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2025-04-13

Nous vivons les semaines de consolidation ou de création des couples de Milans noirs Milvus migrans.
Il y a des parades aériennes, deux oiseaux volants de manière synchronisée avant de simuler des attaques. Toutes ces photos ne sont pas du même couple, les vols sont très rapides et difficiles à suivre. Il arrive parfois qu’un troisième oiseau rejoigne le couple, peut-être dans l’espoir de créer un nouveau couple, les attaques ne sont alors pas simulées.

Il y a aussi des dons de nourriture, comportement très répandu chez les oiseaux et pas seulement chez les rapaces.

Et bien sûr, il y a des accouplements. Ici le mâle est venu avec un cadeau, un paquet de mousse, mais qu’il a laissé tomber : les deux oiseaux accompagnent leur accouplement de grands cris.

Il n’y a pas que frénésie, il y a aussi des instants de repos. D’ici quelques jours, les femelles iront pondre et débuter la couvaison.

Le Milan royal Milvus milvus poursuit sa migration, avec parfois plus d’une dizaine d’individus en une heure

Rapace encore, la Buse variable Buteo buteo.

Parmi les corvidés, voici une Corneille noire Corvus corone

… et le Geai des chênes Garrulus glandarius.

En montagne, j’entends souvent l’appel du Pic noir Dryocopus martius. Il est très difficile à voir car farouche et le plus souvent à la cime des arbres.

Quelques oiseaux lacustres,
une femelle de Harle bièvre Mergus merganser

… une Mouette rieuse immature Chroicocephalus ridibundus

… et les omniprésents Grands cormorans Phalacrocorax carbo.

Quelques « petits » oiseaux, terme peu scientifique mais certainement parlant.
Un Roitelet triple bandeau Regulus ignicapilla

… une Mésange noire Periparus ater

… une femelle de Serin cini Serinus serinus

… une femelle de Tarin des aulnes Spinus spinus

… un Pouilllot véloce Phylloscopus collybita

… un Chardonneret élégant Carduelis carduelis

… des Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla dont la femelle a la tête rouille …

… une femelle de Pinson des arbres Fringilla coelebs

… et une Sittelle torchepot Sitta europaea.

Le plus souvent je vois les écureuils par en-dessous. Mais, depuis mon balcon, je surplombe quelques sapins, ce qui m’a permis ces photos. Le nom d’Ecureuil roux Sciurus vulgaris est valable pour les animaux au pelage roux mais aussi brun ou presque noir, puisqu’il s’agit d’une seule espèce.

Un tour dans un coin sauvage de la montagne et j’ai pu voir ce groupe de Chamois Rupicapra rupicapra. Il y a quelques adultes, probablement des femelles, accompagnant un groupe de jeunes aux cornes à peine formées. Ma présence a été perçue mais pas identifiée car ils sont restés un long moment avant de poursuivre tranquillement leur chemin dans les pierriers.

Quelques photos pour terminer, qui n’ont à priori rien de spécial. Pourtant, elles ont été prises avec un zoom 100-400 à 400mm monté sur un multiplicateur x2, ce qui porte la focale à 800mm. Pour l’instant, cela manque un peu de netteté et de piqué mais il y aura dans le futur d’autres images obtenues avec ce montage, qui rapproche beaucoup les sujets.

2025-04-06

Connaissez vous le Grand bombyle Bombylius major ?
Ce petit insecte est un butineur pollinisateur qui vole sur place pour sucer le nectar des fleurs avec sa longue trompe. « Longue » si on veut, l’insecte mesure entre 8 et 12 mm.

Ce qui est amusant en photo, c’est que la notion de dimension est perdue dès qu’on a pas de point de comparaison. Pourtant, le Milan royal Milvus milvus a une envergure de 1.50m.

La Buse variable Buteo buteo est un peu plus petite, à 1.20m.
Le transport de branches confirme qu’il y aura bientôt un nid, difficile à trouver car au sommet d’un grand arbre en forêt.

Puisqu’on est avec les rapaces, voici les Milans noirs Milvus migrans de la semaine, avec une des querelles de voisinage et un transport de mousse ou de lichen pour symboliser la participation au rafraîchissement du nid, puisque le même nid sert au même couple plusieurs années de suite.

