2024-04-28

Les Buses variables se nourrissent surtout de micromammifères. En voici une preuve. J’aurais voulu voir si l’oiseau transportait la souris vers un nid ou s’il allait consommer mais j’avais la vue bouchée par des arbres.

Ces deux buses étaient peut-être en vol de parade ou vol nuptial. Elles ont effectué quelques piqués en parallèle.

Et dans la vie de buse il faut aussi compter avec les territoires des autres, comme la Corneille noire.

Le seul autre rapace que j’ai pu observer cette semaine était le Milan noir : des cercles de plusieurs oiseaux comme des individus isolés. Je continue à surveiller les quatre nids occupés que j’ai repérés.

On passe à des oiseaux de plus petit taille. Voici un Merle noir femelle et un mâle.

Les Etourneaux sansonnets sont moins discrets de jour en jour. Ils s’installent bien en vue sur des branches et se lancent dans des discours compliqués que seuls leurs congénères peuvent comprendre.

Les Serin cini se déplacent en ce moment en petits groupes de 5 à 10 oiseaux. Quand ils viennent boire et se baigner, il y a du remue-ménage dans les buissons. Les deux premières photos sont des femelles et la troisième un mâle.

Les Moineaux domestiques sont aussi en bande mais je n’ai pris qu’un mâle en photo, c’est tout de même un oiseau moins original.

Celui-ci est un peu terne également mais c’est pour se protéger : le Pouillot véloce fait son nid au sol, au cœur d’un buisson touffu.

Contrairement à ce que laisse imaginer son nom, le Troglodyte mignon ne niche pas sous le sol mais dans un nid discret adossé à des pierres, un tronc ou encore dans un tas de bois.

Puisqu’on est au point d’eau, voici quelques autres visiteurs :
un mâle de Fauvette à tête noire …

… une Mésange nonnette …

… et une Mésange charbonnière, parasitée par une tique.

Les Mésanges bleues sont visibles partout dans les arbres mais j’en ai peu photographiées avec une proie, dernière photo. Elles attrapent entre autres des petites chenilles qu’elles frappent contre la branche pour les tuer avant de les consommer ou transporter pour nourrir les oisillons.

Dans une zone marécageuse, j’ai aperçu un mâle de Tarier pâtre…

… et, sur un enrochement du Rhône, plusieurs Bergeronnettes grises sont venues chercher larves et insectes.

Dans les bois, j’ai suivi les aller-retours de Roitelets à triple bandeau transportant du matériel pour un nid mais ils sont difficiles à photographier !

J’ai compensé ma frustration avec ces photos d’un Grimpereau des jardins, peu soucieux de ma présence.

Voilà, enfin, des photos qui justifient le nom complet du xylocope, Xylocope violet.

2023-11-12

Durant les journées sans pluie, même venteuses, les Vulcains poursuivent leur vol migratoire, en s’offrant de temps à autres une petite pause au soleil.

Cette Buse variable est aussi venue se reposer quelques instants. Heureusement que je l’ai vue se poser, sinon elle serait passée totalement inaperçue.

En vol migratoire aussi, plusieurs Milans royaux sont passés, luttant contre un fort vent contraire. Curieusement, je n’en ai vu aucun les jours sans vent.

Il y a des passages « éclair » de pinsons et autres petits oiseaux. Il faut parvenir à les photographier pour ensuite pouvoir les identifier. Ici, c’est un vol de Pinsons du Nord.

Les images suivantes montrent des Pouillots véloces. On peut voir que c’est une espèce dont la coloration est plutôt variable. Les caractéristiques – cercle oculaire pâle, trait sourcilier – sont les constantes de l’espèce.

J’ai manqué la photo d’une attaque d’épervier, ratée, sur ces jolis petits oiseaux que sont les Orites ou Mésanges à longue queue. La petite bande, qui s’occupait tranquillement à la recherche d’insectes, s’est éparpillée à grands cris et n’est pas revenue.

La Mésange charbonnière a un régime alimentaire très varié mais tant qu’il y a des insectes, elle chasse ceux-ci dans les arbres et les buissons

2023-07-16

Ces deux première photos, d’une femelle de chevreuil, prouvent que j’ai pu enfin quitter l’espace restreint de mon balcon et reprendre quelques marches et chasses photo autour de chez moi et sans efforts inconsidérés. L’appareil était réglé pour des prises en plein ciel quand ce chevreuil a quitté l’abri de la haie que je longeais.

