2024-10-06

Saison oblige, parmi les nombreux champignons qui apparaissent, voici la Coulemelle ou Lépiote élevée qui est un excellent comestible mais la confusion est possible avec d’autres lépiotes toxiques. A ne cueillir qu’avec certitude.

Saison oblige aussi, comme la semaine dernière, quelques aperçus de biches et cerf dont un beau gros spécimen repéré d’abord par ses bois. Depuis, le brame a pris fin et la forêt est redevenue silencieuse bien qu’habitée.

Les lézards profitent du moindre rayon de soleil pour se chauffer avant l’arrivée du froid.

Quelques migrateurs passent, pressés ou nonchalants selon la météo et les espèces.
Des Buses variables, rarement vues de dessus, …

… des Hirondelles de fenêtre …

… un Pouillot, peut-être le fitis, aux pattes claires …

… des Gobemouches noirs …

… et encore un Fauvette à tête noire, femelle

Les Pinsons des arbres, ici un mâle, commencent à se regrouper dans les cimes des arbres en bandes bruyantes.

Les Chardonnerets élégants sont en principe grégaires mais je n’ai pas trouvé encore de groupe, seulement des individus isolés.

Le Pic épeiche a repris pour sa part sa vie en solitaire, jusqu’au printemps prochain.

Les mésanges sont souvent en petits groupes mais celles-ci étaient solitaires.

Au bord du lac, on voit des Mouettes rieuses, surtout des immatures aux ailes encore marquées de brun …

… des Fuligules morillons …

… du Canard colvert …

… et des Grèbes huppés, ici deux jeunes de l’année.

A l’étang de la Dranse, j’ai vu un Héron cendré …

… et un Martin pêcheur, pêcheur confirmé.

Puis, j’ai cru voir un Grand cormoran donnant la becquée . Mais c’est trop tard dans la saison et les nourrissages se font dans les nids ou dans les arbres.

Il m’a fallu un moment pour comprendre que le Grand cormoran essayait d’avaler un Foulque macroule. Ce dernier, comme beaucoup d’animaux en situation de danger extrème, faisait le mort. Il a repris vie quand le cormoran l’a finalement lâché. L’affaire a tout de même duré trois minutes.
Après les mots, « le choc des photos ».

Autre querelle inter-espèces, en montagne cette fois, entre un Chocard à bec jaune et un Faucon crécerelle.

Pour terminer, un peu plus loin, plusieurs faucons se partageaient un terrain des chasse, à la recherche de sauterelles ou autres insectes.

2023-10-08

Ce petit papillon, pris sous un angle inhabituel, est un Tircis.

Sous un angle tout aussi inhabituel, voici un Grand cormoran en vol et un autre, posé, en train de glousser un dialogue avec ses congénères.

En montagne, j’ai croisé quelques Grands corbeaux qui sont passés juste à ma hauteur …

… mais le plus étonnant c’est de les voir plier les ailes pour un piqué, en vol sur le dos. Si c’est difficile à croire, il faut juste agrandir l’image sur l’écran. Les deux photos sont d’oiseaux différents pris à quelques minutes d’intervalle.

Une autre observation que je n’avais encore pu photographier, une brève course-poursuite entre deux Pies bavardes.

Les Pouillots véloces, chasseurs d’insectes dans les buissons, n’ont visiblement pas peur de se mouiller lorsqu’ils se baignent.

Deux autres oiseaux se sont contentés de boire, une femelle de Fauvette à tête noire, les pattes dans l’eau …

… et une Mésange nonnette, les pattes au bord de la flaque.

Les Orites – Mésanges à longue queue – indépendantes pendant la saison des nids, se regroupent maintenant et fréquentent buissons et arbres, et la source, en petits groupes grésillants.

Voici un Rougegorge familier mais ….

… tout ce qui a la gorge rouge n’est pas rougegorge, celui-ci est un Rougequeue à front blanc. Bien sûr le fait qu’il ait perdu les plumes de la queue, peut-être en croisant un chat, n’en facilite pas l’identification.

Encore un insectivore infatigable, le Roitelet à triple bandeau – orange, noir, blanc.

