Semaine après semaine

2019-09-22

Ca y est , c’est l’automne, avec de belles lumières et quelques champignons, pas beaucoup car il manque d’eau.

La lépiote, probablement la variété toxique dite brun-incarnat, apparaît en lisière de haie en profitant de l’humidité de la rosée.

Un autre champignon, plutôt rare : le Satyre puant ou en latin Phallus impudicus. Comme les amanites, il sort de terre comme une petite balle, au deuxième plan, avant de se développer.

En ce qui concerne les oiseaux, les rassemblements de Grands cormorans sont de plus en plus importants. Les deux premiers sont sur le lac Léman. La troisième photo a été prise à l’extrémité est du lac de Neuchâtel, où les cormorans squattent les pieux qui témoignent d’un ancien élevage de coquillages d’eau douce.

La météo ce jour là sur Neuchâtel était à l’orage, ce qui donne un ciel gris sur toute la série de photos.
En premier, deux Bécasseaux variables, je crois

Ensuite un Balbuzard pêcheur, ma deuxième observation de ce rapace.

Des courlis cendrés

Trois Grandes aigrettes parmi des Courlis cendrés

Et l’orage à éclaté, au sens propre, tambourinant sur la tête des Oies cendrées qui ont attendu stoïquement que l’averse passe (ce qui explique la grisaille de la photo). J’avais eu le temps de me réfugier sous un bout de toit couvrant très partiellement un observatoire.

Pour rester en bordure de lac, Léman cette fois, voici quelques images des proies puis des chasseurs, les Mouettes rieuses (qui ont perdu le plumage brun chocolat de la tête en période nuptiale) et une Sterne pierregarin, plus rare. La technique des deux prédateurs est similaire, vol au ras de l’eau au-dessus des bancs d’alevins et plonger soit le bec soit le corps entier pour tenter une capture, avec un faible taux de réussite pendant le temps de mon observation.

La vie de chasseur est fatiguante, il faut donc se reposer, sur une ou deux pattes, au choix. Le Héron cendré est un grand spécialiste de l’équilibre sur une seule patte mais la grandeur de ses doigts lui enlève un peu de mérite.

La Nette rousse, ici une femelle avec un de ses petits est « vegan », se nourrissant d’herbes aquatiques. Elle reste donc la plupart du temps dans l’eau et n’a pas besoin de se poser sur les rives.

Un dernier visiteur des rives, la Bergeronnette grise, qui capture des insectes en marchant à pas précipités suivis de pauses où elle hoche la queue, d’où son surnom « hochequeue ».

Les zones humides offrent encore quelques occasions d’admirer des libellules, comme cette Aeschne mixte mâle, qui patrouille inlassablement sont territoire pour chasser les intrus et tenter d’attirer une femelle.

C’est la migration de Vulcains ou Vanessa atalanta. La migration des oiseaux est déjà une prouesse étonnante mais la capacité de ces insectes à couvrir de grandes distances est phénoménale.

La vie des insectes est dangereuse car les prédateurs sont nombreux, dont le lézard…

… ou le Faucon crécerelle. il capture des insectes au vol ou au sol mais il chasse aussi des petits rongeurs ou des petits batraciens. Le premier est un individu de plaine et les autres photos ont été prises en montagne, vers 1900-2000 m d’altitude. La spécialité du Faucon crécerelle est l’affut en vol sur-place, on parle de la position en Saint-Esprit. C’est la première fois que j’observe deux oiseaux le faire simultanément.

Bien évidemment, en montagne j’ai revu les bouquetins, à croire qu’ils sont poussent dans les alpages comme des grosses plantes.

Et s’il fallait prouver que les grandes cornes ont une utilité : ça permet de se gratter la cuisse sans trop d’effort … par contre quand c’est l’oreille qui démange ça devient compliqué !

Et il y en qui trouvent ça drôle !

L’écureuil ne fait pas tant de manières et prend sagement la pose. Non, en fait il observe attentivement les alentours pour évaluer les risques à poursuivre à découvert.

