2025-03-23

C’est officiel : c’est le printemps !
Si vous en doutez regardez ce que font les oiseaux, ils y croient.
Les Grèbes huppés Podiceps cristatus ne sont pas les meilleurs témoins, ils paradent dès le mois de janvier. Mais maintenant ils le font avec les belles plumes sur la tête.

Pas les meilleurs témoins non plus, les Pigeons ramiers Columba palumbus, capables de roucouler presque toute l’année comme les pigeons des villes. Mais quand ils se rassemblent, c’est tout de même un signe.

Les Cygnes tuberculés Cygnus olor soulèvent leurs 9 à 12 kg pour retrouver compagne ou compagnon avec qui ils s’adonnent à des rituels de salutation.

Chez les Grands cormorans Phalacrocorax carbo, la preuve du printemps est faite, même si tous les nids ne sont pas encore occupés.

Et s’il vous faut encore une preuve, voici une Corneille noire Corvus corone qui ramasse tout ce qu’elle peut, pour rentabiliser le transport vers le nid.

Corneille noire qui affirme son territoire en chassant tout intrus comme ce pauvre Milan noir à peine revenu de migration.

Les Milans noirs Milvus migrans du quartier ont repris possession de leurs perchoirs respectifs. Je trouve que le milan de la dernière photo a une silhouette un peu « gaulienne », qu’en dites vous ?

Voici mon premier mâle Rougequeue noir Phoenicurus ochruros de cette saison.

Des Bergeronnettes grises Motacilla alba sont visibles toute l’année mais le printemps les fait revenir en plus grand nombre, souvent auprès du bétail qui fait fuir les insectes au sol facilitant le travail de capture des bergeronnettes.

Puisqu’on se trouve au bord de l’eau, voici quelques oiseaux du lac.
D’abord une réunion intersyndicale. Il y a des Goélands leucophées Larus michahellis de plusieurs âges, en brun les immatures et gris les adultes, deux Harles bièvres Mergus merganser, femelle à la tête brune et mâle en blanc et noir, et cinq Grand cormorans Phalacrocorax carbo. Ce genre de rassemblement survient lorsqu’il y a un pêcheur qui relève ses filets, promesse d’un repas sans effort.

Les Grèbes castagneux Tachybaptus ruficollis sont plutôt grégaires et n’ont pas à ma connaissance de parade aussi démonstrative que les grèbes huppés. Mais au printemps, la tache jaune au bord du bec est particulièrement lumineuse.

Les Fuligules morillons Aythya fuligula sont en pleine période nuptiale, ce qui leur vaut un œil plus brillant qu’à d’autres saisons et, au mâle un plumage noir bleuté. En vol, c’est le miroir blanc des ailes qui est caractéristique de l’espèce.

Les Mouettes rieuses Chroicocephalus ridibundus ont pris leur plumage nuptial, tête chocolat, mais les nids ne se feront qu’au mois de mai.

Les Harles bièvres Mergus merganser ont terminé, je crois, leurs parades et les couples semblent formés. Mâle en première photo et femelle les deux autres images.

Les autres observations de la semaine :
une Grive draine Turdus viscivorus, je crois …

… un Pic vert Picus viridis, femelle puisqu’il n’y a pas de tache rouge dans le bas de la moustache noire…

… un Pic épeiche Dendrocopos major, sexe indéterminé puisqu’on ne voit pas sa nuque ( noire pour la femelle, rouge pour le mâle) …

… une femelle de Merle noir Turdus merula aux joies du bain …

… un Roitelet à triple bandeau Regulus ignicapilla

… et une Buse variable Buteo buteo.

Un peu de poésie pour la dernière observation : un Pouillot véloce Phylloscopus collybita.

2025-03-16

La semaine a été peu favorable à l’observation des passereaux et autres petits oiseaux.
Il y a tout de même eu de la Bergeronnette grise Motacilla alba

… un Troglodyte mignon Troglodytes troglodytes

… et quelques Pouillots véloces Phylloscopus collybita.

Est-il besoin de présenter cette cliente régulière de la source, la femelle du Merle noir Turdus merula

… ou ce visiteur des vieux arbres, la Sittelle torchepot Sitta europaea.

La Mésange bleue Cyanistes caeruleus est un des oiseaux les plus répandus autour de chez moi mais son plumage reste pour moi un sujet d’admiration.

Cette Pie bavarde Pica pica est venue avec une congénère jacasser dans un arbre près d’un nid de l’année dernière. On aurait pu croire à un couple visitant un logement.

