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2023-10-15

C’est l’automne qui prend enfin ses quartiers, avec un peu de pluie et un peu de froid et quelques champignons qui pointent le bout de leur chapeau. Ces coprins que j’ai photographiés ne sont pas comestibles.

Dans la journée on voit encore de insectes qui volent, comme la femelle du Grand cuivré …

… ou quelques guêpes affairées. Bon, celle-ci se repose.

Affairés, ce sont aussi les Ecureuils roux, qui parcourent les arbres et le sol à la recherche de provisions pour l’hiver.

Il existe, dans le nord du Japon je crois, une famille de corneilles qui a appris à poser les noix sur la route pour que les voitures les ouvrent en roulant dessus. Les Corneilles noires locales ne connaissent pas cette méthode et sont contraintes de taper du bec jusqu’à réussir à briser la coque.

Les Corneilles locales savent par contre très bien défendre leur territoire contre les intrus, que ce soit une Buse variable …

… ou un Pygargue à queue blanche. Celui-ci est venu se poser un soir – par faible lumière donc – d’abord sur un châtaignier puis dans les branches d’un sapin. Le lendemain matin, les corneilles l’ont houspillé jusqu’à son départ.

Extraits du site « Les Aigles du Léman » qui mène un programme d’élevage et de réintroduction :
« Le Pygargue à queue blanche est l’un des plus grands rapaces diurnes d’Europe. La longueur totale de l’oiseau adulte est de 70-100 cm, pour une envergure de 190-250 cm. Son poids varie d’environ 4 kg pour le mâle jusqu’à 6 kg pour la femelle. Le plumage des adultes est brun sauf la tête et le cou qui sont plus clairs. Les ailes sont longues et rectangulaires, leurs extrémités atteignent le bout de la queue. (…)Les juvéniles sont plus sombres, notamment à la tête, et présentent un manteau variablement moucheté de clair. La queue est en grande partie sombre, le bec est noir et l’iris assez sombre. (…) Les Pygargues, spécialisés dans la capture de poissons, disposent de tarses dénudés aux deux tiers, de soles plantaires couvertes de spicules rigides, de doigts plutôt courts et de serres très arquées leur permettant la capture et le maintien des poissons de forte taille. »

Quelques oiseaux de proportions et de présence plus habituelles.
Un mâle de Fauvette à tête noire …

… un Rougegorge familier …

… quelques Mésanges nonnettes …

… un Pouillot véloce …

… et un Troglodyte mignon.

Les Chardonnerets élégants sont rares cette année mais en voici une petite troupe d’adultes – rouge sur la face – et de jeunes de l’année – pas de rouge.

Sur les rives du lac, je continue d’être émerveillé par la qualité de camouflage du Héron cendré lorsqu’il se pose dans les arbres.

Malgré ses couleurs vives, le Martin pêcheur est aussi difficile à repérer quand il est posé dans la végétation, surtout s’il est de face. Il faut arriver à le suivre à l’aboutissement de son vol.

En montagne, la couleur grise et noire du Tichodrome échelette se fond avec la roche qu’il prospecte. On le repère d’abord à ses petits cris puis à la couleur de ses ailes lorsqu’il volette pour aller plus loin.

Un autre habitant des montagnes, l’Accenteur alpin a de jolies couleurs qu’on voit que par en-dessous. Sinon, le plumage du dos le rend presqu’impossible à voir sur fond de roche.

Fin de la promenade avec quelques femelles et jeunes bouquetins.

2023-10-08

Ce petit papillon, pris sous un angle inhabituel, est un Tircis.

Sous un angle tout aussi inhabituel, voici un Grand cormoran en vol et un autre, posé, en train de glousser un dialogue avec ses congénères.

En montagne, j’ai croisé quelques Grands corbeaux qui sont passés juste à ma hauteur …

… mais le plus étonnant c’est de les voir plier les ailes pour un piqué, en vol sur le dos. Si c’est difficile à croire, il faut juste agrandir l’image sur l’écran. Les deux photos sont d’oiseaux différents pris à quelques minutes d’intervalle.

Une autre observation que je n’avais encore pu photographier, une brève course-poursuite entre deux Pies bavardes.