Les Geais des chênes sont encore difficiles à voir dans les arbres pourvus de feuilles mais celui-ci est allé prélever une faîne sur une branche dégagée.

Au bord du lac, une jeune Bergeronnette grise s’est posée quelques instants …

… pendant qu’une Mouette rieuse flottait, indifférentes aux vagues …

… qui n’empêchaient pas non plus les Grèbes huppés de réussir leur pêche.

Le Martin pêcheur, en revanche, ne m’a donné le temps que d’une unique photo.

Le Héron cendré a longuement prospecté la roselière, sans rien capturer.

Retour en altitude avec deux Hirondelles de rochers, lointaines …

… un Aigle royal, lointain aussi …

… et une Buse variable, plus proche.

2022-12-31

Pour clore l’année, quoi de mieux que la Sarcelle d’hiver ? Elle est bien nommée puisque c’est la saison où on la voit souvent sur les plans d’eau ou sur les rives.

Le Cincle plongeur aussi est fréquent sur les rives mais il est plus rare de l’observer pêcher dans les remous d’un cours d’eau. Excellent nageur, il peut rester posé à la surface avec la tête dans l’eau puis filer sous l’eau à la recherche d’un petit crustacé ou d’une larve d’insecte.

Les Grands cormorans sont de moins en moins migrateurs, réchauffement climatique … Il y a encore peu d’années, un arbre enguirlandé de cormorans pour les fêtes aurait constitué une observation exceptionnelle.

Le Grèbe castagneux est très petit mais très actif et vorace …

… il est visiblement un concurrent sérieux pour la pêche aux petits poissons !

Le Martin pêcheur a été contraint de changer de perchoir pour espérer se rempli l’estomac.

Le ciel de la montagne est très calme ces jours-ci. Il a fallu de la chance et de la patience pour s’approcher de ce joli Cassenoix moucheté, grand consommateur de pommes de pin.

Les Mésanges huppées, habituellement forestières et timides, se montrent plus souvent en hiver, occupées à la recherche de nourriture.

Les prochaines photos seront toutes prises en 2023 : il faut que j’aille les faire !

2022-11-27

Une fois qu’on a vu le Martin-pêcheur de la semaine, que montrer de plus ?
Mais si, il y en a d’autres.

Un Grand cormoran en vol …

… et un groupe de Sarcelles d’hiver. Le mâle est aisément reconnaissable à sa tête brun et vert mais les femelles sont plus difficiles à distinguer, par exemple, du Canard colvert.

Sur le même plan d’eau – étang de la réserve de la Dranse – deux mâles Fuligules milouins ressortent parmi les Fuligules morillons qui les entourent, même si tout ce petit monde est à la sieste.

Une longue attente m’a donné le temps de voir deux Râles d’eau, en vol caractéristique avec les pattes pendantes, sans pouvoir les photographier. Une deuxième longue attente a enfin vu un Râle d’eau se faufiler dans la végétation. A peine de la taille d’un pigeon, il a le bec rouge, la joue gris-bleu et le corps brun, un excellent camouflage.

Après avoir photogaphié une femelle de Fuligule morillon, c’est toute la troupe qui s’est agitée frénétiquement, visiblement perturbée par une menace.

La voici, la menace. Je penche pour un Autour des palombes, femelle. Comme la tête est masquée par une branche et que l’oiseau était très loin, ce pourrait aussi être un Epervier d’Europe. Je reste dans le doute.

Le Cincle plongeur, sur les rives du lac, s’est laissé approcher, pas trop tout de même. Il est totalement indifférent aux vagues qui couvrent son perchoir voire qui lui passent par dessus la tête. Ledit perchoir a été grignoté par les castors, c’est bien visible sur la pointe de la branche à droite de la tête de l’oiseau.

Autour de Lugrin, quelques oiseaux se sont montrés :
Un Pic épeiche, femelle (pas de bandeau rouge sur la nuque) …

… un Grosbec casse-noyaux, avec sa tête disproportionnée …

… une Grive draine …

… un Pic vert …

… une Sitelle torchepot …

… et un Grimpereau.