La Corneille noire Corvus corone ne s’est pas exprimée mais, de toute évidence, elle avait le bec plein et une autre priorité.

Le premier Milan noir Milvus migrans de la saison a fait son apparition, se reposant à la cime d’un châtaignier avant de reprendre son vol migratoire.

Mon défi de la semaine a été l’approche des Buses variables Buteo buteo qui séjournent dans mon quartier. J’aurais voulu vérifier à nouveau combien d’individus différent sont présents. En vol, trop difficile.

Dimanche 09.03. De face ou de profil, rien de caractéristique n’apparaît sur cet oiseau, vu dans les arbres à proximité du pré où ont été faites les observations mardi et les jours suivants.

Lundi 10.03. Posé, cet oiseau ne présente aucune particularité de face mais la nuque montre une barre blanche. Simplement des plumes « retroussées » ? En regardant bien, dans le dos il y a quelques extrémités de plumes plus sombres que les autres.

Mardi 11.03. Un des lieux où se trouve souvent une buse, dans un pré où sont posés des fûts après une coupe. Pas de barre blanche apparente sur la nuque mais je n’ai pas le bon angle. Par contre, sur le dos il y a des plumes très sombres.

Jeudi 13.03. Dans le même pré, à nouveau une buse. Il me semble que le plumage sous l’aile est plus clair et la barre terminale de la queue plus sombre que celle vue mardi. Mais il y a une plume sombre dans le dos.

vendredi 14.03. A nouveau une buse dans les arbres bordant le même pré. Il y a une vague marque blanche sur la nuque. Et il y a la même plume très foncée dans le dos, comme la dernière image de la veille.

Conclusion : d’après ces quelques plumes sombres dans le dos, je pense qu’il s’agit de la même buse sur toutes ces photos, mise à part l’oiseau vu dimanche. De plus, en quelques jours, l’oiseau a réduit sa distance de fuite de 20-30 mètres à moins de 15 mètres, ce qui indique qu’il s’est familiarisé avec ma présence.
Lui, il sait que c’est toujours le même photographe !

2025-03-09

La Dent d’Oche a beau être encore couverte de neige, les jours rallongent et la chaleur favorise l’éclosion de fleurs …

… comme le tussilage.

Les chatons de noisetier sont presque fanés mais les abeilles continuent de les butiner.

Puisque nous avons débuté avec la montagne, revenons-y avec une présence habituelle, les chamois …

… mais connaissez-vous les chamois-siamois ?

Dans les airs, la migration des rapaces bat son plein avec des groupes de six à dix rapaces , ici des buses variables. Une buse semble s’être installée depuis quelques jours. Je la vois dans les arbres et, parfois, au sol. Consommerait-elle des vers ?

Migration encore, celle des Milans royaux.

Moins fréquemment mais aussi en migration, on peut voir de l’Epervier d’Europe.

Il n’y a pas que les rapaces qui migrent. De petits oiseaux aussi et voici les « premières » de la semaine. Le Pinson du Nord est, en principe, en route vers le nord du continent mais les autres seront présents dans la région jusqu’en septembre.

On parle de pinson ? Voici le Pinson des arbres, résident à l’année de nos arbres et de nos haies. Dans ces photos il n’y a que des mâles.

Les femelles sont de couleurs plus discrètes, d’ailleurs il n’y a qu’à les chercher dans ces épicéas. Cet arbre était fréquenté également par des grimpereaux prospectant les cônes, ce que je n’avais encore jamais observé.

Une Sittelle torchepot s’acharnait, après avoir bien calé sa noisette dans l’écorce d’un arbre, à la piquer pour l’ouvrir …

… mais un Pic épeiche, attiré par le bruit, est venu la déranger.

A la source, deux Bouvreuils pivoine, un mâle et une femelle, sont venus boire et se tremper.

Une Corneille noire, occupée à picorer je ne sais quoi dans l’herbe, s’est laissée approcher, montrant les reflets de son plumage.

Bien sûr, les plus beaux reflets, verts ou violets, sont ceux des Etourneaux sansonnets en plumage nuptial.

Les Grèbes huppés ont commencé leurs parades il y a plusieurs semaines et vont continuer encore. Là, j’ai surpris une séduction par cadeau. Je crois hélas que ce n’est pas une feuille mais un morceau de plastique

Certains oiseaux ont déjà dépassé le stade des parades et sont actifs à la construction de nids, comme ces Orites – Mésanges à longue queue – qui tirent sur une toile d’araignée. Cela leur servira à « coller » les mousses et lichens qui constituent l’enveloppe du nid.

