2021-06-13

Ouvrons cette semaine avec, pour moi, une découverte : les Ophrys. Ces orchidées imitent des insectes pour attirer les polinisateurs. J’en ai trouvé une petite station dans un coin de bois de Lugrin. Il y aurait ici deux variétés d’Ophrys fuciflora mais … Les distinctions se font selon la disposition des différents éléments de la fleur, des feuilles, voire des racines.

Et maintenant, place aux jeunes : de nombreuses nichées ont abouti et les jeunes ont pris leur envol. Il leur reste encore quelques jours pour que les adultes leur apprennent à se débrouiller pour s’alimenter et à éviter les prédateurs. D’ailleurs la Mésange bleue en porte encore la marque sur son cou.

Pourtant certaines nichées sont encore en cours, comme celle de ces Etourneaux sansonnet, chez qui les poussins ne passent pas encore le bec à l’ouverture, obligeant les adultes à pénétrer dans la loge pour les nourrir.

Sans en avoir de certitude, je soupçonne certains jeunes Milan noirs d’avoir effectué leur sortie du nid. Le nid que je surveille n’est quasiment plus visible à cause de la végétation mais je n’y ai détecté aucun mouvement. Par contre, les adultes reprennent des activités de consolidation des nids et des vols « nuptiaux » de consolidation des couples.

Chez les Pie-grièches écorcheurs, seul le mâle s’est montré, ce qui pourrait signifier que la femelle est au nid à couver.

Le Bruant zizi mâle chante presque continuellement, toujours sur le même cerisier, mais reste très difficile à approcher.

Après quelques semaines où ils se sont faits très discrets, les Pouillots véloces sont à nouveau visibles, en particulier à la source.

Laquelle source est toujours fréquentée par les Serins cini, mâles et femelles.

La Grive draine est venue chanter sur une branche de sapin.

A l’occasion d’une sortie en montagne, entre 1700 et 2000m, j’ai vu quelques oiseaux, dont deux Faucons crécerelles, malheureusement très brièvement.

Par contre, un Accenteur mouchet, très occupé à chanter, s’est laissé approcher à moins de dix mètres.

Le mâle de la Linotte mélodieuse, avec sa couleur rose typique, est plus farouche.

Et sur les grandes plaques de neige, le Traquet motteux paradait et chantait en picorant. Correction du 20.06 : c’est un Pipit spioncelle et non un Traquet. Désolé pour cette erreur, grossière.

La montagne ne serait pas la montagne sans les bouquetins : ils étaient bien là.
Plusieurs femelles, dont la première semble pleine, et deux jeunes.

Sur un autre versant, c’est un grand mâle qui est venu dans ma direction, en faisant une pause pour se gratter contre un rocher avant de poursuivre sa descente.

Sur la dernière photo du bouquetin, l’arrière plan est composé de rhododendron des Alpes. Dommage qu’il n’ait pas encore fleuri. Pour l’instant, la neige à peine partie, les premières fleurs sont celles-ci.

Retour en plaine, où les insectes commencent à pulluler sur les plantes. Voici deux espèces de coléoptères et un troisième insecte qui pourrait faire partie de la famille des Miridae. Difficiles, ces bestioles.

Les papillons ne sont guère plus faciles à identifier, bien que beaux. Le premier est un papillon dit « de nuit » et le deuxième pourrait être une femelle d’Argus.

Bon, là je suis sûr de mon coup.

Et la semaine se boucle avec quelques abeilles en plein travail.

2021-06-06

Cette semaine commence avec quelques orchidées, de la plus colorée à la plus blanche. Ne demandez pas l’identification précise, dans le genre Dactylorhiza – si elles en font bien partie, elles sont nombreuses et compliquées à distinguer.

Des abeilles et un bourdon en plein travail de butinage. Sur la deuxième photo, on voit bien la langue de l’abeille, qui lui permet d’aller lécher le nectar au fond des fleurs.

Quelques oiseaux isolés, vus d’assez loin : un Bruant zizi mâle…

… un Geai des chênes …

… et de plus près, un Pouillot véloce, qui a habituellement les pattes sombres …

… un mâle de Pinson des arbres …

… et un mâle de Rougequeue noir.

