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2024-08-11

Ce n’est pas à la Corneille noire qu’on pense d’emblée pour lancer une série « sympathique » de photos d’oiseaux. Pourtant, c’est un oiseau intelligent, curieux, inventif et très social.

Le ciel de Lugrin est très calme depuis le départ de la plupart des Milans noirs. J’en ai tout de même dérangé un qui siestait dans un châtaignier.

C’est loin d’être la période de migration post-nuptiale pour le Milan royal. Celui-ci est peut-être simplement de passage, à la recherche d’une zone de chasse …

… et il en va probablement de même pour cet Epervier d’Europe.

Le plein ciel étant assez peu fréquenté, il faut aller chercher les oiseaux dans les broussailles et à leur point d’eau.
C’est ainsi qu’on trouve les mésanges, bleues, charbonnière et nonnette.

Les Pinsons des arbres sont représentés surtout par de jeunes oiseaux …

… tandis que pour les Rougegorges familiers, il y a un jeune et un adulte

Du côté des Serins cini, étonnamment difficiles à repérer dans le feuillage, j’ai vu plusieurs mâles et seulement une femelle, plus terne et rayée.

Les Orites ou Mésanges à longue queue sont toujours en bande, que ce soit pour se déplacer, chasser des insectes, boire ou se baigner.

Les Fauvettes à tête noire sont peu grégaires, sauf les jeunes qui viennent se baigner en petits groupes.

Un jeune Grosbec casse-noyaux est venu boire. Je n’ai pas vu d’adulte depuis très longtemps, peut-être qu’ils vont revenir maintenant que les nichées ont pris leur envol.

Voici un autre oiseau qui ne s’est pas beaucoup montré cet été, un Grimpereau. Son bec lui permet d’aller chercher des proies dans les fissures de l’écorce. Ce qu’il a trouvé cette fois semble être une ponte d’araignée.

Le Gobemouche gris devrait être de plus en plus fréquent car Lugrin est sur le chemin de la migration, pendant tout le mois de septembre.

Dans la plupart des cas, les différentes espèces d’oiseaux viennent boire et se baigner séparément. Par contre, il arrive que plusieurs espèces se retrouvent ensemble. Un Serin cini, encadré par deux Pinsons des arbres …

… une Mésange bleue, un Moineau domestique mâle et une Mésange charbonnière.

Une matinée à la réserve du delta de la Dranse m’a offert quelques observations, dont un Pouillot fitis …

… une Rousserolle ou un Pouillot véloce peut-être …

… et un Goéland leucophée de 1ère année.

Les Grands cormorans sont présents en grand nombre et nourrissent encore les jeunes au nid. Ces derniers sont de taille adulte mais crient en permanence pour être nourris. Quelle cacophonie !

Sur l’île au centre de l’étang de la réserve de la Dranse, un psychodrame s’est joué, malheureusement un peu loin : un Grand cormoran est venu réclamer la place occupée par un Cygne tuberculé. Malgré la différence de taille, c’est finalement le cormoran qui a eu gain de cause !

2024-08-04

Voici les toutes dernières photos de Milan noir lugrinois de cette saison. Il y aura peut être encore quelques oiseaux de passage mais les résidents de cet été sont bien tous partis en migration, direction Espagne pour les adultes « paresseux »et Niger pour les jeunes qui doivent rester trois ou quatre ans en Afrique avant de revenir.

En marchant le long des haies, j’ai dérangé une Buse variable, qui a manifesté sa désapprobation à grands cris.

Maintenant que les prés ont été fauchés, des Hérons cendrés délaissent la pêche pour venir picorer des sauterelles et autres insectes.

Depuis plusieurs semaines, je n’avais vu que les mâles de Pie-grièche écorcheur, voici enfin une femelle.

Autour du point d’eau, l’animation augmente.
Voici une Mésange nonnette …

… quelques Fauvettes à tête noire …

… des Pinsons des arbres, dont un mâle en dernière photo …

… un jeune Rougegorge familier …

… des Gobemouches gris …

…des Serins cini …

… et des Orites ou Mésanges à longue queue.

Sans conteste un des plus beaux oiseaux dans nos régions, un Bouvreuil pivoine mâle est venu boire, affichant ses couleurs spectaculaires.

Dans les prés fauchés, en fin de journée un Renard roux est venu fureter, probablement à la recherche de souris. Il porte des taches noires sur le museau, ce que n’avaient pas les renards de la semaine précédente, c’est donc un individu différent.