Quelques autres observations, en vrac.
Un Ecureuil roux ….

… des mésanges, bleues et noire …

… un Goéland leucophée, adulte ….

… un Cincle plongeur …

…une Foulque macroule luttant contre une vague en bord de lac …

… un Héron cendré …

… des Canards colvert, dont deux mâles en posture peu digne mais il faut bien aller chercher les algues au fond de l’eau pour se nourrir …

… un Grèbe castagneux …

… quelques Grèbes huppés …

… des Harles bièvres …

… et quelques Fuligules morillons .

2025-03-02

Cette collection de photos regroupe des observations de la montagne des Mémises au-dessus de Thollon, des prairies et bois de Lugrin, des prés et champs autour de Fontenilles en Haute-Garonne, de Varaize en Charente-Maritime et une photo prise en Lorraine, commune de Halstroff, au nord de la Moselle.
La première photo prouve que le printemps est bien engagé en région toulousaine …

… et cette femelle de Merle noir occitane l’a compris et s’affaire à construire un nid …

… alors que la Charente-Maritime se réveille sous le brouillard matinal, rendant difficile l’identification plus poussée de ces Bruants.

A Lugrin, il y a eu aussi des jours brumeux mais d’autres bien lumineux, encourageant le vol migratoire des Buses variables …

… et des Milans royaux.

Quel que soit le lieu, les Etourneaux sansonnets ont pris leur plumage nuptial et s’égosillent pour signaler leur présence et attirer une partenaire.

Où que ce soit on entend puis on voit – en cherchant bien – des Grimpereaux. J’ai renoncé à tenter de distinguer Grimpereau des bois et Grimpereau des jardins, la différence la plus notable étant le chant.

Partout aussi, on rencontre des Pinsons des arbres, femelle en première photo puis des mâles.

Peu importe où ont été vues ces deux Grives. Ce qui compte c’est de voir la différence entre la première, Grive musicienne aux taches pointues et assez ordonnées, et la seconde, Grive draine aux taches nettement moins « classe ».

Quelques autres observations :
des Canards colvert, Halstroff …

un Pouillot véloce, Charente-Maritime …

… une Tourterelle turque, Charente-Maritime …

… un Faucon crécerelle, Charente-Maritime …

… un Cochevis huppé, Haute-Garonne …

… des Bruants zizi, femelle puis mâle, Haute-Garonne …

… deux Choucas des tours, Haute-Garonne (je croyais qu’ils se poursuivaient, peut-être en parade nuptiale, mais ils tentaient d’attraper des insectes au vol, voir juste au-dessus de l’oiseau du haut) …

… des Tariers pâtres, Haute-Garonne. Le mâle a la tête noire, un collier blanc et la poitrine orange, la femelle a un plumage beaucoup plus discret …

… une Pie bavarde.

Passons aux mésanges, en commençant par l’Orite – qui n’est plus classée dans les mésanges …

… la Mésange charbonnière …

… la Mésange bleue …

… et une lointaine Mésange huppée, difficile à voir dans l’herbe sèche.

A Lugrin, un Roitelet à triple bandeau – jaune, noir, blanc – se régale d’un bain glacé.

A Lugrin encore, un Grosbec casse-noyaux me surveille depuis son perchoir.

A Lugrin toujours, c’est au tour d’une Sittelle torchepot de m’observer attentivement.

Fini pour les oiseaux, c’est au tour des quadrupèdes avec ce chamois dans l’environnement très rocheux du Mont César, montagne des Mémises.

Derniers quadrupèdes, deux groupes de chevreuils vus autour de Varaize, Charente-Maritime. Si le premier groupe comporte un mâle , le deuxième groupe est constitué de trois mâles dont un avec encore le velours sur les bois et deux femelles.

2025-02-09

Comme on peut le voir sur cette photo prise depuis le massif de la Michaille, au-dessus de Bellegarde, la neige est présente sur les montagnes mais a disparu des moyennes et basses altitudes.

Le Milan royal profite du temps plutôt clément, froid mais sans gros coups de vent, pour migrer vers l’est et le nord.

Certaines Buses variables suivent également l’itinéraire de migration pendant que d’autres cerclent sagement au-dessus de leur territoire d’hiver.