En plein ciel, ce sont des rassemblements de Milan noir, adultes et jeunes de l’année, les oiseaux se préparant à la migration post-nuptiale. D’ailleurs, ce dimanche 16 juillet, s’il reste quelques oiseaux, le ciel est de plus en plus vide de ces rapaces. Si la silhouette de la première photo vous paraît étrange, c’est simplement qu’il y a deux oiseaux qui volent ensemble.

La fin de saison pour le Milan noir est aussi le début des voyages des jeunes Buses variables. Les Buses sont des migratrices partielles, c’est à dire que certaines se déplacent vers le sud à l’automne et d’autres pas. Les jeunes bougent pas mal durant l’été mais plutôt pour trouver de nouveaux territoires que pour migrer. L’absence de barre sombre terminale sur la queue indique que ce sont des jeunes de l’année.

Des jeunes aussi chez les Hirondelles rustiques, reconnaissables à leur gorge plus claire que celle des adultes. J’ai pu observer plusieurs fois le même manège : les hirondelles arrivent en bande de plusieurs dizaines d’individus, les jeunes quittent le groupe pour se reposer sur un fil ou sur une branche et attendent que les adultes reviennent avec des proies. La becquée est souvent donnée en vol, donc difficile à saisir.

Son vol est beaucoup plus rapide que celui des hirondelles, avec des virages impressionnants, c’est le Martinet noir.

J’ai tenté, en fin de journée, de saisir en vol les chauves-souris qui squattent les cloisons du chalet. C’est très frustrant et voici les deux meilleures prises sur une centaine de tentatives. Ce seraient des Pipistrelles communes, grandes consommatrices d’insectes dont des moustiques. Ce sont donc des alliées précieuses.

Un petit tour dans un buisson de lavande, fréquenté par des abeilles, des bourdons et des espèces voisines des guêpes.

Un spectacle rare sur le lac, vu depuis mon balcon : un groupe de femelles de Harles bièvres, volant en V, s’est posé – malheureusement un peu loin – et à débuté une pêche en groupe, les oiseaux disposés bien en cercle. J’ignorais que les Harles bièvres collaboraient ainsi. En passant, il n’y a pas de mâles, ceux-ci disparaissant vers d’autres contrées plus nordiques une fois que les accouplements sont terminés.

Voici une autre séquence surprenante. Un Goéland leucophée décrivait de grands cercles bruyants au-dessus d’un îlot au milieu de l’étang de la réserve de la Dranse. Au fur et à mesure qu’il descendait, j’ai vu qu’il essayait de faire partir un jeune Grand cormoran. Ce qui est étrange, c’est que le goéland ne niche pas sur cet îlot et il n’y a pas de raison apparente à se quereller pour quelques mètres carrés d’herbe.

Quelques autres oiseaux, sans commentaires particuliers.
Deux Grèbes huppés …

… un Fuligule morillon …

…une Rousserolle effarvatte …

… et un Pinson des arbres, femelle.

Pour terminer cette semaine, voici un jeune Merle noir qui se délecte des baies du laurier cerise. La réputation de toxicité de ces baies serait exagérée mais il semble tout de même qu’une consommation de quelques baies nous incommoderait. Le Merle noir consomme avec appétit aussi les baies du lierre et d’autres fruits que nous ne pouvons manger. Il consomme aussi le raisin, les groseilles, les mûrs et framboises, les cerises, les pommes et toutes sortes de prunes, hélas.

2023-04-02

S’il y a un arc-en-ciel sur le Léman, c’est parce qu’il y a eu de la pluie … C’est ce qui explique que la moisson d’observations de la semaine est réduite.

Mais tout de même, il y a encore pas mal de passage de migrateurs, dont les rapaces, comme cette Buse variable au plumage bien fatigué.

Autre rapace, probablement migrateur d’après sa trajectoire, un Epervier d’Europe.

Le Milan royal est certainement migrateur au-dessus de Lugrin, puisqu’il n’y niche pas selon les observations de différents sites ornithologiques. Mais il lui a fallu esquiver les attaques du Milan noir, protégeant son espace aérien.

A quelques minutes d’intervalle, c’est une Buse variable qu’il a fallu chasser …

… Buse variable qui s’est rapidement écartée vers une ascendance thermique moins fréquentée …

.. pendant que le Milan noir allait se poser sur son perchoir.

