2025-11-23

La semaine a débuté dnas les prairies de Lugrin, avec le oiseaux communs habituels, telles les Corneilles noires Corvus corone

… ou les Mésanges bleues Cyanistes caeruleus.

Les Roitelets huppés Regulus regulus sont communs mais, très petits, ils sont difficiles à voir dans les branchages.

Les Sittelles torchepot Sitta europaea sont repérables lorsqu’elles tapent du bec dans les arbres ou qu’elles émettent leur « huit » typique.

Pour la fin de semaine, je me suis rendu au festival photo de Montier-en-Der (Haute-Marne), évènement consacré à la photo animalière et de nature. J’ en ai profité pour saisir quelques oiseaux. Un exemple de la faune en bordure du lac du Der : Grands cormorans, Mouettes rieuses, Sarcelles d’hiver et Grande aigrette.

Les Sarcelles d’hiver Anas crecca sont de jolis canards dont le mâle présente une tête caractéristique, mêlant vert, brun et blanc.

Encore sur les rive du lac du Der, un Héron cendré Ardea cinerea s’est précipité vers quelque chose, qui s’est avéré être un poisson de belle taille. La Grande aigrette Ardea alba de droite s’approchant, le héron et parti avec son poisson et je n’ai pu le voir avaler ce gros morceau.

La Grande aigrette Ardea alba est de la même taille que le héron et partage très souvent les mêmes lieux de pêche.

Gros plans sur une Mouette rieuse Chroicocephalus ridibundus, en plumage internuptial. Elle reprendra sa tête brun-chocolat au printemps.

Et voilà deux espèces d’oiseaux qu’il est rare d’observer, surtout de près dans la région lémanique.
En premier, les Vanneaux huppés Vanellus vanellus qui composent de grands vols de plusieurs centaines d’individus avant d’aller se poser pour manger au sol des insectes ou des vers. C’est un bel oiseau de 80cm d’envergure et qui, loin d’être noir et blanc, montre du brun aux joues et différents reflets sur les ailes, quand il fait beau.

La seconde espèce est la Grue cendrée Grus grus. Les derniers comptages au lac du Der donnent une estimation de 40’000 individus qui hiverne tandis que la plupat des oiseaux partent au sud de l’Espagne ou de l’Italie La reproduction a lieu au nord et à l’est de l’Europe.

2025-05-18

Les orchidées sont toujours en fleur dans les prairies et, chose curieuse, je n’y vois pas beaucoup de butineurs ou de pucerons parasites.

Des butineurs, on en trouve facilement sur d’autres fleurs, que ce soient des abeilles …

des papillons « de jour » …

… ou des papillons « de nuit ». En photos 2 et 3, il s’agit d’un regroupement de mâles aux antennes plumeuses autour d’une femelle aux antennes en fil.

Depuis plusieurs jours, un Xylocope violet Xylocopa violacea s’affaire sur une fissure d’un poteau électrique, probablement pour préparer une loge de ponte. Le pauvre est harcelé sans cesse par une petit guêpe qui veut absolument le faire partir. Le ballet des deux insectes est incessant, que d’énergie gaspillée !

En parlant de ponte, chez bon nombre d’oiseaux, non seulement la ponte a eu lieu mais la couvaison est aussi terminée. Il y a dans un des nichoirs fixés au murs chez moi, une nichée de Mésanges charbonnières Parus major. Le mâle – bandeau pectoral noir épais – et la femelle – bandeau pectoral fin et discontinu – se relayent à un rythme soutenu pour calmer les appels des affamés. Régime riche en protéines : araignées, chenilles et larves diverses, le tout prélevé dans mes arbres fruitiers, merci.

Voici une nichée de Sittelle torchepot Sitta europaea, où on voit un oisillon venir chercher sa becquée. On peut voir aussi que le trou, une ancienne loge de pic, a été maçonné avec de la boue pour s’ajuster à la taille de l’oiseau. C’est de là que viendrait le nom de « torchepot » car l’oiseau fait un torchis de paille et de terre.
Les images sont de qualité médiocre en raison de mes réglages maladroits en situation de très faible lumière.