Les oiseaux locaux sont de plus en plus actifs et donc visibles.
Un Pic épeiche …

… un Pinson des arbres, mâle …

… et une Sittelle torchepot.

La Pie bavarde est un oiseau que l’on voit plutôt en noir et blanc. La photo permet de voir qu’il y a beaucoup plus de couleurs, du vert au violet. Et encore, il n’y avait pas de soleil.

Direction le lac, avec des Bergeronnettes grises sur la rive.

Des Grèbes castagneux pêchent en groupe.

Un Grèbe huppé solitaire.

Un Fuligule morillon mâle, la femelle est en arrière et sieste tranquillement.

Un Goéland leucophée survole à basse altitude pour repérer des poissons ou des débris comestibles.

Décollage du Gand cormoran : c’est une affaire qui demande une certaine distance libre car il s’aide de ses pattes pour donner plus de poussée.

2025-02-02

A la faveur d’une après-midi un peu tiède, une mouche est venue se poser pour faire un brin de toilette. Quand ils ne sont pas à nous tournoyer autour ou posés sur notre nourriture, ces insectes sont tout à fait charmants.

Une Corneille noire a appelé à grands croassements et s’est calmée dès qu’elle a été rejointe. La solitude est-elle si effrayante ?

Le Grand corbeau n’en n’a pas fait une histoire et est passé avec le battement des ailes pour seul bruit.

Le Rougegorge familier est farouchement solitaire, sauf au moment de la nidification bien sûr, et s’il fait du bruit c’est pour affirmer son territoire.

Le Bouvreuil pivoine fréquentait ce bouleau en compagnie d’une femelle la semaine dernière mais est venu en solitaire cette semaine.

La Sittelle torchepot cherchera l’âme sœur plus tard au printemps. Pour l’instant, la priorité est la recherche de nourriture.

Je n’ai encore jamais pu observer de couple ni de nid de Grimpereau. Comme la sittelle, ce n’est pas encore la saison. Observez l’ongle postérieur de l’oiseau : il est de même longueur que le doigt. C’est donc un Grimpereau des jardins, facile non?

Quelques mésanges, comme presque toutes les semaines.

Passons aux rapaces. Il y a dans mon quartier plusieurs Buses variables. L’une a la nuque brune (1 et 2), une autre a le menton blanc (3, 4, 5), une autre encore a un léger collier tacheté sur la nuque (6, 7).

Les passages de Milans royaux ne sont pas réguliers et le plus souvent le fait d’individus isolés. Pourtant, il y a quelques jours, il y en a eu 5 qui se sont rejoints pour chercher une ascendance, avant de se laisser filer vers le nord-est.

Cet Epervier d’Europe m’a surpris en apparaissant soudain dans mon champ de vision et je n’ai malheureusement pu le photographier qu’au travers d’une haie.

2025-01-26

Pour débuter cette série, je vous propose quelques oiseaux pris de plus ou moins près.
Une femelle de Merle noir pour commencer …

… une Mésange charbonnière …

… une Mésange bleue …

… un Troglodyte mignon …

… et une Sittelle torchepot, qui pratique des étirements.

Cette autre Sittelle torchepot, acrobatique, a fini par trouver un truc à se mettre sous le bec, une araignée je crois.

Ce Pic épeiche, mâle puisqu’il a une bande rouge sur la nuque, est bizarre. Regardez bien les bandes sur les ailes : il y a une bande grise (inhabituelle) au-dessus des bandes blanches (normales). J’ai eu beau interroger un site plutôt calé sur les oiseaux, je n’ai pas encore d’explication.

Dans le précédent article, j’espérais revoir les Bouvreuils pivoine, mâle et femelle. Il reviennent presque chaque jour, picorer dans les chatons de bouleau. Le mâle est aisément visible avec sa poitrine très colorée, la femelle est beaucoup plus discrète.

Les Pinsons des arbres se nourrissent en ce moment au sol, malgré leur nom. L’envol des oiseaux à mon approche est un joli mouvement de couleurs.

Les Orites ou Mésanges à longue queue sont des oiseaux à l’allure sympathique par leurs proportions et leurs façon de courir dans les branchages.

Au bord du lac, une Bergeronnette grise m’a laissé le temps de lui tirer le portrait.

Je trouve le mâle du Harle bièvre très élégant. Sa tête est vert très foncé et paraît souvent noire. La femelle, à la tête brun-rouille, porte toujours le plumage ébouriffé sur la tête.

Une figure de proue composée de trois Grands cormorans bien alignés.