Du côté des petits oiseaux, en voici quelques uns :

Ceux qui viennent ensuite sont des oiseaux vus en Charente maritime, entre deux averses.

2023-02-12

La photo est peu parlante mias je confirme : le Milan royal a débuté sa migration. Les passages sont encore peu nombreux mais dès que les oiseaux passent plusieurs à la fois, il ne s’agit plus d’un cas exceptionnel.

Il y a aussi pas mal de Buses variables qui circulent mais il est difficile de distinguer les résidentes des migratrices. De toutes façons, les Corneilles noires ne font pas de différence et attaquent tout individu trop proche de leur territoire.

Une fois que les corneilles s’occupent d’autre chose, ça donne le temps de souffler un peu. Voici la Buse variable de la semaine.

Encore un rapace, un Epervier d’Europe, femelle d’après le plumage.

Depuis longtemps, je me bats avec les réglages de prise de vue pour avoir des photos correctes des oiseaux noirs, corbeaux, corneilles ou pies. Voici deux photos acceptables, pour moi, de Corneille noire.

A la source au-dessus du village, les oiseaux reviennent , pas encore en nombre et en variété mais tout de même.
D’abord le Merle noir, dont l’un a de la peine à ouvrir l’oeil gauche …

… les Orites – Mésanges à longue queue …

… les Mésanges bleues …

… la Mésange noire – avec sa bande blanche caractéristique sur la nuque …

… et la Mésange nonnette.

Avant de descendre vers le lac, un petit détour par la montagne. La neige a disparu des versants bien exposés et les chamois y broutent tranquillement. On voit tout de même que le froid sévit toujours, en témoignent les grandes stalactites de glace.

Une journée dans la réserve des Grangettes, à l’entrée du Rhône dans le lac, apporte toujours une moisson d’observations.

Un Héron cendré.

Un Grand cormoran.

Des Harles bièvres, mâle et femelle.

La Gallinule poule d’eau, dont les couleurs du haut des pattes rappellent celles du bec.

Les canards les plus nombreux sont les Fuligules morillons. On se croirait à la sortie des bureaux …

Les autres fuligules sont les Fuligules milouins, mâle derrière les roseaux et femelle au premier plan.

Le Canard chipeau mâle est étonnament peu coloré mais le dessin des plumes est d’une grande finesse. La femelle, en troisième photo, apparaît plus colorée. Le mâle présente ses couleurs seulement quand il déploie les ailes comme sur la dernière photo.

Vous voulez de la couleur, en voilà ! C’est le Canard souchet mâle. Son bec étalé est adapté à la capture des petit végétaus et insectes qui flottent à la surface et qu’il attrape en oscillant de droite et de gauche en pataugeant.

Les Grèbes castagneux sont tout petits et leurs plumes ressemblent parfois plus à des poils. Mais ce sont de redoutables chasseurs en plongée.

Le Grèbe huppé sommeille en nageant, le bec dans les plumes du cou, prenant l’aspect d’un navire de guerre des années 1900. Pendant que certains n’ont pas encore commencé les parades printanières, d’autres en sont déjà à la préparation du nid.

2022-11-20

Un arc-en-ciel saisi sur le Mont Bénand, dominant le Léman, peut faire croire que la prise de photos est facile. Mais voici un échantillon des difficultés rencontrées cette semaine.

Premièrement, la distance. Que ce soit une grive …

… les Aigles royaux …

…ou le Cincle plongeur, les oiseaux ne se laissent pas approcher autant que je le souhaite.

Et quand l’oiseau n’est pas trop loin, encore faut-il qu’il se montre – Pinson des arbres, mâle.

Il y a aussi les obstacles entre les sujets et le photographe, des branches …

… ou des troncs et le manque de lumière.

Ah oui, j’allais oublier le contre-jour !

Tout de même, il y a des instants plus favorables, comme pour cette Mésange bleue …

… la Mésange charbonnière …

… ou l’Orite à longue queue.

Il m’aurait fallu grimper dans le châtaignier pour voir de plus près la capture de la Sittelle torchepot. Peut-être un coléoptère.

Ce qu’a ramassé la Corneille noire a provoqué l’envie de ses congénères mais qu’est-ce ?

Une Buse variable a tournoyé puis s’est perchée avant de repartir plus loin.