Je suis étonné du peu de lézards sur les murets. Les pluies abondantes du printemps leur ont peut-être fait du tord, à moins que le manque d’insectes ne leur soit préjudiciable.

Départ pour la montagne, entre 1200 et 2000m, dans le massif de la Dent d’Oche. La température moyenne est tout de même plus basse qu’en plaine et on trouve encore des fleurs, dont différentes espèces d’Orchidées …

… et du Rhododendron des Alpes.

Sur un petit lac, le lac de Neuteu, un canard colvert fait des ronds dans l’eau, sans s’en rendre compte.

Un rapace peu fréquent est passé rapidement. C’est un Circaète Jean-le-Blanc, un oiseau de deuxième année d’après son plumage. Il se nourrit de serpents.

Plus fréquents mais toujours impressionnants, les Vautours fauves ont fait leurs vol de prospection. L’un d’eux a amorcé une descente mais il a plongé de l’autre côté d’une crête et je n’ai pu le suivre.

Il y a aussi de plus petits oiseaux, comme les Fauvettes babillardes – je crois …

… et les Traquets motteux.

Les Linottes mélodieuses sont peu remarquables vues de dos mais le poitrail et le front marqués de rouge sont caractéristiques. En dernière photo, l’oiseau de gauche est un Tarier des prés …

… que l’on voit mieux sur cette photo.

Les bouquetins sont toujours à peu près au mêmes endroits, les mâles sur un versant et les femelles sur le versant opposé. Les bêtes ne sont pas farouches mais j’ai tout de même été surpris qu’un jeune mâle vienne brouter à moins de trois mètres de moi

2024-07-28

Les jeunes Milans noirs ne sont pas décidés à partir en migration. Chaque jour, ils se rassemblent dans les courant thermiques, cerclent pour s’élever puis, pour quelques uns, effectuent des piqués vertigineux pour revenir presque au niveau du sol avant de repartir cercler avec un groupe.

La chamaillerie entre un Milan noir et une Buse variable sert de transition entre les espèces.

En effet, ce sont des Buses variables, jeunes de l’année pour la plupart puisqu’elles n’ont pas la barre terminale sombre sur les plumes de la queue, comme les adultes

Le dernier rapace de la semaine, très lointain, est un Faucon hobereau.

Les autres voltigeurs dans le ciel ces derniers jours sont les hirondelles, Hirondelles rustiques au menton rouille, dont le mâle présente de longs filets à la queue …

… et Hirondelle de fenêtre, au corps plus rond et bien blanc dessous.

Des cris d’alerte de Pie-grièche écorcheur me font penser que je frôle un nid, caché dans du lierre entourant un vieil arbre fruitier. Mais pour l’instant, seul le mâle s’est montré.

Nous voilà de nouveau à l’heure de forte fréquentation au point d’eau, d’autant plus fréquenté que les journées sont chaudes.
Une Mésange nonnette …

… une Mésange charbonnière …

… et des Mésanges bleues.

Les Fauvettes à tête noire viennent souvent en petits groupes, peut être de la même famille.

Les Pinsons des arbres viennent individuellement mais aussi parfoispar deux ou trois.

Ce magnifique oiseau ne peut être confondu avec aucun autre, à cause de son bec particulier. C’est un jeune Grosbec casse-noyaux. Il a déjà les plumes bleues aux ailes, caractéristiques, mais il a encore le ventre tacheté.

Je n’étais pas particulièrement camouflé mais simplement masqué par la végétation et immobile en attendant des oiseaux, lorsqu’un Renard roux est venu boire. Après s’être désaltéré, il a poursuivi son chemin en venant vers moi. Il s’est soudain arrêté et a tranquillement rebroussé chemin.

Le premier renard a une queue plutôt filasse. C’est donc un autre que j’ai observé dans les prés. Je me suis juste adossé à un arbre pour le photographier tranquillement, jusqu’à ce qu’il arrive à moins de deux mètres de moi. Me considérant comme une espèce peu fréquentable, il a filé dans les broussailles.

2024-07-21

La première photo est celle d’une chauve-souris, d’une des espèces de Pipistrelles, accrochée à un bloc de bois devant mon garage, en plein jour. Elle n’est pas restée là bien longtemps, je n’ai pas eu le temps de régler le zoom pour en faire des gros plans.

A l’étang de la Dranse, des Fuligules morillons sont arrivés, soulevant de grandes gerbes d’eau en se posant.

Au delta de la Dranse, les jeunes Grèbes huppés, au corps rayé, suivent leurs parents en appelant dans l’espoir d’une becquée.