Et on termine avec l’une des menaces pour tous les rongeurs : la Buse variable

2019-09-01

Dans les bois en fin d’été les écureuils font des démonstrations d’acrobatie pour attraper les noisettes, placées sous les branches. Les quatre photos ne sont pas du même individu et on voit bien, à part l’acrobatie, la variation du pelage, de roux à presque noir.

On continue par le Gobemouche noir, avec un extrait d’un article du magazine La Salamandre.

Une étude toute récente vient de démontrer que le gobemouche noir peut traverser le Sahara d’une traite, en volant de jour comme de nuit pendant 37-48 heures, évitant ainsi une halte dangereuse en milieu hostile.
Très commun dans les forêts du nord et de l’est de l’Europe, le petit passereau insectivore est très étudié par les scientifiques. Son attrait pour les nichoirs dans les parcs et jardins rend les opérations des chercheurs aisées. Le gobemouche noir a beaucoup contribué à la compréhension de l’impact du changement climatique.
Savez-vous que notre oiseau est une victime des printemps de plus en plus chauds observés en Europe ? Pas de chance, ce migrateur au long cours arriverait trop tard par rapport au calendrier de ses proies favorites, les chenilles. Ces dernières éclosent de plus en plus précocement et ne sont plus synchrones avec le nourrissage des jeunes gobemouches. Famine, succès de reproduction diminué et au final… baisse de la population du pauvre gobemouche.
Source : La Salamandre – https://www.salamandre.org/article/gobemouche-noir-traverse-sahara

On retrouve un Gobemouche noir mais aussi, plus bas, un Pouillot, difficile de préciser lequel

Le Pouillot véloce, ci-dessous, est distingué, entre autres par ses pattes sombres mais certains ont les pattes claires comme le Pouillot fitis, alors il faut pouvoir apprécier la longueur des plumes des ailes … pas facile.

Quelques clichés de Rougequeue noir (poitrine grise) …

… et du Rougequeue à front blanc (poitrine un peu rosée). La distinction est tout de même plus facile en plumage de printemps, surtout chez les mâles

Celui-ci, c’est le Traquet motteux. En première photo, le mâle qui porte un « masque » noir, puis des femelles ou jeunes de l’année.

Une femelle de Serin cini

Du côté des rapaces, j’ai observé un Faucon crécerelle en chasse …

… ainsi qu’un Busard des roseaux, aussi en chasse. Il s’est posé au loin dans les herbes et malgré une attente assez longue, je n’ai pas pu le voir reprendre son envol. Mais il suffit de regarder ailleurs pendant un instant et il peut disparaître plus loin.

Le jeune Rougegorge présenté dans le précédent article est un infatigable chasseur d’insectes de la source où je me poste à l’affut régulièrement.

Sur un joli plan d’eau fleuri, voici un jeune Grèbe castagneux …

… et une leçon de pêche chez les Grèbes huppés. L’adulte est ressorti avec un petit poisson à huit plongées sur dix, alors que les jeunes ressortaient bredouilles de leurs courtes plongées .

La jeune Bergeronnette des ruisseaux, quant à elle, est totalement autonome pour se nourrir.

Pour rester dans les oiseaux colorés, un Pinson des arbres…

… un Chardonneret élégant …

… et une Hirondelle rustique.

Le dernier oiseau de cet article est un Geai des chênes, probablement malade à voir sa tête déplumée.

Hormis les oiseaux, il y a beaucoup d’autres choses à voir, dont les libellules. Deux photos d’un mâle d’Aeschne bleue et la troisième n’est pas identifiable.

Des papillons, que je n’ai pas identifiés, même si le bleu est de la famille des argus.

Celui-ci se reconnait assez facilement, même en vol : les ailes sont translucides comme du papier calque et les taches sont typiques : Apollon, de son nom latin Parnasius apollo.

Deux coléoptères : sont-ils mâle et femelle de la même espèce ou de deux espèces différentes ? Je dois encore le trouver.

Et un bourdon butineur pour clore le chaptire des insectes.

S’il y a des insectes, il y a ceux qui s’en nourrissent : lézard

ou batraciens, ici un minuscule crapaud, rencontré à 1900m d’altitude.

Qui d’autre est présent en montagne ? Les bouquetins bien sûr.