Au bord du lac, un Héron cendré apprécie un gros poteau d’arrimage d’où il surveille les alentours. Une plume folle sur son front ne semble pas le gêner

Les Harles bièvres commencent à se regrouper , avec occasionnellement quelques conflits de préséance.

Enfin, en montagne, c’est tout d’abord le guetteur de la troupe de chamois, dans sa belle toison d’hiver, qui m’a jaugé.

Ensuite la troupe a été visible, pas trop perturbée mais préférant tout de même s’éloigner et descendre dans les rocailles.

2022-02-27

Il y a ici deux semaines de photos, récoltées à Lugrin, aux Grangettes (réserve naturelle à l’embouchure du Rhône dans le Léman) et en région toulousaine. Elles sont donc présentées avec mention du lieu, même si certaines espèces sont visibles en toutes régions.

Lugrin : une Buse variable a pris son envol non loin de moi et a cerclé tranquillement pour prendre de l’altitude.

Lugrin : la Sittelle torchepot fréquente le troncs à la recherche d’insectes mais utilise aussi les fissures des branches de châtaignier comme enclume pour briser les coques de noisettes qu’elle peut encore trouver. Et elle y met de la force !

Lugrin : un grimpereau enfin identifiable. C’est un Grimpereau des jardins – ventre un peu « sale », « marches » régulières du motif de l’aile, ongle postérieur court, etc…

Lugrin : un Pic vert est passé dans le champ de l’objectif et je n’ai eu qu’à déclencher. Il a un soupçon de rouge dans la moustache sous le bec, c’est donc un mâle.

Région toulousaine, Fontenilles : les Etourneaux sansonnets sont nombreux et bruyants. Ils ont leur plumage nuptial, noir tacheté. Les attitudes en vol sont énergiques mais pas toujours rectilignes.

Région toulousaine, Fontenilles : le tas de fumier d’un centre équestre attire divers oiseaux, dont le Rougequeue noir. Celui-ci est une femelle ou un immature né l’année dernière.

Région toulousaine, Fontenilles : autre visiteur du tas de fumier, le Cochevis huppé, proche parent des alouettes.

Région toulousaine, Fontenilles : les Hérons garde-boeufs sont revenus de migration. Par contre il semble qu’ils aient besoin de se réchauffer les pattes, sur les panneaux solaires.

Région toulousaine , Fontenilles: quelques Pipits, qu’on voit peu à Lugrin, sont passés dans le ciel mais je ne saurais préciser l’espèce.

Région toulousaine, Fontenilles : celui-ci est identifiable, c’est le Pipit farlouse.

Région toulousaine, Fontenilles : aucun doute possible pour cet oiseau à la tête noir et au corps orangé, c’est le Tarier pâtre mâle.

Région toulousaine, Fontenilles : voici le premier Pouillot véloce que je vois cette année et, à la chasse aux insectes, on voit que son nom est mérité.

Région toulousaine, Fontenilles : j’ai trainé le long d’un ruisseau – l’Aussonnelle – et deux chevreuils effrayés par des coups de fusil lointains sont venus vers moi avant de changer de direction. Les arbres m’ont géné et une seule photo est acceptable.

Région toulousaine, confluence Arriège-Garonne : un Faucon crécerelle était en chasse. Le suivre quelques instants procure de belles images. La tête grise indique un mâle.

Les Grangettes : le canal du Vieux Rhône est un lieu où de nombreuses espèces sont visibles. Voici une Gallinule poule d’eau. Son bec doit encore virer au rouge pour la saison des nids.

Les Grangettes : le Grèbe castagneux continue à défier ma technique de photographie. Un jour j’en réussirai des photos nettes.

Les Grangettes : les Grèbes huppés ont commencé la formation des couples, avec quelques mouvements de parade. Ils accomplissent des mouvements de tête, soit simultanément soit l’un après l’autre, face à face. Si un intrus approche, il y a des attitudes menaçantes comme de foncer en avant, la tête au ras de l’eau. Quand les oiseaux sont assez proches, on voit qu’ils ont un magnifique œil rubis.

Les Grangettes : une autre espèce a l’œil rouge, c’est le Foulque macroule. L’un d’eux est venu poser assez près.

Les Grangettes : il n’y a pas que de l’eau mais aussi de grandes étendues de cultures. De grands oiseaux blancs ont attiré mon attention. Ce sont des Cygnes tuberculés qui sont allés brouter des herbes tendres. Sur la deuxième photo, on voit un immature, à la tête brunâtre.