Ces photos ont été prises un jour où la Dranse était en crue et le lac agité par un fort vent de nord-ouest, ce qui explique les fortes vagues à l’embouchure de la Dranse. Le Grèbe huppé n’est pas impressionné et a plongé sans hésiter pour chasser les poissons.

Les Grèbes castagneux, qui flottent comme des petits bouchons, chassent souvent en groupe, sans se soucier plus des vagues que le grèbe huppé.

Dernier canard, un Fuligule morillon. Il patauge sur une eau dorée par le reflet des roseaux.

Un Faucon pélerin s’est posé quelques instants en haut d’un vieux châtaignier. Je ne sais pas s’il s’agit d’un oiseau local ou de passage. Ces faucons sont des habitants des falaises de montagne et ne descendent en plaine que lorsque le froid réduit la présence des oiseaux dont ils se nourrissent – ramiers, grives, etc.

Le Milan royal commence sa migration. Il y a de plus en plus de passages, soit d’oiseaux isolés soit de petits groupes jusqu’à 5 individus. Il faut arriver premier sur les sites de nidification pour s’assurer un territoire, quitte à braver les grands froids qui peuvent encore arriver.

2025-01-05

Ce Milan royal serait-il annonciateur d’une nouvelle année ornithologique, en précurseur de la migration de printemps ? Justement non, il allait en direction de l’ouest, c’est-à-dire qu’il descendait l’axe du Rhône. Il était donc plutôt annonciateur d’une vague de froid le contraignant à rechercher une zone plus propice pour sa subsistance. Pour le printemps, on verra plus tard !

Il y a au moins deux Buses variables dans le quartier, dont l’une qui fréquente le voisinage de ma maison, sur un toit, un pin ou la ligne électrique.

A peu près de la taille d’une Buse, les Grands corbeaux fréquentent les bois et les prés, à la recherche de ce qui est comestible. Pour les corvidés, cela veut dire à peu près tout, de la charogne aux baies et aux fruits tombés de l’automne comme les noix ou les châtaignes.

La Corneille noire est beaucoup plus petite. Curieusement, alors que les corneilles se rassemblent en grands groupes bruyants à l’ouest de Lugrin, ce sont plutôt des individus isolés ou des groupes de 3 à 5 oiseaux qui volent au-dessus de l’est de la commune. Particularité du relief ou de la végétation ?

Derniers corvidés de cet article, le Geai des chênes, très actif en ce moment à la recherche de ce qu’il a enterré à l’automne.

Le Pic épeiche est à peine un peu plus grand qu’un merle. A cette saison il prospecte les troncs à la recherche d’insectes, sans marteler bruyamment le bois, ce qu’il fera plus tard pour délimiter son territoire.

Même si la silhouette de la première photo semble lourde et massive, il n’en est rien: ce sont des Merles noirs, femelle en brun et mâle en noir.

Les Grives draines sont discrètes dans les arbres sauf au moment où elles lancent leur cri d’alerte, entre le grésillement et la crécelle.

Une pointure en dessous, les Sittelles torchepot. Ce sont des oiseaux qui courent en tous sens sur les troncs et les branches. Réussir à les photographier d’assez près demande pas mal de patience et de chance.

Chez les Pinsons des arbres, certains mâles ont déjà leur plumage nuptial, tête grise et poitrine rosée. C’est en regardant sur l’ordinateur la photo d’une femelle dans un bouleau que j’ai découvert que j’avais aussi pris un Bouvreuil pivoine, à l’écart sur la droite en troisième image.

L’Accenteur mouchet se distingue des moineaux par la couleur gris-bleu sur la tête et le poitrail et le dos rayé.

Une Bergeronnette des ruisseaux a quitté le bord de l’eau pour prospecter, un jour de soleil, les prairies et surtout les bouses, où se cachent de nombreux insectes.

Quelques mésanges plus ou moins farouches.

Le Troglodyte mignon se montre parfois au voisinage des broussailles dans lesquelles il furète à la recherche d’insectes.

Sur le Léman, les Harles bièvres ont commencé à former des couples.

Même si les accouplements ne se produiront que plus tard dans le printemps, les Fuligules morillons commencent aussi à se mettre en paires.

Difficile de se prononcer pour les Grèbes huppés. Si ces deux individus n’ont pas le même plumage sur les joues, ce n’est pas lié au sexe mais à l’âge. Il y a un adulte et un jeune.

