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Semaine après semaine

2022-12-11

Sous cette date, ce sont des observations rapportées de Charente maritime, de Haute Garonne et d’Ariège, au retour de quelques jours de voyage.

De Charente maritime, c’est un Troglodyte mignon , sur un fond de mur crépi produisant une couleur inhabituelle, qui ouvre la série.

Puis un Geai des chênes en survol …

… ainsi qu’une Grive draine …

… et un Grimpereau.

A plusieurs reprises, j’ai vu des Pouillots véloces, très actifs dans les haies.

Dans un champ fraîchement labouré, un petit groupe de Perdrix rouges s’est enfui en courant.

Dans un autre champ, une tache prise en photo par curiosité se révèle être, je crois, un Pipit.

Dans les friches comme dans les champs, on aperçoit des chevreuils en plein jour, malgré les tirs de chasse qui résonnent tout autour.

Les observations en Charente se terminent sur ce qui a été pour moi une surprise : des Hérons garde-boeufs, en principe migrateurs vers des climats plus chauds outre Méditerrannée, qui restent malgré des températures négatives.

Autour de Toulouse, j’ai exploré divers lieux à l’ouest de l’agglomération : forêt de Bouconne et des zones alluviales dans les courbes de la Garonne comme le Ramier de Bigorre ou le Grand ramier .

Il y a bien sûr des oiseaux liés à l’eau : Grand cormoran et Grande aigrette.

Il y a également des Hérons cendrés, plus territoriaux et agressifs que les Grandes aigrettes, qui finissent par céder la place.

Au bord des cours d’eau et des étangs, la Bergeronnette des ruisseaux est omniprésente mais très farouche.

On peut aussi apercevoir des Chevaliers guignette, farouches également. Leur plumage les rend quasi-invisibles et seul leur déplacement les trahit.

Le Martin pêcheur est plus facilement visible mais tout aussi farouche. C’est l’immobilité absolue, sans être camouflé, qui permet de le voir s’approcher un peu.

En région toulousaine comme en Charente, il y a quelques Pouillots véloces dans les haies.

Des bandes d’oiseaux vont picorer au sol et se réfugient bruyamment dans les arbres à la moindre alerte. On voit ainsi des Pinsons des arbres et des Chardonnerets élégants …

… et parfois des Pinsons du Nord.

Les Etourneaux sansonnets se rassemblent, comme partout, et garnissent les câbles. Il y a des groupes calmes et disciplinés et d’autres groupes qui ont des questions de préséance à régler.

Là , ce sont des Bruants jaunes – mâle bien coloré et femelle plus terne.

Le mâle de Tarier pâtre arbore ses belles couleurs en Occitanie alors qu’il est parti des montagnes svoyardes pour l’hiver.

Là, c’est un Faucon crécerelle en chasse.

Alors qui est celui-ci qui fait aussi du sur-place ?
C’est un rapace encore peu fréquent en Occitanie, qui étend son aire de répartition dans le sud-ouest : l’Elanion blanc. Une identification nouvelle pour moi.

Je pensais que les Hérons garde-boeufs seraient partis hiverner plus au sud mais ils sont nombreux et actifs à s’alimenter dans les prés, les friches et les champs. D’après une des photos, une des captures serait une grande sauterelle. Vont-ils les débusquer dans le sol ? La terre sur les becs semble le confirmer.

Une tache sombre dans un champ signale souvent une présence. Dans ce cas, il s’agissait de trois chevreuils au repos.

Une autre tache , plus petite et mobile, était celle d’un Faucon crécerelle venu se poser sur une tige.

Dans mon séjour toulousain, j’ai décidé de me rendre au Domaine des oiseaux de Mazères en Ariège https://www.ville-mazeres.fr/Domaine-des-Oiseaux. De nombreux observatoirs très bien aménagés permettent l’observation des oiseaux dans différents environnements. Je préfère les observations en nature vraiment sauvage mais je reconnais que les possibilités photographiques sont intéressantes.

Un Verdier d’Europe, mâle.