Voici les Milans noirs Milvus migrans obligatoires de la semaine. Les nids sont tous masqués par la végétation, mais j’ai l’impression, au nombre d’oiseaux en vol, que certaines couvaisons ont pris fin.

Une image juste pour montrer l’écart d’envergure entre un Martinet noir Apus apus et un Milan noir.

Les Corbeaux freux Corvus frugilegus, nouveaux arrivants à Lugrin cette année, sont plus nombreux que je ne le pensais ces dernières semaines.

Un Pouillot véloce Phylloscopus collybita est posé en chanteur solitaire au bout d’une branche.

Au point d’eau, il y a des Etourneaux sansonnets Sturnus vulgaris

… du Rougegorge familier Erithacus rubecula

… du Moineau domestique Passer domesticus, aussi vu sur des fils …

… du Serin cini Serinus serinus, mâle, celui-ci aussi vu chantant sur un fil …

… du Chardonneret élégant Carduelis carduelis, moins élégant au moment du bain …

… un oiseau impossible à identifier pendant son bain, qui s’avère être une femelle de Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla

… et une Orite, Mésange à longue queue, Aegithalos caudatus qui semble me demander l’autorisation de se baigner.

Voici maintenant les observations rapportées de la réserve de la Dranse à Thonon, et de la réserve des Grangettes, à l’embouchure du Rhône dans le Léman.

A la réserve de la Dranse
Une Rousserolle effarvatte Acrocephalus scirpaceus, oiseau migrateur qui niche dans les roselières.

Les Nettes rousses Netta rufina sont en pleine saison de formation des couples. Comme il y a plus de mâles que de femelles, on voit souvent ces attroupements d’une dizaine de mâles autour d’une femelle – pas loin du harcèlement !

T’as une belle tête !
J’ai pu prendre quelques photos d’assez près de Nette rousse mâle …

… de Fuligule morillon Aythya fuligula, mâle …

… de Foulque macroule Fulica atra

… et surtout de Grèbe huppé Podiceps cristatus.

A vol d’oiseau, surtout de Grand cormoran Phalacrocorax carbo, la réserve des Grangettes est assez proche, allons-y.

Les Grangettes.
La réserve consistant en une grande zone humide , c’est un paradis pour les libellules de toutes tailles et couleurs. Il me reste à les identifier.

La Bergeronnette grise Motacilla alba aime bien vivre à proximité de l’humidité, où elle trouve larves et insectes pour se nourrir.

Les Pie-grièche écorcheurs Lanius collurio sont de retour de migration pour la saison de reproduction, voici un mâle.

De retour aussi pour la reproduction, ce sont les Tariers pâtres Saxicola rubicola, femelle sur les trois premières images, mâles sur les deux dernières.

Et voici un mâle de Pic épeiche Dendrocopos major, dont la barre rouge de la tête est difficilement visible en photo 1.

Les Grèbes huppés Podiceps cristatus sont très nombreux aux Grangettes et assez peu farouches, même lorsqu’ils sont au nid.

Cette grenouille est soit une Grenouille verte ou une Grenouille rieuse, j’ai de la peine à distinguer. Ce qui est certain c’est qu’elle constituent un aliment de choix pour …

… les Hérons cendré Ardea cinerea, très nombreux aussi et peu farouches. L’un d’eux s’est laissé tirer le portrait alors que j’étais à découvert.

Et maintenant il est temps de faire une petite sieste !
Regardez bien, il a les yeux fermés, il dort.

2024-06-23

Dans les nids de Milan noir, je vois parfois un jeune oiseau ou deux. Le plumage est acquis et donc l’envol est proche.