Les Troglodytes mignons sont assez faciles à observer à cette saison car ils courrent dans les buissons ou au sol à la recherche d’insectes. Mais leur mobilité les rend difficiles à photographier.

Ceux là aussi étaient trop mobiles pour la photo : deux Ecureuils roux se pourchassaient, probablement pour la noix qu’a trouvé celui de gauche. En passant, la photo montre la variation importante de couleur du pelage selon les individus de la même espèce.

2022-11-06

Une touffe de cardères prouve que l’automne est bien là, malgré des températures encore élevées en début de semaine.

Quelques petits oiseaux sont venus se faire photographier. C’est assez peu fréquent mais ils sont venus assez près et sans manifester de crainte. En premier le Roitelet huppé, le plus petit oiseau d’Europe avec ses 9 cm.

Le Roitelet triple bandeau, à peine plus gros d’un centimètre, est resté un peu plus éloigné.

Par contre, une petite troupe d’Orites (ex. Mésange à longue queue) est venue m’observer avant de repartir se nourrir d’insectes dans les arbres. Maquillage du tour de l’œil jaune-orangé, moi, je craque…

D’autres oiseaux rencontrés au hasard des promenades ou randonnées.
Un Pinson des arbres, femelle …

… un Pinson du Nord, mâle, en train de se nourrir de fruits su Sorbier des oiseleurs …

… un Pouillot véloce …

… un Pic épeiche, mâle …

… et un Grand cormoran dans sa posture de séchage de plumes.

Et maintenant, quelques observations dues à la chance.
En passant sur mon balcon, j’ai aperçu un rapace perché en haut des branches mortes d’un châtaignier, perchoir fréquemment utilisé par toutes sortes d’oiseaux. La tête blanche m’a intrigué. C’est un Balbuzard pêcheur, immature car la tête est rayée, venu se poser pour un peu de repos. L’oiseau est rare, c’est seulement ma deuxième observation.

Mais plus rare encore, c’est la chance de voir des Corneilles noires, territoriales, venir harceler le balbuzard jusqu’à ce qu’il s’envole

Encore un coup de chance, être survolé en montagne par un gros rapace, un Aigle royal adulte.

Le Fuligules morillons se rassemblent maintenant en fin de journée sur les plans d’eau calmes. Assister à leur arrivée, dans un grand sifflement des plumes, c’est un beau moment.

La chance intervient à nouveau quand ces arrivées dérangent les Sarcelles d’hiver qui s’envolent en exhibant leur miroir bleu. Les mâles ont l’œil entouré de vert, les femelles ont la tête brune.

Et enfin, la chance est là quand un Martin pêcheur se perche non loin, puis change de perchoir deux fois, tout occupé à guetter des proies dans l’eau. Les photos souffrent du manque de lumière en fin de journée.

Un écureuil roux a tenté de se cacher derrière une branche avant de s’enfuir le long du tronc.

En clôture de la semaine, je vous propose une séquence de ballet, exécutée par la troupe des moustiques gracieux. Protégez-les ! Les insectes se raréfient et les oiseaux, entre autres, en ont besoin pour survivre.

2022-10-16

Avec une envergure de 2,40m, le Pygargue à queue blanche dépasse de peu l’Aigle royal. Mais au-delà de la pointure, c’est la rareté qui rend cette observation exceptionnelle. Le Pygargue a disparu des bords du Léman depuis longtemps et 4 jeunes viennent d’être réintroduits cette année. Voici un des nombreux sites qui publient l’information :
https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/haute-savoie/haute-savoie-le-premier-pygargue-a-queue-blanche-reintroduit-dans-les-alpes-130-ans-apres-son-extinction-en-france-2568840.html

Evidemment, à côté de ce géant, les Buses variables, en migration, font pâle figure.

Revenons aux rives du lac, où un Martin pêcheur s’est obstiné à rester derrière des branches.

Le Cincle plongeur est venu m’examiner à distance raisonnable pendant que je guettais le Pygargue puis, me jugeant peut-être inintéressant, est parti pêcher plus loin.

