2026-02-08

A la faveur d’une journée tiède et d’un rayon de soleil, une Mésange charbonnière Parus major a commencé à chanter.

Aussi encouragées par la température clémente, des abeilles sont sorties de leur ruche et ont entrepris de récolter nectar et pollen dans les chatons de noisetier.

Ces allures de printemps font se regrouper les Fuligules morillons Aythya fuligula, dont les mâles ont retrouvé leur houpette mais pas encore la couleur jaune vif de l’oeil et les reflets violets des joues. Il n’y a pas de parité de représentation, les mâles sont beaucoup plus nombreux que les femelles. Il y a donc toujours plusieurs mâles qui entourent une même femelle dans l’espoir d’un possible accouplement.

Pour les Foulques macroule Fulica atra, on se trouve en pleine période de formation des couples et la prise de territoire pour la nidification. Cela explique quelques bagarres, très confuses, impliquant d’abord deux puis trois puis quatre oiseaux.

Dans un groupe d’une centaine de Mouettes rieuses Chroicocephalus ridibundus, une seule a acquis le plumage nuptial sur la tête, ce qui explique le calme collectif. Quand tout ce petit monde sera en phase nuptiale, ce seront des cris et des manoeuvres d’intimidation incessantes.

Les Mouettes rieuses ont le bec et les pattes rouges. Celle-ci a les pattes orangées et le bec orange et noir : c’est un jeune de 1er hiver.

Les Canards chipeau Mareca strepera ont acquis leur plumage nuptial. La femelle porte de beaux motifs dans son plumage brun et le mâle fait une démonstration de haute couture, presque du tweed.

Une femelle de Harle bièvre Mergus merganser est venue faire sa toilette sur les galets. Les mâles sont là mais je n’ai pu en photographier.

Un petit groupe de Grèbes castagneux Tachybaptus ruficollis à la chasse.

J’ai tenté de photographier une Bergeronnette grise Motacilla alba avec un montage en 560mm puis au 800mm qui contraint à passer en mise au point manuelle et qui consomme beaucoup de lumière, pas facile.

J’étais encore équipé en 800mm quand cet oiseau est passé dans les galets; Il s’agit d’un pipit, le Pipit farlouse Anthus pratensis, identifiable aux rayures qui vont loin sur les flancs et à l’ongle postérieur long.

Je suis assez content quand je parviens à capturer une Grive draine Turdus viscivorus car c’est un oiseau plutôt farouche.

Une Buse variable Buteo buteo s’est ébrouée avant de reprendre une pose un peu plus digne.

J’ai gardé pour la fin le passage d’un Grand corbeau Corvus corax, curieusement plus brun que noir. L’espèce est connue pour faire des tonneaux en vol, ce qu’on voit en dernière image.

2024-01-07

Pour cette première publication de l’année, c’est une série de photos datant de la dernière semaine de 2023, prises en Charente maritime, qui ouvre la page.

Les chevreuils sont nombreux et se montrent en plein jour. Leur ouïe est extrêmement fine mais leur vue est moins aiguisée. Si on s’immobilise, ils peuvent parfois se détendre et reprendre leur pâturage. Le groupe que j’ai croisé s’est éloigné sans précipitation et m’a observé depuis l’orée d’un bois.

Un peu plus tard, lorsque j’étais sur le chemin du retour, plusieurs chevreuils sont sortis du bois et sont passés devant moi, tout de même un peu inquiets comme en témoignent les poils hérissés de l’arrière-train.

Il y a plus nombreux que les chevreuils, ce sont les Etourneaux sansonnets qui s’abattent en nuées dans les champs et jachères.

Les oiseaux en vol sont difficiles à identifier mais je crois que ceux-ci sont des Pipits, farlouse ou spioncelle probablement. Seul l’oiseau posé, avec son ongle postérieur démesuré, est très certainement un Pipit farlouse.

Ce petit oiseau aux pattes roses et au ventre tacheté est une femelle de Bruant zizi.

De retour à Lugrin, j’ai retrouvé les occupants habituels, Pinson des arbres mâle …

… Geai des chênes …

… ou Sittelle torchepot.

Impossible de dire si cette Buse variable est de passage ou locale.

La Mouette rieuse est surtout présente en hiver mais certaines sont établies à l’année sur le Léman et n’ont peut-être jamais gouté à l’eau de mer.

Le Cincle plongeur est assez territorial et fréquente les rives du Léman pendant l’hiver. Celui-ci est régulièrement présent autour de la plage de Pont Rouge à Lugrin.

En dernière photo, voici un Troglodyte mignon qui fait surface après avoir fouillé les herbes couchées au sol.