2024-03-24

La migration bat son plein. Je me suis rendu au point de comptage du Hucel, d’où on voit passer des oiseaux sur leur chemin migratoire. J’ai pu participer à la joie d’ornithologues lors du passage exceptionnel d’un groupe de Cigognes noires, très haut dans le ciel.

Heureusement, d’autres oiseaux passent plus près, comme les Buses variables …

… le Faucon crécerelle, ici une femelle …

… l’Epervier d’Europe …

… ou, peut-être, l’Autour des palombes mais la distinction avec l’épervier est difficile.

Bien sûr, le Milan royal passe encore …

… mais c’est surtout le Milan noir qui est arrivé, reprenant ses perchoirs habituels et testant déjà l’état des nids de l’an passé.

Certains couples se sont formés ou re-formés, les milans sont fidèles d’une année à l’autre. Il y a déjà eu des accouplements et. pour l’un des couples que j’observe, le don de nourriture.

Allons vers d’autres couples, comme les Grèbes huppés, toujours aussi démonstratifs …

… ou les Nettes rousses, dont le mâle hérisse les plumes de la tête pour en faire un modèle de coiffure.

Les Mouettes rieuses sont en pleines parades mais entre les brusque envols pour éloigner un prétendant et les tentatives de séduction, difficile de distinguer. En tout cas, ça se passe dans un vacarme étourdissant.

Les Grands cormorans réinvestissent les nids mais je n’ai pas encore vu d’oiseau couver.

Une Corneille noire, affairée à trouver des garnitures pour son nid, se trouve devant un dilemme : comment ramasser une brindille sans laisser tomber ce qu’elle a déjà dans le bec ? Après plusieurs tentatives, elle a fini par renoncer.

J’ai suivi une Sittelle prospectant les fourches d’un châtaignier. Elle a soudain pris une posture étonnante, semblant se gratter contre le bois.

Plus difficile à suivre, un Pic épeiche tambourinait dans le même arbre.

Il y a de temps à autre des passages de petits groupes de Chardonnerets élégants …

… ou de Serins cini, dont je n’ai pu prendre qu’un seul oiseau.

En plus du Rougegorge familier …

… du Merle noir …

… ou du Roitelet à triple bandeau …

… les Fauvettes à tête noire, ici un mâle, commencent à chanter pour attirer une compagne …

… et les Pouillot véloces sonnent leur « chiff-chaff » répété, ce qui leur vaut leur nom en anglais, Chiff-chaff.

De nombreux papillons ont repris leur vol, dont la Petite tortue …

…et les Bourdons terrestres explorent la moindre fleur pour en tirer pollen et nectar …

… malgré la menace des prédateurs, dont le Lézard des murailles.

2024-03-17

Avec le passage officiel au printemps, il y a plusieurs premières observations, soit de retour d’hivernage soit des oiseaux absents de mes observations depuis quelques temps.

Tout d’abord, des Bec croisés des sapins. Ce sont de très beaux oiseaux, le mâle étant d’un beau rouge orangé et la femelle plutôt verte. Ils se nourrissent des graines extraites des cônes de sapin grâce justement au bec dont les mandibules se croisent. Les photos sont malheureusement de piètre qualité.

De retour de migration , un groupe de Tarins des aulnes a croisé mon chemin mais je n’ai pu en photographier que deux mâles, qui ont un capuchon noir.

A l’occasion d’une sortie en moyenne altitude, vers 1400m, j’ai pu voir passer un Aigle royal.

Ce n’est pas le premier Verdier d’Europe de la saison mais c’est bien le premier groupe de ces oiseaux.

Et voici la première Fauvette à tête noire, un mâle, de retour de migration.

Encore une « première », un Milan noir. Les passages se font plus fréquents jour après jour et j’ai déjà assisté à un accouplement.

Une hirondelle ne fait pas le printemps, encore moins lorsqu’il s’agit d’Hirondelles de rochers, oiseau montagnard qui craint moins le froid que les hirondelles rustiques ou les hirondelles de fenêtre.

C’est la dernières des « premières » : au même moment que les Hirondelles de rochers, c’est un Martinet à ventre blanc qui est passé.

Aux alentours de 1300m d’altitude, il y a un tout petit lac, le lac de la Joux, qui est encore partiellement gelé. Un mâle de Canard colvert s’y gratte la tête, attendant peut-être l’arrivée d’une partenaire…

… mais ses congénères préfèrent prendre le soleil sur les rives du Léman, même si la concurrence entre mâles y est rude.