Les Pouillots véloces, chasseurs d’insectes dans les buissons, n’ont visiblement pas peur de se mouiller lorsqu’ils se baignent.

Deux autres oiseaux se sont contentés de boire, une femelle de Fauvette à tête noire, les pattes dans l’eau …

… et une Mésange nonnette, les pattes au bord de la flaque.

Les Orites – Mésanges à longue queue – indépendantes pendant la saison des nids, se regroupent maintenant et fréquentent buissons et arbres, et la source, en petits groupes grésillants.

Voici un Rougegorge familier mais ….

… tout ce qui a la gorge rouge n’est pas rougegorge, celui-ci est un Rougequeue à front blanc. Bien sûr le fait qu’il ait perdu les plumes de la queue, peut-être en croisant un chat, n’en facilite pas l’identification.

Encore un insectivore infatigable, le Roitelet à triple bandeau – orange, noir, blanc.

Les Geais des chênes sont encore difficiles à voir dans les arbres pourvus de feuilles mais celui-ci est allé prélever une faîne sur une branche dégagée.

Au bord du lac, une jeune Bergeronnette grise s’est posée quelques instants …

… pendant qu’une Mouette rieuse flottait, indifférentes aux vagues …

… qui n’empêchaient pas non plus les Grèbes huppés de réussir leur pêche.

Le Martin pêcheur, en revanche, ne m’a donné le temps que d’une unique photo.

Le Héron cendré a longuement prospecté la roselière, sans rien capturer.

Retour en altitude avec deux Hirondelles de rochers, lointaines …

… un Aigle royal, lointain aussi …

… et une Buse variable, plus proche.

2023-10-01

La Mésange charbonnière est à l’honneur …

… devant la Mésange nonnette …

… le Pinson des abres, mâle, …

… le Pouillot véloce …

… et le Rougequeue noir, femelle.

Parmi les autres oiseaux rencontrés à la source ou juste à côté, il y a le Pipit des arbres, le Tarin des aulnes et la Fauvette à tête noire.

Les Corneilles noires commencent des rassemblements pour discussion au sommet, regroupements bruyants et assurément importants pour ces oiseaux au comportement social élaboré et complexe.

Un passage migratoire d’Hirondelles de fenêtre a survolé les pâtures de Lugrin, alors que nos hirondelles locales ont disparu dès la fin août.

Un groupe d’une diazine de Milan royaux est passé très haut dans le ciel, également en migration.

Profitant parfois des mêmes ascendances thermiques que les milans ou voyageant seules, il y a de nombreuses Buses variables de passage.

Au bord du lac, je retrouve les gardiens de l’entrée du port, le Goéland leucophée sur le signal vert, la Mouette rieuse sur le signal rouge. J’ai retrouvé d’anciennes photos avec les mêmes oiseaux chacun sur son perchoir. Il n’y a que le jeune Goéland leucophée qui brise la monotonie de placement.

Un beau Héron cendré m’a offert plusieurs postures : repos, alerte, large bâillement et toilette, avant l’envol.

Un Grand cormoran est passé un peu en dessous de moi.

Finis les oiseaux, voici des mammifères.
Un écureuil roux, malheureusement un peu flou lors de son bond.

Ensuite, c’est la recherche du Cerf pendant le brâme.
Les premiers animaux rencontrés procurent des portraits fragmentaires car ils étaient méfiants et dispersés. La forêt de sapins est sombre : pour les photographes les photos sont prises à 20’000 ISO au 1/800è, pour éviter le flou de bougé.

Après avoir suivi plusieurs cerfs par leurs meuglements, il y a enfin eu la possibilité d’observer un rassemblement de plusieurs mâles et femelles, dont un grand mâle aux bois impressionnants qui clamait sa supériorité. Immobile contre un tronc et vétu d’une veste de camouflage, d’une cagoule et de gants, je n’ai pas été clairement identifié par les animaux. Le grand mâle pris de face s’est avancé vers moi, considérant peut-être que je faisais partie du public à impressionner : démarche réussie, je confirme !
En dernière photo, un jeune mâle éloigné sans combat par le maître des lieux.
Prochaine observation, l’année prochaine, le brâme 2023 est terminé.

