. Je ne suis pas capable de mettre un nom sur cette tête mais tant pis.

2022-04-17

C’est la dernière photo de Milan noir dans les fleurs de cerisier, elles sont maintenant toutes fanées.

D’autres oiseaux, dont les Pinsons des arbres, sont venus poser dans le même genre de décor puis dans d’autres arbres.

J’avais présenté le 20 mars la construction du nid des Orites, puis le 27 j’avais mentionné le calme autour du nid, pensant à la couvaison. Maintenant, le nid semble être partiellement décroché et il n’y a toujours aucun mouvement autour. Y a t’il eu prédation ?
Heureusement, il y a d’autres oiseaux de l’espèce et une nouvelle nichée sera mise en route.

D’autres oiseaux se sont lancés dans la construction des nids, comme cette Corneille noire.

Le Héron cendré transporte des branchages bien modestes par rapport à son envergure.

Pas de construction de nid mais une rencontre peu fréquente dans les alentours de Lugrin, le Rougequeue à front blanc, revenu de migration. Le mâle a bien une barre blanche sur un front noir, pas la femelle qui a par contre de très belles couleurs.

Migration aussi pour le Geai des chênes, dont on voit passer des bandes de cinq à trente oiseaux. C’est un migrateur partiel, certains restant toute l’année et d’autres accomplissant de grands déplacements jusqu’en Scandinavie.

La migration des rapaces se poursuit, avec toujours des passages de Milans, noirs ou royaux, parfois mélangés dans une ascendance.

Une Buse variable, probablement locale, a fait une démonstration de piqué soit pour une chasse soit pour une parade, je n’ai pas vu la suite de ces trois figures.

Le Faucon crécerelle migre également. On distingue les oiseaux « locaux » des migrateurs à leur vol : les oiseaux en migration ont généralement un vol presque rectiligne, décidé. Il n’y a pas de temps à perdre mais un but à atteindre.

Retour de migration aussi pour les Hirondelles rustiques.

Quelques oiseaux de bord de lac : un Grand cormoran …

… et des Harles bièvres.

Retour plus haut dans les prés. Parmi les adeptes du point d’eau, il y a cette année de nombreux Serins cini, uniquement des mâles sur ces photos.

Chez les Fauvettes à tête noire, la femelle prend son bain alors que le mâle s’adonne à des acrobaties pour boire sans se mouiller les pattes.

Chez les Verdiers d’Europe aussi, la femelle n’hésite pas à se baigner tandis que le mâle lance des trilles depuis la cime des arbres.

Voici un petit insecte velu que l’on voit parfois butiner des fleurs en faisant du sur-place : le Bombyle. Il en existe plusieurs espèces, que l’on distingue par les taches sur les ailes ou la présence de poils à l’arrière des ailes.
Les larves de Bombylius sont parasites des larves d’Abeilles solitaires (Collètes, Andrènes, Halictes…). Les femelles Bombyle pondent en vol, elles laissent tomber leurs œufs près des nids d’Abeilles dans lesquels les larves de premier stade vont entrer. Elles s’y nourriront des réserves de l’hôte puis de ses larves, avant de se nymphoser.
source : http://www.demons-et-merveilles.fr/galeries/dipteres/pages/bombyle2.html

Dans la grande famille des argus, voici Celastrina argiolus, l’Argus à bande noire. C’est la première génération de l’année, une deuxième de coloration plus soutenue apparaîtra en juillet-aout.

Pour terminer, un Ecureuil roux a fait une partie de cache-cache avant de bondir pour trouver un lieu plus calme.

2022-04-10

Cette semaine a été marquée par plusieurs petits bonheurs : oiseaux très proches et oiseaux peu fréquents.

Le froid ayant fait son retour, j’ai répandu dans le jardin des graines de tournesol qui restaient de mes stocks de nourrissage d’hiver, ce qui a attiré de nombreux passereaux. En premier les Pinsons des arbres, qui sont aussi présents au point d’eau.