De temps à autres, la nature offre encore d’autres belles choses, que ce soit un champignon à couleur de marguerite, une toile chargée de goutelettes ou un rocher qui évoque un homme couché.

2019-08-18

La migration a commencé il y a quinze jours avec le départ des Milans noirs. Maintenant , ce sont les premiers grands vols de Grands cormorans, un peu désordonnés.

Les Gobemouches, gris et noirs, font halte quelques jours sur leur chemin vers l’Afrique. Ils se perchent sur des branches et guettent les insectes qu’ils capturent en vol la plupart du temps et parfois au sol.

Le Gobemouche noir est assez différent du gris ci-dessus. La différence est encore plus nette au printemps, lorsque les mâles sont vraiment noirs et blancs.

Il y a encore des jeunes qui devront partir bientôt, reconnaissables aux bords de becs jaunes, ici chez les Rougequeues noirs.

Aussi des jeunes mais qui resteront : Rougegorge, Troglodyte mignon (pas trop mignon celui-ci) et Chardonneret élégant.

Au rayon des adultes, une Sittelle trochepot …

… un Pic vert femelle (le mâle aurait des plumes rouges dans la bavette noire sous l’oeil) …

… des Pics épeiches, mâles tous deux (tache rouge sur la nuque)…

… une Mésange nonette …

… des Fauvettes à tête noire, femelles puisqu’elles ont la tête brune …

… des verdiers d’Europe, femelle à gauche et trois mâles dont le premier très coloré …

… et deux Mésanges à longue queue.

Pour les rapaces, un Faucon crécerelle, femelle …

… une Buse variable, juvénile puisque la queue ne porte pas de barres sombres …

… et un Faucon hobereau subadulte, en pleine chasse aux libellules au-dessus d’un petit lac de montagne (l’adulte a les culottes plus rousses).

Puisqu’il est question de libellules, j’ai eu la chance d’assister à une ponte d’Aeschne bleue. En première photo, un mâle surveillant son territoire. En 2 un gros plan sur la façon dont le mâle s’agrippe à la femelle, juste derrière sa tête, grâce aux crochets qui sont à l’extrémité de son abdomen. Chez les Aeschnes, le mâle accompagne ainsi la femelle pendant le vol de ponte, ponte qui se fait dans les herbes autour du plan d’eau et non dans l’eau directement.

Chez les insectes, encore quelques papillons, qu’il faudrait rechercher probablement dans la famille des Mélitées, au moins pour les trois premiers …

… et puis guêpes des villes, qui s’installent dans une boite aux lettres, et guêpes des champs qui construisent un nid collé contre un rocher.

Il ne reste plus qu’à passer aux mammifères en commençant par un écureuil qui est venu m’observer pendant que j’étais à l’affut pour des oiseaux. Il faudra que j’emporte des noisettes pour mes prochains affûts !

Et la fin est réservée aux bouquetins. Nous avons pris nos casse-croûtes respectifs à quelques mètres les uns des autres. Au début, ils étaient à mes pieds car j’avais grimpé au-dessus de la falaise où j’avais vu le premier mâle (par un passage facile pour le piéton moyen, je n’approche même pas les passages des bouquetins). Ensuite, ils m’ont contourné et sont passés à quelques mètres au dessus de moi. Il y avait cinq grands mâles et ainsi que quelques femelles et des jeunes plus loin.

2019-08-04

Au risque de rendre la suite moins spectaculaire, je débute cet article par les prises rares.

Pour débuter, les chauve-souris qui squattent dans le faible espace entre les panneaux d’isolant et le bardage du chalet (env. 1,5 cm d’épaisseur). J’ai guetté leur sortie plusieurs soirs de suite. Malheureusement, le flash condamne l’appareil à prendre au 1/250è, ce qui est trop lent pour faire des photos nettes. Il y a plus de quarante locataires qui sortent l’une après l’autre à la tombée de la nuit. Il s’agirait de Pipistrelles pygmées, environ 4 à 5 cm de la tête à la queue.