2023-09-24

Les écureuils sortent du bois pour aller glaner au sol tout ce qu’ils peuvent trouver en prévision de l’hiver.

On pourrait croire que le Gobemouche noir va picorer de belles baies rouges. Mais non, il est strictement insectivore et virevolte en l’air pour capturer les moucherons qu’il a repéré.

Le Gobemouche gris partage ce même régime alimentaire mais il me semble qu’il chasse de préférence dans la partie basse des arbres en lisière de prairies. Le vol est plus difficile à saisir.

Le Rougequeue à front blanc, très semblable de silhouette aux Gobemouches, est aisément distingué par sa queue.

Il y a quelques Fauvettes à tête noire, ici une femelle, qui prospectent les buissons. C’est un oiseau insectivore mais qui passe à un régime plus varié comprenant mûres, et autres petits fruits à l’automne. Il s’agit de prendre de l’énergie avant la migration.

Rougegorge familier et Mésange nonnette restent sur place toute l’année, capables de consommer graines, insectes, fruits et graisse si on leur en met à disposition.

Un Héron cendré a choisi un vieux châtaignier comme perchoir temporaire.

Voici quelques photos de Fuligule morillon, mâles. Le premier montre une barre sombre dans son bel œil jaune, curiosité anatomique, et le dernier démontre la flexibilité de son cou.

Le Fuligule milouin, plus gros, a l’œil rouge mais bien que j’aie tenté de le suivre depuis la berge, je n’ai pas eu de meilleur profil.

Les Grèbes huppés sommeillent le bec enfoncé dans les plumes, ce qui les fait ressembler à des bateaux militaires des années 1900. En passant, la langue doit bien aider lorsqu’ils ont un poisson dans le bec.

Enfin, voici ce qui aurait pu constituer les photos de la semaine. Ce Martin pêcheur a passé quelques instants à se toiletter mais je n’ai pas réussi à en faire des photos de bonne netteté.

2023-09-17

Ce n’est pas la première fois que je présente des photos d’un Grèbe huppé apportant un poisson à un jeune …

… mais je n’avais encore jamais vu l’adulte reprendre le poisson, probablement trop gros pour le gosier du jeune, et l’avaler malgré les cris de protestation de son rejeton.

Puisqu’on est en bord de lac, voici un Goéland leucophée de l’année avec son plumage brun.

Bien qu’elle soit assez bruyante, la Mouette rieuse est, à mon avis, un oiseau plutôt élégant.

Cet ado pas encore très gracieux est un jeune Cygne tuberculé sorti de l’oeuf cette année.

Dernier oiseau vu au bord du lac, à la recherche de quelque nourriture, une Corneille noire.

Les Orites ou Mésanges à longue queue, discrètes dans le feuillage dense, commencent à être plus faciles à voir avec la chute des feuilles due à la sécheresse ou, malheureusement, à la mort de certains arbres.

Le Chardonneret élégant est un oiseau très coloré et pourtant difficile à distinguer dans la végétation. Comme aucun des oiseaux n’a la tête franchement rouge voire sans plumes rouges du tout, il s’agit d’une bande de jeunes de l’année.

Le Pipit des arbres se fait rarement voir autour de chez moi et c’est donc un plaisir de pouvoir en capturer un en photo.

Le Pouillot fitis a été plus fréquent par le passé mais je l’ai peu vu cette année. C’est aussi avec plaisir que je l’ai revu.

Un Rossignol philomèle, pendant ses derniers jours dans la région avant son départ en migration vers l’Afrique …

… un Gobemouche noir …

… une Mésange nonnette …

… et un magnifique Rougequeue à front blanc ferment le bal pour cette semaine.

2023-09-10

Cette belle grosse abeille noire aux reflets mauves est un Xyolocope. Son nom est lié au bois qu’elle découpe pour fabriquer les cellules où elle déposera sa ponte.

Je regrettais la semaine précédente de ne pouvoir montrer le Silène ailes ouvertes. C’est presque chose faite.

Deux autres papillons, dont l’un aux ailes bien fatiguées.

Le Pigeon ramier est facilement identifiable à son col blanc de part et d’autre du cou, sauf pour le jeune de l’année dont le cou est uniforme. Deux adultes sont allés boire, accompagnés d’un jeune qui n’avait pas l’air rassuré devant autant d’eau et un accès plutôt raide.