Les querelles de voisinage concernent aussi les autres espèces, comme ici vu de très loin au-dessus du lac, une discussion milan-buse.

On a vu du transport de matériau pour le nid, voici une visite d’appartement. Pour cette Mésange nonnette Poecile palustris, le trou semble convenir mais le voisinage n’est-il pas trop bruyant ?

Encore quelques mésanges
une Mésange noire Periparus ater, parasitée par une tique sous son bec …

… une Mésange charbonnière …

…et la Mésange bleue Cyanistes caeruleus au bain.

Quelques autres photos au bain,
un Roitelet triple bandeau Regulus ignicapilla

… un Serin cini Serinus serinus

… et des Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla, dont la femelle a la tête rouille. La première photo montre un mâle en train de boire dans une posture acrobatique. C’est étonnant car l’oiseau ne craint pas autrement de se mouiller les pattes.

Ces autres oiseaux sont allés au point d’eau mais seulement pour boire.
un très beau mâle de Tarin des aulnes

… un Pouillot véloce Phylloscopus collybita, particulièrement gris …

… et ce qui pourrait être un Pouillot fitis Phylloscopus trochilus. La différence principale avec le pouillot véloce réside dans la longueur des plumes des ailes, qui dépassent le corps chez le fitis mais pas chez le véloce. A vos mesures !

Un Moineau domestique mâle Passer domesticus s’est approché du point d’eau mais était trop méfiant pour y aller.

Des Pinsons des arbres Fringilla coelebs, mâle et femelles, sont aussi venus.

On se quitte sur un peu de couleurs, les irisations du plumage nuptial de l’Etourneau sansonnet Sturnus vulgaris.

2025-03-30

C’est parti pour une descente depuis la montagne, puis la « plaine » et enfin le lac.
Une longue randonnée sur les pentes bien exposées m’a permis d’éviter la neige encore bien présente. C’est ce qu’ont fait aussi ces chamois lointains, dans la brume.

J’ai aussi croisé quelques Pinsons du Nord Fringilla montifringilla, dont un seul est resté le temps d’une photo.

Plus bas, ce sont les Pinsons des arbres Fringilla coelebs, des mâles en plumage nuptial, qui sont plus faciles à voir. La particularité de cet oiseau est le dos du croupion vert, qu’on ne remarque pas souvent.

Un peu partout, les Geais des chênes Garrulus glandarius se manifestent bruyamment, à la recherche du partenaire. Une des figures de séduction consiste à hérisser les plumes de la tête et ça semble produire de l’effet.

A l’altitude de Lugrin, les Serins cini Serinus serinus font leur retour. Je crois n’avoir ici que des femelles.

Comme les feuilles ne sont pas encore développées, les Pouillots véloces Phylloscopus collybita sont faciles à voir.

Un Pic épeiche Dendrocopos major mâle(nuque rouge) m’a coûté pas mal d’efforts car il passait d’arbre en arbre pour tambouriner son territoire.

Pour vous faciliter la recherche du Roitelet triple bandeau Regulus ignicapilla dans cette photo, j’ai augmenté le contraste.

Voici une femelle de Rougequeue noir Phoenicurus ochruros

… une Mésange bleue Cyanistes caeruleus chanteuse …

… et un Rougegorge familier Erithacus rubecula, chanteur aussi.

Je n’ai pas une grande passion pour les Pigeons ramiers Columba palumbus mais je n’ai pu résister à celui-ci, endormi sur un câble.

Le passage d’un Faucon crécerelle Falco tinnunculus ouvre le chapitre des rapaces de cette semaine.

L’insouciance territoriales des Buses variables Buteo buteo est menacée par le retour des Milans noirs.

En effet les Milans noirs Milvus migrans sont plus nombreux chaque jour et on en voit sur toutes sortes de perchoirs.

Les couples se reforment, les milans sont fidèles d’une saison à l’autre, et les accouplements ont déjà lieu.

C’est aussi la reprise de possession des nids, chaque couple revenant à son nid de l’année précédente.

Mais tout cela ne doit pas faire oublier de se restaurer. La plupart du temps les milans noirs se nourrissent d’animaux morts, ici la masse blanche dans les serres est peut être un débris de poisson.

