20025-06-29

Le plus souvent mes photos de Buse variable Buteo buteo sont celles d’oiseaux en vol …

… mais j’ai profité de la fauche d’un pré pour guetter la venue d’un rapace qui tente de profiter des rongeurs ou insectes avant qu’ils ne se remettent à l’abri.

Outre la buse, des Milans noirs Milvus migrans ont cerclé au-dessus du pré mais aucun d’eux n’est venu se poser.

Je suis toujours surpris de la discrétion des oiseaux lorsqu’ils sont dans leur habitat. Le Serin cini Serinus serinus, pourtant jaune éclatant, est difficile à distinguer dans les branches du bouleau.

Les jeunes oiseaux nés cette année commencent à se montrer, comme ces Mésanges bleues Cyanistes caeruleus. C’est la tête encore grise qui les distingue des adultes.

Au bord du lac, c’est une jeune Bergeronnette grise Motacilla alba qui picore les insectes sur la rive.

Chez les Cygnes tuberculés Cygnus olor, il n’est pas difficile de reconnaître ceux nés cette année.

Certains Grands cormorans Phalacrocorax carbo partent pêcher seuls et d’autres en groupe, je ne sais pourquoi. Ce qui est certain, c’est l’odeur particulièrement soutenue de vieux poisson qui règne autour des nids.

Nids que les adultes continuent d’entretenir tout au long de la saison, malgré la difficulté de voler avec de grandes branches.

Un peu plus loin, c’est une scène de repos avec Héron cendré Ardea cinerea, Grand cormoran Phalacrocorax carbo de dos et Canard colvert Anas platyrhynchos au premier plan.

Les Fuligules morillons Aythya fuligula ont débuté leurs parades en mars et manifestent encore leurs espoirs d’accouplement en poursuivant les femelles avec insistance.

Du côté des Nettes rousses Netta rufina, je ne vois plus de femelles, probablement en train de couver, et les mâles apparaissent encore de temps à autre.

Les Mouettes rieuses Chroicocephalus ridibundus sont moins nombreuses cette année que les années précédentes et semblent avoir déserté un ilôt où elles venaient nicher tous les ans, peut-être à cause du grand nombre de cormorans tout autour.

2025-05-11

Avec l’humidité et la chaleur, toute relative certains jours, la végétation se développe.
Fleur discrète et curieuse, voici ce qui deviendra bientôt une noix.

Les prairies se couvrent de fleurs, dont les orchidées.

Sur les fleurs viennent toutes sortes d’insectes :
la Belle-Dame Vanessa cardui

… un bourdon, à qui je trouve un petit air de bison (tout petit) …

… un « moustique » tout à fait inoffensif, la Tipule géante Tipula maxima

… et un autre qui ne s’occupe que de fleurs, l’Empis marqueté Empis tessellata

… alors que cette « guèpe » échappe encore à mon identification …

… tout comme cette sauterelle qui en est encore à ses premiers stades de développement et qui restera anonyme.

L’anonymat n’est pas pour les oiseaux qui, dès l’apparition du soleil après les averses, ont pris possession de perchoirs à la cime des arbres pour bien se faire voir et entendre, comme ce mâle de Serin cini Serinus serinus.

Le mâle du Pinson des arbres Fringilla coelebs n’est pas en reste et s’égosille consciencieusement.

D’après la presse régionale, le temps couvert avait bloqué de nombreux migrateurs autour du lac d’Annecy. Est-ce pour cela qu’il y a eu de grands vols d’hirondelles et de martinets ?
Voici des Hirondelles de fenêtre Delichon urbicum. Ne leur trouvez-vous pas un petit air (très petit) d’orque marine ?

Cette autre hirondelle, brune, est l’Hirondelle de rochers Ptyonoprogne rupestris, au nom latin imprononçable.

Une Buse variable s’est posée quelques instants sur l’armature d’un pylône électrique mais elle ne semblait pas à son aise sur l’arrête métallique.

Les nids de Milans noirs Milvus migrans sont de plus en plus difficiles à observer, le feuillage devenant plus dense de jour en jour.