Parmi les pinsons, un oiseau plus coloré s’est présenté : un mâle de Pinson du Nord.

Au point d’eau et aussi dans le jardin, ce sont les Serins cini qui sont venus colorer l’ambiance. Mâle jaune vif, femelle plus terne.

Dans un buisson, une Mésange nonnette à la recherche de nourriture s’est approchée sans me prêter attention.

Au point d’eau, les Mésanges bleues au bain sont irrésistibles.

Voici une Orite à longue queue qui carde un petit paquet de fibres pour garnir son nid.

Il y a ces jours-ci beaucoup de passage de Rougequeues noirs, mâle en dernière photo.

La plupart du temps chez les Fauvettes à tête noire, ce sont les mâles qui sont le plus visibles. Pour une fois, une femelle a fureté dans les ronces sans trop se cacher.

La Grive draine par contre a tenté de se cacher mais en me surveillant du coin de l’oeil tout de même.

Le Merle à plastron, ici un mâle, est peu fréquent dans les alentours de Lugrin. C’est donc un plaisir d’en voir un, même à travers la végétation.

Autre oiseau vu à travers les branches mais pas une rareté, un Geai des chênes.

Autre corvidé, la Corneille noire, omniprésente des rives du lac jusqu’à la limite supérieure de la forêt en montagne. Le transport de brindilles pour la préparation des nids se voit souvent mais le prélèvement délicat d’une branche verte est moins fréquent – dernière photo.

Du côté des rapaces, je croise régulièrement des Buses variables perchées mais moins souvent posées dans un coin sombre de forêt.

Le Milan noir maintenant bien installé pour ses quartiers d’été offre des attitudes poético-bucoliques et de belles attitudes de vol .

Le Milan royal passe, sur sa route migratoire, parfois contrarié par la présence d’un Epervier d’Europe qui n’hésite pas à taquiner ces grands rapaces.

Au bord du lac, un couple de Harles bièvres en grande discussion, peut-être au sujet de la coiffure de madame ?

Fin de cet épisode avec deux oiseaux en vol, un Goéland leucophée adulte …

… et un Héron cendré.

2022-04-03

Cette semaine, qui a débuté par beau temps sec et chaud, se termine par un épisode de neige qui va perturber un peu la faune et la flore.

Mais, en début de semaine, j’ai pu observer quelques quadrupèdes. Tout d’abord une compagnie de sangliers, déjà photographiés la semaine précédente. Mon chien passe au-dessus d’un épais roncier et les flaire, ce qui provoque leur départ. Si je me poste au-dessous du roncier, je les vois, c’est aussi simple que cela. Il y a toujours un adulte en début de groupe, puis viennent les jeunes, de l’année dernière je pense. Il n’y a pas encore de marcassins.

Ensuite quelques chamois. Le premier a été pris à la suite d’un affût en forêt. Ensuite, la petite troupe à la file indienne est partie dans un pierrier où j’ai fait rouler quelques cailloux. Je me suis immédiatement couché au sol, ce qui a calmé la fuite mais ils ont tout de même changé de pâture. Comme chez les chevreuils, le niveau de stress des chamois se manifeste par les poils de l’arrière train plus ou moins hérissés.

Derniers quadrupèdes : deux biches, couchées à l’abri de buissons plus bas dans le pierrier.

Les chamois et biches étaient en montagne -sous la falaise des Mémises, pour ceux qui connaissent. Le beau temps était aussi favorable aux oiseaux, résidents ou migrateurs.

Cette petite hirondelle brune à la gorge claire est l’Hirondelle de rochers.

Autre habitant des falaises, le Faucon pélerin, reconnaissable à son « casque » noir. Il y a eu un vol nuptial de deux oiseaux, lointains hélas, avec pirouettes et prises de serres.

La montagne donne l’occasion de voir certains oiseaux d’au-dessus, comme cette Buse variable, planant dans la vallée de Bernex.