Chez d’autres espèces, les jeunes ont quitté les nids et sont maintenant autonomes.
C’est le cas du Rougegorge familier …

… des Mésanges charbonnière et bleue, les deux jeunes étant de plumage plus terne que les adultes …

… ou du Pic épeiche.

Les oiseaux adultes sont un peu plus visibles, délivrés de l’obligation nourricière envers leurs nichées.

Bien que le Serin cini posé sur l’antenne râteau occupe cette place stratégique pour chanter, je préfère le voir dans un décor plus naturel.

Le Milan noir est un beau rapace mais il a la sale manie de récolter des déchets en cherchant de la nourriture et disperse ainsi des morceaux de plastique dans la forêt.

La Mésange noire, reconnaissable à sa petite taille et sa tache blanche sur la nuque, est montagnarde et parcourt inlassablement les branches pour y déloger des insectes.

Une petite bande de Chardonnerets élégants est venue picorer des graines dans un pré, puis un adulte est parti nourrir un jeune qui appelait depuis un arbre dans la haie voisine.

C’est oiseau, que l’on a l’habitude de voir au voisinage des habitations, est tout bonnement un Moineau domestique mâle.

La Pie-grièche écorcheur est un oiseau discret, surtout la femelle avec son plumage brun, marqué d’écailles sur la poitrine. Le mâle, avec la tête grise et le bandeau noir sur l’oeil est plus facile à repérer, surtout quand il guette des proies depuis une branche haute.

La chasse du Faucon crécerelle est une longue séquence de glissés puis de vols sur place en « Saint-Esprit », avec parfois un piqué vertigineux sur une souris ou autre proie.

Le Milan noir est charognard et se nourrit entre autres, de poissons morts. Cet adulte n’a plus de progéniture à nourrir, semble-t’il, et il a consommé sa capture en plein vol.

Au bord du lac, j’ai rencontré quelques Hérons cendrés qui m’ont d’abord régalé par leurs attitudes, puis qui ont démontré leurefficacité à la pêche, soit en volant brièvement au ras de l’eau soit en étendant le cou depuis le bord.

Sans lien avec ce qui précède, une orchidée sauvage …

… un joli petit insecte butineur de quelques millimètres qui se nomme le Grand bombyle …

… et un papillon coloré dessus mais camouflé dessous, la Petite tortue.

2024-06-16

Alors que les orchidées des prairies de Lugrin sont presque toutes fanées, j’ai croisé, sur les terrasses de la Dranse, des parterres d’une autre variété d’orchidées.

Quand la pluie laisse du répit aux insectes, différents papillons viennent butiner. Ici une Piéride du chou.

Les grenouilles chantent dès qu’il y a un faible rayon de soleil pour attirer l’âme soeur. Entre deux strophes, les sacs vocaux se dégonflent.

Un Fuligule morillon a trouvé une compagne et démontre son affection dans un accouplement aquatique.

Des nouvelles des nichées de Milans noirs.
Dans le frêne, ce sont bien deux jeunes qui grandissent. C’est une nichée assez tardive, je ne pense pas que ces deux jeunes oiseaux partiront à la mi-juillet avec les premiers partants.

Dans un gros châtaignier, le nid où j’ai vu deux jeunes semble parfois vide mais parfois au moins un jeune est visible. On voit que le plumage est plus avancé que celui des oiseaux dans le frêne. Une jeune aurait-il déjà pris son envol ?

Enfin, le nid en contrebas est toujours occupé par deux jeunes, au plumage intermédiaire entre les deux précédentes nichées.

J’ai tenté une approche des nids de Grand cormoran, expérience que je ne renouvellerai probablement pas. Les arbres sont blancs des la fiente des oiseaux mais les nids en sont recouverts aussi. Quand un oiseau bouge ou se gratte, comme en troisième image, un nuage de poussière s’élève, avec un arôme particulièrement déplaisant. Les deux dernières images montrent un jeune : oeil noir au lieu de vert et duvet velouté sur la tête.

