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2026-03-08

Avec la montée des températures, de nombreux insectes éclosent.Quand ils ne sont pas à la recherche de nourriture, ils se réchauffent au soleil comme cette petite mouche.

A la source, les oiseaux habituels viennent prendre leur bain, comme ce Moineau domestique mâle Passer domesticus

… ou cette Mésange bleue Cyanistes caeruleus.

Les Orites – Mésanges à longue queue Aegithalos caudatus se sont aussi baignées mais je n’ai pu en photographier une que dans les arbres.

Les Pinsons des arbres Fringilla coelebs, dont une femelle en dernière image, se perchent dans les branches et surveillent le sol à l’affût d’insectes ou d’autres sources de nourriture.

Il m’a fallu quelques contorsions pour finir par voir ce Roitelet triple bandeau Regulus ignicapilla en entier.

Et voici le premier Pouillot véloce Phylloscopus collybita que je photographie cette saison.

Ce Geai des chênes Garrulus glandarius, timide, a pris son envol juste au moment où j’allais renoncer à le photographier encore.

J’ai essayé de prendre une photo de Corneille noire Corvus corone en vol …

… pour comparer avec le Corbeau freux Corvus frugilegus, dont le bec est bien différent.

Les rapaces sont en pleine migration pré-nuptiale. Ici 4 Buses variables Buteo buteo et un Milan royal Milvus milvus.

Un Milan royal Milvus milvus est passé assez bas pour une photo correcte, montrant l’usure de son plumage.

Cette Buse variable Buteo buteo, par contre, arbore un beau plumage bien complet.

Ce sont ensuite les oiseaux du lac, avec une démonstration de diversité.
De gauche à droite, une femelle de Fuligule morillon Aythya fuligula, deux Gallinules-poule-d’eau Gallinula chloropus, un mâle de Fuligule milouin Aythya ferina, une femelle de Canard chipeau Mareca strepera et un Cygne tuberculé Cygnus olor.

Autre diversité : mâle et femelle de Canard chipeau Mareca strepera, mâle de Fuligule milouin Aythya ferina, en arrière plan une femelle de Fuligule morillon Aythya fuligula.

Deux Canards chipeau Mareca strepera, le premier en train de s’ébrouer est un mâle, tout comme le second, plus caractéristique.

Il a été difficile de trouver un couple de Fuligule milouin Aythya ferina mais le voilà.

Les Fuligules morillons Aythya fuligula sont très nombreux et offrent de belles postures pour la photo.

Un Héron cendré Ardea cinerea est venu prospecter la rive mais est reparti après quelques instants vers une autre zone de chasse.

Une Bergeronnette grise Motacilla alba, difficile à distinguer dans les galets, montre l’efficacité de son camouflage dans cet environnement.

De plus en plus de Mouettes rieuses Chroicocephalus ridibundus ont acquis leur plumage nuptial, avec le capuchon foncé, ce que l’immature de la deuxième photo n’aura encore pas cette année.

Les Grands cormorans Phalacrocorax carbo ont leur plumage nuptial : cuisses blanches, tête blanche avec crête noire.

Les Harles bièvres Mergus merganser ont un plumage bien distinctif entre mâle à tête vert foncé et femelle à tête brune.

Les Fouques macroules Fulica atra se sont à nouveau battus, je ne crois pas que ce soit de l’accouplement. Comme il y a deux semaines, ça ne se passe pas qu’entre deux oiseaux mais trois et bien malin celui qui peut dire si la bagarre est toujours entre les deux mêmes protagonistes.

Un oiseau peu fréquent sur les rives françaises du Léman, une Oie cendrée Anser anser. C’est un oiseau grégaire, que l’on voit souvent sur le lac de Neuchâtel en Suisse, et donc un individu isolé est surprenant. Mais il se nourrit voracement de tiges de roseaux, la solitude ne lui cause pas de déprime ni de coup de cafard.

Quelques Grèbes castagneux Tachybaptus ruficollis se déplacent en bande mais la place d’honneur revient au …

… Grèbe huppé Podiceps cristatus qui a joué pendant un moment avec son reflet.
Narcisse quitte ce corps !

2025-10-12

Image d’automne : un Vulcain Vanessa atalanta vient lécher une poire fermentée.

Je pensais que toutes les Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla – ici mâle – étaient parties vers des contrées plus chaudes mais il y a encore quelques passages.

Même surprise en rencontrant des Serins cini Serinus serinus

… ou un Gobemouche gris Muscicapa striata.