La frustration de cette journée a été provoquée par ce rapace qui a surgi dans mon dos et que je n’ai donc pu photographier qu’après qu’il m’ait survolé : Aigle royal, individu de deuxième année d’après les taches blanches sous ses ailes.

Fort heureusement, il n’y a pas que des frustrations, il y a aussi des observations exceptionnelles de proximité. Ceci est l’Accenteur alpin, très absorber à chanter – discrètement, le bec fermé, seule la gorge bougeant.

Le Pic noir, mâle, est éloigné mais je suis tout de même satisfait de l’avoir aperçu.

Le Mésange huppée est plutôt forestière. Celle-ci picorait de minuscules insectes dans les bourgeons.

Je me suis aussi rendu un autre jour au Hucel, 970m, site de comptage des migrateurs. Voilà ce qu’on y voit à certains moments : chaque tache est un rapace qui approche. Les courants ne sont pas toujours favorables et les oiseaux passent parfois hors de portée d’objectif. Les ornithologues sont équipés de jumelles et de longues vues puissantes.

Voici tout de même un Milan royal, aux couleurs caractéristiques.

Parmi ces deux oiseaux, le plus petit est un Epervier d’Europe. L’autre a provoqué des avis divergents : épervier ou autour ? Les débats m’ont rassuré, ce n’est pas facile de distinguer ces deux espèces.

Distinguer ? Voici deux photos qui vous permettront désormais de différencier le Grand corbeau de la Corneille noire : forme du bec, forme de la queue. En plus, l’envergure du Grand corbeau est celle d’une Buse variable.

Autour de Lugrin, voici les oiseaux habituels. Tout d’abord le Pouillot véloce…

… la Fauvette à tête noire, mâle …

… le Rougequeue noir …

… le Verdier d’Europe …

… le Pinson des arbres, femelle …

… et un Rougegorge familier, haut perché.

Les Milans noirs, au chaud en début de semaine, ont débuté les accouplements chez les couples qui se sont retrouvés en revenant de migration. En fin de semaine, ils ont dû affronter la neige, qui a refroidi tous les élans.

Il reste à espérer que le gel attendu dans la nuit de dimanche à lundi ne soit pas trop violent.

2022-03-27

La semaine dernière, je montrais le travail d’aménagement du nid de deux Orites – Mésanges à longue queue. Cette semaine, j’ai encore assisté à un transport de plume lundi, puis plus rien. Le nid est au calme et aucun oiseau ne tourne autour. J’en conclus que la couvaison a débuté. c’est la femelle qui couve seule pendant une douzaine de jours.

Voici maintenant quelques petits oiseaux en gros plan. Pourquoi certains jours, il est impossible de les approcher et certains autres jours, ils viennent tellement près que la mise au point s’avère difficile ? Aucune idée mais les photos sont plaisantes.

Celui-là est mis à part car c’est une observation unique pour moi. de grands groupes de Pinson du Nord sont visibles souvent en début d’hiver. Par contre, un individu isolé à la fin du mois de mars, je n’en ai jamais vu jusqu’à ce jour.

Les écureuils ont commencé à sortir de leur torpeur hivernale il y a déjà quelques semaines mais ils sont difficiles à photographier.

La migration pré-nuptiale des rapaces se poursuit. Si on voit des groupes de Buses variables, de Milans royaux ou de Milans noirs, on voit aussi de temps en temps des groupes mixtes dans les ascendances.

Et voilà un Epervier d’Europe un peu plus visible.

Quant aux Milans noirs, certains se sont arrêtés pour un instant de repos mais d’autres ont repris possession de leur territoire et même de leur nid. Il leur faut parfois batailler contre les Corneilles noires qui tentent de maintenir leur territoire, incontesté durant l’hiver.

2022-03-20

La région a subi, comme d’autres, l’incursion de poussières du Sahara. Cela a donné des couleurs inhabituelles au panorama et au lac.