Dans le même espace derrière la jetée de rochers, une femelle de Nette rousse est passée …

… tandis qu’un Goéland leucophée se perchait sur un des signaux d’entrée de port …

… et qu’une Mouette rieuse se perchait sur l’autre signal.

Toujours sur la rive du lac, un mâle de Rougequeue noir chasse les insectes entre les rochers.

Les Gobemouches sont encore de passage, dont les Gobemouche gris à la tête rayée …

… et les Gobemouches noirs aux ailes noires et blanches.

Le Grimpereau est non seulement difficile à photographier – il se déplace vite et souvent à l’ombre – mais il est aussi difficile à identifier entre celui des bois et celui des jardins. La distinction n’a rien à voir avec les lieux qu’il fréquente, c’est une histoire de longueur de l’ongle postérieur et de la forme des « marches » sur les motifs des ailes.

Lui aussi est discret dans ses déplacements car il court dans les fourrés la plupart du temps et qu’il vit dans un terrier creusé dans la terre : le Troglodyte mignon.

2023-09-03

Comme je l’ai déjà fait par le passé, les photos de cette semaine sont présentées comme une déambulation du niveau du lac vers la montagne.

Pas de chance avec les Grèbes huppés cette semaine, je n’ai pas de photo de nourrissage du poussin. Par contre, le jeune s’est secoué une patte hors de l’eau et montre que le Grèbe huppé n’a pas les pattes palmées comme de nombreux canards mais « feuillues » comme les Foulques macroules.

Un jeune Héron cendré a effectué un vol d’approche pour aller se poser tout au bord de l’eau.

Dans une petite mare encombrée d’algues, les Grenouilles rieuses prennent le soleil et pour l’une d’entre elles, un bain à bulles.

A proximité de l’eau, surtout si elle est calme ou stagnante, on peut voir différentes espèces de libellules. Celle ci est un mâle d’Aeschne bleue, je crois.

Dans les buissons proches de l’eau, j’ai encore pu voir une Rousserolle, occupée à capturer de minuscules insectes dans la végétation.

Les sauterelles sont présentes en nombre dans le prés et tous les espaces empierrés et voici un exemplaire bien camouflé pour une mission spéciale dans le désert.

Un papillon des prairies, que je pense être Heodes tityrus ou Argus myope selon son nom français. Personne ne peut dire en quoi il est myope …

Un autre papillon difficile à photographier car il se pose peu et s’il se pose c’est avec les ailes pliées, le Silène.

En lisière des haies, les Gobemouches noirs chassent les insectes volants, ce qui donne parfois un ballet un peu erratique.

Gobemouches noirs qui, en passant, se montrent assez tolérants pour partager l’espace de bain avec d’autres oiseaux comme les mésanges.

D’autres visiteurs autour du bain abreuvoir, le Rougequeue à front blanc …

… l’Hypolaïs, ictérine ou polyglotte je ne sais, il faudrait voir la longueur des ailes …

… et le Rossignol philomèle. Connu pour son chant mélodieux, on sait moins que son cri d’alerte ressemble à un raclement de gorge nettement moins mélodieux.

Le Geai des chênes est un gros oiseau, bruyant et très méfiant qui crie à la moindre crainte. Je suis donc très content d’avoir pu être approché par cet individu, qui a largement pris son temps pour venir boire. On peut presque voir le paysage lémanique se refléter dans son oeil !

La migration d’automne des Buses variables est maintenant assez prononcée et on peut voir passer des dizaines d’oiseaux durant la journée.

Et pour terminer, voici une rencontre avec un sanglier , peu inquiet de ma présence – je portais une cagoule, une veste et des gants de camouflage – qui s’est gratté consciencieusement de l’arrière train jusqu’aux joues pendant près de dix minutes. Pour les photographes , en raison du manque de lumière les photos ont été prises de 10 à 16000 ISO.

2023-08-27

En ouverture, voici une séquence de quelques minutes face à un renard. Il mangeait des prunes tombées au sol et ne m’a pas vu tout de suite. Comme je suis resté immobile et que j’avais le visage et les mains couverts par un filet de camouflage, il a eu un momet d’hésitation avant de faire volte-face et de partir à travers le pré en se retournant à plusieurs reprises.