Encore de l’eau mais cette fois à la source du Troubois, un jeune Merle noir vient boire, avec circonspection.

Une Mésange nonnette est également venue à la source …

… ainsi qu’une jeune Mésange bleue …

… puis une petite bande d’Orites – Mésanges à longue queue. L’œil est cerclé de jaune orangé chez les adultes et de rouge chez les jeunes de l’année.

Une Mésange bleue est revenue pendant le bain des Fauvettes à tête noire, dont le mâle a bien la calotte noire et la femelle la calotte rouille. La tête entre rouille et noir pourrait indiquer un jeune mâle.

Enfin, des Serins cini sont venus au bain. Seules les femelles sont allées dans l’eau, le mâle est resté dans les branches, tout au moins cette fois-ci.

Il y a encore des Milans noirs dans le ciel et parfois sur des perchoirs mais leur nombre diminue de jour en jour, migration oblige.

J’avais photographié une Buse variable passant près d’un Martinet noir, avant de voir qu’elle portait quelque chose dans ses serres. L’objet est sombre et rectangulaire, ce n’est donc pas une proie naturelle. J’ai pensé à des ribs de porc, chippés sur un barbecue …

Il y a d’autres Buses variables qui soulèvent moins de questions.

La période des accouplements et de la ponte chez les papillons est épuisante chez ces insectes qui ne cessent de voler à la recherche de partenaire. L’usure des ailes en témoigne.

En guise de fin de publication, cette belle mouche aux reflets verts porte le joli nom latin de Lucilia ampullacea.

2024-07-14

La chenille de la Zygène commune figurait parmi les photos de la semaine dernière. Voici le papillon.

Au rayon des plantes, voici quelques plantes vues en montagne, au-dessus de Tignes précisément.
J’ai eu beau chercher, je n’ai trouvé qu’un seul pied de Lis martagon et encore ses fleurs ne sont pas ouvertes.

Par contre la Joubarbe des montagnes est en pleine floraison, que ce soit par tiges isolées ou en gros massifs.

Je n’ai vu qu’une seule orchidée, mais quelles belles fleurs !

A plus de 200m d’altitude, les marmottes sont omniprésentes et très actives.

On trouve bien sûr les oiseaux habituels en montagne, comme la Linotte mélodieuse, dont le mâle arbore un poitrail bien rouge et une tache sur le sommet de la tête.

On trouve aussi le Traquet motteux, dont le mâle arbore de belles taches noires sur les yeux.

La femelle du Traquet motteux, comme les jeunes, a la tête grise. Un jeune s’est essayé à l’équilibre sur un fil de clôture et a finalement opté pour l piquet, plus stable.

Je n’ai pas souvent rencontré de Huppe fasciée en montagne. La présence de cet individu, très affairé à rechercher des insectes ou des vers, m’a laissé le temps de prendre plusieurs photos.

Cette série de photos d’une Grive litorne n’est pas impressionnante de qualité. C’est par contre une observation rare, les grives litornes nichant peu, même dans les Alpes, préférant les contrées nordiques.

Le passage d’un Faucon crécerelle a été la seule présence de rapace de la journée à Tignes.

Les rapaces sont bien présents à Lugrin. Pourtant les Milans noirs sont en train de partir en migration, les nichées étant terminées et les jeunes capables de voler (6è photo). Je suis préoccupé par le nid tardif dans le frène, il y a toujours au moins un oiseau au nid (7è photo). Quand va-t’il se décider à prendre son envol ?

Rapace encore, les Buses variables tournent sans cesse maintenant que le ciel compte moins de milans noirs. Le plumage de la buse en deuxième photo montre tout de même que la vie n’est pas de tout repos.

Rapace toujours, une femelle d’Epervier, je crois.

Encore un grive, relativement commune, la Grive musicienne. Elle a pris tout son temps pour boire, manger un petit quelque chose puis se baigner. Un régal à observer.

On voit bien que le Merle noir, ici un jeune, fait partie de la même famille que les grives, les Turdidés.

Celui-là de Merle noir, un mâle récoltant des vers, m’a inquiété. J’avais peur qu’il prenne une décharge électrique en passant dans les mailles de la clôture à moutons. Heureusement, il n’y avait pas de courant.

Sur la même clôture, c’est le mâle de la Pie-grièche écorcheur qui est venu se percher pour dominer les herbes où il capture insectes et sauterelles.

Au bain, un mâle de Fauvette à tête noire …

… et une jeune Mésange bleue.