Les Grèbes à cou noir – très lointains, c’est entendu – ont repris un aspect normal au bout de trois jours.

Mis à part ce phénomène météorologique, cette semaine a vu le vrai démarrage de la migration des grands rapaces au-dessus de Lugrin. Dans un des rassemblements autour d’une ascendance, on peut voir de la Buse variable, du Milan royal et du Milan noir.

Parmi les migrateurs plus modestes, il y a quantité de passereaux, dont les Verdiers d’Europe …

ou le Pouillot véloce, qui revient au point d’eau.

Au point d’eau, les oiseaux sont facilement identifiables, ils sont suffisamment proches. En premier les Mésanges bleues, peu farouches …

… suivies par les Pinsons des arbres, parfois accompagnés de Moineaux domestiques …

… viennent ensuite les Etourneaux sansonnets, agités et et bruyants …

… et enfin les Merles noirs, les oiseaux les plus farouches.

Le clou de la semaine, c’est un couple d’Orites à longue queue, anciennement Mésanges à longue queue. Le manège de deux oiseaux venant s’enfiler vivement sous des feuilles de lierre m’a intrigué. J’ai alors vu qu’ils apportaient mousse et lichen pour leur nid, à peine visible. Il a fallu attendre 45 minutes après que je les aie repérés pour qu’ils s’approchent à nouveau. Dès lors, j’ai fait partie du décor et ils ont continué leurs livraisons, aussi les jours suivants. Jour 1 : mousse et lichen, jour 2 : soies de sanglier, jour 3 plumes et duvet. Le nid doit être d’un grand confort.

Et non, il y a une autre observation qui mérite le titre de clou de la semaine : une chauve-souris sortie à la chasse aux insectes en plein après-midi. Impossible malheureusement de l’identifier.

Quelques oiseaux d’eau, avec un « train » de Grèbes castagneux …

… des Grèbes huppés …

… des Nettes rousses …

… et de jolis Fuligules morillons.

Les Grands cormorans ont commencer à reprendre possession de leurs nids. Ces entassements de branchages semblent bien résister au vent et au poids des oiseaux.

Des Mouettes rieuses sur une jetée respectent scrupuleusement les interdictions.

Une rencontre inattendue dans un bosquet. Le Chevreuil a entendu le déclenchement de l’appareil photo mais, n’en percevant pas bien l’origine, a fait un bond vers moi avant de changer de direction.

Et une autre rencontre, inattendue au point que les photos sont mauvaises : une petite compagnie de 8 sangliers, qui a débouché d’un taillis et a traversé le pré devant moi.

2022-03-13

C’est une quinzaine qui m’a mené à l’opposé de Lugrin, à 640 km à vol d’oiseau. De plein est, je suis passé au phare ouest, représenté par le Phare de Chassiron à la pointe de l’île d’Oléron. J’ai tout de même un petit faible pour la modeste tour jaune et noire qui porte le joli nom de tour d’Antioche. Bien sûr, il y avait des oiseaux.

Qui dit bord de mer dit goélands, mais je ne suis pas capable d’en préciser l’espèce et encore moins l’espèce du crabe qui sert de repas.

Des oies au plumage foncé broutaient des algues. J’en ai revu en vol plus loin le long de l’île. Ce sont des Bernaches cravant.

Dans une zone de marécages, il y avait une faune variée, avec des Hérons cendrés …

… des Aigrettes garzettes aux pattes jaunes – dont une qui se déleste d’un imposant jet de fiente …

… des Canards colvert …

… des Gallinules poule-d’eau …

… des Bergeronnettes grises …

… et un vol de Grands gravelots, je crois.

En quittant l’île d’Oléron, voici un Faucon crécerelle – femelle à la tête rayée – en chasse. Pris depuis la fenêtre de la voiture, l’oiseau n’a pas été dérangé par une présence humaine identifiable et s’est approché , permettant ainsi de belles photos.