J’avais photographié il y a quelques jours un accouplement de Foulques macroules en commentant que la cour était brève et peu démonstrative. Je dois corriger cette assertion après avoir assisté à plusieurs minutes de bécottage mutuel de ces oiseaux.

Rien de particulier chez les Harles bièvres, qui pêchent en couple …

… tout comme les Nettes rousses, chez qui le mâle donne le nom de l’espèce et la femelle est brune.

A proximité du lac, les Hérons cendrés ont commencé à apporter des branchages pour réparer les anciens nids ou en construire de nouveaux.

Du côté des rapaces, il y a encore des passages de Milan royal …

… mais aussi du Faucon pélerin …

… de l’Epervier d’Europe – ceux-ci voyageaient à deux – …

… et de la Buse variable.

Parmi les autres oiseaux, chez les corvidés, il y a le Grand corbeau …

… la Corneille noire …

… mais aussi le Geai des chênes. Celui-ci grignote le bois mort sur une branche de châtaignier. Se nourrit-il ?

Parmi les turdidés, il y a le Merle noir …

… la Grive musicienne …

… et la Grive draine.

Chez les paridés, ce sont toujours le mêmes, la Mésange charbonnière …

… et une qui doit encore se sécher, la Mésange bleue.

Les Grosbec casse-noyaux sont toujours difficiles à approcher, même s’ils fréquentent régulièrement la cime du même arbre.

Les mâles de Pinson des arbres ont maintenant tous acquis leur plumage nuptial.

Les Chardonneret élégants conservent le même plumage en toutes saisons. Est-de là que vient cette notion d’élégance ?

Les Etourneaux sansonnets sont bruyants à certaines heures et très discrets à d’autres.

Les Pics épeiche tambourinent leur territoire sur des troncs secs et sonores.

Les Sittelles torchepot courent le long des troncs et des branches …

… comme les Grimpereaux, sauf que ces derniers ne prospectent que de bas en haut.

Tout comme le Geai des chênes un peu plus haut, voici un Ecureuil roux qui ronge du bois. Bien entendu, il le fait de manière acrobatique. Quand il furète dans le lierre, c’est de manière plus posée.

Enfin, printemps oblige, les fourmilières se réveillent. Celle-ci doit en plus réparer les dégâts causés par un Pic vert, si j’en crois les deux trous circulaires en bas.

2024-03-10

Cette semaine débute sur une séquence attristante. Les Grèbes huppés ont une cour très complexe, dont fait partie l’offrande réciproque de cadeau. Le plus souvent il s’agit d’une grande herbe aquatique. Ici, c’est malheureusement un déchet de plastique.

Parmi les figures de la cour, il y a les nombreux face à face avec hochements de tête, lissage de plumes, etc. Bien que les sexes soient semblables, je trouve que les deux dernières images sont très « macho » : nage avec une patte en l’air et roulement des mécaniques avec les « poings sur les hanches ».

Chez les grèbes, il y a aussi le Grèbe castagneux, tout petit mais vorace consommateur de petits poissons.

Les Foulques macroule ont une parade simple : un peu de poursuite, quelques appels bruyants. L’accouplement est extrêmement bref, quelques secondes à peine.

Les Hérons s’interpellent avec des espèces de croassements et des claquements de bec. Difficile de savoir s’ils tentent d’intimider un voisin ou de séduite un partenaire, la situation des nids tout en haut de grands arbres empêche de bien voir ce qui se passe.

Les Harles bièvre mâles -tête vert sombre, qui ont suivi des femelles tout l’hiver, semblent s’y intéresser moins ces jours-ci. Ils ne s’occupent pas des nids ou des petits, partant vers d’autres lieux une fois que la reproduction est assurée.

Pour les Fuligules morillon, la séduction semble réservée aux plans d’eau calme. Quand ils sont sur le Léman, c’est pour la pêche. Mâles en blanc et noir, femelles brunes, mais tous les adultes ont l’œil jaune vif.

Un Grand cormoran est passé très près, arborant son plumage nuptial presque complet. Joue jaune, plumes blanches sur la tête et sur le cou, il ne manque que la crête de plumes noires sur la tête.

Le mâle du Canard chipeau a un plumage nuptial discret en comparaison à d’autres canards, mais quelle élégance et quelle complexité quand on voit les détails.

