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Semaine après semaine

2024-07-21

La première photo est celle d’une chauve-souris, d’une des espèces de Pipistrelles, accrochée à un bloc de bois devant mon garage, en plein jour. Elle n’est pas restée là bien longtemps, je n’ai pas eu le temps de régler le zoom pour en faire des gros plans.

A l’étang de la Dranse, des Fuligules morillons sont arrivés, soulevant de grandes gerbes d’eau en se posant.

Au delta de la Dranse, les jeunes Grèbes huppés, au corps rayé, suivent leurs parents en appelant dans l’espoir d’une becquée.

Encore de l’eau mais cette fois à la source du Troubois, un jeune Merle noir vient boire, avec circonspection.

Une Mésange nonnette est également venue à la source …

… ainsi qu’une jeune Mésange bleue …

… puis une petite bande d’Orites – Mésanges à longue queue. L’œil est cerclé de jaune orangé chez les adultes et de rouge chez les jeunes de l’année.

Une Mésange bleue est revenue pendant le bain des Fauvettes à tête noire, dont le mâle a bien la calotte noire et la femelle la calotte rouille. La tête entre rouille et noir pourrait indiquer un jeune mâle.

Enfin, des Serins cini sont venus au bain. Seules les femelles sont allées dans l’eau, le mâle est resté dans les branches, tout au moins cette fois-ci.

Il y a encore des Milans noirs dans le ciel et parfois sur des perchoirs mais leur nombre diminue de jour en jour, migration oblige.

J’avais photographié une Buse variable passant près d’un Martinet noir, avant de voir qu’elle portait quelque chose dans ses serres. L’objet est sombre et rectangulaire, ce n’est donc pas une proie naturelle. J’ai pensé à des ribs de porc, chippés sur un barbecue …

Il y a d’autres Buses variables qui soulèvent moins de questions.

La période des accouplements et de la ponte chez les papillons est épuisante chez ces insectes qui ne cessent de voler à la recherche de partenaire. L’usure des ailes en témoigne.

En guise de fin de publication, cette belle mouche aux reflets verts porte le joli nom latin de Lucilia ampullacea.

2024-07-14

La chenille de la Zygène commune figurait parmi les photos de la semaine dernière. Voici le papillon.

Au rayon des plantes, voici quelques plantes vues en montagne, au-dessus de Tignes précisément.
J’ai eu beau chercher, je n’ai trouvé qu’un seul pied de Lis martagon et encore ses fleurs ne sont pas ouvertes.

Par contre la Joubarbe des montagnes est en pleine floraison, que ce soit par tiges isolées ou en gros massifs.

Je n’ai vu qu’une seule orchidée, mais quelles belles fleurs !

A plus de 200m d’altitude, les marmottes sont omniprésentes et très actives.

On trouve bien sûr les oiseaux habituels en montagne, comme la Linotte mélodieuse, dont le mâle arbore un poitrail bien rouge et une tache sur le sommet de la tête.

On trouve aussi le Traquet motteux, dont le mâle arbore de belles taches noires sur les yeux.

La femelle du Traquet motteux, comme les jeunes, a la tête grise. Un jeune s’est essayé à l’équilibre sur un fil de clôture et a finalement opté pour l piquet, plus stable.

Je n’ai pas souvent rencontré de Huppe fasciée en montagne. La présence de cet individu, très affairé à rechercher des insectes ou des vers, m’a laissé le temps de prendre plusieurs photos.

Cette série de photos d’une Grive litorne n’est pas impressionnante de qualité. C’est par contre une observation rare, les grives litornes nichant peu, même dans les Alpes, préférant les contrées nordiques.

Le passage d’un Faucon crécerelle a été la seule présence de rapace de la journée à Tignes.

Les rapaces sont bien présents à Lugrin. Pourtant les Milans noirs sont en train de partir en migration, les nichées étant terminées et les jeunes capables de voler (6è photo). Je suis préoccupé par le nid tardif dans le frène, il y a toujours au moins un oiseau au nid (7è photo). Quand va-t’il se décider à prendre son envol ?

Rapace encore, les Buses variables tournent sans cesse maintenant que le ciel compte moins de milans noirs. Le plumage de la buse en deuxième photo montre tout de même que la vie n’est pas de tout repos.

Rapace toujours, une femelle d’Epervier, je crois.