On passe ensuite à la faune de l’intérieur des terres de Saintonge, avec les Cigognes blanches. Je n’ai pas été trop étonné d’apprendre que c’était un de leurs couloirs migratoires mais surpris d’en trouver juchées sur un nid. L’une d’elles porte une bague lisible. Sur le site http://ciconiafrance.fr on peut obtenir son « CV ».
Baguée en juin 2017, elle a été vue régulièrement depuis au Chateau de Saint-Jean d’Angle et en octobre 2021, elle a été observée à Pinto en Espagne, non loin de Madrid.
Une autre cigogne, PO0315 a été baguée en Gironde le 08 juin 1989. Son dernier passage noté, toujours en Gironde, date du 8 mai 2021, 32 ans plus tard. Ce serait la doyenne des cigognes vivantes.

Plus surprenant encore pour moi, c’est la vue d’un Cigogne noire, plus rare et dont l’habitat est forestier.


Je croyais avoir repéré une Cigogne blanche en vol mais les ailes blanches avec seulement la pointe noire m’ont poussé à prendre la photo même de très loin. C’est une Spatule blanche.

Toujours plus à l’est dans les terres, non loin de Saint-Jean d’Angely, encore une faune abondante : des Alouettes des champs…

… un Bruant proyer …

… et des Choucas des tours au voisinage d’une vieille tour en ruines.

Les Chevreuils sont nombreux dans la région et s’enfuient dès qu’ils perçoivent un mouvement suspect.

Tombé par hasard sur deux femelles au repos le long d’une clôture, je me suis doucement mis à genoux. Une vingtaine de minutes de patience procurent des photos des animaux au naturel.

Un bref passage en région toulousaine avec un peu de temps pour explorer quelques plans d’eau offre des Mouettes rieuses …

… un Grand cormoran et un Grèbe huppé …

… une Pie bavarde, qui n’est pas un oiseau simplement noir et blanc …

… et un Rat brun ou Surmulot, excellent nageur.

Pour terminer avec la faune de Lugrin.
Merle noir mâle et femelle.

Les Etourneaux sansonnet ont pris leur plumage nuptial.

Les Mésanges bleues se sont-elles habituées à ma présence régulière ? En tout cas, elles s’approchent beaucoup plus que pendant l’hiver.

Un petit groupe de Mésanges à longue queue ou Orites est aussi venu. Parmi elles, l’individu particulier à tête blanche.

Une Mésange charbonnière s’est risquée mais n’est pas restée …

… tout comme le Rougegorge familier.

Première observation de la Fauvette à tête noire de cette saison.

Les Pinsons des arbres – ici des mâles seulement – vont boire et se baigner un peu plus loin, où ils ne se sentent pas sous la menace de mon objectif.

… imités par un Grosbec casse-noyaux. Je lui trouve une certaine ressemblance avec le personnage de Requin, dans un James Bond.

Voici un Pic épeiche femelle. On voit que l’oiseau ferme la paupière quand il tape du bec.

Il y a maintenant de nombreux passages de Buse variable qui longent le lac dans leur migration prénuptiale.

Le voyage n’est pas de tout repos quand il faut encore éviter les harcèlements des Corneilles noires.

Je vois de temps en temps l’Epervier d’Europe. L’autre jour l’un d’eux a fondu sur les mésanges attroupées au point d’eau. J’ai pu vite capter une photo quand il s’est posé, bredouille, dans les fourrés. La tête grise en fait un mâle. Remarquez la taille impressionnante du doigt central.

Fin de cette édition avec une Petite tortue, typique papillon des premiers jours printaniers.

2022-02-27

Il y a ici deux semaines de photos, récoltées à Lugrin, aux Grangettes (réserve naturelle à l’embouchure du Rhône dans le Léman) et en région toulousaine. Elles sont donc présentées avec mention du lieu, même si certaines espèces sont visibles en toutes régions.

Lugrin : une Buse variable a pris son envol non loin de moi et a cerclé tranquillement pour prendre de l’altitude.