A la source un Chardonneret élégant hésitait à quitter la ronce où il était perché. Il visait une brindille presque verticale que l’on voit à droite sur l’avant dernière photo pour pouvoir boire sans se mouiller les pattes.

Le mâle de la Fauvette à tête noire n’a pas eu ces hésitations et s’est copieusement trempée …

… comme ces Merles noirs. En premier un mâle adulte – apnéiste ? – et en deuxième un jeune de l’année.

Jeune de l’année aussi, ce Pic épeiche qui a encore sa calotte rouge.

Un grimpereau, cette fois j’en suis sûr, c’est le Grimpereau des bois. Il se distingue du Grimpereau des jardins par quelques détails du plumage et des ongles mais surtout par le chant

Chez les Milans noirs, si certains oisillons ont éclos il y a encore des oiseaux qui couvent – photos 2,3 et 4. Le nid surplombé par la rue est occupé par deux jeunes – pour les photographes ISO poussés à 10000 pour « éclairer » l’intérieur de l’arbre. Et enfin, un Milan noir qui rapporte un objet, peut-être une touffe de mousse ?

Un Milan royal a fait un passage, ce qui est inhabituel à cette saison. Bel oiseau mais au plumage très usé.

Quelques Buses variables ont survolé, avec quelques acrobaties, des prairies peu fréquentées par les milans. Les deux espèces se supportent dans les ascendances mais pas pour les territoires proches des nids. La première photo montre un oiseau dit de forme pâle, ce qui montre la grande variabilité de l’espèce.

Autres acrobates aériens, le Martinet noir…

… et l’Hirondelle rustique.

Terminons avec la maîtrise de la glisse du Grand cormoran, expert en wakeboard ! Le décollage est plus laborieux, demandant à l’oiseau de pédaler sur l’eau en même temps qu’il bat des ailes.

2021-05-30

Tout d’abord deux rapaces qui sont passés cette semaine. En premier le Faucon hobereau, consommateur de petits oiseaux pris en vol mais surtout de libellules.

Une Bondrée apivore qui, comme son nom l’indique, se nourrit principalement d’abeilles sauvages et de guèpes.

Les Milans noirs, qui couvaient encore la semaine dernière, sont maintenant dans l’obligation de nourrir leurs poussins. Je n’ai pu voir s’il y en avait deux ou trois. Si les feuilles ne se développent pas de trop, je pourrai contrôler dans quelques jours, quand ils seront plus grands.

Les Buses variables se livrent en ce moment à des appels et des acrobaties qui font penser à du vol nuptial.

Ces oiseaux ne sont pas des rapaces bien qu’ils aient le bec crochu. Ce sont les Pie-grièches écorcheur, grands consommateurs de gros insectes comme les sauterelles. Mâle en haut et femelle en bas.

Voici un autre grand consommateur d’insectes, le Lézard des murailles.

Retour aux oiseaux insectivores, le Martinet noir…

… le Gobemouche gris …

… et le Rougequeue noir. Trois poussins au moins à nourrir du matin au soir, cela fait pas mal d’insectes et d’araignées capturés.

Le Grimpereau est aussi insectivore, de proies minuscules cachées sous le lichen ou dans les fissures de l’écorce.

Les mésanges sont insectivores dès le printemps et passent à un régime majoritaire en graines pour l’hiver.

La Grive draine, comme les merles, consomme des vers, des insectes, des graines ou des fruits.

Le Chardonneret élégant, grand amateur de chardons – d’où son nom – ou de tournesol a le bec typique des granivores.

Le Verdier d’Europe, qui partage ci-dessus le bain du Chardonneret, est lui aussi consommateur de graines.

Et juste au-dessus, encore une photo de transition qui montre la différence de taille entre le Verdier, même juvénile, et le Serin cini. Encore un granivore, comme le montre son bec dans les photos suivantes.

Certains Merles noirs préparent une nichée, ici c’est une femelle qui rassemble des fibres, perchée sur l’arceau d’une benne à verre – pas très bucolique mais au moins photogénique.