En attendant patiemment des oiseaux à la source où ils vont boire et se baigner, j’étais assis au sol, juste couvert par un filet de camouflage assez lâche. Il y a eu un peu de bruit dans les herbes et deux chevreuils sont venus pour boire. La femelle s’est reculée d’un bond en apercevant ma forme mais le mâle a pris le temps de boire pendant que je raccourcissais mon zoom avec d’infimies précautions. J’ai eu le temps de ces trois clichés avant qu’ils ne repartent en quelques sauts.

Une nouvelle venue dans ma collection d’observations : la Fauvette babillarde. Je lui en veux tout de même de mettre à mal les quelques prunes que j’espérais déguster ces jours-ci.

Un Rougequeue à front blanc, encore jeune.

Encore des jeunes, des poussins de Nette rousse. Apparemment, c’est la garderie, et plusieurs adultes sont venus s’en occuper, surtout des femelles mais aussi un mâle reconnaissable à son bec entièrement coloré. A cette saison, il est en « éclipse », c’est à dire qu’il a perdu son plumage nuptial, en particulier les plumes rousses sur sa tête, qui lui valent son nom. Sur la dernière photo, on voit que les châtiment corporels sont pratiqués chez les oiseaux …

Chez le Fuligule morillon, c’est plus paisible mais il est vrai que la famille est moins nombreuse.

Pour la Mouette rieuse, d’un naturel bruyant, les jeunes manifestent à pleine gorge leur besoin de nourriture.

La Fauvette à tête noire, mâle, semble encourager son petit à se débrouiller seul pour dénicher des insectes dans la végétation…

… alors que pour la Corneille noire, c’est par le dialogue que tout se passe.

Le Merle noir est encore en plumage juvénile mais il est totalement autonome, voire en concurrence avec les adultes pour fouiller un bout de jardin.

Les jeunes Buses variables passent, en migration vers le sud.

Les Milans noirs de Lugrin sont partis, adultes et jeunes, et ceux que l’on voit maintenant sont des individus en migration vers l’Espagne puis le Niger ou le Mali. Retour en février-mars 2020.

Les Pouillots sont encore là pour quelques semaines…

…de même que les Pie-grièches, ici une femelle…

… ou les Bergeronnettes des ruisseaux.

Il y a tout de même des résidents à l’année, comme le Geai des chênes ou le Chardonneret élégant.

La Sittelle torchepot reste aussi attachée à son terroir, été comme hiver.

Sujet de fascination renouvelée : les pattes du Foulque macroule.

Et quelques insectes, en débutant par une sauterelle.

Un Orthetrum brun, mâle

Quelques butineurs, un bourdon, un syrphe, une petite abeille sauvage et un insecte surprenant aux antennes démesurées, de la famille des Ichneumonidae, le Stauropoctonus bombycivorus.

Une punaise qui pourrait défiler à un carnaval

et quelques papillons

En clôture : un écureuil roux

2019-07-21

La quinzaine écoulée a été fructueuse, surtout par la diversité des observations sur un territoire étendu : des rives de la Dranse jusqu’aux falaises de la Dent d’Oche, soit de 400 à 1880 m d’altitude.

Dans les prairies de Lugrin, les Pie-grièche écorcheur (mâle à gauche et femelle à droite) sont en pleine activité de chasse, avec probablement des nichées à nourrir.

Pour d’autres espèces les jeunes sont sortis des nids et doivent se débrouiller par eux-mêmes. Merle noir (2 individus assez différents), Buse variable, Bergeronnette des ruisseaux, Rougegorge, Grive draine et Serin cini, tous ces oiseaux sont des jeunes de l’année avec le plumage plus ou moins complet.

Dans les précédents articles, vous avez pu voir des familles de Pic vert, un adulte en compagnie d’un ou deux jeunes. Enfin, un juvénile m’a fait l’honneur de prendre la pose à portée d’objectif.

Je continue tout de même à observer des oiseaux adultes, dont un Geai des chênes venu boire …

…ainsi qu’une Fauvette à tête noire mâle refusant de partager sa flaque d’eau avec un Moineau domestique. Pendant ce temps, la femelle s’occupe des quelques cerises qui ont résisté à la sécheresse.

Un Chardonneret élégant, what else ?