Encore un grive, relativement commune, la Grive musicienne. Elle a pris tout son temps pour boire, manger un petit quelque chose puis se baigner. Un régal à observer.

On voit bien que le Merle noir, ici un jeune, fait partie de la même famille que les grives, les Turdidés.

Celui-là de Merle noir, un mâle récoltant des vers, m’a inquiété. J’avais peur qu’il prenne une décharge électrique en passant dans les mailles de la clôture à moutons. Heureusement, il n’y avait pas de courant.

Sur la même clôture, c’est le mâle de la Pie-grièche écorcheur qui est venu se percher pour dominer les herbes où il capture insectes et sauterelles.

Au bain, un mâle de Fauvette à tête noire …

… et une jeune Mésange bleue.

Ce Geai des chênes se baignait dans le ruisseau, pourtant assez agité, et a pris son envol quand j’ai levé mon appareil pour le photographier.

Et pour finir, quelques images de Rougequeue noir.

2024-07-07

On débute au bord du Léman et on grimpe, jusque vers 2000m d’altitude.


Quelques Hérons cendrés viennent quotidiennement occuper les branches mortes d’un châtaignier, probablement parce que leurs perchoirs habituels sur les rives sont maintenant dérangés par les vacanciers pour l’été.

Une femelle de Merle noir venue boire et se baigner, …

… comme les jeunes Mésanges bleues …

… et la femelle de Fauvette à tête noire. Pour avoir une idée de la vitesse des mouvements des oiseaux, le déclenchement à 1/800è de seconde fige les gouttes d’eau mais pas les ailes !

Le nid de Milan noir le plus tardif est toujours occupé par au moins un jeune …

… alors que d’autres jeunes de l’année sont maintenant visibles en vol, reconnaissables au plumage frais très moucheté sur le dessus des ailes, entre autres.

La montagne cette semaine est une découverte autour du Roc d’Enfer, non loin de Morzine. En absence de nuages, la vue sur le Mont Blanc est belle.

Quelques papillons sont passés devant mon objectif, adultes ou encore sous forme de chenille.

Les fleurs en montagne ont toujours un peu de retard sur la végétation de la plaine, ce qui permet de voir encore des orchidées sauvages par exemple.

Les petits oiseaux étaient nombreux, pas tous identifiables, en voici quelques uns, identifiés.

On va vers les oiseaux un peu plus grands avec ce Chocard à bec jaune, qui vient de capturer un coléoptère.

Premier rapace : un Faucon crécerelle, à peine visible lorsqu’il passe devant la falaise.

Deuxième rapace, un Milan royal.

Troisième rapace : un Aigle royal. Regardez bien les trois premières photos, il est pourchassé par une Pie bavarde qui le contraint à prendre le large. le roi de la montagne serait-il déchu ?

Un peu le Graal pour qui fait de la chasse photo en montagne, un Gypaète barbu. Autant les autres rapaces me survolent avec une certaine indifférence, autant celui-ci a cerclé à faible hauteur dans le but évident de m’inspecter et de satisfaire sa curiosité. Le fait qu’il lâche une fiente en troisième photo n’a rien d’une menace ou d’un jugement, c’est un comportement tout à fait naturel.

La montagne est également fréquentée par des ongulés, dont les plus habituels sont les chamois.

C’est par contre la première fois que je vois des Mouflons. Il y a eu des ré-introductions pour la chasse dans les années 50 et quelques groupes familiaux se maintiennent tant bien que mal car l’animal est peu adapté aux rigueurs de la montagne. Certains animaux sont en pleine mue, ce qui explique des pelages un peu bizzares. Il y a des groupes rassemblant femelles et petits et quelques jeunes mâles …

… les mâles adultes se regroupant à l’écart.

Enfin, les Marmottes animent les alpages, tant par leurs déplacements que par les cris d’alarme.

Mais la plus amusante des animations est sans aucun doute celle due aux jeux des jeunes marmottes, de vrais lutins.

2024-06-30

Un déplacement de quelques centaines de kilomètres et l’avifaune est très différente. En voici la preuve avec des espèces rencontrées à Fontenilles, ouest toulousain, et Varaize, en Charente-Maritime.

FONTENILLES – Haute Garonne

L’introduction fait référence à l’avifaune mais il y a aussi d’autres bestioles à observer, comme des papillons, ici une Mélitée orangée …

… ou, à proximité des cours d’eau, des libellules, dont cet Agrion à larges pattes.

