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2022-02-13

Les nuits sont encore froides mais certaines journées ensoleillées ont réchauffé l’air et la terre, faisant sortir d’hibernation ces jolis papillons qui se nomment Petite tortue.

Le Milan royal a débuté sa migration pré-nuptiale mais je n’avais pas encore réussi à en photographier. C’est maintenant chose faite avec cet individu tout à fait typique : queue échancrée, corps roux et ailes aux motifs bien marqués.

Les Etourneaux sansonnets sont déjà en plumage nuptial – noir tacheté- mais il leur manque encore les reflets bleu-vert pour que le tableau soit complet.

Le mâle du Merle noir voit son bec passer du jaune un peu terne à l’orange vif, comme son cercle oculaire. La femelle reste toujours plus terne.

La femelle du Pinson des arbres présente tout de même un peu de couleur sur le dos. Le mâle de son côté prend des teintes de plus en plus marquées que ce soit sur l’orangé de joues ou le gris de la tête et des épaules.

Chez la Mésange charbonnière, la couleur ne change guère. par contre, j’ai enfin pu photographier, sans doute possible, un mâle en première photo. La bavette noire qui descend en s’élargissant en est le signe. Les deux autres photos sont là pour montrer la vitesse à laquelle ces oiseaux sont capable de décoller, la troisième photo est prise au 1/1600è de seconde. Même les gouttes d’eau sont figées mais pas l’oiseau.

Sur le lac, la majorité des Grèbes huppés somnole, en petits groupes. Certains ont tout de même débuté les mouvements de parade, face à face et en synchronisation.

Les Grèbes castagneux, reconnaissables à leur postérieur qui fait comme un tutu, sont aussi en groupes mais actifs, sans cesse à plonger pour pêcher.

Les Harles bièvres étaient plutôt calmes, pas de poursuites à la nage ou en vol. La femelle en dernière photo a la tête très hérissée, ce qui est une marque de tension mais sans raison que j’ai pu voir.

Toujours au bord du lac, une Bergeronnette des ruisseaux s’est posée quelques secondes, avec son beau plumage jaune vif.

Un peu plus loin, un Grèbe huppé a capturé un poisson de belle taille. il faut d’abord l’assommer puis le tourner afin de pouvoir l’avaler, tête en premier.

Un bref moment en montagne, vers 1000m, m’a donné l’occasion de capturer une scène de querelle entre un Grand corbeau et une Corneille noire. Même si les contrastes sont trop marqués pour voir les détails des oiseaux, on voit bien la différence de gabarit. Sur l’avant dernière photo, on voit aussi que les deux oiseaux, acrobates confirmés, volent sur le dos.

J’ai eu cette semaine la surprise de pouvoir approcher deux Buses variables, habituellement farouches. La première m’a laissé contourner son arbre perchoir …

… et la deuxième était trop préoccupée à maintenir son équilibre sur le câble électrique pour s’inquiéter de ma présence un tout petit peu au-dessus d’elle.

Pour terminer cette édition, voici deux oiseaux assez rares et que je trouve magnifiques, même si je ne veux pas introduire une quelconque hiérarchie entre les animaux que j’observe.

Le premier est le Grosbec casse-noyaux, habituellement à la cime des arbres. Celui-ci est descendu boire au point d’eau et il m’a fallu de longues minutes d’immobilité pour qu’il se décide à sortir du roncier.

Le deuxième est le Bouvreuil pivoine, dont j’ai vu le mâle et la femelle – discrète – dans un cerisier. On voit que le mâle mange un bourgeon, ce qui fait effectivement partie de son régime alimentaire.

2022-02-06

Semaine de voyages, avec tout de même un peu de temps pour observer la faune. Des observations en région toulousaine pour commencer, malgré un brouillard dense persistant.

Un Bruant des roseaux – peut-être un individu de 1ère année car il n’a pas encore toutes les caractéristiques de l’espèce.

Des Etourneaux sansonnets, qui commencent à grésiller au sommet des arbres, débutant ainsi le début de la saison de formation des couples.