Un Pinson des arbres, femelle.

L’Accenteur mouchet, très occupé à picorer, ne s’est pas sauvé aussi vivement au’à son habitude.

Un Cisticole des joncs – observation nouvelle dans ma liste.

Comme c’est essentiellement une zone d’étangs, voici des canards.
Le Canard souchet, mâle et femelle, avec le bec en spatule …

… et la Sarcelle d’hiver, mâle et femelle.

Et s’il y a de l’eau, il y a du Martin pêcheur. Il me semble que c’est un oiseau beaucoup plus répandu que je ne le pensais, il suffit de savoir le repérer, d’abord au cri, puis chercher sa minuscule silhouette colorée.

Un groupe d’Oies cendrées …

… se trouve à côté d’une Cigogne blanche , bientôt rejointe par d’autres oiseaux. Certains restent à l’année, d’autres viennent hiverner et d’autres encore font seulement une halte sur leur voyage migratoire.

Fin du voyage et retour à Lugrin où quelques oiseaux se sont montrés.
Une Grive draine …

… des Corneilles noires dont j’ai cru que les acrobaties aériennes étaient de la parade avant de comprendre que c’est un malheureux Epervier qui provoquait cris et piqués …

… et un Grosbec casse-noyaux

2022-11-27

Une fois qu’on a vu le Martin-pêcheur de la semaine, que montrer de plus ?
Mais si, il y en a d’autres.

Un Grand cormoran en vol …

… et un groupe de Sarcelles d’hiver. Le mâle est aisément reconnaissable à sa tête brun et vert mais les femelles sont plus difficiles à distinguer, par exemple, du Canard colvert.

Sur le même plan d’eau – étang de la réserve de la Dranse – deux mâles Fuligules milouins ressortent parmi les Fuligules morillons qui les entourent, même si tout ce petit monde est à la sieste.

Une longue attente m’a donné le temps de voir deux Râles d’eau, en vol caractéristique avec les pattes pendantes, sans pouvoir les photographier. Une deuxième longue attente a enfin vu un Râle d’eau se faufiler dans la végétation. A peine de la taille d’un pigeon, il a le bec rouge, la joue gris-bleu et le corps brun, un excellent camouflage.

Après avoir photogaphié une femelle de Fuligule morillon, c’est toute la troupe qui s’est agitée frénétiquement, visiblement perturbée par une menace.

La voici, la menace. Je penche pour un Autour des palombes, femelle. Comme la tête est masquée par une branche et que l’oiseau était très loin, ce pourrait aussi être un Epervier d’Europe. Je reste dans le doute.

Le Cincle plongeur, sur les rives du lac, s’est laissé approcher, pas trop tout de même. Il est totalement indifférent aux vagues qui couvrent son perchoir voire qui lui passent par dessus la tête. Ledit perchoir a été grignoté par les castors, c’est bien visible sur la pointe de la branche à droite de la tête de l’oiseau.

Autour de Lugrin, quelques oiseaux se sont montrés :
Un Pic épeiche, femelle (pas de bandeau rouge sur la nuque) …

… un Grosbec casse-noyaux, avec sa tête disproportionnée …

… une Grive draine …

… un Pic vert …

… une Sitelle torchepot …

… et un Grimpereau.

Les Troglodytes mignons sont assez faciles à observer à cette saison car ils courrent dans les buissons ou au sol à la recherche d’insectes. Mais leur mobilité les rend difficiles à photographier.

Ceux là aussi étaient trop mobiles pour la photo : deux Ecureuils roux se pourchassaient, probablement pour la noix qu’a trouvé celui de gauche. En passant, la photo montre la variation importante de couleur du pelage selon les individus de la même espèce.

2022-11-20

Un arc-en-ciel saisi sur le Mont Bénand, dominant le Léman, peut faire croire que la prise de photos est facile. Mais voici un échantillon des difficultés rencontrées cette semaine.

Premièrement, la distance. Que ce soit une grive …

… les Aigles royaux …

…ou le Cincle plongeur, les oiseaux ne se laissent pas approcher autant que je le souhaite.