Le premier oiseau observé, que je n’ai jamais vu en Haute-Savoie, est un Cochevis huppé, proche cousin des alouettes.

Les Tariers pâtres nichent au sol ou très bas dans la végétation. Les champs cultivés leur offrent une bonne protection et ils viennent régulièrement surveiller les alentours en se perchant sur une tige haute. Le mâle est plus coloré et la femelle plus terne comme chez beaucoup d’oiseaux.

Le Bruant proyer ne fréquente pas, à ma connaissance, les prés de Lugrin mais il est bien présent dans les buissons et les jachères de la région toulousaine. Le bec ouvert est assez étonnant avec un décrochement qui ressemble à une dent.

Celui-ci est aussi un bruant, le mâle du Bruant zizi.

Ce petit oiseau à la tête grise est une des nombreuses espèces de fauvettes, la Fauvette grisette.

La Huppe fasciée est devenue rarissime à Lugrin et aux environs mais elle est assez fréquente en région toulousaine.

Rien d’exceptionnel à voir un Faucon crécerelle en chasse en Occitanie …

… mais cet autre rapace, de 80cm d’envergure, qui chasse aussi en faisant du vol stationnaire est beaucoup plus rare même si les effectifs progressent chaque année. C’est un Elanion blanc.

Région chaude avec beaucoup de plantes à graines : c’est un paradis pour les Chardonnerets élégants. Les deux premières images sont celles de jeunes qui prendront leurs couleurs sur la tête plus tard.

Autre jeune oiseau, une Bergeronnette grise, qui elle n’onplus n’a pas le plumage adulte sur la tête.

Et enfin, pour quitter la région toulousaine, un mâle de Serin cini.

VARAIZE – Charente maritime

Changement de région, au climat plus maritime, qui pour l’instant ne souffre pas de la sécheresse. Dans les talus le long des champs, une fleur étonnante attire le regard. Il s’agit de l’Orchis bouc, une espèce d’orchidée sauvage. Le nom est lié à l’odeur que dégage la fleur, si on met le nez dessus.

Au rayon insectes, il y a aussi des papillons, comme le Paon de jour dont la face inférieure garantit une discrétion absolue à la tombée du jour.

Ici aussi, il y a des jeunes Bergeronnettes grises …

… et des Bruants zizi.

En plus il y a des Rougequeue à front blanc, ici un mâle.

J’ai également vu un Gobemouche gris, prospectant les vignes en quête d’insectes.

Mon grand plaisir est venu des rapaces : tout d’abord un Busard cendré mâle, reconnaissable à la barre noire qu’il porte sur le dessus de l’aile. Il chasse de petits mammifères en quadrillant les cultures à faible altitude.

Le deuxième rapace lui ressemble, c’est aussi un busard mais celui-ci est le mâle du Busard Saint-Martin, reconnaissable au bord de fuite noir sous l’aile. Il chasse de plus haut, presque à la manière des buses.

2024-06-23

Dans les nids de Milan noir, je vois parfois un jeune oiseau ou deux. Le plumage est acquis et donc l’envol est proche.

Chez d’autres espèces, les jeunes ont quitté les nids et sont maintenant autonomes.
C’est le cas du Rougegorge familier …

… des Mésanges charbonnière et bleue, les deux jeunes étant de plumage plus terne que les adultes …

… ou du Pic épeiche.

Les oiseaux adultes sont un peu plus visibles, délivrés de l’obligation nourricière envers leurs nichées.

Bien que le Serin cini posé sur l’antenne râteau occupe cette place stratégique pour chanter, je préfère le voir dans un décor plus naturel.

Le Milan noir est un beau rapace mais il a la sale manie de récolter des déchets en cherchant de la nourriture et disperse ainsi des morceaux de plastique dans la forêt.

La Mésange noire, reconnaissable à sa petite taille et sa tache blanche sur la nuque, est montagnarde et parcourt inlassablement les branches pour y déloger des insectes.

Une petite bande de Chardonnerets élégants est venue picorer des graines dans un pré, puis un adulte est parti nourrir un jeune qui appelait depuis un arbre dans la haie voisine.

C’est oiseau, que l’on a l’habitude de voir au voisinage des habitations, est tout bonnement un Moineau domestique mâle.