Restons sur les belles rencontres avec le Martin pêcheur. Les photos sont le résultat de trois périodes d’observation, ce qui montre que l’oiseau utilise régulièrement les mêmes perchoirs.

Encore un peu d’élégance, avec le Gobemouche noir, oiseau que je trouve très beau.

Le Gobemouche gris n’est pas vilain mais a tout de même moins d’allure.

Celui qui a vraiment de la classe, c’est le justement nommé Chardonneret élégant. Le jeune de l’année n’a pas encore la coloration caractéristique de la tête mais il a la coloration des ailes.

On parle de jeunes de l’année, il n’y a pas trop de doute à avoir sur l’espèce quand les premières plumes rouge orange viennent marquer la poitrine du Rougegorge familier.

Ce petit jeune là n’est pas trop difficile à identifier : queue rouge > Rougequeue – trace blanchâtre sur le front > Rougequeue à front blanc, mâle, ça c’est la couleur de la poitrine. L’année prochaine, sa tête sera noire, avec toujours la marque blanche sur le front.

On parle encore de jeunes de l’année, voici le Grèbe huppé adulte harcelé par un jeune, même l’instant d’après avoir reçu un poisson.

On parle toujours de jeunes, cette fois chez les Grands cormorans. L’adulte régurgite sa pêche mais les jeunes enfoncent la tête loin dans le gosier (deux premières photos). Il faut une solide constitution pour accomplir son devoir parental !

Le Héron cendré qui dominait de toute sa stature les cormorans dans la série au-dessus s’est trouvé tout à coup seul après un départ précipité du groupe de cormorans.

Dans les roselières on peut encore apercevoir des Rousserolles mais impossible de préciser lesquelles – elles ne chantent plus pour delimiter le territoire ou séduire un partenaire.

Quelques Sittelles torchepot refont leur apparition dans les arbres ou au point d’eau. Le nom de « torchepot » viendrait de ce que l’oiseau, qui récupère pour nicher des anciennes loges de pic, fabrique un torchis de boue et d’herbes sèches pour ajuster l’ouverture du nid à sa propre taille.

Ce Troglodyte mignon n’a pas l’allure caractéristique de son espèce, queue dressée à la verticale. Il faut comprendre, il sort de son bain.

Cet oiseau, qui me semble être un Bruant – front fuyant et mandibule inférieure crantée – ne s’est pas mieux montré pour que je puisse l’identifier avec certitude.

Une Mésange charbonnière …

… et des Mésanges nonnettes.

Fin de cette série sur une Buse variable, jeune puisqu’il n’y a pas de barre sombre à l’extrémité de la queue.

2023-08-13

Firmin, le lézard des murailles qui vit dans les tubes de mon portail ne s’était pas montré depuis longtemps. Il réapparaît enfin, amputé d’une partie de son anatomie qu’il a abandonné à un prédateur quelconque, fouine ou chat.

Il n’y a pas que le pissenlit ou dent-de-lion qui produit des graines volant au vent.

Voici quelques uns des papillons qui butinent ces derniers jours dans les prairies et les haies. Il existe un grand nombre d’espèces d’Hespéries mais il faut voir le dessus des ailes pour être plus précis. Il en va de même pour ce que je pense être un Argus brun, il faudrait voir le dessus des ailes.

Quand on aperçoit un oiseau jaunâtre, un peu plus petit qu’un merle, il y a de bonnes chances que ce soit une Hypolaïs et plutôt l’ictérine que la polyglotte. Mais là aussi pour être certain, il faudrait voir de plus près, en particulier la longueur des ailes par rapport au corps.

Pas de confusion possible, même vu de loin, c’est un Chardonneret élégant.

Il faut un peu d’habitude pour reconnaitre un Rougegorge dans cet oiseau, c’est tout simplement un jeune qui n’a pas encore acquis le plumage adulte.

Quelques oiseaux familiers et faciles à reconnaître :

Aucun doute possible, la couleur de la queue donne le nom de l’espèce, Rougequeue, ici des femelles de Rougequeue noir.