Pour terminer, passons à quelques oiseaux noirs,
le mâle du Merle noir Turdus merula

… le Grand corbeau Corvus corax dont la queue est caractéristique …

… et le Corbeau freux Corvus frugilegus, au bec long et gris.

2025-03-16

La semaine a été peu favorable à l’observation des passereaux et autres petits oiseaux.
Il y a tout de même eu de la Bergeronnette grise Motacilla alba

… un Troglodyte mignon Troglodytes troglodytes

… et quelques Pouillots véloces Phylloscopus collybita.

Est-il besoin de présenter cette cliente régulière de la source, la femelle du Merle noir Turdus merula

… ou ce visiteur des vieux arbres, la Sittelle torchepot Sitta europaea.

La Mésange bleue Cyanistes caeruleus est un des oiseaux les plus répandus autour de chez moi mais son plumage reste pour moi un sujet d’admiration.

Cette Pie bavarde Pica pica est venue avec une congénère jacasser dans un arbre près d’un nid de l’année dernière. On aurait pu croire à un couple visitant un logement.

La Corneille noire Corvus corone ne s’est pas exprimée mais, de toute évidence, elle avait le bec plein et une autre priorité.

Le premier Milan noir Milvus migrans de la saison a fait son apparition, se reposant à la cime d’un châtaignier avant de reprendre son vol migratoire.

Mon défi de la semaine a été l’approche des Buses variables Buteo buteo qui séjournent dans mon quartier. J’aurais voulu vérifier à nouveau combien d’individus différent sont présents. En vol, trop difficile.

Dimanche 09.03. De face ou de profil, rien de caractéristique n’apparaît sur cet oiseau, vu dans les arbres à proximité du pré où ont été faites les observations mardi et les jours suivants.

Lundi 10.03. Posé, cet oiseau ne présente aucune particularité de face mais la nuque montre une barre blanche. Simplement des plumes « retroussées » ? En regardant bien, dans le dos il y a quelques extrémités de plumes plus sombres que les autres.

Mardi 11.03. Un des lieux où se trouve souvent une buse, dans un pré où sont posés des fûts après une coupe. Pas de barre blanche apparente sur la nuque mais je n’ai pas le bon angle. Par contre, sur le dos il y a des plumes très sombres.

Jeudi 13.03. Dans le même pré, à nouveau une buse. Il me semble que le plumage sous l’aile est plus clair et la barre terminale de la queue plus sombre que celle vue mardi. Mais il y a une plume sombre dans le dos.

vendredi 14.03. A nouveau une buse dans les arbres bordant le même pré. Il y a une vague marque blanche sur la nuque. Et il y a la même plume très foncée dans le dos, comme la dernière image de la veille.

Conclusion : d’après ces quelques plumes sombres dans le dos, je pense qu’il s’agit de la même buse sur toutes ces photos, mise à part l’oiseau vu dimanche. De plus, en quelques jours, l’oiseau a réduit sa distance de fuite de 20-30 mètres à moins de 15 mètres, ce qui indique qu’il s’est familiarisé avec ma présence.
Lui, il sait que c’est toujours le même photographe !

2025-02-02

A la faveur d’une après-midi un peu tiède, une mouche est venue se poser pour faire un brin de toilette. Quand ils ne sont pas à nous tournoyer autour ou posés sur notre nourriture, ces insectes sont tout à fait charmants.

Une Corneille noire a appelé à grands croassements et s’est calmée dès qu’elle a été rejointe. La solitude est-elle si effrayante ?

Le Grand corbeau n’en n’a pas fait une histoire et est passé avec le battement des ailes pour seul bruit.

Le Rougegorge familier est farouchement solitaire, sauf au moment de la nidification bien sûr, et s’il fait du bruit c’est pour affirmer son territoire.

Le Bouvreuil pivoine fréquentait ce bouleau en compagnie d’une femelle la semaine dernière mais est venu en solitaire cette semaine.