La Pie-grièche écorcheur est un oiseau discret, surtout la femelle avec son plumage brun, marqué d’écailles sur la poitrine. Le mâle, avec la tête grise et le bandeau noir sur l’oeil est plus facile à repérer, surtout quand il guette des proies depuis une branche haute.

La chasse du Faucon crécerelle est une longue séquence de glissés puis de vols sur place en « Saint-Esprit », avec parfois un piqué vertigineux sur une souris ou autre proie.

Le Milan noir est charognard et se nourrit entre autres, de poissons morts. Cet adulte n’a plus de progéniture à nourrir, semble-t’il, et il a consommé sa capture en plein vol.

Au bord du lac, j’ai rencontré quelques Hérons cendrés qui m’ont d’abord régalé par leurs attitudes, puis qui ont démontré leurefficacité à la pêche, soit en volant brièvement au ras de l’eau soit en étendant le cou depuis le bord.

Sans lien avec ce qui précède, une orchidée sauvage …

… un joli petit insecte butineur de quelques millimètres qui se nomme le Grand bombyle …

… et un papillon coloré dessus mais camouflé dessous, la Petite tortue.

2024-06-16

Alors que les orchidées des prairies de Lugrin sont presque toutes fanées, j’ai croisé, sur les terrasses de la Dranse, des parterres d’une autre variété d’orchidées.

Quand la pluie laisse du répit aux insectes, différents papillons viennent butiner. Ici une Piéride du chou.

Les grenouilles chantent dès qu’il y a un faible rayon de soleil pour attirer l’âme soeur. Entre deux strophes, les sacs vocaux se dégonflent.

Un Fuligule morillon a trouvé une compagne et démontre son affection dans un accouplement aquatique.

Des nouvelles des nichées de Milans noirs.
Dans le frêne, ce sont bien deux jeunes qui grandissent. C’est une nichée assez tardive, je ne pense pas que ces deux jeunes oiseaux partiront à la mi-juillet avec les premiers partants.

Dans un gros châtaignier, le nid où j’ai vu deux jeunes semble parfois vide mais parfois au moins un jeune est visible. On voit que le plumage est plus avancé que celui des oiseaux dans le frêne. Une jeune aurait-il déjà pris son envol ?

Enfin, le nid en contrebas est toujours occupé par deux jeunes, au plumage intermédiaire entre les deux précédentes nichées.

J’ai tenté une approche des nids de Grand cormoran, expérience que je ne renouvellerai probablement pas. Les arbres sont blancs des la fiente des oiseaux mais les nids en sont recouverts aussi. Quand un oiseau bouge ou se gratte, comme en troisième image, un nuage de poussière s’élève, avec un arôme particulièrement déplaisant. Les deux dernières images montrent un jeune : oeil noir au lieu de vert et duvet velouté sur la tête.

Les Grands cormorans adultes se regroupent parfois pour la pêche. Ce jour là, en se posant ils sont presque respecté la formation de vol en triangle, avant que le chef de file ne reparte.

Quelques Rougequeues noirs ont récemment quitté les nids.

Les jeunes Hérons cendrés aussi sont maintenant livrés à eux-même …

… ce qui laisse les adultes libres de reprendre le guet et la pêche. Parmi les techniques de pêche, il y a celle de se poser sur l’eau – le héron flotte très bien – et de se projeter en avant au passage d’un poisson pour l’attraper d’un coup de bec. c’est impressionnant d’efficacité.

Quelques comparaisons, pour reconnaître les silhouettes :
Le Milan noir …

… à distinguer de la Buse variable.

Le Martinet noir …

… à distinguer de l’Hirondelle de fenêtre.

Le Moineau domestique …

… à distinguer des différentes mésanges, dont la Mésange charbonnière …

… ou la Mésange bleue.

Quelques oiseaux isolés,
un Milan noir qui ne se cache pas …

… un Geai des chênes qui essaie de se cacher …

… une Corneille noire, avec un curieux goître sous le bec …

… une femelle de Fauvette à tête noire qui apprécie les cerises de Lugrin …

… et un mâle de Serin cini qui semble chercher la télécommande pour se connecter.

2024-06-09

C’est la pleine saison des nids et pas seulement chez les oiseaux. Les guêpes sont en pleine construction de leurs cellules de papier mâché.

Les nichées de Milan noir évoluent doucement. Sur un des nids difficiles à voir, à moitié cachée par les feuilles du frêne, la femelle est encore couchée.