Le Pouillot véloce Phylloscopus collybita est un oiseau qui ne reste pas à Lugrin pendant l’hiver, préférant des lieux plus riches en insectes, qu’il trouve encore en abondance à cette période.

Les roitelets sont résidents à l’année. Celui-ci est le Roitelet à triple bandeau Regulus ignicapilla : crête orangée, bande noire puis bande blanche.

Ces Buses variables Buteo buteo sont de passage. L’absence de barre sombre à la queue indique un oiseau de l’année. En troisième photo, l’oiseau est en mue, il y a deux nouvelles plumes à la base de la queue.

Le Pic noir Dryocopus martius a un cri puissant, en rapport avec sa taille. C’est le plus grand des pics, haut de près de 50cm et de 80cm d’envergure. Comme il est forestier, il est particulièrement difficile à voir.

Le châtaignier qui sert de perchoir a été occupé par deux Hérons cendrés Ardea cinerea. Les photos ont été prises au 800mm.

Ce sont probablement les dernières photos de cerfs de la saison, le brame est fini et la forêt est redevenue silencieuse. Deux premières images, un petit jeune d’un an, à voir les bois, puis du beau mâle adulte.
J’avais pris le risque d’un montage d’objectif à 560mm, ouvrant à 8. Les photos sont prises à 12800 iso au 1/80è de seconde, à main levée. Le résultat est acceptable.

2024-11-03

Les passages d’Epervier d’Europe sont difficiles à capturer en photo. Les oiseaux filent en vol battu, souvent juste au-dessus des arbres, et ils n’émettent aucun appel. Je les vois le plus souvent en suivant d’autres oiseaux dans le ciel.

Les Buses variables sont au contraire très « causantes »et volent en montant en spirale dans une ascendance, glissent en vol plané et reprennent un autre thermique pour monter à nouveau.

Un petit tour chez les corvidés, dont font partie la Pie bavarde …

… et le Geai des chênes.

Un Pic vert s’est d’abord réfugié dans un arbre à mon arrivée puis a repris la chasse aux insectes dans le pré. La moustache toute noire indique qu’il s’agit d’une femelle – étonnant non ? Le mâle présente une tache rouge dans la moustache.

C’est un Roitelet mais lequel ? La différence n’est vraiment marquée que sur la tête alors la question reste ouverte.

En effet le Roitelet huppé a l’œil cerclé de blanc, une crête orange encadrée d’une bande noire …

… alors que le Roitelet à triple bandeau a un trait sourcilier noir et une belle bande blanche qui vient souligner la bande noire sous la crête orange.

Et quelques mésanges pour terminer.
D’abord la Mésange bleue …

… puis la Mésange charbonnière …

… et enfin la Mésange noire, avec sa tache blanche caractéristique sur la nuque.

2022-11-13

Les fins de journée mettent parfois le « feu au lac », le soleil couchant se reflétant dans les vitres des immeubles de la côte suisse. Sinon, ce sont les nuages qui posent une écharpe autour des sommets, encore vierges de neige.

Les températures encore douces profitent aux insectes , bien qu’ils soient encore pas mal engourdis le matin.

En montagne, les chamois sont lointains et ne se sont pas laissés approcher.

En deux lieux différents, ce sont des biches qui se sont levées à mon approche, elles aussi difficiles à approcher et difficiles à photographier au travers de la végétation.

Bien sûr, dans le ciel nuageux ou dégagé, l’Aigle royal se repère aisément, même éloigné. A un moment, il y en avait deux qui tournoyaient, vraiment très loin, malheureusement.

Du grand au petit oiseau, il n’y a qu’un pas. Voici un Roitelet triple bandeau …

… et l’autre roitelet, le Roitelet huppé – qui a ma préférence.

Petit oiseau également, le Pouillot véloce.

La femelle de Merle noir utilise le même perchoir. En effet, près du point d’eau où ils vont boire et se baigner, les oiseaux ont besoin de s’arrêter à un poste de guet d’où ils peuvent évaluer la sécurité des lieux. Cette branche a les vertus nécessaires et de nombreux oiseaux s’y succèdent quand je suis à l’affût.

Le Verdier d’Europe, mâle, s’est nourri de mûres desséchées …

… pendant que le Troglodyte mignon cherchait des insectes au bas du roncier.

Et, pour terminer, un Grimpereau capture aussi des insectes sous une branche.

2021-01-24

A l’image de nos ancètres, je scrute le ciel pour y voir des signes… Très rare cette trainée, cela signifie que le retour à la « normale » n’est pas encore pour demain !