Et une « classe » d’Hirondelles rustiques. Interprétation totalement fantaisiste puisque l’individu de gauche est un juvénile.

Une Hypolaïs polyglotte en bordure de Dranse. Elle tient son nom du fait qu’elle intègre des chants d’autres oiseaux dans ses propres mélodies. A ce compte là, de nombreux oiseaux pourraient prétendre à cette appellation, dont les étourneaux ou les merles.

ainsi qu’un Cincle plongeur ressortant après être allé nourrir sa nichée.

En montagne, le mâle de Linotte mélodieuse est venu se poser à la cime d’un sapin, chantant et paradant avec ses belles couleurs. L’effet escompté s’est produit, une femelle est venue admirer, non, juste voir et bof, allons voir ailleurs.

Sur les rives de la Dranse, au rayon libellules, que des mâles : deux photos d’un Calopteryx vierge méridional avec les ailes noires, deux photos d’un Agrion élégant, un autre Agrion que je n’ai pu déterminer et deux prises d’un Orthetrum brun (pour une fois c’est la couleur de la femelle qui donne le nom à l’espèce).

Retour en montagne, où un petit plan d’eau qui se transforme progressivement en tourbière m’a réservé une belle surprise : des Tritons des Alpes. C’est assez rare et la mare en était bien peuplée. En passant, le nom latin Ichthyosaura alpestris va bien avec l’aspect un peu préhistorique de la bestiole. La coloration orangée de l’abdomen de la dernière bestiole pourrait indiquer un mâle.

Sinon, dans les bras morts de la Dranse, la chaleur fait proliférer les algues au point que même les grenouilles ont de la peine à se déplacer.

C’est en altitude, à partir de 1600m, que j’ai revu des orchidées et des lys martagon.

Mais c’est autour de Lugrin que j’ai photographié le Demi-deuil, le Robert-le-Diable aux ailes joliment ciselées ainsi que l’Hespérie, dont il reste à préciser l’espèce. Quand aux trois papillons (une Mélitée et deux Argus probablement) qui lèchent le béton à la recherche de sels minéraux probablement, c’est une prise en montagne.

Je me suis lancé dans des essais de photographie rapprochée (on ne parle pas encore de macro à cette distance). il y a deux petits diptères (mouches?), un bourdon, un coléoptère orangé et une sauterelle en tenue de camouflage mais tout cela mériterait d’être mieux identifié.

2019-07-07

Ici sont rassemblées des photos de la semaine finissant le 23 juin et de celle finissant le 7 juillet. Pour les fleurs ou les insectes, cet écart de temps ne change pas grand-chose mais pour les oiseaux il peut y avoir une évolution importante : des jeunes quittent le nid comme chez les Milans noirs, les Hirondelles rustiques ou les Pics verts.

Les toutes dernières orchidées à l’altitude de Lugrin, pour en voir d’autres il faut maintenant monter au-delà de 100m. Une fleur violette qu’il me faut encore identifier et une centaurée.

Quelques visiteurs des fleurs, à commencer par les papillons. Le premier est peut-être le « Moyen nacré », le deuxième reste à identifier. Vient ensuite une série de trois Demi-deuil, un Myrtil et enfin deux clichés de la Zygène commune (anciennement appelée Zygène de la filipendule jusqu’à ce qu’on constate que ce papillon n’avait qu’indifférence pour la filipendule – qui est une modeste plante des prés)

Deux magnifiques insectes aux antennes démesurées : ce sont des Adela reaumurella, qui font partie de la grande famille des papillons. Une découverte pour moi.

Quelques belles poses de Milan noir. Sur la dernière photo, il y a un adulte et un jeune de l’année. Oeil clair, c’est l’adulte, oeil sombre c’est le juvénile.

Une Buse variable croise le vol d’un Grand martinet

Le mâle de la Pie-grièche écorcheur guette les insectes depuis un perchoir peu naturel mais heureusement il en reste qui respectent les traditions.

Un Gobemouche gris pose dans un encadrement beaucoup plus naturel et un autre s’est perché au sommet d’un bouleau pour capturer les insectes qui volent autour de sa tête.

Cette Sittelle torchepot est un jeune de l’année puisque la gorge est grise au lieu de rose orangé chez l’adulte.