Et quand l’oiseau n’est pas trop loin, encore faut-il qu’il se montre – Pinson des arbres, mâle.

Il y a aussi les obstacles entre les sujets et le photographe, des branches …

… ou des troncs et le manque de lumière.

Ah oui, j’allais oublier le contre-jour !

Tout de même, il y a des instants plus favorables, comme pour cette Mésange bleue …

… la Mésange charbonnière …

… ou l’Orite à longue queue.

Il m’aurait fallu grimper dans le châtaignier pour voir de plus près la capture de la Sittelle torchepot. Peut-être un coléoptère.

Ce qu’a ramassé la Corneille noire a provoqué l’envie de ses congénères mais qu’est-ce ?

Une Buse variable a tournoyé puis s’est perchée avant de repartir plus loin.

Au bord du lac, un Héron cendré apprécie un gros poteau d’arrimage d’où il surveille les alentours. Une plume folle sur son front ne semble pas le gêner

Les Harles bièvres commencent à se regrouper , avec occasionnellement quelques conflits de préséance.

Enfin, en montagne, c’est tout d’abord le guetteur de la troupe de chamois, dans sa belle toison d’hiver, qui m’a jaugé.

Ensuite la troupe a été visible, pas trop perturbée mais préférant tout de même s’éloigner et descendre dans les rocailles.

2022-11-13

Les fins de journée mettent parfois le « feu au lac », le soleil couchant se reflétant dans les vitres des immeubles de la côte suisse. Sinon, ce sont les nuages qui posent une écharpe autour des sommets, encore vierges de neige.

Les températures encore douces profitent aux insectes , bien qu’ils soient encore pas mal engourdis le matin.

En montagne, les chamois sont lointains et ne se sont pas laissés approcher.

En deux lieux différents, ce sont des biches qui se sont levées à mon approche, elles aussi difficiles à approcher et difficiles à photographier au travers de la végétation.

Bien sûr, dans le ciel nuageux ou dégagé, l’Aigle royal se repère aisément, même éloigné. A un moment, il y en avait deux qui tournoyaient, vraiment très loin, malheureusement.

Du grand au petit oiseau, il n’y a qu’un pas. Voici un Roitelet triple bandeau …

… et l’autre roitelet, le Roitelet huppé – qui a ma préférence.

Petit oiseau également, le Pouillot véloce.

La femelle de Merle noir utilise le même perchoir. En effet, près du point d’eau où ils vont boire et se baigner, les oiseaux ont besoin de s’arrêter à un poste de guet d’où ils peuvent évaluer la sécurité des lieux. Cette branche a les vertus nécessaires et de nombreux oiseaux s’y succèdent quand je suis à l’affût.

Le Verdier d’Europe, mâle, s’est nourri de mûres desséchées …

… pendant que le Troglodyte mignon cherchait des insectes au bas du roncier.

Et, pour terminer, un Grimpereau capture aussi des insectes sous une branche.

2022-11-06

Une touffe de cardères prouve que l’automne est bien là, malgré des températures encore élevées en début de semaine.

Quelques petits oiseaux sont venus se faire photographier. C’est assez peu fréquent mais ils sont venus assez près et sans manifester de crainte. En premier le Roitelet huppé, le plus petit oiseau d’Europe avec ses 9 cm.

Le Roitelet triple bandeau, à peine plus gros d’un centimètre, est resté un peu plus éloigné.

Par contre, une petite troupe d’Orites (ex. Mésange à longue queue) est venue m’observer avant de repartir se nourrir d’insectes dans les arbres. Maquillage du tour de l’œil jaune-orangé, moi, je craque…

D’autres oiseaux rencontrés au hasard des promenades ou randonnées.
Un Pinson des arbres, femelle …

… un Pinson du Nord, mâle, en train de se nourrir de fruits su Sorbier des oiseleurs …

… un Pouillot véloce …

… un Pic épeiche, mâle …

… et un Grand cormoran dans sa posture de séchage de plumes.