Autre oiseau aquatique, la Poule d’eau, aux pattes extraordinaires par les couleurs et les dimensions.

A terre aussi, les oiseaux chantent les territoires et la recherche de partenaires.
C’est le cas des Rougegorges que l’on entend partout dans les haies et les bosquets.

Les Etourneaux sansonnets ont pris leur plumage nuptial et vont bientôt nicher.

Les Buses variables continuent de passer en migration – 19 comptées en deux heures une après-midi – mais je ne sais pas si la poursuite que j’ai photographiée est une parade ou une intimidation.

Ce qui est certain par contre, c’est que les Corneilles noires ont jugé qu’une Buse était indésirable sur leur territoire. Cette dernière a dû battre en retraite.

Le Milan royal est en migration mais peu d’individus passent à portée d’objectif.

Si le Pic épeiche est repérable dans les arbres dès qu’il bouge …

… il n’en va pas de même pour le Grimpererau !

Les Mésanges bleues sont très actives, à la recherche de nourriture surtout. Elles se nourrissent de bourgeons et de fleurs, apparemment.

Une Mésange huppée, apparition peu fréquente, retrouve des faines de hêtre qui subsistent après l’hiver.

Une Mésange nonnette, à la recherche d’insectes sur l’écorce et dans la mousse, s’interrompt pour me jauger.

Les Ecureuils roux sont sortis de leur torpeur hivernale et courent dans les arbres et au sol pour se nourrir.

Fin de cette semaine sur une image de violettes, pas violettes ….

2024-03-03

J’ai choisi d’en faire la star de la semaine, d’abord parce qu’il est difficile à voir et aussi parce qu’il a une bonne bouille : le Pic noir. Plutôt forestier, il est souvent dans les sapins et, quand il est dans un environnement plus exposé, il est très méfiant.

Deuxième observation peu fréquente, les Grèbes à cou noir. Ce sont de tout petits grèbes – une trentaine de centimètres – qui ont l’œil rouge rubis et un petit plumet jaune juste derrière l’œil. Sur trois des photos, on voit la différence avec un Grèbe huppé et un Fuligule morillon. Bien sûr, il faut qu’ils soient à distance raisonnable et qu’il y ait une bonne lumière, deux conditions qui n’étaient pas réunies le jour où je les ai aperçus. En plus, ils n’ont pas encore le plumage nuptial complet : plumet jaune doré et plumage noir et roux.

Les couples de Harles bièvre sont formés et, hors des sessions de pêche, les oiseaux sont souvent au repos sur le rivage, jusqu’à ce qu’un photographe les dérange …

L’envol du Héron cendré est aussi dû à mon arrivée en lisière du pré.

Les rapaces passent dans le ciel mais pas en grand nombre. Peut-être que la météo plus au sud ne leur est pas favorable. Ce sont les Milans royaux …

… et les Buses variables. Vol de séduction ou querelle ? La poursuite entre deux buses reste sans explication certaine

Et voici quelques autres oiseaux, non migrateurs.
Une Sittelle torchepot …

… une Grive draine …

… un Geai des chênes …

… et un Grimpereau des jardins, pour une fois sur un arbre à l’écorce claire.

Les Rougegorges, comme les merles noirs, sont les premiers oiseaux à chanter le printemps. Et ils y mettent du cœur !

2024-02-25

L’herbe n’est pas encore très verte dans les prés mais de nombreux papillons sont sortis de leur torpeur hivernale à la faveur des journées où le thermomètre a dépassé les 10°C. Celui-ci se nomme la Grande tortue.

Sur le lac, les Grèbes huppés poursuivent leurs face-à-face de séduction, qu’ils peuvent répéter à quelques minutes d’intervalle, par exemple après une plongée ou après l’approche d’un autre oiseau entreprenant.

Les mâles des Fuligules morillons ont pris leur plumage nuptial, petite houppette de plumes sur la tête, mais ne sont pas encore trop actifs à la poursuite des femelles. Ils préfèrent la pêche et le repos. L’oiseau en dernière photo pourrait être impressionnant s’il faisait plus de 50 cm !

Parmi les oiseaux difficiles à photographier figure la Bergeronnette grise, surtout lorsqu’elle se promène dans les galets.

Autre oiseau discret, se déplaçant sans cesse, le Troglodyte mignon. Celui-ci s’est laissé approcher à environ 4m, très occupé à courir dans les pierres et les souches.