Comme dans l’article précédent, une famille de Pic vert est de sortie : un jeune de l’année perché sur le piquet, un adulte et un autre jeune sont dans l’herbe en bas à gauche de la photo.

Chardonneret élégant adulte

Une Bergeronnette grise dans un de ses postes de chasse préférés : entre les sabots des vaches pour capturer les insectes qui se sauvent.

Un mâle de Fauvette à tête noire

Une femelle de Rougequeue noir

Une femelle de Serin cini

J’ai encore pu apercevoir le 18 juin deux jeunes Chouettes hulottes mais c’était sans doute la dernière prise de la saison.

Le Faisan de Colchide mâle survit, alors que les renards attaquent les poulaillers pour nourrir leurs rejetons.

Et puisqu’il est question de Renard, le voici : d’abord un adulte qui est passé non loin de moi. Il y a donc des jeunes quelque part, il fallait un peu de patience et d’observation pour voir les deux renardeaux, déjà de belle taille.

Pendant un de mes affûts où je guettais les oiseaux à la source, c’est un écureuil qui s’est promené sur un tronc très proche de moi. Je ne représente ni danger immédiat ni comestibilité, il est donc reparti tranquillement hors de ma vue.

Une exploration des rives de la Dranse de Thonon m’a permis de découvrir quelques bras morts aux eaux calmes et chaudes. Lieu idéal pour toutes sortes de libellules.
Les deux premières sont d’une femelle d’Anax empereur en train de pondre, la troisième peut-être un Agrion élégant. Ensuite, assez ressemblant mais avec l’abdomen plus bleu que noir, ce pourrait être un Agrion jouvencelle. L’Orthetrum bleuissant mérite un gros plan sur la « mécanique » des ailes. La dernière, un mâle, porte le nom poétique de « Petite nymphe au corps de feu »…

Enfin, pour ceux qui n’ont pas la phobie des reptiles, en cliqant sur la page Reptiles du menu vous verrez deux photos d’une Couleuvre à collier (vue dans un bras mort de la Dranse de Thonon)

2019-06-30

Une semaine en région toulousaine m’a apporté deux observations nouvelles en ornithologie.

En premier le Loriot d’Europe, ici deux prises d’un mâle. Oiseau de la taille d’un merle, il vit tout au sommet de grands arbres, ce qui le rend difficile à observer. Heureusement que sa couleur éclatante compense cette discrétion.

En second, le Cochevis huppé, qui fait partie des alouettes et qui se distingue par sa huppe qui reste toujours un peu dressée.

J’ai pu repérer un lieu fréquenté par les Martins pêcheurs mais les rives étant impraticables, j’ai du me contenter de photos à distance, au vol.

Un juvénile de Tarier pâtre

Une Aigrette garzette, reconnaissable à ses pattes jaune fluo.

et les Hérons garde-boeufs, très nombreux en été dans les prairies ou les champs fauchés. Les pattes sont noires, immenses par rapport à la tête et finalement peu pratiques quand il s’agit de se pose sur une clôture. Sur la dernière photo, l’individu au bec noir et au plumage blanc est un juvénile

Les Pic vert sont de sortie en famille : il y a un adulte (oeil noir et calotte rouge) et un juvénile plus terne.

Plusieurs Geai des chênes m’ont offert de belles poses

Une nouvelle observation, chez les rongeurs : un Ragondin. Ce sont des animaux échappés de captivité qui ont colonisé les berges des cours d’eau et qui prolifèrent en l’absence de prédateurs naturels.

Un animal plus familier : le lièvre

Quelques papillons : le Machaon, une Pièride et peut-être une Mélitée

Ces coléoptères à la couleur magnifique et aux cuisses de sumo sont des Hoplia coerulea. J’ai vite vu à quoi leur servaient ces pattes solides : si un intrus veut occuper le même perchoir, il y a bagarre jsuqu’à ce que l’un des deux tombe de la feuille et s’envole.