Et maintenamt trois séries de photos qui m’ont coûté un peu de patience et de discrétion.

Tout d’abord une nichée de Chouettes hulottes. Au moins trois petits, peut-être quatre ou cinq et les deux adultes à leur côté. Impossible de cadrer tout ce monde, qui s’est ensuite éparpillé dans les châtaigniers, harcelé par les merles. Quand le calme est revenu, j’ai pu retrouver deux des jeunes et un adulte, assoupi contre un tronc.

Trouver un nid de Pic épeiche n’est pas trop difficile, les jeunes appellent sans cesse. Par contre, les adultes sont très méfiants et il faut du temps pour qu’ils osent s’approcher et nourrir le ou les oisillons. Il y a d’abord eu la femelle – arrière de la tête noire – puis le mâle – arrière de la tête rouge.

Et voici le fruit de plus de deux heures de station debout, il n’y avait qu’un seul espace entre les feuilles pour observer ce nid de Pic vert. Les jeunes appelaient avec insistance et j’attendais qu’un adulte vienne donner la becquée. Mais les adultes restaient en retrait et appelaient aussi. J’ai enfin compris que c’était pour faire sortir les jeunes. J’ai pu assister aux premiers pas, hésitants, d’un jeune Pic vert. Le deuxième jeune n’a pas osé sortir plus que les épaules, malgré les encouragements du mâle – tache rouge dans la moustache – et j’ai choisi de partir me dégourdir la nuque et les jambes.

Final de la semaine avec des insectes, une belle araignée et quelques orchidées, du genre Dactylorhiza. Tout ceci pris en « macro », quand j’ai la patience de sortir le matériel.

2021-05-23

Voici les premières photos prises avec le Canon 6D MkII et son capteur plein format. Les images ont une excellente définition et le rendu de couleurs est de belle qualité. J’ai expérimenté pendant toute une semaine, en macro, à l’affût, prises en vol, etc. et les résultats me satisfont. Bien sûr, il y a des ratés mais pas imputables à l’appareil.

Les essais en macro – avec bague allonge sur un 55-250mm – seront certainement suivis de sessions plus appliquées.

Les essais se sont poursuivis auprès des oiseaux habituels, comme la Chouette hulotte, dont les jeunes ne se sont pas montrés cette semaine.

La belle qualité de rendu est particulièrement visible sur le Milan noir.

Un Epervier d’Europe a fait un rapide passage pendant une de mes promenades et la qualité de photo est satisfaisante.

A la source, les Pinsons des arbres, femelle et mâle, sont venus se présenter à tour de rôle.

Plusieurs nichées de mésanges ont fait les frais de mes essais, d’abord trois nichées de Mésanges bleues puis une de Mésange nonnette.

Les Pics épeiche sont aussi au nourrissage des jeunes mais le nid m’est resté invisible pour l’instant.

Plusieurs Pics verts, tous des femelles puisqu’il n’y a pas de rouge dans la « moustache », sont venus compléter mes clichés.

J’ai tenté les photos de Pie bavarde, difficiles car très chargées de contrastes par les couleurs mêmes de l’oiseau. La transparence des plumes est surprenante, ce n’est pas ce qu’on voit à l’oeil nu.

Quelques autres oiseaux, rencontrés pendant mes promenades.Un Etourneau sansonnet mâle – base du bec bleue…

… un Gobemouche gris…

… un Pouillot véloce…

… et une femelle de Serin cini.

Une séquence, un accouplement de Chardonnerets élégants.

Quelques images de Grand cormoran.

Une femelle de Harle bièvre m’a survolé.

Les oiseaux les plus difficiles à prendre en vol, à mon avis, les hirondelles. Je me suis trouvé, juste avant une bonne averse, sous un vol de centaines d’oiseaux , mélangés. J’ai séparé ici les espèces. D’abord, le Martinet noir…

… puis les Hirondelles de fenêtre …

… et les Hirondelles de rochers, habituellement montagnardes.

Je termine la semaine avec une curiosité, vue dans les marais de la réserve de l’Etournel, près de Bellegarde : un Cygne noir. C’est un oiseau d’origine australienne, dont quelques individus échapés de captivité ont constitué des petites populations, en particulier aux Pays-Bas.