Cette Mésange bleue s’est aussi laissée approcher, ce qui est dû je pense au début de la recherche de partenaire.

Et que dire de la Mésange charbonnière, également moins farouche qu’à l’habitude : appel à un partenaire, affirmation de territoire ?

Le Rougegorge familier fait entendre son chant, gazouillis très « liquide », et c’est certain qu’il est territorial : aucun intrus de son espèce n’est toléré dans l’espace qu’il délimite par ses vocalises.

Les Pics épeiche ont entamé leur tambourinage territorial : il se placent sur une branche morte et sonore qu’ils frappent en rafale. Il y a souvent une réponse d’un arbre éloigné.

Si cet oiseau frappe, ce n’est pas un message. Il s’occupe seulement de casser une coque. La Sittelle torchepot utilise les fentes de l’écorce ou du bois pour coincer les graines qu’elle veut ouvrir à coups de bec.

Le Grimpereau des jardins, habituellement discret, chante en ce moment presque en continu, ce qui me permet de le localiser assez facilement.

La grande migration printanière se prépare ! Dès qu’il fait beau, il y a des passages de Buses variables …

… et d’autres rapaces comme cette femelle d’Epervier.

2024-02-18

Le hasard fait parfois bien les choses : le jour de la St Valentin, je suivais plusieurs couples de Grèbes huppés se faisant la cour. Habituellement, ce sont des hochement de tête synchronisés, la collerette bien déployée. Le final, rarement visible car très bref, c’est l’offrande d’une herbe et la « danse » des oiseaux dressés dans l’eau.

Le même jour, ce sont des Orites à longue queue qui ont joué le couple parfait en allant boire ensemble.

Bon, tout cela sent le printemps, il n’y a qu’à observer les bourgeons.

Ces quatre Harles bièvre m’ont fait penser à une sortie entre deux couples d’amis, les mecs devant et les dames discutant en arrière.

Harles bièvres, en passant qui ont le bec dentelé, pour faciliter la prise des poissons.

Quelques autres canards : les Fuligules milouins …

… le mâle du Canard chipeau devant une femelle de Fuligule morillon …

… deux mâles de Canard colvert …

… une femelle et un mâle de Sarcelle d’hiver …

… et un mâle et une femelle de Harle bièvre en vol.

Encore quelques oiseaux lacustres, dont ces Grèbes huppés à la tête très mouillée. Habituellement , ils s’ébrouent et la tête est tout de suite sèche.

Un Grèbe castagneux a capturé ce qui me semble être une petite perche.

Quant à ce Grand cormoran, il est ressorti d’une plongée avec un bout de bois avec lequel il a joué comme s’il s’agissait d’un poisson.

Des Foulques macroules se sont pourchassées, volant et courant au ras de l’eau.

Une Gallinule poule d’eau est sortie de son élément pour picorer sur la berge. La patte qui est relevée est un peu cachée par l’herbe mais on peut tout de même voir qu’elle arrive à l’aplomb du bec.

Une seule photo de Cincle plongeur cette semaine mais quelle pose !

Ce n’est plus tout à fait un oiseau lacustre mais le Héron cendré vit tout de même en bordure de lac et y pêche souvent, en plus de la chasse aux vers et aux rongeurs dans les prairies.

Bien qu’elle ait le même régime alimentaire que les hérons, la Grande aigrette est moins répandue et vit plus en région marécageuse.

Quelques autres oiseaux croisés dans la semaine, tel ce Pipit spioncelle – je crois …

… un mâle de Pic épeiche …

… un Geai des chênes …

… des Grimpereaux – en deuxième photo, il y en a deux, cherchez bien …

… et le bain d’un Roitelet à triple bandeau.

Voici une Sittelle torchepot.

Ce grimpereau est un Grimpereau des jardins, d’après son chant, bien que le Grimpereau des bois soit capable de l’imiter. Le doute reste donc possible.

Là, aucun doute possible : c’est la femelle du Bouvreuil pivoine. Elle se nourrit des bourgeons d’un cerisier.

Et fin de cet épisode avec un écureuil qui m’a démontré qu’il était aussi rapide sur les branches que dessous.

2024-02-11

La semaine dernière, c’était une abeille qui butinait les chatons de noisetiers. Cette fois, c’est une petite mouche, un Syrphe. Il en existe pas mal d’espèces, dont la livrée joue sur le noir et le jaune.

