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2023-05-14

Un peu de chaleur et un peu d’humidité suffisent, au mois de mai, pour faire sortir les orchidées sauvages de toutes variétés – que je ne sais pas identifier.

Bien entendu, la saison fait aussi éclore de nombreuses autre fleurs des bois ou des prés, dont certaines sont fréquentées par des insectes.

Je ne sais pas nommer les différents coléoptères rencontrés mais il y en a une grande diversité, plus ou moins colorés.

Ces grands diptères – deux ailes – en accouplement sont intéressants car on voit bien sur celui du bas les deux balanciers en arrière des ailes. Ce sont des vestiges d’ailes qui leur servent à équilibrer leur vol.

Les bourdons en général sont à protéger car les populations ont tendance à régresser. Celui-ci est paraît-il de plus en plus rare, c’est le Bourdon velouté.

Si on dit que nous sommes dans une région d’élevage, on ne pense pas d’emblée à l’élevage des pucerons par les fourmis. Les fourmis recueillent les gouttes de miellat produit par les pucerons qui pompent la sève de la plante.

Premier Paon de jour de la saison, photographié bien sûr même si les ailes sont un peu fatiguées.

Les femelles de Milan noir couvent encore, à moins qu’elles ne couvrent les petits tout juste éclos. Impossible à voir pour l’instant.

Le Bouvreuil pivoine est extrèmement discret. J’en venais à me demander s’il était encore présent à Lugrin. Oui ! mais quelle difficulté à en faire une photo.

Cette Hirondelle rustique est probablement un mâle, au vu de la longueur des filets de la queue.

Un Pouillot véloce complète le maigre tableau des oiseaux de cette semaine.

Sur le lac, les Grèbes huppés sont le plus souvent occupés à pêcher, parfois en couple. Il y avait justement deux couples ainsi occupés non loin les uns des autres, jusqu’à ce qu’une limite invisible soit franchie, ce qui a provoqué une belle bagarre de deux des oiseaux. Un des couples s’est rapidement éloigné et, la tension passée, le deuxième couple a confirmé son attachement par un petit rituel de parade.

2023-05-07

Dans la famille des Autographa, qui compte cinq espèces, celui-ci est l’Autographa gamma, d’après le dessin sur les ailes.

Avec les beaux jours, les guèpes ont repris de l’activité. Elles viennent prélever de la fibre de bois pour construire les cellules de la colonie.

Quelques oiseaux coopératifs ont bien voulu poser à faible distance de mon objectif.

A distance, on ne voit de l’Etourneau sansonnet en plumage nuptial que les irisations allant du violet au vert. De près, il fait plutôt rastaquouère sud-américain des années 20, aux cheveux poisseux de brillantine … La base bleue du bec indique que c’est un mâle.

Les Orites-Mésanges à longue queue préparent un nid : elles viennent récupérer de la toile d’araignée pour fabriquer les parois du nid. La toile sert à coller la mousse et autres débris végétaux, ce qui donne un résultat extrèmement résistant.

D’autres ont éclos, peut-être un merle. C’est une éclosion, il n’y a aucune trace de blanc ou de jaune et la coquille est bien brisée vers l’extérieur. Les adultes emportent la coquille vide loin du nid pour ne pas attirer les prédateurs.

Le nid de Pie bavarde que je surveille depuis plusieurs semaines est toujours au stade de la couvaison. Mais, pour une fois, j’ai saisi le mouvement des oiseaux.

En disant dans une précédente publication que les nids de Héron cendré avaient peut-être subi le mauvais temps, j’ai pêché par pessismisme. Les mouvements et les appels des adultes ont repris au sommet de plusieurs arbres. Un Héron vous présente sa version de la pose de danseuse ou danseur étoile.

Les Harles bièvre sont plus élégants sur l’eau que dans les airs où ils montrent une silhouette étonnament carrée.

Deux Grèbes huppés montrent leur profil affuté.

Un petit vol de mâles de Fuligules morillons.

Voici quelques rapaces, vus en montagne.
Tout d’abord un couple de Faucons crécerelle, qui paradait à grands cris dans les falaises des Mémises. Les deux oiseaux se sont posés à plusieurs reprises dans les rochers mais impossible de dire s’il y a une nichée, les faucons ne font pas de nid, tout se passe sur un rebord rocheux.