La couleur jaune, au moins chez le mâle est l’indice principal, avant la forme conique du bec : Serin cini.

Mésanges : la dernière photo montre comment boivent de nombreux oiseaux, en « capturant » une goutte d’eau dans le bec pour ensuite la faire descendre dans le gosier.

Les Pie-grièches écorcheurs, ici des femelles, qui ont niché très discrètement cette année car je n’en ai pas vu beaucoup, sont maintenant sur le départ pour le sud de l’Afrique.

Pour les Gobemouches, le Gobemouche gris est facile à nommer quand on se souvient de son nom latin Muscicapa striata qui désigne bien sa tête rayée. Il y a quelques couples nicheurs sur Lugrin mais il y a en ce moment des passages de migrateurs, en route vers l’Afrique, au sud d’une ligne allant du Sénégal au Kenya.

Le Gobemouche noir par contre n’a pas d’autre signe particulier que l’élégance de ses ailes, pas du tout prise en compte dans son nom latin Ficedula hypoleuca. Absent de Lugrin durant l’été, il est actuellement de passage dans sa migration, également vers l’Afrique, au sud du Sahara.

En voilà un qui n’est pas migrateur mais bien établi dans son pré, au point que j’ai pu l’observer un bon moment sans être caché , simplement à l’ombre d’un châtaignier. Son terrier est situé dans une haie très dense, que les chasseurs prospectent tous les ans en période de chasse mais le terrier est ré-occcupé tous les ans dès la clôture de la saison. Vive le renard ! mais il est vrai que je n’élève pas de poules …

2023-08-06

Quelques papillons pour commencer la semaine : Flambé, Demi-deuil, Tircis et Grand nègre des bois. Pour ce dernier, je ne sais pas si son nom commun a été révisé pour atteindre un statut politiquement correct. Son nom latin est Minois dryas.

Voici trois jeunes oiseaux, proches en termes d’espèces : Merle noir, Grive musicienne et Grive draine. Si le Merle noir tord son cou de manière impressionnante, c’est parce qu’un Merle adulte, peut-être un des parents, vocalisait dans les branchages au-dessus de lui.

Ces Fauvettes à tête noire, femelles, sont probablement des jeunes de l’année, ce ne sont pas habituellement des oiseaux grégaires.

Un Grimpereau est venu s’abreuver. Sur une autre photo, malheureusement très floue, son ongle postérieur semble long, ce qui en ferait un Grimpereau des bois.

Il y a eu un passage migratoire de Gobemouche gris dans les haies mais là, ce sont des oiseaux que j’ai repérés depuis près de trois semaines, des résidents.

Les Pie-grièches écorcheurs vont bientôt repartir vers le sud mais voici encore une femelle.

Ce Pic épeiche est probablement un jeune de l’année, son ventre est rosé et il y a peut-être encore la tache rouge au sommet du crâne.

Comme chez de nombreux oiseaux, la mère du Rougequeue noir accompagne son jeune dans ses premiers déplacements.

Pour le Grèbe huppé, ce sont les jeunes qui accompagnent les adultes, sans manquer de les harceler du bec dans le dos pour bien signifier qu’ils ont faim.

Les jeunes Grand cormorans, reconnaissables à leur ventre blanc, ont quitté le nid mais ne se donnent pas encore la peine de pêcher, attendant tout bonnement que les parents viennent déglutir leur pêche dans leurs gosiers.

Ce Grand cormoran adulte a pêché un tout petit poisson, qu’il a relâché ensuite, pas de quoi en faire un repas !

Les Nettes rousses ont terminé la couvaison et se promènent maintenant avec leur ribambelle plus ou moins attentive.

Le Rousserolle effarvatte qui chantait dans le roseaux il y a peu, s’est tue pendant un temps et s’affaire maintenant pour satisfaire l’appétit de son petit.

Dernier p’tit jeune : un Grand gravelot, nom grandiloquent pour un oiseau qui ne fait même pas 20 cm de haut. Je l’ai d’abord photographié de loin puis il s’est approché en cherchant des larves dans les graviers, jusqu’à trois mètres de moi. C’est la première fois que je vois cette espèce sur les rives du Léman.