Les Grands corbeaux sont repartis dans les forêts plus haut en altitude après avoir, en janvier, mené leurs parades au-dessus des prés de Lugrin. Il y a régulièrement des passages de paires – on ne parle de couples que lorsqu’on a la certitude que c’en est bien un. Dans le cas présent, il semble que les oiseaux n’ont pas de critères esthétiques en matière d’intégrité du plumage.

ligule morillon Côté lac, j’ai été tenté de jeter un caillou pour réveiller ces canards pour la plupart immobiles dans leur sommeil : je suis passé à l’heure de la sieste. Heureusement, quelques uns ont bougé.

Voici la « vraie » poule d’eau, la Gallinule poule d’eau. C’est souvent le Foulque macroule avec son front blanc qui est pris pour une poule d’eau. Comme la plupart des rallidés, la Gallinule vole en traînant les pattes.

Je n’ai pas pu observer le Cincle plongeur en chasse mais plusieurs sont passés, il y en avait au moins trois, que j’ai saisis au vol.

La photo du Grèbe huppé n’a rien d’exceptionnel en soi mais on voit que le lieu de pêche est à l’endroit où les eaux de la Dranse, grises, entrent dans le lac aux eaux bleues.

Dans les prés, les arbres et les broussailles de Lugrin, voici les observations habituelles.

Voici maintenant quelques séries de photos que des oiseaux complaisants m’ont permis de réussir.
En premier, une bande d’Orites ou Mésanges à longue queue.

Ensuite des Sittelles torchepot, dont la dernière est occupée à frapper une graine qu’elle a coincée dans une fente de l’écorce, jusqu’à pouvoir sortir la faine comestible.

Puis un Grimpereau des jardins, infatigable chasseur d’insectes dans l’écorce des arbres. Détail original, l’oiseau ne peut que monter le long du tronc. Il s’envole donc régulièrement du haut des arbres pour reprendre sa chasse depuis le bas.

Enfin, l’apparition rare d’un mâle de Bouvreuil pivoine. La dernière observation, fugace, remonte à mai 2023, sinon il faut remonter à février 2022 pour des observations avec photo convenable.

2024-02-04

Ces derniers jours de janvier et premiers jours de février ont été pauvres en observations, peut-être à cause d’une grisaille persistante en dessous de 800m.
Voici le seul oiseau lacustre photographié, une femelle de Harle bièvre.

La Pie bavarde est un oiseau au plumage blanc et noir. Pourtant, selon l’éclairage, on peut voir des reflets bleus et vert pétrole.

La Grive draine est plutôt bien camouflée avec son plumage tacheté.

Ce Merle noir pas vraiment noir pourrait être un jeune de l’an dernier, dit de 1er hiver.

Quand il n’y a pas beaucoup d’oiseaux à se mettre sous l’objectif, il reste toujours des mésanges, comme la Mésange charbonnière, …

… la Mésange bleue …

… ou la Mésange à longue queue – qui n’est pas vraiment une mésange et que l’on a donc renommée Orite.

Les Geais des chênes sont également présents, quel que soit le temps, mais ils sont très farouches et s’envolent en criant à la moindre approche.

Lors des journées chaudes, les Ecureuils roux sortent de leur léthargie hivernale pour aller se nourrir en recherchant les provisions qu’ils ont enfoui au sol à l’automne.

Et enfin, voici le spectacle attristant d’une Corneille noire que j’ai suivi quelques instants. Elle fouillait le sol puis a trouvé un débris de plastique où des restes alimentaires étaient encore collés. Elle a tenté de racler le plastique avec le côté du bec puis a abandonné, heureusement sans ingurgiter ce débris.

2024-01-28

Cette semaine, en suivant la météo, les comportements de la faune ont alterné entre hiver et printemps :
les Grands corbeaux ont poursuivi leurs consolidations de couples, à grands cris rauques – activité d’hiver …

… les Grives litornes se regroupent par deux pour grésiller dans les arbres – activité d’hiver …

… pendant que quelques abeilles venues d’une ruche bien exposée au soleil commencent à butiner les chatons de noisetier, plutôt printanière comme activité.

Une paire de Canards colvert, femelle suivie d’un mâle, exhibent le miroir vert sur leurs ailes.