Des Pinsons des arbres, qui ressemblent plus à un passage de poissons.

Une Bergeronnette grise, cherchant des insectes sur les bords bétonnés d’un grand fossé de drainage.

Et où il y a de l’eau à proximité et des cultures, des mouettes et goélands, ici un Goéland leucophée, je crois.

De retour à Lugrin pour quelques jours, voici – un peu toujours les mêmes – une Buse variable …

… un Pic épeiche, mâle …

… une Corneille noire.

Dernière étape de voyage, un dimanche en Charente maritime, à l’est du département.

Une Buse variable, un peu déplumée…

… de grands passages d’oiseaux, peut être des Chevaliers guignette …

… des oiseaux que je crois être des alouettes mais je ne sais préciser l’espèce …

… et, enfin, autre chose que des oiseaux. Un groupe de 11 chevreuils est apparu sur une petite crête, a poursuivi son chemin tranquillement avant de détaler sur je ne sais quelle alerte. Les deux mâles portent encore les bois de velours. Une des femelles – en photo 5 – porte une grande balafre sur le flanc. La dernière photo montre bien le « miroir » blanc qui apparaît lorsque les animaux sont effrayés et qui sert de signal de fuite à toute la troupe. C’est le pelage qui se hérisse, laissant apparaître le sous-poil blanc.

2022-01-30

J’ai eu la chance et le privilège, les semaines précédentes, d’approcher des Cincles plongeurs. Cette semaine, la photo a été prise à la distance habituelle d’observation.

Au milieu du plan d’eau de la réserve de la Dranse, deux Cygnes tuberculés étaient à leur toilette matinale. Un autre oiseau à survolé le lac, l’air très affairé. Le cygne en vol s’entend d’assez loin, les plumes produisant un sifflement très particulier.

Les Grands cormorans ne font aucun bruit en battant des ailes mais ils gloussent dès qu’ils ont posés à côté de congénères.

La distance ne m’a pas permis de vérifier s’il y avait échanges vocaux entre le Héron cendré et le Grand cormoran. Toujours est-il qu’on ne partage pas la même branche, tout de même.

Il y a sur le lac des regroupements de différentes espèces de canards, dont les Grèbes huppés, d’une dizaine et jusqu’à une centaine d’oiseaux.

Chez les Pinsons des arbres, c’est aussi encore la période de vie en groupe. Les raisons des envols sont parfois mystérieuses mais il y a des mouvements précipités à l’approche d’un prédateur…

… comme ce Faucon pélerin, aux « moustaches » noires caractéristiques. Cependant, être un prédateur ne protège guère du harcèlement des corneilles. Leur méthode typique consiste à se percher autour du rapace puis de s’en rapprocher progressivement en menant de plus en plus de tapage. Résultat garanti, le rapace s’éloigne en moins de deux minutes.

Rapace encore, une Buse variable. J’ai été observé et jaugé, non menaçant.

Dernier rapace : les premières photos de Milan royal de cette année, après quelques observations lointaines.

Quelques observations : une Sittelle torchepot, un peu ébouriffée …

… un Grimpereau, des bois ou des jardins ? je ne sais préciser …

… un Geai des chênes …

… un Rougegorge familier …

… deux Merles noirs, femelle et mâle …

… une Grive draine …

… et une Grive musicienne, dont on voit bien les taches « sagittées » en forme de pointe de flèche.

2022-01-23

La pleine lune du 18 janvier a été voilée le soir mais le matin du 19 a présenté un beau spectacle sur le Léman.

Il m’arrive parfois en fin de semaine de ne plus savoir pourquoi j’ai pris une photo ou l’autre, l’animal observé étant particulièrement discret sur l’image, même en agrandissant.
C’est le cas de ce Grimpereau, qui démontre avec brio son mimétisme avec les écorces.

C’est aussi le cas de ce Pic épeiche, qui fait tout pour se faire passer pour une branche.