Et maintenant, quelques observations dues à la chance.
En passant sur mon balcon, j’ai aperçu un rapace perché en haut des branches mortes d’un châtaignier, perchoir fréquemment utilisé par toutes sortes d’oiseaux. La tête blanche m’a intrigué. C’est un Balbuzard pêcheur, immature car la tête est rayée, venu se poser pour un peu de repos. L’oiseau est rare, c’est seulement ma deuxième observation.

Mais plus rare encore, c’est la chance de voir des Corneilles noires, territoriales, venir harceler le balbuzard jusqu’à ce qu’il s’envole

Encore un coup de chance, être survolé en montagne par un gros rapace, un Aigle royal adulte.

Le Fuligules morillons se rassemblent maintenant en fin de journée sur les plans d’eau calmes. Assister à leur arrivée, dans un grand sifflement des plumes, c’est un beau moment.

La chance intervient à nouveau quand ces arrivées dérangent les Sarcelles d’hiver qui s’envolent en exhibant leur miroir bleu. Les mâles ont l’œil entouré de vert, les femelles ont la tête brune.

Et enfin, la chance est là quand un Martin pêcheur se perche non loin, puis change de perchoir deux fois, tout occupé à guetter des proies dans l’eau. Les photos souffrent du manque de lumière en fin de journée.

Un écureuil roux a tenté de se cacher derrière une branche avant de s’enfuir le long du tronc.

En clôture de la semaine, je vous propose une séquence de ballet, exécutée par la troupe des moustiques gracieux. Protégez-les ! Les insectes se raréfient et les oiseaux, entre autres, en ont besoin pour survivre.

2022-10-30

L’humidité de la nuit et la chaleur des journées sont propices aux champignons, dont les Lépiotes. Celle-ci pourrait être la Lépiote brun-incarnat, mortelle.

La chaleur des journées est aussi favorable aux insectes et le va-et-vient incessant de frelons m’a incité à y regarder de plus près. Une équipe de plusieurs frelons se relaye pour grignoter l’écorce d’un rameau de frêne. C’est probablement ainsi qu’ils produisent la cellulose pour fabriquer leur nid.

Quelques oiseaux familiers de Lugrin.
Un mâle de Serin cini …

… un Pouillot véloce …

… un Merle noir mâle sur un talus donc à hauteur d’oeil …

… une Sittelle torchepot …

… et quelques Mésanges huppées peu farouches qui sont venues à moins de 3m de mon objectif.

Deux sorties en montagne, entre 1500 et 1900m, m’ont fourni de la matière.
Une femelle bouquetin, avec son petit discrètement couché à son côté.

Oiseau montagnard, le Chocard à bec jaune est généralement occupé à picorer paisiblement ou à voler en bande …

… mais quand survient un intrus comme une Buse variable, toute la troupe se rassemble pour le faire déguerpir.

Aussi un corvidé mais plus gros que le chocard, c’est le Grand corbeau.

Plusieurs Aigles royaux sont passés mais très haut dans le ciel.

Un Epervier d’Europe, jeune de l’année je crois, est passé plus près, donnant la fausse impression d’être plus gros que l’aigle.

Une femelle de Faucon crécerelle, en chasse, est passée, encore moins loin de moi.

Une petite bande de 7 Vautours fauves tournait autour de la Dent d’Oche et du Château d’Oche mais ne se sont pas rapprochés pour de meilleures photos.

Et enfin, observation exceptionnelle pour moi, un Gypaète barbu – le nom vient des petites plumes qui ornent la base du bec – s’est approché tranquillement et m’a survolé. Avec une envergure allant jusqu’à 2m75, c’est vraiment un oiseau énorme mais il se déplace sans un battement d’aile dans un calme extraordinaire. la tête noire indique qu’il s’agit d’un immature de moins de 6 ans.

2022-10-23

Cette semaine, partons des rives du Léman vers les hauteurs, avec en premier un Grèbe huppé …

… puis un Grand cormoran perché …

… et un Martin pêcheur pressé.