La Sittelle torchepot cherchera l’âme sœur plus tard au printemps. Pour l’instant, la priorité est la recherche de nourriture.

Je n’ai encore jamais pu observer de couple ni de nid de Grimpereau. Comme la sittelle, ce n’est pas encore la saison. Observez l’ongle postérieur de l’oiseau : il est de même longueur que le doigt. C’est donc un Grimpereau des jardins, facile non?

Quelques mésanges, comme presque toutes les semaines.

Passons aux rapaces. Il y a dans mon quartier plusieurs Buses variables. L’une a la nuque brune (1 et 2), une autre a le menton blanc (3, 4, 5), une autre encore a un léger collier tacheté sur la nuque (6, 7).

Les passages de Milans royaux ne sont pas réguliers et le plus souvent le fait d’individus isolés. Pourtant, il y a quelques jours, il y en a eu 5 qui se sont rejoints pour chercher une ascendance, avant de se laisser filer vers le nord-est.

Cet Epervier d’Europe m’a surpris en apparaissant soudain dans mon champ de vision et je n’ai malheureusement pu le photographier qu’au travers d’une haie.

2024-12-01

Voici quelques images qui montrent la difficulté à obtenir des photos identifiables.

L’écureuil, tout d’abord m’a donné du mal par sa vitesse de déplacement et l’ombre dans laquelle se trouvait cette partie de l’arbre.

Pour ce qui est des oiseaux, cherchez bien , chaque espèce mentionnée se trouve bien quelque part sur la photo.

Le Cincle plongeur, vu d’un peu plus près.

Même chose pour le Pinson des arbres, mâle cette fois.

Au tour de la Buse variable. Je ne parviens pas pour l’instant à distinguer les individus. Je pense qu’il y en a au moins deux mais c’est difficile tant que je n’ai pas trouvé au moins un détail spécial du plumage ou du bec.

C’est la même difficulté avec les Goélands leucophée, qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau.

Par contre, une Mouette rieuse présente un tour de l’oeil noir, ce qui la distingue au moins momentanément puisque tous ces oiseaux vont bientôt acquérir le plumage brun chocolat sur toute la tête.

La première photo de Grèbe huppé ne justifie pas le nom de l’espèce mais la deuxième le démontre amplement.

Un Grand cormoran monte la garde à l’entrée d’un port et comme toute sentinelle, il s’ennuie un peu.

Le Fuligule morillon mâle a déjà son plumage nuptial, ne maque que la houppette de plumes sur la nuque.

On quitte le lac pour la terre ferme avec ce beau mâle de Merle noir.

Quelques autres observations de la semaine :
un Rougegorge sur une clôture …

… des Etourneaux sansonnets alignés sur les branches …

… un Pic épeiche mâle …

… un Epervier d’Europe …

… et une Orite, anciennement nommée Mésange à longue queue mais qui est d’un genre à part.

Et voici les « vraies » mésanges de cette semaine.

Je n’avais pas vu de Salamandre tachetée depuis longtemps. Celle-ci, d’au moins 15cm de long se trouvait dans le fond du bassin d’une fontaine. Les salamandres aiment les milieux humides mais ne peuvent survivre dans l’eau, elles se noient. Je l’ai donc remontée sur la margelle du bassin.

2024-11-03

Les passages d’Epervier d’Europe sont difficiles à capturer en photo. Les oiseaux filent en vol battu, souvent juste au-dessus des arbres, et ils n’émettent aucun appel. Je les vois le plus souvent en suivant d’autres oiseaux dans le ciel.

Les Buses variables sont au contraire très « causantes »et volent en montant en spirale dans une ascendance, glissent en vol plané et reprennent un autre thermique pour monter à nouveau.

Un petit tour chez les corvidés, dont font partie la Pie bavarde …

… et le Geai des chênes.

Un Pic vert s’est d’abord réfugié dans un arbre à mon arrivée puis a repris la chasse aux insectes dans le pré. La moustache toute noire indique qu’il s’agit d’une femelle – étonnant non ? Le mâle présente une tache rouge dans la moustache.