Il arrive parfois que les milans capturent des proies vivantes. Ce couple partage ainsi un oisillon, assez bien visible en troisième photo. Par contre, en photos 4 et 5, je me suis demandé si je ne servirais pas un jour de casse-croûte.

Peut-être à cause de la menace de prédation, une Bergeronnette grise Motacilla alba avec ses 28 cm d’envergure, n’a pas hésité à harceler un milan, envergure 150 cm, pour qu’il s’éloigne.

Allez, on va au lac.
Les nids des Grands cormorans Phalacrocorax carbo sont maintenant presque tous occupés. Les oiseaux passent le plus clair de leur temps à rapporter des branchage pour regarnir les nids ou en créer de nouveaux. Les plumes blanches sur le cou et sur la cuisse constituent le plumage nuptial, ainsi qu’une crête noire sur la tête, pas toujours visible.

Les Nettes rousses Netta rufina sont revenues. Le mâle est très coloré et la femelle est brune, beaucoup plus discrète.

Les Fuligules morillons Aythya fuligula n’en finissent pas de faire la cour. Il y a beaucoup plus de mâles que de femelles, et ce sont donc des groupes de mâles qui tournent autour des femelles dès qu’ils sont posés sur l’eau.

Les Harles bièvres Mergus merganser sont plus paisibles. Une femelle est occupée à se lisser les plumes, un mâle passe un peu plus loin.

Les oiseaux qui font du bruit, les voici : les Mouettes rieuses Chroicocephalus ridibundus. Presque toutes ont leur plumage nuptial, tête chocolat, sauf quelques unes qui ont encore la « virgule » derrière l’œil. On voit en dernière photo qu’elles ont le dessus des ailes marqué de brun, ce sont des immatures.

En fin de ce dossier, ce n’est pas la fatigue de la lecture, vous ne voyez pas double, ce sont deux Grèbes huppés Podiceps cristatus en mouvement synchronisé de parade.

2025-03-23

C’est officiel : c’est le printemps !
Si vous en doutez regardez ce que font les oiseaux, ils y croient.
Les Grèbes huppés Podiceps cristatus ne sont pas les meilleurs témoins, ils paradent dès le mois de janvier. Mais maintenant ils le font avec les belles plumes sur la tête.

Pas les meilleurs témoins non plus, les Pigeons ramiers Columba palumbus, capables de roucouler presque toute l’année comme les pigeons des villes. Mais quand ils se rassemblent, c’est tout de même un signe.

Les Cygnes tuberculés Cygnus olor soulèvent leurs 9 à 12 kg pour retrouver compagne ou compagnon avec qui ils s’adonnent à des rituels de salutation.

Chez les Grands cormorans Phalacrocorax carbo, la preuve du printemps est faite, même si tous les nids ne sont pas encore occupés.

Et s’il vous faut encore une preuve, voici une Corneille noire Corvus corone qui ramasse tout ce qu’elle peut, pour rentabiliser le transport vers le nid.

Corneille noire qui affirme son territoire en chassant tout intrus comme ce pauvre Milan noir à peine revenu de migration.

Les Milans noirs Milvus migrans du quartier ont repris possession de leurs perchoirs respectifs. Je trouve que le milan de la dernière photo a une silhouette un peu « gaulienne », qu’en dites vous ?

Voici mon premier mâle Rougequeue noir Phoenicurus ochruros de cette saison.

Des Bergeronnettes grises Motacilla alba sont visibles toute l’année mais le printemps les fait revenir en plus grand nombre, souvent auprès du bétail qui fait fuir les insectes au sol facilitant le travail de capture des bergeronnettes.

Puisqu’on se trouve au bord de l’eau, voici quelques oiseaux du lac.
D’abord une réunion intersyndicale. Il y a des Goélands leucophées Larus michahellis de plusieurs âges, en brun les immatures et gris les adultes, deux Harles bièvres Mergus merganser, femelle à la tête brune et mâle en blanc et noir, et cinq Grand cormorans Phalacrocorax carbo. Ce genre de rassemblement survient lorsqu’il y a un pêcheur qui relève ses filets, promesse d’un repas sans effort.