Le Chevalier guignette est un petit limicole qui cherche sa nourriture dans les graviers des rives. On voit bien que c’est un oiseau farouche…

Oiseau farouche également mais pas lacustre du tout, le Pic vert fait résonner son cri d’alerte dans les sous-bois.

Un chat gourmand, aux yeux plus gros que le ventre, a provoqué l’inquiétude d’une poule faisane, ce qui a alerté également les deux mâles qui la suivaient. Sinon je ne les aurais pas remarqués dans les hautes herbes.

Ils sont encore là, ceux-là ? La douceur des températures, peut-être, permet aux Fauvettes à tête noire de rester encore en ce début d’octobre.

Les Pouillots véloce trouvent aussi encore de la nourriture en abondance, dans les taillis ou sur les chantiers.

Les Rougequeue noirs partent assez tard dans l’automne et continuent de pratiquer leur vol de chasse aux insectes depuis la cime des arbres.

Mais celui-ci a été dérangé par un Merle qui réclamait SA branche.

Le nom latin du Morosphynx est Macroglossum stellatarum, autrement dit grosse langue, on comprend pourquoi.

Dès qu’il y a des fruits tombés qui fermentent, on voit des Vulcains qui vont sucer le sucre.

Clôture sur un Ecureuil roux qui prépare ses réserves d’hiver.

2021-01-24

A l’image de nos ancètres, je scrute le ciel pour y voir des signes… Très rare cette trainée, cela signifie que le retour à la « normale » n’est pas encore pour demain !

Le ciel n’est pas toujours bleu et la grisaille freine les possibilités de prendre des photos acceptables. La Pie bavarde ne change pas ses comportements querelleurs et bruyants pour autant.

En bord de lac, chez certains oiseaux l’agitation printannière a débuté. Les Fuligules morillons pataugent en groupe, assez rapidement. Quand on y regarde de plus près, on voit qu’il y a une femelle -flancs bruns- encadrée si ce n’est poursuivie par plusieurs mâles – flancs blancs.

Les Harles bièvres sont de plus en plus nombreux avec, pour l’instant, plus de femelles que de mâles.

Sur le plan d’eau de la réserve de la Dranse, je vois à chacune de mes visites deux Grèbes castagneux. Un couple peut-être.

Le Grand cormoran qui était migrateur il y a 15-20 ans est devenu, pour une partie des individus, un oiseau installé à l’année, même pendant les périodes les plus froides.

Apercevoir un Martin-pêcheur est toujours un plaisir. Comment l’inviter à se rapprocher ?

Le Cincle plongeur n’a pas, lui non plus, daigné s’approcher.

En voilà un qui n’a pas été craintif, le Troglodyte mignon. L’oiseau est farouche si on bouge mais il semble ne pas s’inquiéter d’un photographe immobile. Il s’est même ébroué, preuve d’une totale sérénité.

Ce Roitelet triple bandeau ne m’a laissé qu’une chance, que j’ai pu saisir.

Quelques grives mais lesquelles ? Je les ai nommées, sans certitude.

Pas de difficulté à identifier les Pinsons des arbres, mâles -tête grise, gorge rosée- ou femelles de couleur brune.

Les mésanges sont aussi assez faciles à identifier. La plus « propre »est la bleue, qui revient toujours la première à la source après l’installation de mon matériel et qui se baigne par toutes les températures.

Certains pics commencent à tambouriner leur territoire, les jours de soleil. La majorité s’adonne tout de même au nourrissage. Je n’ai photogarphié que deux femelles – pas de rouge à l’arrière de la tête- mais celle qui pique dans le sapin mort montre ses formidables pattes.

Les Rougegorge familiers sont, je trouve, très élégants.

Le Verdier d’Europe a refait son apparition dans les haies ces derniers jours.

Au chapitre des grands oiseaux, voici le Grand corbeau, reconnaissable à sa queue cunéiforme et à son croassement grave sur une seule syllabe.

L’Epervier d’Europe est souvent présent au-dessus des près, chassant grives ou pigeons ramiers. Il me semble que la proie de l’oiseau des trois dernière photos est un merle.