Les Grands cormorans adultes se regroupent parfois pour la pêche. Ce jour là, en se posant ils sont presque respecté la formation de vol en triangle, avant que le chef de file ne reparte.

Quelques Rougequeues noirs ont récemment quitté les nids.

Les jeunes Hérons cendrés aussi sont maintenant livrés à eux-même …

… ce qui laisse les adultes libres de reprendre le guet et la pêche. Parmi les techniques de pêche, il y a celle de se poser sur l’eau – le héron flotte très bien – et de se projeter en avant au passage d’un poisson pour l’attraper d’un coup de bec. c’est impressionnant d’efficacité.

Quelques comparaisons, pour reconnaître les silhouettes :
Le Milan noir …

… à distinguer de la Buse variable.

Le Martinet noir …

… à distinguer de l’Hirondelle de fenêtre.

Le Moineau domestique …

… à distinguer des différentes mésanges, dont la Mésange charbonnière …

… ou la Mésange bleue.

Quelques oiseaux isolés,
un Milan noir qui ne se cache pas …

… un Geai des chênes qui essaie de se cacher …

… une Corneille noire, avec un curieux goître sous le bec …

… une femelle de Fauvette à tête noire qui apprécie les cerises de Lugrin …

… et un mâle de Serin cini qui semble chercher la télécommande pour se connecter.

2023-06-18

L’horizon d’observations est un peu plus étendu que la semaine précédente : si le terrain est plat, les déplacements sont possibles. Pour compléter ce que je vois depuis mon balcon, je suis donc allé trainer mon appareil photo dans l’un des parcs d’Amphion les bains.
Une toute petite mare retentit des appels des grenouilles …

… et des appels d’une Rousserolle, espèce qui niche dans les roseaux. Le premier jour, mardi, je n’ai pu capter de bonnes photos …

… mais en y retournant le vendredi, j’ai eu plus de chance. J’ai également pu confirmer que c’est une Rousserolle effarvatte – au chant – et non sa cousine la Rousserolle verderolle.

On y trouve aussi les nids de Héron cendré, d’où le jeunes prendront bientôt leur envol. Curieusement, des adultes transportent des brindilles. Est-ce qu’il s’agit de renforcer les nids, mis à mal par de jeunes oiseaux remuants ?

Le même phénomène se déroule aussi chez les Milans noirs, qui viennent carrément casser des branches mortes dans les arbres en contrebas de chez moi.

Au sommet d’un bouleau, des oiseaux se succèdent pour chanter . Je peux laisser mon appareil sur un trépied et déclencher quand un nouveau chanteur prend la place d’honneur.

Dans la cime du sapin, c’est un Grimpereau qui chasse des insectes. C’est bien camouflé, petit et vif !

Le Moineau domestique ne joue pas la discrétion mais il est bon cahsseur d’insectes et protège mes quelques futures pommes.

Un mâle de Merle noir vient matin et soir pousser ses trilles sur ce cable électrique.

Et pour terminer voici une femelle de Rougequeue noir en pleine chasse aux insectes.

2023-02-26

Une semaine de journées ensoleillées et tièdes a fait sortir de nombreux papillons de leur hivernage derrière des écorces ou dans des fissures. Le splus visibles ont été les Petites tortues.

Ce réchauffement de l’atnmosphère a stimulé pas mal d’oiseaux qui ont formé ou reformé des couples. Les Corneilles noires …

.. ou les Grèbes huppés. La course sur l’eau est-elle une démonstration d’agilité pour épater le/la partenaire ?

En tout cas, la phase suivante, c’est le GRAND JEU ! Je n’avais encore jamais observé cette danse de deux oiseaux et je suis heureux d’avoir pu la photographier. Et tout ça pour le cadeau d’un bout de plante ! (en passant, nous offrons bien des fleurs et pour à peu près les mêmes raisons, non ?)