Les Grèbes castagneux Tachybaptus ruficollis sont plutôt grégaires et n’ont pas à ma connaissance de parade aussi démonstrative que les grèbes huppés. Mais au printemps, la tache jaune au bord du bec est particulièrement lumineuse.

Les Fuligules morillons Aythya fuligula sont en pleine période nuptiale, ce qui leur vaut un œil plus brillant qu’à d’autres saisons et, au mâle un plumage noir bleuté. En vol, c’est le miroir blanc des ailes qui est caractéristique de l’espèce.

Les Mouettes rieuses Chroicocephalus ridibundus ont pris leur plumage nuptial, tête chocolat, mais les nids ne se feront qu’au mois de mai.

Les Harles bièvres Mergus merganser ont terminé, je crois, leurs parades et les couples semblent formés. Mâle en première photo et femelle les deux autres images.

Les autres observations de la semaine :
une Grive draine Turdus viscivorus, je crois …

… un Pic vert Picus viridis, femelle puisqu’il n’y a pas de tache rouge dans le bas de la moustache noire…

… un Pic épeiche Dendrocopos major, sexe indéterminé puisqu’on ne voit pas sa nuque ( noire pour la femelle, rouge pour le mâle) …

… une femelle de Merle noir Turdus merula aux joies du bain …

… un Roitelet à triple bandeau Regulus ignicapilla

… et une Buse variable Buteo buteo.

Un peu de poésie pour la dernière observation : un Pouillot véloce Phylloscopus collybita.

2025-03-16

La semaine a été peu favorable à l’observation des passereaux et autres petits oiseaux.
Il y a tout de même eu de la Bergeronnette grise Motacilla alba

… un Troglodyte mignon Troglodytes troglodytes

… et quelques Pouillots véloces Phylloscopus collybita.

Est-il besoin de présenter cette cliente régulière de la source, la femelle du Merle noir Turdus merula

… ou ce visiteur des vieux arbres, la Sittelle torchepot Sitta europaea.

La Mésange bleue Cyanistes caeruleus est un des oiseaux les plus répandus autour de chez moi mais son plumage reste pour moi un sujet d’admiration.

Cette Pie bavarde Pica pica est venue avec une congénère jacasser dans un arbre près d’un nid de l’année dernière. On aurait pu croire à un couple visitant un logement.

La Corneille noire Corvus corone ne s’est pas exprimée mais, de toute évidence, elle avait le bec plein et une autre priorité.

Le premier Milan noir Milvus migrans de la saison a fait son apparition, se reposant à la cime d’un châtaignier avant de reprendre son vol migratoire.

Mon défi de la semaine a été l’approche des Buses variables Buteo buteo qui séjournent dans mon quartier. J’aurais voulu vérifier à nouveau combien d’individus différent sont présents. En vol, trop difficile.

Dimanche 09.03. De face ou de profil, rien de caractéristique n’apparaît sur cet oiseau, vu dans les arbres à proximité du pré où ont été faites les observations mardi et les jours suivants.

Lundi 10.03. Posé, cet oiseau ne présente aucune particularité de face mais la nuque montre une barre blanche. Simplement des plumes « retroussées » ? En regardant bien, dans le dos il y a quelques extrémités de plumes plus sombres que les autres.

Mardi 11.03. Un des lieux où se trouve souvent une buse, dans un pré où sont posés des fûts après une coupe. Pas de barre blanche apparente sur la nuque mais je n’ai pas le bon angle. Par contre, sur le dos il y a des plumes très sombres.

Jeudi 13.03. Dans le même pré, à nouveau une buse. Il me semble que le plumage sous l’aile est plus clair et la barre terminale de la queue plus sombre que celle vue mardi. Mais il y a une plume sombre dans le dos.

vendredi 14.03. A nouveau une buse dans les arbres bordant le même pré. Il y a une vague marque blanche sur la nuque. Et il y a la même plume très foncée dans le dos, comme la dernière image de la veille.

Conclusion : d’après ces quelques plumes sombres dans le dos, je pense qu’il s’agit de la même buse sur toutes ces photos, mise à part l’oiseau vu dimanche. De plus, en quelques jours, l’oiseau a réduit sa distance de fuite de 20-30 mètres à moins de 15 mètres, ce qui indique qu’il s’est familiarisé avec ma présence.
Lui, il sait que c’est toujours le même photographe !

