2025-11-30

Il y a encore quelques papillons tardifs, visibles les journées de beau temps, comme ce beau Robert-le-diable, ainsi nommé en raison du découpage de ses ailes. Le nom latin Polygonia c-album est très étrange par ce « c » et beaucoup moins poétique.

Divers oiseaux reviennent ou redeviennent visibles dans les arbres.
Un mâle de Pinson des arbres Fringilla coelebs.

Un Rougegorge familier Erithacus rubecula surpris sur sa branche.

Un Pouillot véloce Phylloscopus collybita à son bain.

Un Pic vert Picus viridis est venu se poser quelques secondes au-dessus de moi.

Du côté des corvidés, un Geai des chênes Garrulus glandarius s’affaire à sa toilette …

… alors que des Corneilles noires Corvus corone prennent la pose sans méfiance devant mon objectif.

Plusieurs Milans royaux Milvus milvus sont passés dans le ciel en migration vers le sud. Mais quelques oiseaux seulement, alors que les observateurs ont compté une centaine d’oiseaux faisant une halte sur l’Ile aux oiseaux, non loin de Lausanne.

Pour trouver des groupes, il faut regarder vers le lac pour y trouver les Grèbes castagneux Tachybaptus ruficollis, qui chassent en bandes, parfois d’une trentaine d’individus.

Les Fuligules morillons Aythya fuligula, aussi toujours en groupes, commencent à se rassembler sur le plan d’eau bien calme de la réserve du delta de la Dranse. Les mâles ont le flanc bien blanc, contrairement aux femelles colorées en brunâtre.

Une espèce de canards, le Canard chipeau Mareca strepera fréquente aussi le plan d’eau. Il y a des groupes mais lâches, ce n’est pas une espèce grégaire, ce sont simplement les prémices de la formation des couples. La femelle a un plumage brun avec de jolis motifs tandis que le mâle est gris aussi avec des motifs sur la base du cou.

Pour terminer, une histoire de Grands cormorans Phalacrocorax carbo et d’espace vital. Un oiseau, seul, avait trouvé une place de choix pour sécher ses ailes. Evidemment, à deux puis à trois, ça devient un peu serré.

2024-11-03

Les passages d’Epervier d’Europe sont difficiles à capturer en photo. Les oiseaux filent en vol battu, souvent juste au-dessus des arbres, et ils n’émettent aucun appel. Je les vois le plus souvent en suivant d’autres oiseaux dans le ciel.

Les Buses variables sont au contraire très « causantes »et volent en montant en spirale dans une ascendance, glissent en vol plané et reprennent un autre thermique pour monter à nouveau.

Un petit tour chez les corvidés, dont font partie la Pie bavarde …

… et le Geai des chênes.

Un Pic vert s’est d’abord réfugié dans un arbre à mon arrivée puis a repris la chasse aux insectes dans le pré. La moustache toute noire indique qu’il s’agit d’une femelle – étonnant non ? Le mâle présente une tache rouge dans la moustache.

C’est un Roitelet mais lequel ? La différence n’est vraiment marquée que sur la tête alors la question reste ouverte.

En effet le Roitelet huppé a l’œil cerclé de blanc, une crête orange encadrée d’une bande noire …

… alors que le Roitelet à triple bandeau a un trait sourcilier noir et une belle bande blanche qui vient souligner la bande noire sous la crête orange.

Et quelques mésanges pour terminer.
D’abord la Mésange bleue …

… puis la Mésange charbonnière …

… et enfin la Mésange noire, avec sa tache blanche caractéristique sur la nuque.

2022-07-31

Le 10 juillet, j’avais constaté le départ de la plupart des Milans noires adultes. Il reste cependant toujours des jeunes de l’année. On les reconnaît à leur plumage moucheté dans le dos, la tête parfois grisâtre et l’orbite foncée.

Tous ne sont pas aussi caractéristiques et il est difficile pour certains de savoir si ce sont des jeunes ou des adultes. Le dernier oiseau photographié s’est en tout cas servi dans un nid, probablement d’un jeune merle qu’il est allé déguster au calme.

En voici un qui fait vieux et qui tire la langue, au propre ! Qui sait s’il parviendra en Espagne, voire au Niger ou au Mali.

Voici quelques autres oiseaux isolés, de passage ou posés.

Quelques observations autour du point d’eau, dont le débit ne cesse de baisser.

Les Fauvettes à tête noire sont plutôt insectivores mais ne font pas le fin bec devant des mûres.

L’Hirondelle rustique maintient son alimentation insectivore et fait visiblement le plein.

Le Gobemouche gris a refait son apparition dans les lisières de prairies.

Les Chardonnerets élégants recherchent des graines et des bourgeons.