Chez les Hérons cendrés, on en est à la consolidation des nids. L’art consiste à se poser – en équilibre précaire – dans les branches d’un bouleau, à choisir une branche qu’il faut prélever du bout du bec afin de la rapporter au nid. Ca serait plus simple si les Corneilles cessaient leur harcèlement.
Les nids sont malheureusement hors de vue à la cime de grands arbres.

Un autre Héron cendré, plus loin, s’est plus préoccupé de sa toilette que de nid. Avec de tels ongles, il vaut mieux fermer l’oeil quand on se gratte.

Les Harles bièvres étaient au calme, ici que des femelles.

Les rapaces de la semaine sont : une Buse variable …

… et un Epervier d’Europe.

Si vous ne voyez qu’un seul Pic vert, regardez mieux en remontant le tronc.

Les Etourneaux sansonnets ont leur plumage nuptial.

Les Verdiers d’Europe lancent leurs trilles depuis le haut des arbres, sauf quand un Pinson des arbres veut la place.

A la source où les oiseaux du Troubois viennent boire, j’ai testé un nouvel emplacement pour me camoufler et observer. Objectif atteint : voici quelques prises réalisées d’assez près – 3 mètres environ – et les images supportent l’agrandissement.

2023-02-05

Dans les prés au-dessus du village, quelques vaches de race Abondance passent l’hiver en compagnie de deux chevaux, avec un complément de foin lorsque l’herbe est rare ou recouverte. Un veau, né il y a peu, semble avoir confondu pendant quelques instants le cheval avec sa mère . Tout est vite rentré dans l’ordre.

Un après-midi de soleil a fait revenir certains oiseaux au point d’eau, pour boire et se baigner. D’abord les Orites – Mésanges à longue queue …

… les Mésanges bleues …

… les Mésanges charbonnières …

… les Mésanges nonnettes …

… et un Roitelet triple bandeau.

Plus loin, dans les arbres, une Sittelle torchepot …

… et un Merle noir attendaient leur tour.

A travers une de mes fenêtres – ce qui explique le manque de netteté, j’ai photographié quelques visiteurs venu chercher les graines de tournesol que je distribue en hiver. Un Verdier d’Europe , mâle …

… des Pinsons des arbres, femelle et mâle …

… et un Accenteur mouchet, discret et rare à observer pendant plusieurs minutes.

Côté lac, une Corneille noire s’est baignée rapidement mais efficacement.

Une Mouette rieuse pose sur un ancien bloc de béton.

Une Bergeronnette grise fait une démonstration de camouflage dans les graviers.

Chez les Harles bièvres (mâle en première photo, devant des Grèbes huppés qui siestent) les femelles arborent toujours des plumes « en pétard » sur la nuque, même quand le vent ne souffle pas.

Un Grèbe huppé, pourtant seul, prend la posture de séduction ou de menace. Simple répétition ? Je me demande si ce peut être une façon de profiter de la portée du son, plus efficace au ras de l’eau, pour propager un appel, qui ressemble à un grognement.

Des Foulques macroules se pourchassent, en courant sur l’eau. Là aussi, tentative de séduction ou d’intimidation ?

Et enfin quelques photos de Héron cendré, dont la souplesse des plumes à l’atterrissage est, pour moi, fascinante.

2023-01-15

Entre les périodes de pluie et l’absence d’oiseaux à mes points d’observations favoris, il y a eu peu de rencontres dans les prairies, les haies et les buissons de Lugrin.

Tout de même, un Grimpereau, des jardins je crois …

… un Roitelet huppé qui a refusé de mieux se montrer …

… une Sittelle torchepot qui a gardé la tête cachée jusqu’à son envol mais qui a au moins montré ses griffes …

… et heureusement, pour sauver la série, un Troglodyte mignon, visible au complet, a fait une apparition.