Le fleurs de ronce servent de terrain de rencontre à d’autre coléoptères

Les rives de l’Ariège au confluent avec la Garonne sont classées en réserve naturelle et les rives hébergent de nombreuses espèces de libellules.
Tout d’abord le Calopteryx occitan, dont le mâle a les ailes partiellement noires. En quatrième photo, une femelle de Calopteryx vierge. En dernière photo, il y a aussi deux couples d’Agrions en train de pondre.

Pourquoi cette libellule s’appelle le Gomphe à pinces septentrional? Gomphe, je ne sais pas mais pinces on voit tout de suite. C’est un mâle.

Celle-ci est un Orthetrum à stylets blancs, mâle.

Et celle-ci serait une femelle d’un autre Orthetrum, pas encore déterminé

Un Agrion, encore à préciser.

Cette libellule, que j’aurais aimé appeler « barbie », au vu des couleurs est une femelle de Calopteryx occitan

La série toulousaine se clôt sur un lézard curieux qui semble se demander qui de nous deux doit céder le passage à l’autre.

2019-06-09

Les prés passent progressivement à leur état estival. Les orchidées fanent petit à petit, alors que les centaurées s’ouvrent au milieu des graminées.

Dans un coin de prairie fleuri de grandes tiges violettes, il y avait un Moro-sphinx ou Sphinx colibri (nom latin Macroglossum stellatarum) qui butinait à toute vitesse d’une fleur à l’autre. Encore un papillon migrateur, qui passe juin-août chez nous et va se réfugier en Espagne ou plus au sud encore pour les mois plus froids.

L’observation des chouettes hulottes est de plus en plus difficile : les jeunes remplacent leur duvet par des plumes et volent de plus en plus loin quand ils sentent la menace de l’objectif pointé. Il y a tout de même encore un adulte à proximité.

A la loge des pics épeiche, le jeune montre sa tête quand il en a assez d’attendre sagement le nourissage. Par contre les adultes ont vite crié l’alarme et le petit s’est caché, un chat est venu rôder peu après que je me sois mis à l’affut.

Cette Sittelle torchepot est peut-être un jeune de cette année, au ventre très pâle.

Ce mâle de Serin cini s’est égosillé en se perchant en hauteur à plusieurs endroits dans un rayon de 5 à 6 mètres. Cherchait-il à attirer une compagne ou affirmait-il les limites de son territoire, je ne sais pas.

Le mâle du Pinson des arbres, lui, chantait de toutes ses forces, en concurrence vocale avec plusiuers autres. Je n’ai pas vu le jury mais il a dû remporter un prix !

Pendant que certains manifestent bruyamment, d’autres optent pour la discrétion, comme ce que je pense être un Pouillot véloce dans les rosiers de mon jardin.

Place aux rapaces avec une belle Buse variable qui s’est élevée dans les thermiques, sans un battement d’ailes.

Un autre oiseau est venu profiter de la même colonne d’air chaud : une Bondrée apivore.

Ce Milan noir se perche non loin du nid que je surveille régulièrement : partenaire de l’oiseau nicheur ?

Et la semaine s’achève sur cette rencontre, d’abord faite par le chien : un blaireau. Après avoir ramené le chien à la maison, je suis retourné dans les prés le lendemain, sans grand espoir. Comme c’est un animal essentiellement nocturne, je ne pensais pas le retrouver en milieu d’après-midi. Mais il doit y avoir des jeunes à nourrir au terrier.

Très occupé à capturer des insectes ou des vers, il ne s’est pas préoccupé de ma présence tant que j’étais loin. Puis il est parti à travers les bois en me surveillant de temps à autres, jusqu’à son terrier.

Beaucoup de patience a été nécessaire pour obtenir ces quelques images.

2019-06-02

Pas de photos des jeunes chouettes hulottes, aperçues mais bien cachées derrière le feuillage de plus en plus dense. Par contre, un adulte s’est montré plus coopératif le temps d’un cliché seulement.

Le nid de Milan noir est toujours occupé : on peut encore voir le dos et un peu de la tête grise de l’adulte.

Chez les Sittelles torchepot, le nid photographié la semaine dernière est maintenant vide. Est-ce un jeune de cette nichée qui se fait maintenant nourrir dans les châtaigniers ?