Viennent ensuite les oiseaux des prés et des haies, dont les mésanges…

une Orite à longue queue – qui n’est plus nommée la Mésange à longue queue …

… un Chardonneret élégant …

…et un Rougegorge familier.

Cet oiseau est moins commun sur mes terrains de chasse photo, c’est le Pipit des arbres.

Dans les arbres, justement, il y a le Pic épeiche – ici un mâle avec une bande rouge à l’arrière de la tête …

… et le Pic épeichette, pas plus gros qu’un pinson.

Le Faisan de Colchide se promène dans les prés, pas très au courant des dangers de la nature sauvage, puisque c’est un animal régulièrement lâché par les chasseurs. Il a des plumes joliment irisées sur le cou et la nuque. Autrement, je trouve que c’est un volatile peu intéressant.

A toutes les altitudes, on voit des Buses variables, puisque la migration d’automne se poursuit.

Là, on est en montagne, en témoigne la présence de trois chamois dans les rochers.

Dans le même massif rocheux – Mont César – une silhouette massive posée sur un arbre mort : l’Aigle royal. Impossible de dire si celui pris au perchoir et celui pris en vol sont des individus différents ou le même. Celui en vol, en tout cas, est un adulte.

Les Chocards à bec jaune sont les acrobates de la montagne, passant en bandes en piaillant sans cesse.

Clôture de la semaine sur des champignons de saison. L’Helvelle crépue, aussi appelée Morille d’automne, était considérée comestible – sans être gustativement un régal – et a récemment été classée dangereux en raison de la présence d’une toxine. Les Armillaires couleur de miel sont jolies, mais comme de nombreux champignons qui colonisent les racines des arbres malades ou morts, elles ne sont pas comestibles.

2022-10-16

Avec une envergure de 2,40m, le Pygargue à queue blanche dépasse de peu l’Aigle royal. Mais au-delà de la pointure, c’est la rareté qui rend cette observation exceptionnelle. Le Pygargue a disparu des bords du Léman depuis longtemps et 4 jeunes viennent d’être réintroduits cette année. Voici un des nombreux sites qui publient l’information :
https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/haute-savoie/haute-savoie-le-premier-pygargue-a-queue-blanche-reintroduit-dans-les-alpes-130-ans-apres-son-extinction-en-france-2568840.html

Evidemment, à côté de ce géant, les Buses variables, en migration, font pâle figure.

Revenons aux rives du lac, où un Martin pêcheur s’est obstiné à rester derrière des branches.

Le Cincle plongeur est venu m’examiner à distance raisonnable pendant que je guettais le Pygargue puis, me jugeant peut-être inintéressant, est parti pêcher plus loin.

Le Chevalier guignette est un petit limicole qui cherche sa nourriture dans les graviers des rives. On voit bien que c’est un oiseau farouche…

Oiseau farouche également mais pas lacustre du tout, le Pic vert fait résonner son cri d’alerte dans les sous-bois.

Un chat gourmand, aux yeux plus gros que le ventre, a provoqué l’inquiétude d’une poule faisane, ce qui a alerté également les deux mâles qui la suivaient. Sinon je ne les aurais pas remarqués dans les hautes herbes.

Ils sont encore là, ceux-là ? La douceur des températures, peut-être, permet aux Fauvettes à tête noire de rester encore en ce début d’octobre.

Les Pouillots véloce trouvent aussi encore de la nourriture en abondance, dans les taillis ou sur les chantiers.

Les Rougequeue noirs partent assez tard dans l’automne et continuent de pratiquer leur vol de chasse aux insectes depuis la cime des arbres.

Mais celui-ci a été dérangé par un Merle qui réclamait SA branche.

Le nom latin du Morosphynx est Macroglossum stellatarum, autrement dit grosse langue, on comprend pourquoi.

Dès qu’il y a des fruits tombés qui fermentent, on voit des Vulcains qui vont sucer le sucre.

Clôture sur un Ecureuil roux qui prépare ses réserves d’hiver.