Lugrin : la Sittelle torchepot fréquente le troncs à la recherche d’insectes mais utilise aussi les fissures des branches de châtaignier comme enclume pour briser les coques de noisettes qu’elle peut encore trouver. Et elle y met de la force !

Lugrin : un grimpereau enfin identifiable. C’est un Grimpereau des jardins – ventre un peu « sale », « marches » régulières du motif de l’aile, ongle postérieur court, etc…

Lugrin : un Pic vert est passé dans le champ de l’objectif et je n’ai eu qu’à déclencher. Il a un soupçon de rouge dans la moustache sous le bec, c’est donc un mâle.

Région toulousaine, Fontenilles : les Etourneaux sansonnets sont nombreux et bruyants. Ils ont leur plumage nuptial, noir tacheté. Les attitudes en vol sont énergiques mais pas toujours rectilignes.

Région toulousaine, Fontenilles : le tas de fumier d’un centre équestre attire divers oiseaux, dont le Rougequeue noir. Celui-ci est une femelle ou un immature né l’année dernière.

Région toulousaine, Fontenilles : autre visiteur du tas de fumier, le Cochevis huppé, proche parent des alouettes.

Région toulousaine, Fontenilles : les Hérons garde-boeufs sont revenus de migration. Par contre il semble qu’ils aient besoin de se réchauffer les pattes, sur les panneaux solaires.

Région toulousaine , Fontenilles: quelques Pipits, qu’on voit peu à Lugrin, sont passés dans le ciel mais je ne saurais préciser l’espèce.

Région toulousaine, Fontenilles : celui-ci est identifiable, c’est le Pipit farlouse.

Région toulousaine, Fontenilles : aucun doute possible pour cet oiseau à la tête noir et au corps orangé, c’est le Tarier pâtre mâle.

Région toulousaine, Fontenilles : voici le premier Pouillot véloce que je vois cette année et, à la chasse aux insectes, on voit que son nom est mérité.

Région toulousaine, Fontenilles : j’ai trainé le long d’un ruisseau – l’Aussonnelle – et deux chevreuils effrayés par des coups de fusil lointains sont venus vers moi avant de changer de direction. Les arbres m’ont géné et une seule photo est acceptable.

Région toulousaine, confluence Arriège-Garonne : un Faucon crécerelle était en chasse. Le suivre quelques instants procure de belles images. La tête grise indique un mâle.

Les Grangettes : le canal du Vieux Rhône est un lieu où de nombreuses espèces sont visibles. Voici une Gallinule poule d’eau. Son bec doit encore virer au rouge pour la saison des nids.

Les Grangettes : le Grèbe castagneux continue à défier ma technique de photographie. Un jour j’en réussirai des photos nettes.

Les Grangettes : les Grèbes huppés ont commencé la formation des couples, avec quelques mouvements de parade. Ils accomplissent des mouvements de tête, soit simultanément soit l’un après l’autre, face à face. Si un intrus approche, il y a des attitudes menaçantes comme de foncer en avant, la tête au ras de l’eau. Quand les oiseaux sont assez proches, on voit qu’ils ont un magnifique œil rubis.

Les Grangettes : une autre espèce a l’œil rouge, c’est le Foulque macroule. L’un d’eux est venu poser assez près.

Les Grangettes : il n’y a pas que de l’eau mais aussi de grandes étendues de cultures. De grands oiseaux blancs ont attiré mon attention. Ce sont des Cygnes tuberculés qui sont allés brouter des herbes tendres. Sur la deuxième photo, on voit un immature, à la tête brunâtre.

Les Grangettes, Léman : retour à l’eau avec les Harles bièvres, mâles à la tête verte.

Les Grangettes, Rhône : une femelle de Harle bièvre a pris son envol pour aller chasser plus loin. Elle a pris un poisson, qu’il lui a fallu avaler rapidement sous la menace d’un goéland.