Ce Geai des chênes se baignait dans le ruisseau, pourtant assez agité, et a pris son envol quand j’ai levé mon appareil pour le photographier.

Et pour finir, quelques images de Rougequeue noir.

2024-07-07

On débute au bord du Léman et on grimpe, jusque vers 2000m d’altitude.


Quelques Hérons cendrés viennent quotidiennement occuper les branches mortes d’un châtaignier, probablement parce que leurs perchoirs habituels sur les rives sont maintenant dérangés par les vacanciers pour l’été.

Une femelle de Merle noir venue boire et se baigner, …

… comme les jeunes Mésanges bleues …

… et la femelle de Fauvette à tête noire. Pour avoir une idée de la vitesse des mouvements des oiseaux, le déclenchement à 1/800è de seconde fige les gouttes d’eau mais pas les ailes !

Le nid de Milan noir le plus tardif est toujours occupé par au moins un jeune …

… alors que d’autres jeunes de l’année sont maintenant visibles en vol, reconnaissables au plumage frais très moucheté sur le dessus des ailes, entre autres.

La montagne cette semaine est une découverte autour du Roc d’Enfer, non loin de Morzine. En absence de nuages, la vue sur le Mont Blanc est belle.

Quelques papillons sont passés devant mon objectif, adultes ou encore sous forme de chenille.

Les fleurs en montagne ont toujours un peu de retard sur la végétation de la plaine, ce qui permet de voir encore des orchidées sauvages par exemple.

Les petits oiseaux étaient nombreux, pas tous identifiables, en voici quelques uns, identifiés.

On va vers les oiseaux un peu plus grands avec ce Chocard à bec jaune, qui vient de capturer un coléoptère.

Premier rapace : un Faucon crécerelle, à peine visible lorsqu’il passe devant la falaise.

Deuxième rapace, un Milan royal.

Troisième rapace : un Aigle royal. Regardez bien les trois premières photos, il est pourchassé par une Pie bavarde qui le contraint à prendre le large. le roi de la montagne serait-il déchu ?

Un peu le Graal pour qui fait de la chasse photo en montagne, un Gypaète barbu. Autant les autres rapaces me survolent avec une certaine indifférence, autant celui-ci a cerclé à faible hauteur dans le but évident de m’inspecter et de satisfaire sa curiosité. Le fait qu’il lâche une fiente en troisième photo n’a rien d’une menace ou d’un jugement, c’est un comportement tout à fait naturel.

La montagne est également fréquentée par des ongulés, dont les plus habituels sont les chamois.

C’est par contre la première fois que je vois des Mouflons. Il y a eu des ré-introductions pour la chasse dans les années 50 et quelques groupes familiaux se maintiennent tant bien que mal car l’animal est peu adapté aux rigueurs de la montagne. Certains animaux sont en pleine mue, ce qui explique des pelages un peu bizzares. Il y a des groupes rassemblant femelles et petits et quelques jeunes mâles …

… les mâles adultes se regroupant à l’écart.

Enfin, les Marmottes animent les alpages, tant par leurs déplacements que par les cris d’alarme.

Mais la plus amusante des animations est sans aucun doute celle due aux jeux des jeunes marmottes, de vrais lutins.

2024-06-30

Un déplacement de quelques centaines de kilomètres et l’avifaune est très différente. En voici la preuve avec des espèces rencontrées à Fontenilles, ouest toulousain, et Varaize, en Charente-Maritime.

FONTENILLES – Haute Garonne

L’introduction fait référence à l’avifaune mais il y a aussi d’autres bestioles à observer, comme des papillons, ici une Mélitée orangée …

… ou, à proximité des cours d’eau, des libellules, dont cet Agrion à larges pattes.

Le premier oiseau observé, que je n’ai jamais vu en Haute-Savoie, est un Cochevis huppé, proche cousin des alouettes.

Les Tariers pâtres nichent au sol ou très bas dans la végétation. Les champs cultivés leur offrent une bonne protection et ils viennent régulièrement surveiller les alentours en se perchant sur une tige haute. Le mâle est plus coloré et la femelle plus terne comme chez beaucoup d’oiseaux.

Le Bruant proyer ne fréquente pas, à ma connaissance, les prés de Lugrin mais il est bien présent dans les buissons et les jachères de la région toulousaine. Le bec ouvert est assez étonnant avec un décrochement qui ressemble à une dent.

Celui-ci est aussi un bruant, le mâle du Bruant zizi.

Ce petit oiseau à la tête grise est une des nombreuses espèces de fauvettes, la Fauvette grisette.