Heureusement, il y en a d’autres qui se montrent bien. La taille du Geai des chênes, gros comme une corneille, y est pour quelque chose.

La Sittelle torchepot se repère à son chant répété « huit » et à ses mouvements incessants sur les troncs et les branches.

La Buse variable, parce que c’est un rapace, se perche toujours à une hauteur qui lui donne une vue panoramique. J’ai suivi celle-ci d’un perchoir à l’autre, jusqu’à son installation inconfortable dans un cerisier, une aile bloquée par une branche. Elle est ensuite partie chercher un lieu plus respectueux de son plumage.

J’ai aussi passé un moment au point d’eau, enfin revenu au soleil quelques instants chaque jour après des semaines pendant lesquelles la hauteur de l’astre n’est pas suffisante pour réchauffer cet endroit.
J’ai pu faire quelques photos de Moineau domestique, ébouriffé par son bain…

…un Chardonneret élégant proche d’une Mésange charbonnière …

… une Mésange charbonnière seule…

… et une femelle de Bouvreuil pivoine, à peine attentive au bruit du déclencheur.

J’ai déjà présenté les Orites , anciennement nommées Mésanges à longue queue, ainsi que l’individu à tête blanche. D’après les ouvrages d’identification, je pensais que ce pouvait être un oiseau de la sous-espèce nordique. Après discussion sur d’un forum, il s’avère que c’est simplement un individu atypique, qui n’a pas la bande brune au-dessus de l’oeil comme les autres, voir la première photo.

Un passage au bord du lac a offert le passage d’un Héron cendré.

Mais le clou de la semaine a été ce Cincle plongeur qui m’a laissé approcher peu à peu, puis qui s’est totalement désintéressé de moi une fois que je me suis assis, à mon grand inconfort à cause de l’humidité et du froid.

Et enfin, pour ceux qui pensent que la Corneille noire est vraiment noire, un rayon de soleil fait chatoyer des couleurs inattendues.

2022-01-16

Le temps a été assez froid plusieurs jours de suite pour geler le sol et provoquer des glaçons inhabituels là où de l’eau goutte et éclabousse.

Est-ce à cause du froid, les oiseaux se sont montrés timides, sauf les Mésanges noires dans mon jardin…

… et les Rougegorges familiers qui commencent à établir leurs territoires avec de grands cris.

Pour voir d’autres oiseaux, il faut avoir la chance de les repérer à l’arrivée au sol ou dans les arbres, sinon ils sont trop bien camouflés. Voici l’exemple d’un Pic épeiche…

… et celui des Grives draines …

… ou encore la Buse variable. Heureusement, ces rapaces se perchent souvent en hauteur et deviennent, à ce moment, bien visibles.

Le Geai des chênes est aussi très visible, dès qu’il déploie ses ailes.

Si le Geai transporte une châtaigne, j’ignore ce que cette Corneille noire avait sous sa patte droite mais elle a pris le temps de déguster par becquées successives pendant que je tentais une approche sous les branches.

Cette série de photos est composée de plusieurs observations de Grimpereaux. Sur certaines photos, le blanc pur du ventre et l’ongle postérieur long font pencher pour un Grimpereau des bois. Par contre, sur certaines autres, l’oiseau semble avoir le ventre légèrement brun et un ongle postérieur « normal ». Du coup, je reste sur la dénomination d’espèce, Grimpereau.

Le Grosbec casse-noyaux est unique et son allure suffit à le distinguer, sans hésitation.

La Sittelle torchepot est aussi suffisamment typée pour qu’il n’y ait aucun doute lorsqu’on la repère dans les arbres.

Quant au Cincle plongeur, étant le seul de son espèce, il est facile à identifier.

Ceci n’a rien à voir avec les oiseaux mais c’est au bord de l’eau : les restes de repas des castors. Ils coupent des arbres, jusqu’à 10 cm de diamètre, puis rongent l’écorce du tronc et des branches pour se nourrir. l’éparpillement des branches semble indiquer qu’ils étaient deux ou trois au moins à partager le repas.