2025-03-09

La Dent d’Oche a beau être encore couverte de neige, les jours rallongent et la chaleur favorise l’éclosion de fleurs …

… comme le tussilage.

Les chatons de noisetier sont presque fanés mais les abeilles continuent de les butiner.

Puisque nous avons débuté avec la montagne, revenons-y avec une présence habituelle, les chamois …

… mais connaissez-vous les chamois-siamois ?

Dans les airs, la migration des rapaces bat son plein avec des groupes de six à dix rapaces , ici des buses variables. Une buse semble s’être installée depuis quelques jours. Je la vois dans les arbres et, parfois, au sol. Consommerait-elle des vers ?

Migration encore, celle des Milans royaux.

Moins fréquemment mais aussi en migration, on peut voir de l’Epervier d’Europe.

Il n’y a pas que les rapaces qui migrent. De petits oiseaux aussi et voici les « premières » de la semaine. Le Pinson du Nord est, en principe, en route vers le nord du continent mais les autres seront présents dans la région jusqu’en septembre.

On parle de pinson ? Voici le Pinson des arbres, résident à l’année de nos arbres et de nos haies. Dans ces photos il n’y a que des mâles.

Les femelles sont de couleurs plus discrètes, d’ailleurs il n’y a qu’à les chercher dans ces épicéas. Cet arbre était fréquenté également par des grimpereaux prospectant les cônes, ce que je n’avais encore jamais observé.

Une Sittelle torchepot s’acharnait, après avoir bien calé sa noisette dans l’écorce d’un arbre, à la piquer pour l’ouvrir …

… mais un Pic épeiche, attiré par le bruit, est venu la déranger.

A la source, deux Bouvreuils pivoine, un mâle et une femelle, sont venus boire et se tremper.

Une Corneille noire, occupée à picorer je ne sais quoi dans l’herbe, s’est laissée approcher, montrant les reflets de son plumage.

Bien sûr, les plus beaux reflets, verts ou violets, sont ceux des Etourneaux sansonnets en plumage nuptial.

Les Grèbes huppés ont commencé leurs parades il y a plusieurs semaines et vont continuer encore. Là, j’ai surpris une séduction par cadeau. Je crois hélas que ce n’est pas une feuille mais un morceau de plastique

Certains oiseaux ont déjà dépassé le stade des parades et sont actifs à la construction de nids, comme ces Orites – Mésanges à longue queue – qui tirent sur une toile d’araignée. Cela leur servira à « coller » les mousses et lichens qui constituent l’enveloppe du nid.

Quelques autres observations, en vrac.
Un Ecureuil roux ….

… des mésanges, bleues et noire …

… un Goéland leucophée, adulte ….

… un Cincle plongeur …

…une Foulque macroule luttant contre une vague en bord de lac …

… un Héron cendré …

… des Canards colvert, dont deux mâles en posture peu digne mais il faut bien aller chercher les algues au fond de l’eau pour se nourrir …

… un Grèbe castagneux …

… quelques Grèbes huppés …

… des Harles bièvres …

… et quelques Fuligules morillons .

2025-03-02

Cette collection de photos regroupe des observations de la montagne des Mémises au-dessus de Thollon, des prairies et bois de Lugrin, des prés et champs autour de Fontenilles en Haute-Garonne, de Varaize en Charente-Maritime et une photo prise en Lorraine, commune de Halstroff, au nord de la Moselle.
La première photo prouve que le printemps est bien engagé en région toulousaine …

… et cette femelle de Merle noir occitane l’a compris et s’affaire à construire un nid …

… alors que la Charente-Maritime se réveille sous le brouillard matinal, rendant difficile l’identification plus poussée de ces Bruants.

A Lugrin, il y a eu aussi des jours brumeux mais d’autres bien lumineux, encourageant le vol migratoire des Buses variables …

… et des Milans royaux.

Quel que soit le lieu, les Etourneaux sansonnets ont pris leur plumage nuptial et s’égosillent pour signaler leur présence et attirer une partenaire.