2021-05-16

Malgré une météo dans l’ensemble pluvieuse, il y a eu quelques demi-journées à peu près sèches, qui ont permis à la faune de sortir en même temps que moi.

L’Ecureuil roux surveille mon passage.

Les Chouettes hulottes, adultes comme jeunes, se préoccupaient peu de ma présence. Elles tentaient surtout d’échapper aux agressions des merles, très protecteurs de leur territoire. Les merles crient si les chouettes sont trop proches puis leur volent autour jusqu’au départ de l’intrus. Comme le petit bois où j’ai vu cette famille est probablement le lieu où les chouettes ont niché, les querelles sont quotidiennes …

Pour plusieurs nichées d’Etourneau sansonnet, les jeunes sont sortis du nid et appellent pour être nourris. Bien que volant maladroitement, ils sont allés rejoindre les adultes lorsque ceux-ci ont approché avec des becs chargés- donc pas de photo de nourissage.

Une nichée de Mésanges bleues est installée dans un vieux châtaignier. Le menu semble composé essentiellement de petites chenilles vert tendre. De temps en temps, l’adulte ressort avec un sac fécal – déjection des jeunes.

Une nichée plus difficile à voir, même si le nid est bien visible, est celle du Milan noir. Pour faciliter l’interprétation de la photo, j’ai indiqué la position de l’oiseau. On voit la base du bec jaune et, peut-être un oeuf, du blanc sous l’aile droite.

Au nid de Corneille noire, j’ai assisté à la relève. Il y a une répartition égalitaire des tâches.

Un Grimpereau, peut-être en préparation d’un nid.

Rien de particulier à dire sur le Serin cini, femelle à droite et mâle chanteur à gauche.

Un des Pics épeiches vus cette semaine m’a étonné : il est tellement agrippé au tronc qu’on pourrait croire qu’il a le vertige, à moins qu’il n’écoute les vers à bois ?

Quelques Moineaux domestiques à la chasse aux insectes dans les hautes herbes.

Un Pinson des arbres montre son dos vert olive, qu’on ne voit pas souvent. Un Verdier d’Europe mâle chante dans un sapin.

Un oiseau de retour de migration, le Gobemouche noir.

Et voici un autre migrateur que je ne vois pas chaque année, la Bondrée apivore.

J’ai tenté quelques prises en macro de différentes orchidées. Le pic de floraison devrait avoir lieu dans une quinzaine de jours.

La prochaine publication sera composée de photos prises avec un nouvel appareil, le Canon 6D MkII. C’est un « full frame », c’est à dire que le capteur est de 24x36mm, soit 1/3 plus grand que celui du 7D. Les images sont captées en 26 millions de pixels au lieu de 18. Quelques autres détails techniques s’ajoutent encore pour donner un résultat impressionnant. En avant première, voici un Moineau domestique, oiseau commun s’il en est. Les prochaines images seront, je l’espère, supérieures en qualité.

2021-05-09

Cette semaine débute avec trois nichées. D’abord le Milan noir, que l’on devine en train de couver dans le nid en agrandissant l’image.

Puis l’Etourneau sansonnet, qui vient livrer à domicile avec des chenilles et autres insectes dans le bec. En quelques jours, l’unique a pris suffisamment de forces pour grimper jusqu’à l’ouverture et réclamer le prochain repas.

Enfin, la Corneille noire, presqu’à la cime d’un arbre. De fortes averses et un bon coup de vent n’ont pas fait renoncer à couver.

Voici un oiseau que l’on entend souvent mais que l’on voit peu : le Coucou gris. Unique photo, prise de loin.

Le Pouillot de Bonelli, qui fréquente la source depuis quelques jours, est revenu en début de semaine mais n’est plus apparu ensuite. Migrateur, il revient d’Afrique en avril pour aller en montagne entre 1000 et 1500m, dans les forêts de conifères.

Un autre migrateur a fait sa première apparition à la lisière des nois : le Gobemouche gris.