Les Grangettes, Léman : retour à l’eau avec les Harles bièvres, mâles à la tête verte.

Les Grangettes, Rhône : une femelle de Harle bièvre a pris son envol pour aller chasser plus loin. Elle a pris un poisson, qu’il lui a fallu avaler rapidement sous la menace d’un goéland.

2022-02-13

Les nuits sont encore froides mais certaines journées ensoleillées ont réchauffé l’air et la terre, faisant sortir d’hibernation ces jolis papillons qui se nomment Petite tortue.

Le Milan royal a débuté sa migration pré-nuptiale mais je n’avais pas encore réussi à en photographier. C’est maintenant chose faite avec cet individu tout à fait typique : queue échancrée, corps roux et ailes aux motifs bien marqués.

Les Etourneaux sansonnets sont déjà en plumage nuptial – noir tacheté- mais il leur manque encore les reflets bleu-vert pour que le tableau soit complet.

Le mâle du Merle noir voit son bec passer du jaune un peu terne à l’orange vif, comme son cercle oculaire. La femelle reste toujours plus terne.

La femelle du Pinson des arbres présente tout de même un peu de couleur sur le dos. Le mâle de son côté prend des teintes de plus en plus marquées que ce soit sur l’orangé de joues ou le gris de la tête et des épaules.

Chez la Mésange charbonnière, la couleur ne change guère. par contre, j’ai enfin pu photographier, sans doute possible, un mâle en première photo. La bavette noire qui descend en s’élargissant en est le signe. Les deux autres photos sont là pour montrer la vitesse à laquelle ces oiseaux sont capable de décoller, la troisième photo est prise au 1/1600è de seconde. Même les gouttes d’eau sont figées mais pas l’oiseau.

Sur le lac, la majorité des Grèbes huppés somnole, en petits groupes. Certains ont tout de même débuté les mouvements de parade, face à face et en synchronisation.

Les Grèbes castagneux, reconnaissables à leur postérieur qui fait comme un tutu, sont aussi en groupes mais actifs, sans cesse à plonger pour pêcher.

Les Harles bièvres étaient plutôt calmes, pas de poursuites à la nage ou en vol. La femelle en dernière photo a la tête très hérissée, ce qui est une marque de tension mais sans raison que j’ai pu voir.

Toujours au bord du lac, une Bergeronnette des ruisseaux s’est posée quelques secondes, avec son beau plumage jaune vif.

Un peu plus loin, un Grèbe huppé a capturé un poisson de belle taille. il faut d’abord l’assommer puis le tourner afin de pouvoir l’avaler, tête en premier.

Un bref moment en montagne, vers 1000m, m’a donné l’occasion de capturer une scène de querelle entre un Grand corbeau et une Corneille noire. Même si les contrastes sont trop marqués pour voir les détails des oiseaux, on voit bien la différence de gabarit. Sur l’avant dernière photo, on voit aussi que les deux oiseaux, acrobates confirmés, volent sur le dos.

J’ai eu cette semaine la surprise de pouvoir approcher deux Buses variables, habituellement farouches. La première m’a laissé contourner son arbre perchoir …

… et la deuxième était trop préoccupée à maintenir son équilibre sur le câble électrique pour s’inquiéter de ma présence un tout petit peu au-dessus d’elle.

Pour terminer cette édition, voici deux oiseaux assez rares et que je trouve magnifiques, même si je ne veux pas introduire une quelconque hiérarchie entre les animaux que j’observe.

Le premier est le Grosbec casse-noyaux, habituellement à la cime des arbres. Celui-ci est descendu boire au point d’eau et il m’a fallu de longues minutes d’immobilité pour qu’il se décide à sortir du roncier.

Le deuxième est le Bouvreuil pivoine, dont j’ai vu le mâle et la femelle – discrète – dans un cerisier. On voit que le mâle mange un bourgeon, ce qui fait effectivement partie de son régime alimentaire.

2022-01-23

La pleine lune du 18 janvier a été voilée le soir mais le matin du 19 a présenté un beau spectacle sur le Léman.

Il m’arrive parfois en fin de semaine de ne plus savoir pourquoi j’ai pris une photo ou l’autre, l’animal observé étant particulièrement discret sur l’image, même en agrandissant.
C’est le cas de ce Grimpereau, qui démontre avec brio son mimétisme avec les écorces.