Pour rester chez les grèbes, ces tout petits canards sont les Grèbes castagneux. La différence de taille par rapport au Grèbe huppé est visible en dernière photo.

Deux Grands cormorans ont formé une silhouette étrange sur leur perchoir …

…comme celui qui se sèche pendant qu’un jeune et un adulte de Cygne tuberculé passent à proximité.

Et enfin, un Cincle plongeur qui, justement, plonge.

2024-12-22

Le Milan royal migre vers le sud pour l’hiver, en principe. Pas mal d’individus passent en fait l’hiver dans les plaines en Suisse ou en Franche-Comté, pourvu qu’ils trouvent des proies pour s’alimenter. J’ai vu ce mois-ci plusieurs oiseaux autour de Thonon mais c’est le premier qui survole Lugrin pendant une de mes sorties. Il a quelque chose dans les serres en première image et quelque chose dans le bec sur la deuxième.

Des Buses variables sont présentes très souvent perchées sur un observatoire d’où elles peuvent surveiller les mouvements de rongeurs dans les prés.

Cet oiseau est venu se percher dans une haie non loin de moi. Il m’a vu quand j’ai levé l’appareil photo pour le viser. C’est une femelle d’Epervier d’Europe.

Un Pic épeiche a tenté de passer inaperçu contre un tronc, ce qui marche avec le contre-jour mais en éclaircissant la photo, il est bien là.

Le Pic vert utilise aussi la stratégie de se redresser pour être confondu. à distance, avec les branches.

Les Geais des chênes, farouches, sont à la recherche de nourriture.

Une Grive draine a interrompu sa recherche de graines pour se réfugier à la cime d’un arbre.

Le Merle noir, moins farouche, a confiance dans sa vivacité pour échapper au danger.

Je vois régulièrement des Grosbecs casse-noyaux mais je ne parviens pas à les photographier de près, surtout pour montrer les couleurs des ailes, bleues et noires.

Les Grimpereaux sont tellement bien camouflés lorsqu’ils sont contre un tronc qu’on ne les voit que quand ils se trouvent de profil.

Les Sittelles torchepot , comme les grimpereaux, prospectent les branches à la recherche d’insectes mais mangent aussi des noisettes ou des graines à la mangeoire.

A la mangeoire, les Mésanges bleues viennent aussi, ce qui permet des clichés assez rapprochés.

Les oiseaux du lac ne peuvent pas compter sur des mangeoires et doivent se débrouiller, ce que fait très bien ce Grèbe huppé.

Un Goéland leucophée à l’entrée du port est passé du feu rouge au feu vert.

Pour terminer, un Renard roux, qui a vite regagné la sécurité du bois derrière lui.

2024-12-15

Tout d’abord quelques vues de l’environnement dans lequel je chasse les bouquetins, chamois, gypaète ou aigle et, en été, le vautour. Je ne gravis pas les falaises ni les sommets, je me contente des sentiers qui parcourent les vallées et les cols.

J’étais justement parti pour une journée d’observation des bouquetins, chaudement vêtu et équipé de raquettes. Les seuls animaux que j’ai vu de la journée sont ces quelques chamois. En haut de la dernière photo, il y a un adulte et un jeune sans cornes qui se reposent dans la neige.

De retour en « plaine », je commence par des oiseaux éloignés puis de plus en plus proches.
Voici un Grosbec casse-noyaux …

…un Pic épeiche …

… une Grive draine …

… des Geais des chênes …

… une Mésange nonnette et une Mésange bleue …

… et des Sittelles torchepot, dont une dans le jardin sur une branche de rosier qui s’est laissée approcher.

Les Grands corbeaux passent dans le ciel, plus ou moins haut, parfois seuls et parfois à deux. Il y aura les rassemblements nuptiaux d’ici un mois environ.

Les Buses variables observent depuis leurs perchoirs et ne décollent que s’il y a possibilité de capturer une proie.

Alors justement, parlons de proie : c’est un cadavre d’Ecrevisse américaine, espèce introduite envahissante qui cause le recul des écrevisses autochtones, beaucoup plus petites. Heureusement depuis quelques années, les Goélands leucophée ont intégré cette ressource dans leur alimentation. J’ignore si la Mouette rieuse en fait aussi ses repas, comme son bec est plus court elle risque plus de se faire pincer.

Pour terminer, je vous invite à admirer le départ en plongée du Grèbe huppé, tellement hydrodynamique qu’il fait à peine bouger la surface de l’eau.