A la source, il y a toujours des oiseaux qui vont boire mais pour l’instant je n’y ai vu que des adultes.
Les Mésanges à longue queue…

les Serins cini (mâle très coloré et femelle plus terne) …

les Fauvettes à tête noire (mâle avec la calotte noire et femelle avec la calotte brune) …

les Chardonnerets élégants …

et les Etourneaux sansonnets.

Mais voici le clou de la semaine : un piaillement presque en continu venant d’un vieux cerisier m’a permis de repérer un nid de Pic épeiche. En y retournant trois jours de suite, j’ai pu prendre le nourrissage par le mâle (bandeau rouge derrière la tête) …

… puis par la femelle. Deux photos sont intéressantes : sur la première on voit la longue langue du pic et sur la deuxième on voit que l’alimentation n’est pas exclusivement d’insectes. En postant ma photo sur un site d’aide aux identifications, j’ai reçu l’explication : les pics raffolent de cerises. Le jeune a donc eu son dessert !

2019-05-26

Je commence la semaine avec un oiseau pensif qui admire, comme moi, la tombée du jour par un ciel pluvieux puis une orchidée – c’est plus gai – peut-être un Orchis militaire, avec ses fleurs casquées au-dessus des pétales en forme de petit bonhomme.

Ensuite viennent deux papillons du genre Argus. La 2 et la 3 sont du même individu.

Comme je suis allé me promener dans la réserve du Delta de la Dranse à l’heure de l’ouverture, 8 heures, j’ai pu voir deux Hérons cendrés faisant la grasse matinée : perchés sur une patte et la tête rentrée sous une aile.

Les Grand cormorans étaient déjà actifs, allant et venant entre l’eau et la cime des arbres, et certains perchés au-dessus de leur nid. C’est étonnant de voir que les populations de cormorans augmentent sans cesse alors que les nids sont de vagues entassements de branches mortes dans les fourches d’arbres plutôt cassants comme les trembles ou les aulnes.

Une rencontre sympathique, le Goéland cendré, que je vois pour la deuxième fois seulement. C’est un oiseau discret et assez rare comparé au Goéland leucophée qui crie tout autour du lac. Le premier indice qui le distingue est l’absence de tache rouge sur le bec.

Ce Goéland cendré restait paisiblement au pied des ilots envahis de Mouettes rieuses (ci-dessous) qui tournent au-dessus des nids en criant sans cesse, un vacarme assourdissant.

J’ai pu prendre d’assez près ce Foulque macroule. L’oiseau n’est pas particulièrement beau, plumage noir, oeil rouge et caroncule blanche sur un bec rosâtre, mais je suis fasciné par les pattes vertes « feuillues » et non palmées comme les canards.

Dans les roseaux, encore quelques Verdiers d’Europe …

… ainsi que quelques Etourneaux sansonnets …

et encore un Rousserolle effarvate.

Deux Corneilles noires en discussion en fin de journée.

Au chapitre des habituels, une Mésange à longue queue, un Rougegorge familier, une Fauvette à tête noire mâle ainsi qu’un Rougequeue noir mâle avec une proie pour sa nichée, que je n’ai pas repérée.

Encore un Grimpereau des bois, qui collecte des proies pour une probable nichée que j’aimerais bien observer aussi.

J’ai trouvé un rassemblement de Milan noirs, plus d’une dizaine. Est-ce que ce sont des oiseaux qui n’ont pas trouvé de partenaire pour nicher ? Je vais essayer de trouver l’information sur Internet. Par contre le Milan noir nicheur que je surveille est toujours présent dans son nid. On devine son dos, malgré le feuillage qui devient plus dense de jour en jour.

Et la série se termine sur les Chouettes hulottes. J’avais pensé en photographiant les petits que la lumière leur donnait une couleur tantôt grise et tantôt brune. Mais quand j’ai pu prendre un cliché des deux en même temps, il y a bien un petit gris et un petit brun… Ce sont des jeunes très curieux qui m’observent avec attention pendant que je les cherche et que je règle mon appareil. Il y en a un (photo 7) qui fait vivre pleinement l’expression « regarder par en dessous ». L’adulte (photos 8,9 et 10) reste farouche et distant.