C’est un Roitelet mais lequel ? La différence n’est vraiment marquée que sur la tête alors la question reste ouverte.

En effet le Roitelet huppé a l’œil cerclé de blanc, une crête orange encadrée d’une bande noire …

… alors que le Roitelet à triple bandeau a un trait sourcilier noir et une belle bande blanche qui vient souligner la bande noire sous la crête orange.

Et quelques mésanges pour terminer.
D’abord la Mésange bleue …

… puis la Mésange charbonnière …

… et enfin la Mésange noire, avec sa tache blanche caractéristique sur la nuque.

2024-05-12

Star de la semaine : une Buse variable qui s’est envolée à peu de distance.

Autre star, ce magnifique papillon de la famille des Sphynx, pas encore identifié. La taille en est impressionnante : 10 cm entre les extrémités des ailes.

A l’opposé ce charmant petit insecte butineur qui s’appelle le Grand bombyle mesure à peine 12 mm.

Un peu plus gros, une 20 aine de mm, un Bourdon des pierres.

Ce petit coléoptère serait un Clairon des abeilles, ainsi nommé parce qu’il pond dans les ruches et dans les nids d’abeilles sauvages.

Celui-ci, ou plutôt ceux-ci, c’est du Téléphore moine. Je n’ai pas trouvé d’explication à ce nom étrange.

Les fleurs des arbres fruitiers sont envahies de ces gros coléoptères, les Cétoines dorées. Il paraît qu’ils sont utiles malgré les dégâts causés aux fleurs car leurs larves accélèrent le processus de compostage.

Il y a une variété considérable de mouches, dont l’Empis marqueté.

Du côté des papillons, celui-ci est le Satyre ou la Mégère, en latin Lasiommata megera, encore une fois sans que j’aie une explication à fournir sur son nom.

Beaucoup plus petit, voici un des cuivrés. Il en existe plusieurs espèces et je ne sais pas distinguer plus avant.

Les piérides sont de petits papillons blancs avec plus ou moins de taches sur l’aile antérieure. Celui-ci pourrait être la Piéride de la rave.

S’il y a des papillons, c’est qu’il y a des fleurs à butiner. Pourtant, curieusement, je n’ai jamais vu d’insectes sur les différentes orchidées sauvages que l’on voit dans les prairies.

Après ces digressions, on revient aux oiseaux, avec les oiseaux du bord de l’eau, des Hérons cendrés.

Toujours au bord de l’eau, une Bergeronnette grise.

Franchement dans l’eau, un Goéland leucophée immature, puisqu’il est encore brun.

Encore dans l’eau mais ce n’est pas son élément c’est juste pour le bain, une Fauvette à tête noire, mâle.

Les Mésanges bleues sont des oiseaux qui se baignent fréquemment et presque frénétiquement. A part le bain il faut aussi nourrir la nichée.

J’ai ici une Mésange charbonnière adulte à droite et un jeune de la saison à gauche, reconnaissable aux commissures bien jaunes.

l’Orite ou Mésange à longue queue est un oiseau que je trouve très sympathique par son allure et ses attitudes.

Les Pics épeiche sont à nouveau visibles, après une période de discrétion, à la recherche de proies pour nourrir leurs nichées.

Les passages de rapaces migrateurs se raréfient progressivement. Quand on voit l’état du plumage de ce Milan royal, on peut comprendre qu’il ait pris du retard.

Cet Epervier a provoqué un grand tumulte de protestations et de cris d’alarme chez les Milans noirs nicheurs du secteur. Il a fini par battre en retraite, sans aucune chance de capturer une proie quelconque.

Un Milan noir a aussi jugé que la proximité d’une Buse variable constituait une menace envers son espace et il l’a éloignée avec autorité.

Un Grand corbeau a trouvé un morceau de pain, à déguster au calme.

Un Rougequeue noir, femelle, guette des proies depuis le haut d’un piquet.

Comment distinguer Hirondelles de fenêtre, ici …

… et Hirondelle rustique, là. C’est simple, la rustique est « sale », avec son menton rouille.