Dans le nid calé très haut dans un châtaignier, on aperçoit parfois la tête d’un poussin.

Et dans le nid en contrebas de la route, les deux jeunes prennent progressivement leur plumage. Un adulte est venu leur tenir compagnie un jour un peu frais et humide.

J’ai repéré un nouveau nid d’Etourneau sansonnet, dans un arbre creux, au bord de la route. Les adultes sont peu farouches et m’ont laissé prendre quelques photos, à distance raisonnable tout de même. Sur une des images, on voit que l’adulte apporte une cerise et sur les deux dernières prises, on voit deux oisillons.

Certains jeunes Rougequeue noirs ont quitté les nids mais se font encore nourrir par les parents. Ils les suivent de perchoir en perchoir, en réclamant la becquée.

Quelques oiseaux dégagés des obligations parentales sont aussi visibles, comme un Serin cini …

… un Etourneau sansonnet, que l’on croirait sorti de chez Swarovsky …

… un Merle noir mâle …

… et des Milans noirs.

Le dernier oiseau, une femelle de Bondrée apivore, est, je crois, en pleine migration vers le nord. Elle vole donc vers de futures obligations.

2024-06-02

Si vous n’êtes pas ornitho, même amateur, c’est difficile à comprendre. L’observation d’une espèce pour la première fois est un plaisir intense. Quand c’est une espèce rare, en danger critique d’extinction, c’est double plaisir avec de la fierté en plus.
Voilà ce qui m’est arrivé il y a quelques jours en voyant passer cette silhouette inhabituelle, que j’ai identifiée comme un Ibis chauve. J’avais vu un reportage sur une réintroduction en Autriche, avec apprentissage de la migration guidée par un ULM.
Voici le commentaire que j’ai reçu après avoir signalé cette observation sur le site de la LPO – Remarque de Richard Prior :
Il s’agit bien d’un Ibis Chauve, notre ami ‘Oskar’ qui a traversé Haute-Savoie le 6 et 7 avril dernier. Il passe l’été autour de Bulle, Canton de Vaud, Suisse. Hier il a traversé le Lac Léman mais a fait demi tour au sud de Thonon et était de retour en Suisse fin d’après-midi ( données venant de l’appli Animal Tracker).

Les autres oiseaux observés cette semaine sont donc bien pâles en comparaison mais commençons par les nichées. D’abord les Etourneaux sansonnets. En fin de semaine, ce nid est déserté, les jeunes ayant probablement pris leur envol.

Le nid de Milan noir situé en contrebas de ma rue contient toujours deux jeunes. Le plus développé a pris le plumage brun, encore marqué de duvet, alors que l’autre est encore beaucoup plus blanc.

Le deuxième nid, partiellement visible, contient bien deux oisillons, encore blancs, bien qu’une seule tête apparaisse la plupart du temps.

Le troisième nid garde son mystère : la femelle n’est plus couchée en permanence dans son nid mais aucune tête ne bouge quand elle est perchée à côté ou absente …

… et ce n’est pas un Milan noir perché …

… ou un autre, rapportant un poisson dans le bec et un autre dans les serres, qui permet d’en savoir plus sur le nombre de jeunes présents dans le quartier.

Pour poursuivre avec les rapaces, il y a bien sûr la Buse variable, …

… et un beau spécimen de Faucon hobereau, probablement en migration, qui a survolé les prairies.

Vous trouvez que le prix des cerises augmente ? A qui la faute ? Ce n’est pas les coûts de transport ou de main d’œuvre de cueillette, c’est tout bonnement la concurrence des Corneilles noires.

Le Geai est chênes est un oiseau étonnant par son plumage et sa capacité à émettre des sons très doux tout autant que de sonner l’alarme dans les bois.

Devine qui vient prendre son bain : d’abord la Fauvette à tête noire, mâle avec le capuchon noir et jeunes ou femelles avec le capuchon brun, …

… la Mésange bleue habituelle …

… une Grive musicienne, moins fréquente, …

… un Gobemouche gris, deuxième individu de la saison pour moi, …

… et un oiseau inconnu, difficile à identifier dans cet état. Je pense à une Hypolaïs polyglotte, de ce que j’en ai vu avant son bain.

Fin de cette petite semaine avec un Tircis, petit papillon de plus en plus fréquent avec l’avancée de la saison.