Alors que des bandes de Fuligules morillons vont d’un lieu de pêche à leur lieu de repos, apparemment encore peu occupés à la parade et à la formation de couples …

… chez les Grèbes huppés, il y a de très nettes amorces de parade. Sur les trois dernières photos, un des oiseaux n’a pas de collerette sur le cou. Rien à voir avec le sexe ou l’âge, il n’a juste pas encore son plumage nuptial, ce qui n’empêche en rien la séduction.

Bon, chez les Grèbes huppés, il y a aussi ceux qui préfèrent la sieste à la difficile recherche d’un ou une partenaire.

Les mâles de Harles bièvre ont leur plumage nuptial mais ils semblent s’occuper avant tout de pêcher, pourtant les femelles sont là avec leur brushing bien travaillé !

Des Hérons cendrés reviennent inspecter la cime des arbres où se trouvent les nids de l’année dernière. Je ne sais pas s’ils reprennent possession de leur nid année après année ou s’ils piratent le premier nid qu’ils trouvent à leur convenance.

Un Cincle plongeur est venu se poser sur un rocher et a chanté, trilles discrets mais mélodieux, soit pour affirmer sa présence soit pour attirer un congénère. Il m’a offert en tout cas de belles poses.

Un autre Cincle, posé aux aguets sur un muret, s’est lancé avec succès dans une séance de chasse-pêche.

Avec le décollage du Grand cormoran, quittons les oiseaux lacustres.

On commence par la cime des arbres avec un Grimpereau des jardins …

… et une Sittelle torchepot.

Plus bas dans les branchages, on trouve une Mésange à longue queue ou Orite …

… et une femelle de Pinson des arbres.

Les broussailles sont le domaine, entre autres, du Roitelet à triple bandeau.

On me taquine parfois sur mon comportement de voyeur vis à vis des oiseaux. Soyez rassurés, il y en a qui prennent leur revanche, comme ce Merle noir.

Et fin de la publication avec les rapaces, d’abord une Buse variable …

… ensuite une femelle d’Epervier d’Europe …

… et enfin un Faucon pélerin.

2024-01-21

Les Grands corbeaux étaient encore présents cette semaine mais moins nombreux et moins acrobatiques dans le ciel.

Par contre, ils se sont montrés très territoriaux, comme a pu le constater le Milan royal venu se reposer dans un châtaignier. Il en a été vite chassé.

La même mésaventure est arrivée à un Autour des palombes, qui a été contraint à de nombreux changements de direction avant que son poursuivant ne lâche l’affaire.

J’avais déjà vu ce rapace en début de semaine, lors d’une tentative ratée de prédation sur un groupe de pinsons. La prise de vue avait rendu l’identification difficile mais les stries sur la poitrine sont celles d’un Autour des palombes en plumage juvénile.

Lorsque ce même type de rapace a été harcelé par le Grand corbeau, j’ai pu obtenir quelques images de meilleure qualité, c’est bien un Autour des palombes en plumage juvénile. Impossible de dire toutefois s’il s’agit du même individu.

On reste dans les rapaces, avec ces Milans royaux, dont le premier porte une balise. En juin 2023, 10 de ces oiseaux ont été équipé dans les Pyrennées et 21 autres dans les Vosges dans le cadre d’un programme de suivi.
Pour plus d’infos sur les positions, copiez le lien dans un autre onglet de votre navigateur https://www.life-eurokite.eu/fr/carte-de-telemetrie.html.
L’individu en deuxième photo semble porter une bague.

Mais où est-ce que j’ai mis ma carte de crédit ?
Au jeu des légendes, il pourrait y avoir une foule de possibilités pour cette image d’un Pigeon ramier.

A cette saison les Roitelets huppés sont très difficiles à voir car ils passent leur temps dans les branches des sapins ou courent dans les lierre.

D’autres oiseaux, heureusement, préfèrent la cime des arbres, comme le Grosbec casse-noyaux …

… les Pinsons du Nord …

… ou les Grives litornes.

Les mésanges ou le rouge-gorge se promènent à tous les étages, en fonction de la présence d’insectes à picorer.

Un Pic épeiche, mâle, prospecte le tronc d’un mélèze.

Au bord du lac, un Cincle plongeur guette depuis les rochers.

Les rassemblements de Grèbes huppés indiquent généralement la présence de poissons. En tous cas, ils plongent sans cesse.

Les Harles bièvre, mâle à tête vert foncé et femelle à tête rousse, commencent à former des couples.

Chez les Cygnes tuberculés, c’est soit une querelle territoriale soit une tentative, un peu brusque, de séduction.