2022-10-09

Voici une des dernières apparitions de Grenouille verte pour cette saison. Avant les premiers gels nocturnes, les batraciens vont s’enterrer et ne sortiront pas avant le printemps prochain.

Les papillons vont aussi bientôt disparaître du paysage. Certains vont simplement mourir, d’autres se mettront en hibernation dans un lieu abrité et d’autres, comme le Vulcain, vont migrer vers le sud et donner une nouvelle génération.

Migration vers le sud, c’st aussi la direction que prennent encore les Buses variables et le Milan royal …

… ou certains faucons.

Ce Faucon hobereau, migrateur également, était manifestement en chasse, alternant planés et piqués. Sa nourriture se compose de gros insectes comme les libellules et, parfois, de petits oiseaux. Je pense que c’est le cas en photos 3,4, 5 et 6.

Les plus petits migrateurs, comme le Rougequeue noir passent le plus clair de leur temps à se nourrir, dans le but de faire des réserves pour de longues périodes de vol.

Certaines mésanges migrent mais pas toutes. Impossible de dire donc si cette Mésange bleue va rester ou partir.

Les Orites (ex Mésanges à longue queue)ne migrent pas. On en voit donc toute l’année.

Les grimpereaux ne partent pas et comptent sur la présence constante d’insectes et de larves dans les interstices des écorces pour passer l’hiver. Celui-ci semble être un Grimpereau des bois : ongle postérieur long, bec relativement court et parie inférieure du corps blanc presque uniforme.

Faut-il présenter le Rougegorge familier, présent tout au long de l’année ? Très territorial, il affirme en ce moment sa présence en chassant à grands cris tout concurrent dans son espace. Et il a fort à faire contre les jeunes de l’année qui cherchent à s’installer.

Si certains mangent pour constituer des réserves, les Geais des chênes constituent des réserves enterrées, de glands, châtaignes, noix et autres fruits à coque.

Certains migrent, d’autres pas : le Lac Léman est une bonne source de ravitaillement. Le Héron cendré peut être observé à longueur d’année.

Les effectifs de Grèbe huppé se renforcent, par l’arrivée des jeunes de l’année – comme celui-ci en pleine leçon de pêche – et l’arrivée des individus venant du nord.

2022-09-25

Le brame du cerf se fait entendre dans la forêt. Je devais donc aller écouter observer et tenter quelques photos. Les difficultés sont nombreuses : animaux avec une excellente ouïe et un odorat développé, déplacements incessants des mâles suivis des biches du harem et des prétendants, peu de dégagements et pénombre dans les sous-bois. Les premières photos sont plus à interpréter qu’à contempler.
Derrière les branchages à gauche, un jeune cerf aux bois peu développés et en arrière plan, un coup de lumière sur l’épaule l’oreille et la ramure d’un grand mâle.

A force de suivre un mâle sonore, j’ai pu assister à la déroute d’un prétendant. Il s’est d’abord secoué les oreilles pour chasser le stress – essayez, ça marche – puis a traversé un clairière de fougères en mâchonnant quelques herbes. Il a fini par me voir et a détalé, entraînant le reste de la troupe avec lui.

Plus loin et plus tard, j’étais à l’affût au-dessus d’une coupe dans la forêt et un grand mâle, peut-être lui aussi chassé par un autre, est passé quelques secondes avant de disparaître dans la forêt. Pour information, l’étendue de la ramure progresse avec l’âge mais le nombre de pointes ou cors ne donne pas l’âge. Les mâles ont une taille moyenne de 1,40m au garrot et un poids de 120 à 200 kg.

Dans la même coupe, plusieurs chevreuils sont passés, loin et vite.

Les Buses variables sont en migration d’automne (photo de gauche) et un rapace assez ressemblant passe également, la Bondrée apivore (2 photos de droite).

Toujours très haut dans le ciel, ce rapace me semble être un Autour des palombes, immature selon les rayures sur le corps.

Les haies, les buissons et le point d’eau du Troubois sont très calmes et il y a peu de variétés d’oiseaux : quelques Orites ou Mésanges à longue queue …

… et un Pouillot fitis.