La Huppe fasciée est devenue rarissime à Lugrin et aux environs mais elle est assez fréquente en région toulousaine.

Rien d’exceptionnel à voir un Faucon crécerelle en chasse en Occitanie …

… mais cet autre rapace, de 80cm d’envergure, qui chasse aussi en faisant du vol stationnaire est beaucoup plus rare même si les effectifs progressent chaque année. C’est un Elanion blanc.

Région chaude avec beaucoup de plantes à graines : c’est un paradis pour les Chardonnerets élégants. Les deux premières images sont celles de jeunes qui prendront leurs couleurs sur la tête plus tard.

Autre jeune oiseau, une Bergeronnette grise, qui elle n’onplus n’a pas le plumage adulte sur la tête.

Et enfin, pour quitter la région toulousaine, un mâle de Serin cini.

VARAIZE – Charente maritime

Changement de région, au climat plus maritime, qui pour l’instant ne souffre pas de la sécheresse. Dans les talus le long des champs, une fleur étonnante attire le regard. Il s’agit de l’Orchis bouc, une espèce d’orchidée sauvage. Le nom est lié à l’odeur que dégage la fleur, si on met le nez dessus.

Au rayon insectes, il y a aussi des papillons, comme le Paon de jour dont la face inférieure garantit une discrétion absolue à la tombée du jour.

Ici aussi, il y a des jeunes Bergeronnettes grises …

… et des Bruants zizi.

En plus il y a des Rougequeue à front blanc, ici un mâle.

J’ai également vu un Gobemouche gris, prospectant les vignes en quête d’insectes.

Mon grand plaisir est venu des rapaces : tout d’abord un Busard cendré mâle, reconnaissable à la barre noire qu’il porte sur le dessus de l’aile. Il chasse de petits mammifères en quadrillant les cultures à faible altitude.

Le deuxième rapace lui ressemble, c’est aussi un busard mais celui-ci est le mâle du Busard Saint-Martin, reconnaissable au bord de fuite noir sous l’aile. Il chasse de plus haut, presque à la manière des buses.

2024-06-23

Dans les nids de Milan noir, je vois parfois un jeune oiseau ou deux. Le plumage est acquis et donc l’envol est proche.

Chez d’autres espèces, les jeunes ont quitté les nids et sont maintenant autonomes.
C’est le cas du Rougegorge familier …

… des Mésanges charbonnière et bleue, les deux jeunes étant de plumage plus terne que les adultes …

… ou du Pic épeiche.

Les oiseaux adultes sont un peu plus visibles, délivrés de l’obligation nourricière envers leurs nichées.

Bien que le Serin cini posé sur l’antenne râteau occupe cette place stratégique pour chanter, je préfère le voir dans un décor plus naturel.

Le Milan noir est un beau rapace mais il a la sale manie de récolter des déchets en cherchant de la nourriture et disperse ainsi des morceaux de plastique dans la forêt.

La Mésange noire, reconnaissable à sa petite taille et sa tache blanche sur la nuque, est montagnarde et parcourt inlassablement les branches pour y déloger des insectes.

Une petite bande de Chardonnerets élégants est venue picorer des graines dans un pré, puis un adulte est parti nourrir un jeune qui appelait depuis un arbre dans la haie voisine.

C’est oiseau, que l’on a l’habitude de voir au voisinage des habitations, est tout bonnement un Moineau domestique mâle.

La Pie-grièche écorcheur est un oiseau discret, surtout la femelle avec son plumage brun, marqué d’écailles sur la poitrine. Le mâle, avec la tête grise et le bandeau noir sur l’oeil est plus facile à repérer, surtout quand il guette des proies depuis une branche haute.

La chasse du Faucon crécerelle est une longue séquence de glissés puis de vols sur place en « Saint-Esprit », avec parfois un piqué vertigineux sur une souris ou autre proie.

Le Milan noir est charognard et se nourrit entre autres, de poissons morts. Cet adulte n’a plus de progéniture à nourrir, semble-t’il, et il a consommé sa capture en plein vol.

Au bord du lac, j’ai rencontré quelques Hérons cendrés qui m’ont d’abord régalé par leurs attitudes, puis qui ont démontré leurefficacité à la pêche, soit en volant brièvement au ras de l’eau soit en étendant le cou depuis le bord.

Sans lien avec ce qui précède, une orchidée sauvage …

… un joli petit insecte butineur de quelques millimètres qui se nomme le Grand bombyle …

… et un papillon coloré dessus mais camouflé dessous, la Petite tortue.