2024-05-26

Commençons par l’actualité des nichées.
Sur les 4 nids de Milan noir que je guette régulièrement, un est devenu quasi invisible dans la végétation.

Un autre est occupé par la femelle (seule à couver pour cette espèce). Pas moyen de savoir si elle couve encore ou si elle réchauffe des oisillons.

Un autre nid est difficile à observer, les feuilles masquant en partie le nid. J’avais d’abord vu un poussin mais un deuxième lève parfois sa tête.

Le troisième, situé en contrebas d’une route est assez pratique à observer, par au-dessus. Il y a deux oisillons, endormis la plupart du temps mais tout de même un peu actifs par moments.

Un des adultes est venu apporter du ravitaillement mais est resté prudemment perché à l’écart tant que j’étais là, une façon de ne pas révéler l’emplacement du nid ?

Le nid de Pic épeiche ne contient qu’un seul jeune. Le mâle, barre rouge sur la nuque, comme la femelle se sont approchés pour apporter des insectes et autres gourmandises comme des cerises. Seul le mâle a osé venir jusqu’au nid. La femelle est restée prudente, à distance, malgré mon filet de camouflage et uen bonne heure d’attente.

Des Etourneaux sansonnets ont établi leur nid dans un trou, dans un vieil arbre. Bien que le jeune oisillon soit capable de sortir la tête, lorsque les adultes viennent, ils entrent dans le nid pour le nourrir.

Les Rougequeue noirs ont parfois des nids faciles à repérer, sur des poutres sous des avant toits par exemple. S’ils sont installés dans des buissons, on ne voit que les aller-retours des adultes. Les deux premières photos montrent une femelle qui transporte de la nourriture. Les trois autres images, qui ressemblent beaucoup à des femelles pourraient être des jeunes qui ont pris leur envol.

S’il y a des nids, il faut protéger non seulement la proximité immédiate de ceux-ci mais aussi l’espace aérien tout autour. C’est ce que fait la Corneille noire contre le Milan noir.

Plus étonnant, au passage d’une femelle d’Epervier d’Europe, il y a d’abord eu quelques Martinets noirs qui ont crié et piqué vers l’épervier – photo 5- puis c’est une Hirondelle rustique qui s’est attaqué à beaucoup plus gros qu’elle, jusqu’à l’éloigner.

Les différentes espèces ne sont pas nécessairement en conflit permanent. Au bord du lac par exemple, on trouve souvent des groupes hétéroclites avec Héron cendré, Grand cormoran et Goéland leucophée.

Un Héron cendré …

… et des Goélands leucophée en vol. Il s’agit de deux immatures, de deux ou trois ans, ils ont encore du brun sur les ailes.

Une Foulque macroule recherche des herbes aquatiques.

Deux mâles et une femelle de Harle bièvre. Les femelles iront bientôt nicher, parfois dans de grands arbres, et les mâles quitteront les rives du lac, devoir accompli.

Deux premières observations de la saison.
D’abord un Rossignol philomèle, venu discrètement boire et se baigner …

… et un Gobemouche gris, vu de très loin, et qui n’a fait qu’une apparition.

D’autres oiseaux , plus réguliers.
Un Pic vert, mâle puisqu’il a du rouge dans la tache noire sous le bec.

Un Chardonneret élégant.

Des mâles de Serin cini.

Une Mésange nonnette.

Un mâle de Fauvette à tête noire. J’en ai rarement vu chassant les insectes dans les herbes hautes, c’est un oiseau plutôt familier des buissons.

Celui-ci est élu le « beau gosse » de la semaine. C’est vraiment un très bel oiseau dans la famille des corvidés.

Les Frelons, européen celui-ci, sont des insectes qu’on voit le plus souvent passer en vol. Celui-ci s’est reposé quelques instants sur une feuille de cornouiller, m’autorisant une belle photo.

2024-05-19

Beaucoup d’oiseaux ont commencé a transporter de la nourriture vers les nids, signe que les œufs ont éclos. Pour certaines espèces les nids sont assez faciles à repérer mais pour ceux qui nichent dans les buissons, dans de grands arbres ou à l’abri du lierre, il faut se contenter d’observer la collecte d’aliments.

Merle noir, femelle.

Roitelet à triple bandeau

Rougegorge familier. La baie de lierre apportée par l’adulte est presque aussi grosse que la tête d’un oisillon.