Et voici le premier mâle de Pie-grièche écorcheur de la saison. J’ai eu beau chercher ces derniers jours, je n’ai pas encore vu de femelle.

2024-04-28

Les Buses variables se nourrissent surtout de micromammifères. En voici une preuve. J’aurais voulu voir si l’oiseau transportait la souris vers un nid ou s’il allait consommer mais j’avais la vue bouchée par des arbres.

Ces deux buses étaient peut-être en vol de parade ou vol nuptial. Elles ont effectué quelques piqués en parallèle.

Et dans la vie de buse il faut aussi compter avec les territoires des autres, comme la Corneille noire.

Le seul autre rapace que j’ai pu observer cette semaine était le Milan noir : des cercles de plusieurs oiseaux comme des individus isolés. Je continue à surveiller les quatre nids occupés que j’ai repérés.

On passe à des oiseaux de plus petit taille. Voici un Merle noir femelle et un mâle.

Les Etourneaux sansonnets sont moins discrets de jour en jour. Ils s’installent bien en vue sur des branches et se lancent dans des discours compliqués que seuls leurs congénères peuvent comprendre.

Les Serin cini se déplacent en ce moment en petits groupes de 5 à 10 oiseaux. Quand ils viennent boire et se baigner, il y a du remue-ménage dans les buissons. Les deux premières photos sont des femelles et la troisième un mâle.

Les Moineaux domestiques sont aussi en bande mais je n’ai pris qu’un mâle en photo, c’est tout de même un oiseau moins original.

Celui-ci est un peu terne également mais c’est pour se protéger : le Pouillot véloce fait son nid au sol, au cœur d’un buisson touffu.

Contrairement à ce que laisse imaginer son nom, le Troglodyte mignon ne niche pas sous le sol mais dans un nid discret adossé à des pierres, un tronc ou encore dans un tas de bois.

Puisqu’on est au point d’eau, voici quelques autres visiteurs :
un mâle de Fauvette à tête noire …

… une Mésange nonnette …

… et une Mésange charbonnière, parasitée par une tique.

Les Mésanges bleues sont visibles partout dans les arbres mais j’en ai peu photographiées avec une proie, dernière photo. Elles attrapent entre autres des petites chenilles qu’elles frappent contre la branche pour les tuer avant de les consommer ou transporter pour nourrir les oisillons.

Dans une zone marécageuse, j’ai aperçu un mâle de Tarier pâtre…

… et, sur un enrochement du Rhône, plusieurs Bergeronnettes grises sont venues chercher larves et insectes.

Dans les bois, j’ai suivi les aller-retours de Roitelets à triple bandeau transportant du matériel pour un nid mais ils sont difficiles à photographier !

J’ai compensé ma frustration avec ces photos d’un Grimpereau des jardins, peu soucieux de ma présence.

Voilà, enfin, des photos qui justifient le nom complet du xylocope, Xylocope violet.

2023-11-12

Durant les journées sans pluie, même venteuses, les Vulcains poursuivent leur vol migratoire, en s’offrant de temps à autres une petite pause au soleil.

Cette Buse variable est aussi venue se reposer quelques instants. Heureusement que je l’ai vue se poser, sinon elle serait passée totalement inaperçue.

En vol migratoire aussi, plusieurs Milans royaux sont passés, luttant contre un fort vent contraire. Curieusement, je n’en ai vu aucun les jours sans vent.

Il y a des passages « éclair » de pinsons et autres petits oiseaux. Il faut parvenir à les photographier pour ensuite pouvoir les identifier. Ici, c’est un vol de Pinsons du Nord.

Les images suivantes montrent des Pouillots véloces. On peut voir que c’est une espèce dont la coloration est plutôt variable. Les caractéristiques – cercle oculaire pâle, trait sourcilier – sont les constantes de l’espèce.

J’ai manqué la photo d’une attaque d’épervier, ratée, sur ces jolis petits oiseaux que sont les Orites ou Mésanges à longue queue. La petite bande, qui s’occupait tranquillement à la recherche d’insectes, s’est éparpillée à grands cris et n’est pas revenue.