E t pour finir, la Pie bavarde, oiseau bruyant mais magnifique quand le soleil irise le plumage.

2022-01-09

En cette deuxième semaine de l’année, je suis allé explorer une zone très sauvage des berges de la Dranse. Le cliché fait penser à un espace tranquille et pittoresque mais, de plus près, c’est un amas de ronces presque impénétrable, comme on le voit ci-dessous.

L’oiseau qui se promène tranquillement entre ronces et orties, c’est un Accenteur mouchet, discret et très bien camouflé.

Les castors viennent couper de jeunes arbres, saules et aulnes, surtout dans les lieux sans présence humaine, mais ce sont des animaux beaucoup plus nocturnes que moi. Je retournerai peut-être un soir, à une saison plus tempérée.

La sauvagerie du coin est propice à la présence du Cincle plongeur, qui m’a présenté sa technique de chasse sub-aquatique, malheureusement d’assez loin. On aperçoit sur certaines photos des objets bleus ou blanc : ce sont, hélas, des déchets de plastique.

Partout où il y a de l’eau, il y a des Grands cormorans…

… et dès que le cours d’eau s’ouvre sur le lac, on voit des grèbes, comme le Grèbe huppé …

… ou les Grèbes castagneux, en ce moment rassemblés en bandes pour l’hiver avant de redevenir plus indépendants pendant la période de nidification.

Bien entendu, les Hérons cendrés fréquentent ces lieux au calme et proches de l’eau. Ils partagent leurs perchoirs avec les Corneilles noires et les Grands cormorans. Chez plusieurs espèces d’oiseaux, comme pour les hérons en photos 3 et 4, on assiste déjà à des prémices de formation de couples.

C’est le cas chez les Nettes rousses – mâle très coloré et femelle plus discrète ….

… chez les Fuligules morillons – femelle terne devant et mâles au ventre blanc en poursuite …

… ainsi que chez les Harles bièvres – mâle à tête vert foncé et femelle à tête rousse …

… ou encore chez les Cygnes tuberculés, dont il est impossible de distinguer mâle et femelle.

Les Bouvreuils pivoine, que je ne vois que rarement, se sont montrés brièvement et, chose exceptionnelle, il y en avait quatre dans les arbres (photo 1), deux mâles à la gorge rouge et deux femelles grises et noires.

Une autre rareté passée presque hors de portée de mon objectif, est le Pic mar, reconnaissable à sa calotte rouge et le rouge diffus en bas du ventre.

Le Pic épeiche est commun dans la région, j’en présente régulièrement des photos.

Je suis toujours content d’apercevoir des Grosbec casse-noyaux mais je ne parviens pas à en tirer des portraits rapprochés.

Les grives seront bientôt en nidification, pour que les premiers jeunes paraissent avant le mois de mars.

Quelques petits oiseaux, croisés ici et là.

Dans la famille des corvidés, voici un Geai des chênes …

… et des Corneilles noires, dont une qui ne s’est pas préoccupée de ma présence.

Une Buse variable m’a surveillé pendant que je l’approchais puis s’est envolée pour se percher sur un isolateur électrique. Ce qui prouve bien que tant qu’on n’est pas au contact du sol, il n’y a pas d’éléctrocution.

2022-01-02

Premier article de la nouvelle année, composé pour l’essentiel de photos prises dans les derniers jours de l’année passée, mais les oiseaux ne s’en soucient guère : leur principale occupation est de trouver à se nourrir.

Le Pic épeiche au sommet du sapin est entouré d’insectes volants, il n’a pas eu trop de peine à en picorer dans les branches. Ses deux derniers congénères ont dû frapper du bec pour déloger leur pitance.

Les Buses variables, installées pour l’hiver, sont maintenant plus visibles même si elles restent farouches. En deuxième photo, les branches du mélèze sont partagées avec deux Pies bavardes, qui ont tenté quelques manœuvres d’intimidation avant de laisser la place au rapace.