Le ciel n’est pas toujours bleu et la grisaille freine les possibilités de prendre des photos acceptables. La Pie bavarde ne change pas ses comportements querelleurs et bruyants pour autant.

En bord de lac, chez certains oiseaux l’agitation printannière a débuté. Les Fuligules morillons pataugent en groupe, assez rapidement. Quand on y regarde de plus près, on voit qu’il y a une femelle -flancs bruns- encadrée si ce n’est poursuivie par plusieurs mâles – flancs blancs.

Les Harles bièvres sont de plus en plus nombreux avec, pour l’instant, plus de femelles que de mâles.

Sur le plan d’eau de la réserve de la Dranse, je vois à chacune de mes visites deux Grèbes castagneux. Un couple peut-être.

Le Grand cormoran qui était migrateur il y a 15-20 ans est devenu, pour une partie des individus, un oiseau installé à l’année, même pendant les périodes les plus froides.

Apercevoir un Martin-pêcheur est toujours un plaisir. Comment l’inviter à se rapprocher ?

Le Cincle plongeur n’a pas, lui non plus, daigné s’approcher.

En voilà un qui n’a pas été craintif, le Troglodyte mignon. L’oiseau est farouche si on bouge mais il semble ne pas s’inquiéter d’un photographe immobile. Il s’est même ébroué, preuve d’une totale sérénité.

Ce Roitelet triple bandeau ne m’a laissé qu’une chance, que j’ai pu saisir.

Quelques grives mais lesquelles ? Je les ai nommées, sans certitude.

Pas de difficulté à identifier les Pinsons des arbres, mâles -tête grise, gorge rosée- ou femelles de couleur brune.

Les mésanges sont aussi assez faciles à identifier. La plus « propre »est la bleue, qui revient toujours la première à la source après l’installation de mon matériel et qui se baigne par toutes les températures.

Certains pics commencent à tambouriner leur territoire, les jours de soleil. La majorité s’adonne tout de même au nourrissage. Je n’ai photogarphié que deux femelles – pas de rouge à l’arrière de la tête- mais celle qui pique dans le sapin mort montre ses formidables pattes.

Les Rougegorge familiers sont, je trouve, très élégants.

Le Verdier d’Europe a refait son apparition dans les haies ces derniers jours.

Au chapitre des grands oiseaux, voici le Grand corbeau, reconnaissable à sa queue cunéiforme et à son croassement grave sur une seule syllabe.

L’Epervier d’Europe est souvent présent au-dessus des près, chassant grives ou pigeons ramiers. Il me semble que la proie de l’oiseau des trois dernière photos est un merle.

2020-11-22

Petite semaine en ce qui concerne les observations : une journée de bise tempétuese et une de bise modérée ont conduit les oiseaux à s’abriter. Il y a eu tout de même d’autres journées, dont deux bien ensoleillées, pour garnir un peu le « tableau de chasse ».

A cette saison, les plus faciles à repérer ce sont les oiseaux qui se perchent à la cime des arbres, dégarnie, comme cette Buse variable.

Le Grosbec casse-noyaux fait partie de ces oiseaux aperçus parfois à la cime mais il se dissimule aussi souvent dans les branches.

Les Pinsons des arbres ne sont pas toujours, malheureusement, à la cime mais volètent dans les branchages pour capturer ce qu’il reste d’insectes.

La Sittelle torchepot est repérable par ses appels « huit-huit » et fréquente tous les niveaux des arbres, depuis les branches les plus basses jusqu’à la pointe. Sur la deuxième photo, il me semble qu’elle a trouvé une larve blanchâtre.

Le Grimpereau ne sait que monter. Il prospecte les troncs à partir d’un mètre du sol environ puis grimpe puis recommence son ascension sur un autre fût.

Ici la collection des oiseaux à demi cachés. Malgré leurs couleurs, il sont difficiles à voir dès qu’ils sont posés.

Encore du Rougegorge familier, solitaire…

… et de la Mésange bleue, solitaire.

Alors que les Mésanges à longue queue sont grégaires. Elles sont toujours en groupe de 5 à quinze oiseaux. Leurs déplacements sont donc bruyants, toutes proportions gardées, puisqu’il faut toujours être en contact sonore avec le reste de la bande, même au bain.

Un Roitelet huppé, coopératif pour la photo…

… ainsi qu’une Grive draine, posée dans une prairie.

Du côté lac, peu d’oiseaux en bordure de rivage mais un Grèbe huppé au loin a fait une jolie prise !

Le Grand cormoran, frustré, est parti pêcher plus loin.