Où que ce soit on entend puis on voit – en cherchant bien – des Grimpereaux. J’ai renoncé à tenter de distinguer Grimpereau des bois et Grimpereau des jardins, la différence la plus notable étant le chant.

Partout aussi, on rencontre des Pinsons des arbres, femelle en première photo puis des mâles.

Peu importe où ont été vues ces deux Grives. Ce qui compte c’est de voir la différence entre la première, Grive musicienne aux taches pointues et assez ordonnées, et la seconde, Grive draine aux taches nettement moins « classe ».

Quelques autres observations :
des Canards colvert, Halstroff …

un Pouillot véloce, Charente-Maritime …

… une Tourterelle turque, Charente-Maritime …

… un Faucon crécerelle, Charente-Maritime …

… un Cochevis huppé, Haute-Garonne …

… des Bruants zizi, femelle puis mâle, Haute-Garonne …

… deux Choucas des tours, Haute-Garonne (je croyais qu’ils se poursuivaient, peut-être en parade nuptiale, mais ils tentaient d’attraper des insectes au vol, voir juste au-dessus de l’oiseau du haut) …

… des Tariers pâtres, Haute-Garonne. Le mâle a la tête noire, un collier blanc et la poitrine orange, la femelle a un plumage beaucoup plus discret …

… une Pie bavarde.

Passons aux mésanges, en commençant par l’Orite – qui n’est plus classée dans les mésanges …

… la Mésange charbonnière …

… la Mésange bleue …

… et une lointaine Mésange huppée, difficile à voir dans l’herbe sèche.

A Lugrin, un Roitelet à triple bandeau – jaune, noir, blanc – se régale d’un bain glacé.

A Lugrin encore, un Grosbec casse-noyaux me surveille depuis son perchoir.

A Lugrin toujours, c’est au tour d’une Sittelle torchepot de m’observer attentivement.

Fini pour les oiseaux, c’est au tour des quadrupèdes avec ce chamois dans l’environnement très rocheux du Mont César, montagne des Mémises.

Derniers quadrupèdes, deux groupes de chevreuils vus autour de Varaize, Charente-Maritime. Si le premier groupe comporte un mâle , le deuxième groupe est constitué de trois mâles dont un avec encore le velours sur les bois et deux femelles.

2025-02-09

Comme on peut le voir sur cette photo prise depuis le massif de la Michaille, au-dessus de Bellegarde, la neige est présente sur les montagnes mais a disparu des moyennes et basses altitudes.

Le Milan royal profite du temps plutôt clément, froid mais sans gros coups de vent, pour migrer vers l’est et le nord.

Certaines Buses variables suivent également l’itinéraire de migration pendant que d’autres cerclent sagement au-dessus de leur territoire d’hiver.

Les oiseaux locaux sont de plus en plus actifs et donc visibles.
Un Pic épeiche …

… un Pinson des arbres, mâle …

… et une Sittelle torchepot.

La Pie bavarde est un oiseau que l’on voit plutôt en noir et blanc. La photo permet de voir qu’il y a beaucoup plus de couleurs, du vert au violet. Et encore, il n’y avait pas de soleil.

Direction le lac, avec des Bergeronnettes grises sur la rive.

Des Grèbes castagneux pêchent en groupe.

Un Grèbe huppé solitaire.

Un Fuligule morillon mâle, la femelle est en arrière et sieste tranquillement.

Un Goéland leucophée survole à basse altitude pour repérer des poissons ou des débris comestibles.

Décollage du Gand cormoran : c’est une affaire qui demande une certaine distance libre car il s’aide de ses pattes pour donner plus de poussée.

2025-02-02

A la faveur d’une après-midi un peu tiède, une mouche est venue se poser pour faire un brin de toilette. Quand ils ne sont pas à nous tournoyer autour ou posés sur notre nourriture, ces insectes sont tout à fait charmants.

Une Corneille noire a appelé à grands croassements et s’est calmée dès qu’elle a été rejointe. La solitude est-elle si effrayante ?

Le Grand corbeau n’en n’a pas fait une histoire et est passé avec le battement des ailes pour seul bruit.

Le Rougegorge familier est farouchement solitaire, sauf au moment de la nidification bien sûr, et s’il fait du bruit c’est pour affirmer son territoire.