2024-06-16

Alors que les orchidées des prairies de Lugrin sont presque toutes fanées, j’ai croisé, sur les terrasses de la Dranse, des parterres d’une autre variété d’orchidées.

Quand la pluie laisse du répit aux insectes, différents papillons viennent butiner. Ici une Piéride du chou.

Les grenouilles chantent dès qu’il y a un faible rayon de soleil pour attirer l’âme soeur. Entre deux strophes, les sacs vocaux se dégonflent.

Un Fuligule morillon a trouvé une compagne et démontre son affection dans un accouplement aquatique.

Des nouvelles des nichées de Milans noirs.
Dans le frêne, ce sont bien deux jeunes qui grandissent. C’est une nichée assez tardive, je ne pense pas que ces deux jeunes oiseaux partiront à la mi-juillet avec les premiers partants.

Dans un gros châtaignier, le nid où j’ai vu deux jeunes semble parfois vide mais parfois au moins un jeune est visible. On voit que le plumage est plus avancé que celui des oiseaux dans le frêne. Une jeune aurait-il déjà pris son envol ?

Enfin, le nid en contrebas est toujours occupé par deux jeunes, au plumage intermédiaire entre les deux précédentes nichées.

J’ai tenté une approche des nids de Grand cormoran, expérience que je ne renouvellerai probablement pas. Les arbres sont blancs des la fiente des oiseaux mais les nids en sont recouverts aussi. Quand un oiseau bouge ou se gratte, comme en troisième image, un nuage de poussière s’élève, avec un arôme particulièrement déplaisant. Les deux dernières images montrent un jeune : oeil noir au lieu de vert et duvet velouté sur la tête.

Les Grands cormorans adultes se regroupent parfois pour la pêche. Ce jour là, en se posant ils sont presque respecté la formation de vol en triangle, avant que le chef de file ne reparte.

Quelques Rougequeues noirs ont récemment quitté les nids.

Les jeunes Hérons cendrés aussi sont maintenant livrés à eux-même …

… ce qui laisse les adultes libres de reprendre le guet et la pêche. Parmi les techniques de pêche, il y a celle de se poser sur l’eau – le héron flotte très bien – et de se projeter en avant au passage d’un poisson pour l’attraper d’un coup de bec. c’est impressionnant d’efficacité.

Quelques comparaisons, pour reconnaître les silhouettes :
Le Milan noir …

… à distinguer de la Buse variable.

Le Martinet noir …

… à distinguer de l’Hirondelle de fenêtre.

Le Moineau domestique …

… à distinguer des différentes mésanges, dont la Mésange charbonnière …

… ou la Mésange bleue.

Quelques oiseaux isolés,
un Milan noir qui ne se cache pas …

… un Geai des chênes qui essaie de se cacher …

… une Corneille noire, avec un curieux goître sous le bec …

… une femelle de Fauvette à tête noire qui apprécie les cerises de Lugrin …

… et un mâle de Serin cini qui semble chercher la télécommande pour se connecter.

2024-06-09

C’est la pleine saison des nids et pas seulement chez les oiseaux. Les guêpes sont en pleine construction de leurs cellules de papier mâché.

Les nichées de Milan noir évoluent doucement. Sur un des nids difficiles à voir, à moitié cachée par les feuilles du frêne, la femelle est encore couchée.

Dans le nid calé très haut dans un châtaignier, on aperçoit parfois la tête d’un poussin.

Et dans le nid en contrebas de la route, les deux jeunes prennent progressivement leur plumage. Un adulte est venu leur tenir compagnie un jour un peu frais et humide.

J’ai repéré un nouveau nid d’Etourneau sansonnet, dans un arbre creux, au bord de la route. Les adultes sont peu farouches et m’ont laissé prendre quelques photos, à distance raisonnable tout de même. Sur une des images, on voit que l’adulte apporte une cerise et sur les deux dernières prises, on voit deux oisillons.

Certains jeunes Rougequeue noirs ont quitté les nids mais se font encore nourrir par les parents. Ils les suivent de perchoir en perchoir, en réclamant la becquée.

Quelques oiseaux dégagés des obligations parentales sont aussi visibles, comme un Serin cini …

… un Etourneau sansonnet, que l’on croirait sorti de chez Swarovsky …

… un Merle noir mâle …

… et des Milans noirs.

Le dernier oiseau, une femelle de Bondrée apivore, est, je crois, en pleine migration vers le nord. Elle vole donc vers de futures obligations.