Un jeune Serin cini surveille les alentours du point d’eau avant d’aller boire.

Le jeune Rougegorge familier fait de même mais du niveau du sol, suivant en cela le mode de vie de l’espèce.

La Mésange nonnette, très vive mais pas farouche, est venue inspecter mon affût avant d’aller boire.

Un jeune Pic vert est resté au loin, préférant boire dans une flaque au milieu des prés.

Ce jeune oiseau a le bec d’un bruant et une trace rouille dans le plumage du dos mais je n’ai pas encore pu l’identifier plus précisément.

Voici deux papillons, le deuxième présentant le crénelage des ailes du Robert-le-diable. Ce qui est triste c’est que tous deux sont posés sur des plantes exotiques envahissantes, le premier sur du Solidago du Canada et le deuxième sur du Buddléia « arbre à papillons ».

Fin de cette publication avec une libellule Cordulégastre bidenté femelle en train de pondre.

2021-05-30

Tout d’abord deux rapaces qui sont passés cette semaine. En premier le Faucon hobereau, consommateur de petits oiseaux pris en vol mais surtout de libellules.

Une Bondrée apivore qui, comme son nom l’indique, se nourrit principalement d’abeilles sauvages et de guèpes.

Les Milans noirs, qui couvaient encore la semaine dernière, sont maintenant dans l’obligation de nourrir leurs poussins. Je n’ai pu voir s’il y en avait deux ou trois. Si les feuilles ne se développent pas de trop, je pourrai contrôler dans quelques jours, quand ils seront plus grands.

Les Buses variables se livrent en ce moment à des appels et des acrobaties qui font penser à du vol nuptial.

Ces oiseaux ne sont pas des rapaces bien qu’ils aient le bec crochu. Ce sont les Pie-grièches écorcheur, grands consommateurs de gros insectes comme les sauterelles. Mâle en haut et femelle en bas.

Voici un autre grand consommateur d’insectes, le Lézard des murailles.

Retour aux oiseaux insectivores, le Martinet noir…

… le Gobemouche gris …

… et le Rougequeue noir. Trois poussins au moins à nourrir du matin au soir, cela fait pas mal d’insectes et d’araignées capturés.

Le Grimpereau est aussi insectivore, de proies minuscules cachées sous le lichen ou dans les fissures de l’écorce.

Les mésanges sont insectivores dès le printemps et passent à un régime majoritaire en graines pour l’hiver.

La Grive draine, comme les merles, consomme des vers, des insectes, des graines ou des fruits.

Le Chardonneret élégant, grand amateur de chardons – d’où son nom – ou de tournesol a le bec typique des granivores.

Le Verdier d’Europe, qui partage ci-dessus le bain du Chardonneret, est lui aussi consommateur de graines.

Et juste au-dessus, encore une photo de transition qui montre la différence de taille entre le Verdier, même juvénile, et le Serin cini. Encore un granivore, comme le montre son bec dans les photos suivantes.

Certains Merles noirs préparent une nichée, ici c’est une femelle qui rassemble des fibres, perchée sur l’arceau d’une benne à verre – pas très bucolique mais au moins photogénique.

Et maintenamt trois séries de photos qui m’ont coûté un peu de patience et de discrétion.

Tout d’abord une nichée de Chouettes hulottes. Au moins trois petits, peut-être quatre ou cinq et les deux adultes à leur côté. Impossible de cadrer tout ce monde, qui s’est ensuite éparpillé dans les châtaigniers, harcelé par les merles. Quand le calme est revenu, j’ai pu retrouver deux des jeunes et un adulte, assoupi contre un tronc.

Trouver un nid de Pic épeiche n’est pas trop difficile, les jeunes appellent sans cesse. Par contre, les adultes sont très méfiants et il faut du temps pour qu’ils osent s’approcher et nourrir le ou les oisillons. Il y a d’abord eu la femelle – arrière de la tête noire – puis le mâle – arrière de la tête rouge.

Et voici le fruit de plus de deux heures de station debout, il n’y avait qu’un seul espace entre les feuilles pour observer ce nid de Pic vert. Les jeunes appelaient avec insistance et j’attendais qu’un adulte vienne donner la becquée. Mais les adultes restaient en retrait et appelaient aussi. J’ai enfin compris que c’était pour faire sortir les jeunes. J’ai pu assister aux premiers pas, hésitants, d’un jeune Pic vert. Le deuxième jeune n’a pas osé sortir plus que les épaules, malgré les encouragements du mâle – tache rouge dans la moustache – et j’ai choisi de partir me dégourdir la nuque et les jambes.

Final de la semaine avec des insectes, une belle araignée et quelques orchidées, du genre Dactylorhiza. Tout ceci pris en « macro », quand j’ai la patience de sortir le matériel.