Celui-ci est considéré comme sédentaire, pourtant je ne le vois que très rarement, le Bruant zizi – ainsi nommé à cause de son chant. C’est un mâle en plumage nuptial.

Une femelle de Serin cini.

La Mésange bleue est tellement répandue que je ne la photographie presque plus, sauf quand elle se montre dans des conditions photogéniques.

C’est un peu le même cas avec le Pinson des arbres, ici une femelle.

La Fauvette à tête noire a toujours une allure sympathique, que ce soit le mâle – calotte noire – ou la femelle – calotte rouille.

Le Chardonneret élégant porte bien son nom.

La Bergeronnette grise fréquente aussi bien les prairies que les abords des cours d’eau. Pourtant le tumulte du torrent semble faire hésiter celle-ci.

Quelques oiseaux lacustres, les Harles bièvres. Le mâle a la tête vert sombre et celle de la femelle est brune.

Je sais que j’ai réussi une approche quand les oiseaux sont suffisamment détendus pour se rendormir, ce qui est le cas de ces deux Canrds colvert.

Et lorsqu’un Merle noir s’approche, comme celui-ci, c’est que mon camouflage et mon immobilité sont efficaces.

Cette publication est refermée par Firmin, gardien de mon portail, qui a repris ses fonctions avec la montée des températures. En réalité, je ne peux affirmer que ce soit le même lézard que l’année dernière mais on peut réver un peu.

2021-05-02

Plusieurs journées pluvieuses dans la semaine laissent peu d’opportunités photographiques.
Par contre, la première observation d’une espèce est un moment fort pour un amateur d’ornithologie, et c’est ce qui m’est arrivé : voici le Pouillot de Bonelli

Pour une comparaison, voici une photo d’un pouillot plus fréquent par ici, le Pouillot fitis, plus petit et beaucoup plus terne.

Il y a deux semaines, je signalais le Pipit des arbres comme une observation rare. Les circonstances m’ont offert une observation tranquille et longue de cet oiseau discret, dans son bain.

Puisque nous en sommes au bain, voici une autre observation, ou plutôt deux observations : la femelle et le mâle du Serin cini ont procédé à leurs ablutions séparément…

Un Merle noir, mâle.

Un Pinson des arbres, mâle.

Une Sittelle torchepot en quête, acrobatique, de nourriture.

Ce qu’a trouvé cet Ecureuil roux.

Les feuilles vont bientôt masquer ce nid de Corneille noire, hélas.

Depuis plus de deux semaines, une Chouette hulotte lance ses appels pendant la journée. Elle a été difficile à localiser mais j’y suis enfin parvenu. Il n’y a aucun doute possible, j’ai été repéré !

Une Buse variable passe à l’attaque. Mais elle n’a pas continué son piqué, peut-être que la proie guettée s’est mise à l’abri.

Et voilà encore quelques attitudes de Milan noir.

La semaine se clôt sur les premières orchidées sauvages, le printemps est bien là.

2021-04-25

Alorrs qu’en montagne la neige est encore bien présente, …

… plus bas au bord du lac, la première nichée de Corneilles noires est visible, avant que le feuillage ne la cache.

Quelques raretés, pour commencer un Merle à plastron, hélas un peu rapide pour le photographe.

Un mâle de Rougequeue à front blanc. On voit bien l’origine du nom.

Et ce qui pourrait être un Autour des palombes : capuchon sombre, hanches larges et silhouette un peu plus lourde que celle de l’épervier.

Je commentais, dans les précédentes publications, la difficulté à photographier des oiseaux communs comme les Merles noirs, à cause de leur méfiance. Il semble que ma patience et mon passage quasi quotidien à la source finissent par être récompensés. Il y a eu des mâles – noirs – et des femelles – brunes.

L’autre oiseau qui fait preuve d’une grande méfiance est la grive. Alors assister à la collecte de matériau pour la fabrication du nid est un privilège que j’ai savouré.

Encore un oiseau farouche qui a pris l’habitude de ma présence à la source : l’Etourneau sansonnet. Mâle au bec teinté de bleu à la base et femelle au bec jaune. mais c’est l’irisation du plumage qui est magnifique chez cet oiseau.

