2025-04-06

Connaissez vous le Grand bombyle Bombylius major ?
Ce petit insecte est un butineur pollinisateur qui vole sur place pour sucer le nectar des fleurs avec sa longue trompe. « Longue » si on veut, l’insecte mesure entre 8 et 12 mm.

Ce qui est amusant en photo, c’est que la notion de dimension est perdue dès qu’on a pas de point de comparaison. Pourtant, le Milan royal Milvus milvus a une envergure de 1.50m.

La Buse variable Buteo buteo est un peu plus petite, à 1.20m.
Le transport de branches confirme qu’il y aura bientôt un nid, difficile à trouver car au sommet d’un grand arbre en forêt.

Puisqu’on est avec les rapaces, voici les Milans noirs Milvus migrans de la semaine, avec une des querelles de voisinage et un transport de mousse ou de lichen pour symboliser la participation au rafraîchissement du nid, puisque le même nid sert au même couple plusieurs années de suite.

Les querelles de voisinage concernent aussi les autres espèces, comme ici vu de très loin au-dessus du lac, une discussion milan-buse.

On a vu du transport de matériau pour le nid, voici une visite d’appartement. Pour cette Mésange nonnette Poecile palustris, le trou semble convenir mais le voisinage n’est-il pas trop bruyant ?

Encore quelques mésanges
une Mésange noire Periparus ater, parasitée par une tique sous son bec …

… une Mésange charbonnière …

…et la Mésange bleue Cyanistes caeruleus au bain.

Quelques autres photos au bain,
un Roitelet triple bandeau Regulus ignicapilla

… un Serin cini Serinus serinus

… et des Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla, dont la femelle a la tête rouille. La première photo montre un mâle en train de boire dans une posture acrobatique. C’est étonnant car l’oiseau ne craint pas autrement de se mouiller les pattes.

Ces autres oiseaux sont allés au point d’eau mais seulement pour boire.
un très beau mâle de Tarin des aulnes

… un Pouillot véloce Phylloscopus collybita, particulièrement gris …

… et ce qui pourrait être un Pouillot fitis Phylloscopus trochilus. La différence principale avec le pouillot véloce réside dans la longueur des plumes des ailes, qui dépassent le corps chez le fitis mais pas chez le véloce. A vos mesures !

Un Moineau domestique mâle Passer domesticus s’est approché du point d’eau mais était trop méfiant pour y aller.

Des Pinsons des arbres Fringilla coelebs, mâle et femelles, sont aussi venus.

On se quitte sur un peu de couleurs, les irisations du plumage nuptial de l’Etourneau sansonnet Sturnus vulgaris.

2024-06-02

Si vous n’êtes pas ornitho, même amateur, c’est difficile à comprendre. L’observation d’une espèce pour la première fois est un plaisir intense. Quand c’est une espèce rare, en danger critique d’extinction, c’est double plaisir avec de la fierté en plus.
Voilà ce qui m’est arrivé il y a quelques jours en voyant passer cette silhouette inhabituelle, que j’ai identifiée comme un Ibis chauve. J’avais vu un reportage sur une réintroduction en Autriche, avec apprentissage de la migration guidée par un ULM.
Voici le commentaire que j’ai reçu après avoir signalé cette observation sur le site de la LPO – Remarque de Richard Prior :
Il s’agit bien d’un Ibis Chauve, notre ami ‘Oskar’ qui a traversé Haute-Savoie le 6 et 7 avril dernier. Il passe l’été autour de Bulle, Canton de Vaud, Suisse. Hier il a traversé le Lac Léman mais a fait demi tour au sud de Thonon et était de retour en Suisse fin d’après-midi ( données venant de l’appli Animal Tracker).

Les autres oiseaux observés cette semaine sont donc bien pâles en comparaison mais commençons par les nichées. D’abord les Etourneaux sansonnets. En fin de semaine, ce nid est déserté, les jeunes ayant probablement pris leur envol.

Le nid de Milan noir situé en contrebas de ma rue contient toujours deux jeunes. Le plus développé a pris le plumage brun, encore marqué de duvet, alors que l’autre est encore beaucoup plus blanc.

Le deuxième nid, partiellement visible, contient bien deux oisillons, encore blancs, bien qu’une seule tête apparaisse la plupart du temps.

Le troisième nid garde son mystère : la femelle n’est plus couchée en permanence dans son nid mais aucune tête ne bouge quand elle est perchée à côté ou absente …

… et ce n’est pas un Milan noir perché …

… ou un autre, rapportant un poisson dans le bec et un autre dans les serres, qui permet d’en savoir plus sur le nombre de jeunes présents dans le quartier.

Pour poursuivre avec les rapaces, il y a bien sûr la Buse variable, …

… et un beau spécimen de Faucon hobereau, probablement en migration, qui a survolé les prairies.

Vous trouvez que le prix des cerises augmente ? A qui la faute ? Ce n’est pas les coûts de transport ou de main d’œuvre de cueillette, c’est tout bonnement la concurrence des Corneilles noires.

Le Geai est chênes est un oiseau étonnant par son plumage et sa capacité à émettre des sons très doux tout autant que de sonner l’alarme dans les bois.

Devine qui vient prendre son bain : d’abord la Fauvette à tête noire, mâle avec le capuchon noir et jeunes ou femelles avec le capuchon brun, …

… la Mésange bleue habituelle …

… une Grive musicienne, moins fréquente, …

… un Gobemouche gris, deuxième individu de la saison pour moi, …

… et un oiseau inconnu, difficile à identifier dans cet état. Je pense à une Hypolaïs polyglotte, de ce que j’en ai vu avant son bain.

Fin de cette petite semaine avec un Tircis, petit papillon de plus en plus fréquent avec l’avancée de la saison.

2024-04-21

Le refroidissement de cette semaine n’a pas empêché l’éclosion des premières orchidées sauvages.

Les insectes se sont faits plus discrets mais les Xylocopes sont toujours faciles à voir, par leur couleur et leur taille.

Un Etourneau sansonnet mâle – base du bec bleue – s’est livré à une petite danse sur une branche.

Le manège de Chardonnerets élégants juste au-dessus de la maison m’a intrigué jusqu’à ce que j’en voie un transporter du matériel pour garnir le nid. J’ai repéré le buisson dans lequel vont les oiseaux mais je ne pourrai approcher, le buisson est trop dense.

Ce nid de Milan noir est de grande surface, calé dans une fourche d’un châtaignier, réutilisé chaque saison depuis plusieurs années. La femelle qui couve est visible tant que le châtaigner n’a pas développé ses feuilles. Le mâle se tient non loin, sauf quand il part chercher de la nourriture – poisson mort ou autre charogne.

Un autre oiseau prépare aussi un nid : la Mésange bleue collecte ce que je crois être des soies de sanglier.

Le mâle de Fauvette à tête noire chante pour attirer une compagne ou affirmer son territoire.

La Mésange charbonnière ne fait rien de particulier …

… alors que le Pouillot véloce chasse des insectes sur ou sous les feuilles.

Le Rougequeue noir se perche pour guetter le sol et se jette sur tout insecte qu’il voit. La coloration générale de cet individu est du type femelle mais comme il a du noir autour de l’oeil, ce serait un mâle subadulte, le plumage nuptial complet n’étant acquis qu’à deux ans.

Il y a moins de Grands corbeaux que les semaines précédentes mais l’un d’eux a quand même exécuté un tonneau pour aller rejoindre un congénère perché dans un arbre.

Ce Merle noir est particulier : un « défaut » génétique, le leucisme, lui donne un plumage partiellement blanc. Cette originalité devrait me permettre de l’identifier facilement, si je le revois.