Les rives du lac se sont montrées plus animées, avec le passage de vols de Harles bièvres – mâles tête vert foncé, femelles tête brune.

En vol aussi, une Bergeronnette des ruisseaux. Elle donne plusieurs coups d’aile puis quelques secondes ailes pliées, avant de recommencer son vol onduleux, typique des différentes espèces de bergeronnettes.

Une Mouette rieuse, dont les plumes brunes indiquent que c’est un jeune de premier hiver, est venue chercher des proies dans les remous autour d’un rocher.

Le Grand cormoran, comme la Mouette rieuse en vol, juste au-dessus, tient la tête toujours dirigée dans l’axe du déplacement. C’est un des conseils donnés aux pratiquants de divers sports comme le ski, le VTT ou le motocross, pour améliorer la maîtrise de la direction. « La tête dirige, le corps suit », selon les préceptes de la Technique Alexander.

Les Grèbes huppés pratiquent la chasse en plongée mais aucun de ceux que j’ai vus n’ont capturé de poisson malgré des plongées répétées.

Le Goéland leucophée donne souvent l’impression d’une attitude méprisante ou hargneuse. Interprétation de son aspect, qui n’a probablement rien à voir avec la réalité.

Le survol d’un Héron cendré, qui n’a pas non plus l’air particulièrement guilleret, m’a fourni deux clichés originaux de sa tête vue de dessous.

Un Cincle plongeur, un de mes oiseaux favoris par son aspect et son mode de vie, semble m’avoir accepté comme voisin de plage. Il s’adonne donc à sa pêche en plongée sans trop s’occuper de ma présence. Un rayon de soleil, bienvenu dans l’humidité et le froid ambiant, lui ont donné une autre couleur sur les dernières photos.

Mais le plus grand plaisir de la semaine est d’avoir pu capturer l’instant de l’envol, à deux reprises.

2022-04-17

C’est la dernière photo de Milan noir dans les fleurs de cerisier, elles sont maintenant toutes fanées.

D’autres oiseaux, dont les Pinsons des arbres, sont venus poser dans le même genre de décor puis dans d’autres arbres.

J’avais présenté le 20 mars la construction du nid des Orites, puis le 27 j’avais mentionné le calme autour du nid, pensant à la couvaison. Maintenant, le nid semble être partiellement décroché et il n’y a toujours aucun mouvement autour. Y a t’il eu prédation ?
Heureusement, il y a d’autres oiseaux de l’espèce et une nouvelle nichée sera mise en route.

D’autres oiseaux se sont lancés dans la construction des nids, comme cette Corneille noire.

Le Héron cendré transporte des branchages bien modestes par rapport à son envergure.

Pas de construction de nid mais une rencontre peu fréquente dans les alentours de Lugrin, le Rougequeue à front blanc, revenu de migration. Le mâle a bien une barre blanche sur un front noir, pas la femelle qui a par contre de très belles couleurs.

Migration aussi pour le Geai des chênes, dont on voit passer des bandes de cinq à trente oiseaux. C’est un migrateur partiel, certains restant toute l’année et d’autres accomplissant de grands déplacements jusqu’en Scandinavie.

La migration des rapaces se poursuit, avec toujours des passages de Milans, noirs ou royaux, parfois mélangés dans une ascendance.

Une Buse variable, probablement locale, a fait une démonstration de piqué soit pour une chasse soit pour une parade, je n’ai pas vu la suite de ces trois figures.

Le Faucon crécerelle migre également. On distingue les oiseaux « locaux » des migrateurs à leur vol : les oiseaux en migration ont généralement un vol presque rectiligne, décidé. Il n’y a pas de temps à perdre mais un but à atteindre.

Retour de migration aussi pour les Hirondelles rustiques.

Quelques oiseaux de bord de lac : un Grand cormoran …

… et des Harles bièvres.

Retour plus haut dans les prés. Parmi les adeptes du point d’eau, il y a cette année de nombreux Serins cini, uniquement des mâles sur ces photos.