La Mésange charbonnière a un régime alimentaire très varié mais tant qu’il y a des insectes, elle chasse ceux-ci dans les arbres et les buissons

2023-07-16

Ces deux première photos, d’une femelle de chevreuil, prouvent que j’ai pu enfin quitter l’espace restreint de mon balcon et reprendre quelques marches et chasses photo autour de chez moi et sans efforts inconsidérés. L’appareil était réglé pour des prises en plein ciel quand ce chevreuil a quitté l’abri de la haie que je longeais.

En plein ciel, ce sont des rassemblements de Milan noir, adultes et jeunes de l’année, les oiseaux se préparant à la migration post-nuptiale. D’ailleurs, ce dimanche 16 juillet, s’il reste quelques oiseaux, le ciel est de plus en plus vide de ces rapaces. Si la silhouette de la première photo vous paraît étrange, c’est simplement qu’il y a deux oiseaux qui volent ensemble.

La fin de saison pour le Milan noir est aussi le début des voyages des jeunes Buses variables. Les Buses sont des migratrices partielles, c’est à dire que certaines se déplacent vers le sud à l’automne et d’autres pas. Les jeunes bougent pas mal durant l’été mais plutôt pour trouver de nouveaux territoires que pour migrer. L’absence de barre sombre terminale sur la queue indique que ce sont des jeunes de l’année.

Des jeunes aussi chez les Hirondelles rustiques, reconnaissables à leur gorge plus claire que celle des adultes. J’ai pu observer plusieurs fois le même manège : les hirondelles arrivent en bande de plusieurs dizaines d’individus, les jeunes quittent le groupe pour se reposer sur un fil ou sur une branche et attendent que les adultes reviennent avec des proies. La becquée est souvent donnée en vol, donc difficile à saisir.

Son vol est beaucoup plus rapide que celui des hirondelles, avec des virages impressionnants, c’est le Martinet noir.

J’ai tenté, en fin de journée, de saisir en vol les chauves-souris qui squattent les cloisons du chalet. C’est très frustrant et voici les deux meilleures prises sur une centaine de tentatives. Ce seraient des Pipistrelles communes, grandes consommatrices d’insectes dont des moustiques. Ce sont donc des alliées précieuses.

Un petit tour dans un buisson de lavande, fréquenté par des abeilles, des bourdons et des espèces voisines des guêpes.

Un spectacle rare sur le lac, vu depuis mon balcon : un groupe de femelles de Harles bièvres, volant en V, s’est posé – malheureusement un peu loin – et à débuté une pêche en groupe, les oiseaux disposés bien en cercle. J’ignorais que les Harles bièvres collaboraient ainsi. En passant, il n’y a pas de mâles, ceux-ci disparaissant vers d’autres contrées plus nordiques une fois que les accouplements sont terminés.

Voici une autre séquence surprenante. Un Goéland leucophée décrivait de grands cercles bruyants au-dessus d’un îlot au milieu de l’étang de la réserve de la Dranse. Au fur et à mesure qu’il descendait, j’ai vu qu’il essayait de faire partir un jeune Grand cormoran. Ce qui est étrange, c’est que le goéland ne niche pas sur cet îlot et il n’y a pas de raison apparente à se quereller pour quelques mètres carrés d’herbe.

Quelques autres oiseaux, sans commentaires particuliers.
Deux Grèbes huppés …

… un Fuligule morillon …

…une Rousserolle effarvatte …

… et un Pinson des arbres, femelle.

Pour terminer cette semaine, voici un jeune Merle noir qui se délecte des baies du laurier cerise. La réputation de toxicité de ces baies serait exagérée mais il semble tout de même qu’une consommation de quelques baies nous incommoderait. Le Merle noir consomme avec appétit aussi les baies du lierre et d’autres fruits que nous ne pouvons manger. Il consomme aussi le raisin, les groseilles, les mûrs et framboises, les cerises, les pommes et toutes sortes de prunes, hélas.