Le Bouvreuil pivoine fréquentait ce bouleau en compagnie d’une femelle la semaine dernière mais est venu en solitaire cette semaine.

La Sittelle torchepot cherchera l’âme sœur plus tard au printemps. Pour l’instant, la priorité est la recherche de nourriture.

Je n’ai encore jamais pu observer de couple ni de nid de Grimpereau. Comme la sittelle, ce n’est pas encore la saison. Observez l’ongle postérieur de l’oiseau : il est de même longueur que le doigt. C’est donc un Grimpereau des jardins, facile non?

Quelques mésanges, comme presque toutes les semaines.

Passons aux rapaces. Il y a dans mon quartier plusieurs Buses variables. L’une a la nuque brune (1 et 2), une autre a le menton blanc (3, 4, 5), une autre encore a un léger collier tacheté sur la nuque (6, 7).

Les passages de Milans royaux ne sont pas réguliers et le plus souvent le fait d’individus isolés. Pourtant, il y a quelques jours, il y en a eu 5 qui se sont rejoints pour chercher une ascendance, avant de se laisser filer vers le nord-est.

Cet Epervier d’Europe m’a surpris en apparaissant soudain dans mon champ de vision et je n’ai malheureusement pu le photographier qu’au travers d’une haie.

2025-01-26

Pour débuter cette série, je vous propose quelques oiseaux pris de plus ou moins près.
Une femelle de Merle noir pour commencer …

… une Mésange charbonnière …

… une Mésange bleue …

… un Troglodyte mignon …

… et une Sittelle torchepot, qui pratique des étirements.

Cette autre Sittelle torchepot, acrobatique, a fini par trouver un truc à se mettre sous le bec, une araignée je crois.

Ce Pic épeiche, mâle puisqu’il a une bande rouge sur la nuque, est bizarre. Regardez bien les bandes sur les ailes : il y a une bande grise (inhabituelle) au-dessus des bandes blanches (normales). J’ai eu beau interroger un site plutôt calé sur les oiseaux, je n’ai pas encore d’explication.

Dans le précédent article, j’espérais revoir les Bouvreuils pivoine, mâle et femelle. Il reviennent presque chaque jour, picorer dans les chatons de bouleau. Le mâle est aisément visible avec sa poitrine très colorée, la femelle est beaucoup plus discrète.

Les Pinsons des arbres se nourrissent en ce moment au sol, malgré leur nom. L’envol des oiseaux à mon approche est un joli mouvement de couleurs.

Les Orites ou Mésanges à longue queue sont des oiseaux à l’allure sympathique par leurs proportions et leurs façon de courir dans les branchages.

Au bord du lac, une Bergeronnette grise m’a laissé le temps de lui tirer le portrait.

Je trouve le mâle du Harle bièvre très élégant. Sa tête est vert très foncé et paraît souvent noire. La femelle, à la tête brun-rouille, porte toujours le plumage ébouriffé sur la tête.

Une figure de proue composée de trois Grands cormorans bien alignés.

Ces photos ont été prises un jour où la Dranse était en crue et le lac agité par un fort vent de nord-ouest, ce qui explique les fortes vagues à l’embouchure de la Dranse. Le Grèbe huppé n’est pas impressionné et a plongé sans hésiter pour chasser les poissons.

Les Grèbes castagneux, qui flottent comme des petits bouchons, chassent souvent en groupe, sans se soucier plus des vagues que le grèbe huppé.

Dernier canard, un Fuligule morillon. Il patauge sur une eau dorée par le reflet des roseaux.

Un Faucon pélerin s’est posé quelques instants en haut d’un vieux châtaignier. Je ne sais pas s’il s’agit d’un oiseau local ou de passage. Ces faucons sont des habitants des falaises de montagne et ne descendent en plaine que lorsque le froid réduit la présence des oiseaux dont ils se nourrissent – ramiers, grives, etc.

Le Milan royal commence sa migration. Il y a de plus en plus de passages, soit d’oiseaux isolés soit de petits groupes jusqu’à 5 individus. Il faut arriver premier sur les sites de nidification pour s’assurer un territoire, quitte à braver les grands froids qui peuvent encore arriver.