Dernier « méfiant » de la série, le Chardonneret élégant. Après une brève querelle, les deux oiseaux se sont calmés et on procédé à leurs ablutions.

Il y a quelques jours, je pensais avoir repéré une Mésange à longue queue de la sous-espèce « caudatus », à la tête toute blanche. Mais cette fois, c’est tout bonnement un individu qui a la tête plus pâle que les autres oiseaux – voir la dernière photo, puisqu’on aperçoit un peu des bandes latérales noires sur la tête. Donc pas de sous-espèce originale…

Les oiseaux habituels n’en sont pas moins beaux. Les Fauvettes à tête noire commencent les parades de séduction, sous le regard attentif des femelles – à tête brune.

Et justement une Fauvette à tête noire m’a donné l’occasion de montrer comment boivent les oiseaux. Après avoior saisi une goutte d’eau dans le bec, il faut remonter la tête et la pencher en arrière pour la faire descendre dans le gosier. Sur la photo en gros plan, on la voit, cette goutte d’eau.

Pinson des arbres, mâle en premier et femelle en deuxième photo.

Serin cini, femelle seulement pour cette semaine.

Roitelet triple bandeau

Pic épeiche, mâle avec le bandeau rouge derrière la nuque.

Quelques images de Milan noir, comme d’habitude.

Et cette semaine se clôt avec un Pouillot véloce dans une posture d’haltérophile.

2021-04-18

Le passage d’insectes jaune doré a aiguisé ma curiosité : tout simplement des abeilles couvertes de pollen de pissenlit.

L’apparition des fleurs s’accompagne d’autres butineurs : un papillon de la famille des Boloria ou des Clossiana – les « damiers » et l’Aurore avec ses ailes blanches et oranges, difficile à capter car très mobile.

Cette année, il me semble que les Fauvettes à tête noire sont très nombreuses mais peut-être que la source est un lieu de rencontre entre femelles -tête brune- et mâles -tête noire, avant le début des nids.

Impossible de distinguer mâle et femelle chez le Pouillot véloce mais ils sont aussi assez nombreux ces jours-ci.

Pour le Chardonneret élégant, la distinction est possible : si la couleur rouge passe derrière l’oeil, c’est un mâle. Là, je doute…

Les Mésanges charbonnières mâles ont la couleur jaune du poitrail plus vive et la bande noire au milieu de la poitrine plus épaisse que les femelles. Ici aussi, je reste dans le doute.

Chez la Bergeronnette grise, le passage du dos gris à la nuque noire est bien délimité chez le mâle et progressif chez la femelle. La dernière photo serait donc un mâle.

Si la base du bec est bleue, pas de doute, c’est le mâle de l’Etourneau sansonnet.

Là aussi, pas de doute, c’est le mâle du Rougequeue noir, la femelle est grise.

Trois photos du Serin cini mâle, avec sa joue grise et surtout le ventre jaune vif.

Sittelle torchepot, peut-être femelle, le mâle prend au printemps une couleur plus soutenue sous la gorge.

Les sexes sont semblables pour ce que je crois être un Pipit des arbres, oiseau tellement discret que je ne l’ai observé que deux fois en plus de vingt ans.

Pas de distinction possible chez les grives, mais au moins je sais que celle-ci est la Grive musicienne, reconnaissable au taches en forme de pointe de flèche sur ses flancs.

Ne cherchez pas si c’est un mâle ou une femelle, c’est un Rougegorge familier qui a mal dormi.

Deux écureuils prospectaient un vieux châtaignier. A mon passage, l’un d’eux à disparu et l’autre s’est immobilisé – technique de cet animal pour passer inaperçu. Je suis resté immobile aussi et j’ai observé, au risque de provoquer un torticolis. Chauffé par le soleil, il a fini par somnoler un bon moment avant de remonter plus haut hors de vue. C’est l’autre animal qui est alors venu danser dans les branches avant de m’examiner avec attention.

Encore et toujours du Milan noir mais ils sont très nombreux autour de chez moi et tellement impressionnants.