C’est aussi le cas de ce Pic épeiche, qui fait tout pour se faire passer pour une branche.

Heureusement, il y en a d’autres qui se montrent bien. La taille du Geai des chênes, gros comme une corneille, y est pour quelque chose.

La Sittelle torchepot se repère à son chant répété « huit » et à ses mouvements incessants sur les troncs et les branches.

La Buse variable, parce que c’est un rapace, se perche toujours à une hauteur qui lui donne une vue panoramique. J’ai suivi celle-ci d’un perchoir à l’autre, jusqu’à son installation inconfortable dans un cerisier, une aile bloquée par une branche. Elle est ensuite partie chercher un lieu plus respectueux de son plumage.

J’ai aussi passé un moment au point d’eau, enfin revenu au soleil quelques instants chaque jour après des semaines pendant lesquelles la hauteur de l’astre n’est pas suffisante pour réchauffer cet endroit.
J’ai pu faire quelques photos de Moineau domestique, ébouriffé par son bain…

…un Chardonneret élégant proche d’une Mésange charbonnière …

… une Mésange charbonnière seule…

… et une femelle de Bouvreuil pivoine, à peine attentive au bruit du déclencheur.

J’ai déjà présenté les Orites , anciennement nommées Mésanges à longue queue, ainsi que l’individu à tête blanche. D’après les ouvrages d’identification, je pensais que ce pouvait être un oiseau de la sous-espèce nordique. Après discussion sur d’un forum, il s’avère que c’est simplement un individu atypique, qui n’a pas la bande brune au-dessus de l’oeil comme les autres, voir la première photo.

Un passage au bord du lac a offert le passage d’un Héron cendré.

Mais le clou de la semaine a été ce Cincle plongeur qui m’a laissé approcher peu à peu, puis qui s’est totalement désintéressé de moi une fois que je me suis assis, à mon grand inconfort à cause de l’humidité et du froid.

Et enfin, pour ceux qui pensent que la Corneille noire est vraiment noire, un rayon de soleil fait chatoyer des couleurs inattendues.

2022-01-16

Le temps a été assez froid plusieurs jours de suite pour geler le sol et provoquer des glaçons inhabituels là où de l’eau goutte et éclabousse.

Est-ce à cause du froid, les oiseaux se sont montrés timides, sauf les Mésanges noires dans mon jardin…

… et les Rougegorges familiers qui commencent à établir leurs territoires avec de grands cris.

Pour voir d’autres oiseaux, il faut avoir la chance de les repérer à l’arrivée au sol ou dans les arbres, sinon ils sont trop bien camouflés. Voici l’exemple d’un Pic épeiche…

… et celui des Grives draines …

… ou encore la Buse variable. Heureusement, ces rapaces se perchent souvent en hauteur et deviennent, à ce moment, bien visibles.

Le Geai des chênes est aussi très visible, dès qu’il déploie ses ailes.

Si le Geai transporte une châtaigne, j’ignore ce que cette Corneille noire avait sous sa patte droite mais elle a pris le temps de déguster par becquées successives pendant que je tentais une approche sous les branches.

Cette série de photos est composée de plusieurs observations de Grimpereaux. Sur certaines photos, le blanc pur du ventre et l’ongle postérieur long font pencher pour un Grimpereau des bois. Par contre, sur certaines autres, l’oiseau semble avoir le ventre légèrement brun et un ongle postérieur « normal ». Du coup, je reste sur la dénomination d’espèce, Grimpereau.

Le Grosbec casse-noyaux est unique et son allure suffit à le distinguer, sans hésitation.

La Sittelle torchepot est aussi suffisamment typée pour qu’il n’y ait aucun doute lorsqu’on la repère dans les arbres.

Quant au Cincle plongeur, étant le seul de son espèce, il est facile à identifier.

Ceci n’a rien à voir avec les oiseaux mais c’est au bord de l’eau : les restes de repas des castors. Ils coupent des arbres, jusqu’à 10 cm de diamètre, puis rongent l’écorce du tronc et des branches pour se nourrir. l’éparpillement des branches semble indiquer qu’ils étaient deux ou trois au moins à partager le repas.

E t pour finir, la Pie bavarde, oiseau bruyant mais magnifique quand le soleil irise le plumage.