Rougequeue noir. Je n’ai vu que des mâles, les femelles sont peut-être encore au nid pour réchauffer leur progéniture.

Mésange charbonnière. En suivant un adulte , j’ai fini par apercevoir l’entrée du nid, haut dans un châtaignier et derrière le lierre.

Mésange bleue. Le nid a été facile a repérer par les allées et venues des adultes, pas trop inquiets de ma présence.

Pic épeiche. Le ou les petits dans le nid émettent en continu une espèce de grésillement. Il faut ensuite attendre la venue des adultes, méfiants, pour voir quel trou est occupé.

Milan noir. Le nid en bas de ma rue, visible par en-dessus est enfin animé par deux poussins, d’abord peu duveteux et peu mobiles et beaucoup plus hardis en fin de semaine.

Héron cendré. Les jeunes étaient déjà bien dégourdis la semaine précédente mais j’ai enfin pu assister à un nourrissage : un adulte face à quatre jeunes. Un jeune frappe le côté du bec de l’adulte qui régurgite alors une becquée avant de prendre du recul et peut-être sa respiration. C’est ensuite un autre jeune qui vient quémander.

Curieusement, alors que des hérons sont occupés à nourrir leur nichée, d’autres prospectent les grands arbres, à la recherche de branchages. Je ne crois pas qu’il ait une deuxième nichée plus tard dans la saison et ce serait pour renforcer les nids.

Le nid d’Etourneau sansonnet photographié la semaine précédente est silencieux. Le ou les jeunes ont très certainement pris leur envol. Plusieurs étourneaux tournaient autour du trou dans le platane, dont l’un avec des branchages pour garnir un nid. Il a fait deux tentatives pour insérer ses branches dans le trou avant de laisser tomber, au sens propre, et de repartir collecter des objets plus maniables.

D’autres Etourneaux sansonnnets vaquent à leurs occupations : boire et se baigner, lancer des trilles pour attirer un ou une partenaire, picorer des insectes pour se nourrir.

A la source, il y a toujours quelques oiseaux qui passent,
une Mésange nonnette …

… un Serin cini mâle, joliment coloré …

… et une jeune Grive musicienne. Musicienne puisque les taches ont une forme de pointe de flèche et jeune car elle a encore les commissures jaunes au bec.

D’autres oiseaux isolés,
une Pie-grièche écorcheur, mâle, …

… une Sittelle torchepot …

… deux Fauvettes à tête noire, mâle avec la tête noire et femelle avec la tête brune …

… un Milan noir qui vocalise …

… et une Buse variable planant dans une ascendance.

Le Martinet noir glisse dans le ciel à grande vitesse …

… ce que ne peut imiter l’Hirondelle de fenêtre, aux ailes plus courtes, pourtant suffisamment rapide pour être difficile à photographier…

… comme l’Hirondelle de rochers, d’aspect un peu rondouillard. Pourtant, regardez bien la dernière image, elles exécutent toutes deux un looping !

En montagne, j’ai vu arriver dans le ciel cet oiseau étrange, pourvu de deux « jambes ». De plus près, j’ai reconnu une Bondrée apivore, dont la queue a été fortement déplumée.

Toujours en montagne, j’ai déclenché le cri d’alerte du Faucon pélerin en passant juste en-dessous de son perchoir, dans la falaise des Mémises. Il n’est pas pour autant parti pendant que je tentais de le photographier, en plein contre-jour. Un peu plus tard, il a provoqué les sifflements d’alerte des marmottes …

… ce qui m’a permis d’en voir une avant qu’elle ne se jette au fond de son terrier.

Le Chamois s’est montré indifférent au passage du faucon mais a tout de suite repéré ma présence au loin.

Avant de quitter la montagne où j’étais monté dans l’espoir de voir un aigle, j’ai été récompensé par ce spectacle, malheureusement très éloigné : un Grand corbeau qui houspille un Aigle royal. je crois en tout cas qu’il s’agit de ces deux oiseaux.

En revenant sur le « plancher des vaches », voici un petit coléoptère, dont les élytres sont soudées donc qui ne peut voler, qui s’appelle le Crache-sang. Si on le dérange, il sécrète un liquide rouge brillant destiné à faire fuir les prédateurs.

Pour terminer, deux papillons de nuit, le premier est une Phalène picotée et le deuxième un Autographa gamma dont on voit bien la forme particulière du dos qui lui sert de camouflage sur les écorces des arbres.