La vie de Buse variable n’est pas facile tous les jours, surtout quand on croise une troupe d’une trentaine de Corneilles noires, qui défendent âprement leur espace aérien. Il y a parfois de vrais coups de bec !

Les mêmes Corneilles noires sont aussi capables de se chamailler entre elles pour un bout de nourriture.

2021-04-11

J’ai enfin compris qui vient poser les oeufs dans mon jardin à Pâques. Ce ne sont pas les cloches et encore moins les lapins, ce sont les corneilles ! … et ce n’est pas un montage photographique.

Mais, dès que les livraisons sont terminées, les Corneilles noires se remettent à la construction du nid.

Ce que font aussi, avec des brindilles plus modestes, les Mésanges bleues.

Du côté des Milans noirs, des couples se reforment – puisqu’il paraît que les couples sont stables même si les oiseaux migrent séparément – ce qui donne des vols nuptiaux spectaculaires et des appels bruyants sur les perchoirs.

Un passage « mixte » me permet de montrer la différence entre le Milan royal à gauche et le Milan noir à droite.

Ces quatre oiseaux sont de la même espèce, la Buse variable. On comprend bien la raison de ce nom.

Encore un rapace, le Faucon crécerelle. Un couple niche dans le clocher de l’église de Halstroff (nord de la Moselle) et j’ai eu le plaisir d’y voir la femelle avant qu’elle parte en chasse.

Toujours à Halstroff, un Epervier d’Europe a cerclé juste au-dessus de moi.

Les Alouettes des champs sont revenues dans les champs de Halstroff, oiseau malheureusement absent des prairies de Lugrin.

Quelques oiseaux de couleur jaune, en premier le Bruant jaune – des mâles seulement…

… des Serins cini, mâles en premier et femelle en dernière photo …

… et du Verdier d’Europe – mâle seulement – et on voit qu’il est en effet plus vert que jaune.

Pour rester dans ces couleurs, voici un Roitelet triple bandeau.

Passons au rouge avec le Rougegorge familier …

… et le Rougequeue noir. En première photo une femelle qui a capturé une araignée, ce qui semble être une proie favorite de ces oiseaux. Les trois dernières photos sont celles de mâles

Restons dans le noir avec la Fauvette à tête noire, dont la femelle bien entendu n’a pas la tête noire mais rouille.

Un oiseau qui présente plusieurs couleurs, le mâle du Tarier pâtre. En deuxième photo, je pense que c’est une femelle de la même espèce mais je n’en suis pas certain, par manque de signe distinctif.

En noir et blanc, les Bergeronnettes grises.

Aussi en noir et blanc, le Pic épeichette.

Un peu de discrétion malgré des couleurs affirmées chez le Pic vert et le Geai des chênes.

De la discrétion par la teinte et la taille, le Pouillot véloce.

Le camouflage très pro du Grimpereau. Celui-ci, j’en suis sûr, est un Grimperau des bois, identifié par son chant. Un autre critère, visible sur ces photos, est la longueur de l’ongle postérieur.

Une surprise à la source-baignoire, une Mésange à longue queue sans queue – séquelle d’une rencontre avec un prédateur probablement – mais aussi distincte par sa tête blanche. Il s’agit d’une sous-espèce caudatus différente des autres Mésanges à longue queue de la sous-espèce europaeus que je vois habituellement ici, sur la photo de droite. En passant, l’espèce a été renommée Orite à longue queue, puisque cette espèce ne se rattache pas aux mésanges.

Quelques oiseaux du lac. Mon terrain de chasse de la réserve de la Dranse est trop éloigné selon les critères de confinement et ce sont donc des oiseaux vus depuis la plage en bas de ma rue.
Une Mouette rieuse

Deux Goélands leucophées

Un Héron cendré qui prépare son atterrissage

Un mâle de Harle bièvre

Les journées chaudes avant Pâques ont fait sortir les lézards …

et de nombreux papillons, dont celui-ci porte le joli nom de Robert-le diable.

Et si un hirondelle ne le fait pas, le printemps ne se fait pas sans hirondelle. Ici deux Hirondelles rustiques, probablement des mâles d’après la longueur des « filets », les grandes plumes de la queue.