Chez les Fauvettes à tête noire, la femelle prend son bain alors que le mâle s’adonne à des acrobaties pour boire sans se mouiller les pattes.

Chez les Verdiers d’Europe aussi, la femelle n’hésite pas à se baigner tandis que le mâle lance des trilles depuis la cime des arbres.

Voici un petit insecte velu que l’on voit parfois butiner des fleurs en faisant du sur-place : le Bombyle. Il en existe plusieurs espèces, que l’on distingue par les taches sur les ailes ou la présence de poils à l’arrière des ailes.
Les larves de Bombylius sont parasites des larves d’Abeilles solitaires (Collètes, Andrènes, Halictes…). Les femelles Bombyle pondent en vol, elles laissent tomber leurs œufs près des nids d’Abeilles dans lesquels les larves de premier stade vont entrer. Elles s’y nourriront des réserves de l’hôte puis de ses larves, avant de se nymphoser.
source : http://www.demons-et-merveilles.fr/galeries/dipteres/pages/bombyle2.html

Dans la grande famille des argus, voici Celastrina argiolus, l’Argus à bande noire. C’est la première génération de l’année, une deuxième de coloration plus soutenue apparaîtra en juillet-aout.

Pour terminer, un Ecureuil roux a fait une partie de cache-cache avant de bondir pour trouver un lieu plus calme.

2021-11-28

En première photo, de mauvaise qualité en raison de l’éloignement, je vous présente la 169ème espèce d’oiseau de mon catalogue d’observations : un mâle de Garrot à oeil d’or. C’est le petit canard noir à droite de la photo. En période de nidification, il fréquente la forêt boréale sur les lacs calmes et les cours d’eau lents . En période d’hivernage, on le trouve sur les rives des grands lacs, aux abords des estuaires et des baies abritées. Il y a eu plusieurs observations de cette espèce sur le Léman ces derniers jours.

Les deux autres canards endormis visibles sur cette photo sont, à gauche un mâle de Harle bièvre et à gauche une femelle. Le mâle arbore en ce moment un plumage saumon plutôt que blanc, très élégant, comme le montrent ces autres photos, plus rapprochées.


Puisqu’on parle de couleur, admirez les gambettes vertes de la Gallinule poule-d’eau. En dernière photo un jeune de l’année, encore brun, en train de s’approcher d’un insecte noyé.


En termes de couleurs, le Fuligule milouin se défend plutôt bien, surtout le mâle à droite, avec son bel oeil rubis.


Le curieux petit canard suivant n’est pas un poussin mais bien un adulte : il s’agit du Grèbe castagneux. Les adultes sont distingués par une petite tache jaune à la base du bec, ce que n’a pas le jeune en dernière photo.


Dans la grande famille des grèbes, il y a le Grèbe huppé dont cet individu qui n’a jamais voulu se tourner vers moi. Timide ?


Un Héron cendré s’est laissé approcher, très occupé à guetter des poissons depuis la rive. Il ne faut tout de même pas venir trop près…


Encore un Héron cendré mais un jeune de l’année, à la tête grise, occupé à chercher des vers de terre. Succès en avant-dernière photo.


Loin du lac mais dans l’eau tout de même, une Mésange bleue …


… une Mésange nonnette …


… et un Pinson des arbres, mâle.


Les Orites (ex Mésanges à longue queue) ont habituellement la tête rayée. Occasionnellement, un individu à la tête blanche apparaît dans le groupe. C’est la sous-espèce « caudatus », plus nordique, qui rejoint des « europaeus ».


Un Troglodyte mignon a mis quelques instants à s’inquiéter de ma présence, m’offrant au passage des portraits rapprochés.


Les Chardonnerets élégants sont restés éloignés, en bande.


Le Geai des chênes s’est à nouveau fait photogénique, que ce soit dans le pré ou à la cime d’un bouleau.