En montagne, par un temps chaud qui a fait fondre presque toute la neige, les Chardonnerets élégants ont fait un ballet coloré, s’envolant au moindre mouvement des herbes autour d’eux.

En montagne aussi, une Mésange huppée cherchait des graines au sol.

Il aurait été dommage de monter à plus de 1400m et ne pas voir d’Aigle royal. Chose faite, même si les deux oiseaux sont restés distants au dessus du Pic Boré.

Plus bas, dans les prairies de Lugrin, un plus petit rapace attend peut-être le passage d’un rongeur : un Faucon crécerelle mâle.

Dans la famille des corvidés, voici un petit groupe de Corneilles noires …

… et des Geais des chênes.

En clôture, Mésange bleue et Mésange noire.

2021-12-19

Cette semaine, un peu pauvre en diversité, s’ouvre avec des oiseaux du jardin, venus se nourrir aux mangeoires d’hiver. Tout d’abord une série de mésanges.

Un mâle de Pinson des arbres présente son plumage coloré.

La femelle du Moineau domestique est nettement plus terne.

Mais le Rougegorge familier vient rehausser un peu le tableau.

Le Geai des chênes ne vient pas encore aux mangeoires mais dès que l’un d’eux a trouvé de la nourriture ce sont des dizaines d’oiseaux qui se chamaillent dans les arbres. Celui-ci, avec son quignon de pain, a provoqué une véritable émeute.

En lisière de bois, on voit de temps en temps quelques rapaces aux aguets.
Voici une Buse variable, qui n’a pas été trop farouche…

… et un Faucon crécerelle, femelle je crois, qui s’est aussi laissée approcher.

Au bord du lac, tout d’abord un Héron cendré solitaire, perché sur les branches d’un châtaignier sec.

Puis un autre Héron cendré, très entouré, puisqu’on compte trois mâles de Harle bièvre et deux femelles, ainsi qu’un Grand cormoran.

Quelques instants plus tard, les Harles bièvres ont pris leur envol au-dessus des vagues de l’embouchure de la Dranse. Mâles : tête vert foncé-noir, femelles : tête rouille.

Le ventre blanc du Grand cormoran indique que c’est un oiseau immature, les adultes ayant le ventre noir.

Tout comme la semaine précédente et au même endroit, j’ai retrouvé un Cincle plongeur, tout de même plus farouche.

La neige a totalement fondu au niveau du lac et seuls les Cygnes tuberculés en portent encore la couleur.

2021-12-12

Cette semaine, la neige est descendue, d’abord aux alentours de 7-800m puis jusqu’au niveau du lac.

Les premières photos ont été prises dans mon jardin, envahi d’oiseaux venus chercher les graines de tournesol que je leur propose en hiver. L’accenteur mouchet, quasi invisible habituellement, sort de sa timidité pour picorer au sol.

Les Pinsons des arbres picorent aussi au sol. Curieusement, j’ai observé des groupes de mâles et, seulement de temps à autres, des femelles. En passant, les pinsons ont les mandibules suffisamment puissantes pour briser l’écorce des graines de tournesol, alors que les mésanges emportent la graine et doivent la frapper du bec en la tenant sous une patte pour ôter l’écorce.

Les oiseaux plus petits et agiles vont plutôt vers la mangeoire. Le Rougegorge familier va aussi bien au sol qu’à la mangeoire, selon l’encombrement.

Bien sûr les mésanges sont présentes en nombre et en variété. J’en ai profité pour faire quelques portraits rapprochés.

Les grives trouvent encore assez de ressources dans les prés pour ne pas avoir à s’approcher des mangeoires. Je suis presque certain qu’il s’agit de Grives musiciennes, les taches ayant une forme de pointe de flèche.

Toujours loin des mangeoires, voici quelques autres observations d’oiseaux qui se nourrissent. Une Bergeronnette des ruisseaux, qui tente d’attraper un insecte flottant à la surface de l’eau…

… une Bergeronnette grise qui picore dans les galets au bord du lac. Sur la deuxième photo, on aperçoit un Cincle plongeur en arrière plan, nous y reviendrons …

… des Merles noirs, femelles et mâles, qui gobent des baies -toxiques pour nous -dans un if …

… un Pouillot véloce qui cherche des insectes …

… et un Verdier d’Europe mâle qui surveille les alentours du sommet d’un arbre.

Un peu plus haut, j’ai mentionné le Cincle plongeur. La première photo correspond à la distance habituelle à laquelle je vois évoluer cet oiseau. Les photos suivantes sont donc, pour moi, exceptionnelles …

… mais un peu plus loin, un autre cincle était affairé à chercher des larves et insectes dans les débris et il ne s’est pas occupé de ma présence, pas plus que celui occupé à se gratter sur son vieux tronc flotté.

Bien entendu, je me trouvais au bord du lac. Voici les autres rencontres sur les rives : un Héron cendré …

… une femelle de Harle bièvre – avec quel brushing ! …

… un Grand cormoran …

… et un petit groupe de Sarcelles d’hiver. Les mâles ont la tête vert, brun et beige. Les femelles restent discrètement dans les teintes brunes.

Retour dans les arbres avec les Mésanges nonnettes suspendues sous les rameaux …

… le Grosbec casse-noyaux à l’énorme tête …

… et la Sittelle torchepot dans un châtaignier

Dans les châtaigniers, on voit les écureuils, quand il ne fait pas trop froid.

Le manège de l’un d’eux dans un cèdre a attiré mon attention. J’ai vu qu’il « cueillait » soigneusement des brindilles, qu’il rapportait ensuite dans une branche touffue, probablement pour construire son nid d’hiver. C’est un individu plus cigale que fourmi, observé jeudi. Vendredi, il neigeait une dizaine de centimètres.

A plusieurs reprises dans la semaine, j’ai tenté de capturer – en photo – une femelle de Pic noir qui fréquente mes bois. Après quelques images assez décevantes…

… j’ai pu en prendre d’un peu meilleures, quelques jours plus tard.

Pour terminer, voici deux oiseaux que l’on voit en noir et blanc mais dont la photo révèle des couleurs irisées. La Corneille noire …

et la Pie bavarde.

2021-12-05

Aux premiers jours de décembre, la vie des oiseaux est difficile mais pas seulement à cause du froid. Ce merle a probablement échappé à l’attaque d’un chat ou d’une fouine. Par contre, ci-dessous, les femelles du Merle noir prennent de belles couleurs sous la gorge.

De belles couleurs aussi chez le Rouge-gorge familier et chez les Pinsons des arbres, même si les femelles ont un plumage à dominante brune.

Si la Mésange charbonnière est fréquente, la Mésange noire se montre beaucoup plus rarement.

Un Pic épeiche est venu faire une démonstration d’agilité. Quand on voit les ongles et la raideur des deux plumes caudales, on comprend mieux son adresse.

Autre démonstration, l’aérodynamisme du Héron cendré, vu de dos. je suis aussi admiratif des vagues dans le plumage au moment de ralentir pour se placer sur un perchoir exigu.

Que dire du Grand cormoran, si ce n’est qu’il est en effet plutôt grand avec presque 1m50 d’envergure.

Un oiseau rare, tout au moins dans mes observations, a passé quelques instants dans un bouleau avant d’être chassé par deux corneilles : un Autour des palombes, individu de 1ère année d’après le plumage.

Les dites corneilles picorent des graines dans les galets du rivage.

Pas trop loin sur le lac, une femelle de Harle bièvre s’est laissée photographier.

Pour clore la semaine, une scène de famille chez les Grèbes huppés : une jeune « ado » à la tête rayée harcèle un adulte en quémandant de la nourriture. N’obtenant pas de réponse, il a d’abord secoué la tête dans l’eau – ça me semble bien remplacer le trépignement – puis il est allé jusqu’à piquer le flanc de l’adulte qui s’adonnait à sa toilette. Je n’ai pas malheureusement la photo de la la dernière phase où l’adulte chasse le jeune.