Une Bondrée apivore est passée haut dans le ciel …

… suivie quelques instants plus tard par un AIgle royal, très haut également.

Dans les châtaigneraies de Lugrin, plusieurs nids de Milan noir sont en cours de couvaison, tâche accompie par la femelle seulement. Les mâles s’occupent à chercher de la nourriture et à surveiller les abords du nid, chassant corneilles, buses et autres intrus. C’est ce que fait l’oiseau en première photo. Celui de la dernière photo, je lui trouve un air goguenard, voire moqueur. Pourquoi ?

2023-04-30

Ce n’est pas le muguet qui a fleuri ces derniers jours mais une première orchidée sauvage.

Bien entendu, la pousse de tous les végétaux s’accompagne de l’apparition des premières chenilles. Celle-ci est la chenille de la Zygène commune, petit papillon aux ailes noires tachetées de points rouges.

Samedi : le chien a fait partir un sanglier d’un fossé le long de la voie ferrée désafectée. Mais il y avait encore du mouvement. A peine visibles dans les fourrés, j’ai compté douze marcassins, tout petits et tenant à peine sur leurs pattes. Je suis revenu quelques instants plus tard, sans le chien, pour prendre quelques photos. La laie se tenait dans les fourrés un peu à l’écart, invisible.

Je suis revenu dimanche et j’ai pu voir la laie couchée de tout son long dans le fossé. Le déclenchement de l’appareil (photo ratée) l’a fait fuir, laissant là ses marcassins. Leur pelage est un camoufalge suffisamment efficace pour que la mère prenne ce risque. Ils tenaient déjà un peu mieux sur leurs pattes mais le meiux est de se pelotonner les uns contre les autres et de dormir bien en groupe. Je résiste à la tentation d’y retourner, pour ne pas provoquer l’abandon de la portée par la laie.

Après le carnet rose, on jette un coup d’oeil à quelques nids.
Enfin, j’ai pu capter le retour au nid de la Pie bavarde.

Chez les Hérons cendrés, qui apportaient des branches ces dernières semaines, je n’ai retrouvé qu’un seul nid « actif ». Soit les oiseaux couvent et se font discrets, soit les tempêtes ont détruit certains nids.

Les Mouettes rieuses collectent des brindilles pour garnir leurs nids, simples entassements posés au sol. Les orties ne semblent pas les incommoder.

Le Grand cormoran est vraiment étonnant. Ses nids semblent fragiles et ses pattes palmées ne sont pas à priori adéquates pour se percher sur des branches. Et pourtant, ça marche.

Ces Pigeons ramiers en sont encore à l’étape de la séduction … et ça ne marche pas.

Bien sûr, il ne faut pas venir le bec vide ! Les pigeons devraient prendre exemple sur ces Grimpereaux, séduction par le cadeau !

Quelques autres oiseaux vus cette semaine :
un Milan noir …

… un Faucon hobereau, mâle – culottes rouille – spécialiste de la capture de libellules, entre autres insectes …

… une Corneille noire dans un pommier …

… une Orite ou Mésange à longue queue …

… le mâle de la Fauvette à tête noire …

… et une femelle de Pinson des arbres, anormalement peu farouche. Elle est probablement malade, en tout cas sa patte gauche porte une tumeur.

Un Canard colvert a fait briller son cou dans un rayon de soleil, sinon cet oiseau commun présente peu d’intérêt.

Les Nettes rousses sont en pleine phase de séduction et, comme chez de nombreux canards, il y a plusieurs prétendants pour chaque femelle. La t^te du mâle est « normale » au repos mais l’oiseau gonfle les plumes de la tête dès qu’il doit se montrer à la hauteur.

Et enfin, une observation peu fréquente du Bihoreau gris, un petit héron au moeurs plutôt nocturnes.

2023-04-23

Ouverture sur un papillon à la couleur soutenue : l’Azuré de la Faucille ou Cupido argiades. Pourquoi les jolis noms latins n’ont-ils pas été repris dans la dénomination française ?

Ces derniers temps, j’ai présenté un certain nombre de photos d’oiseaux en migration. C’est un phénomème qui touche aussi d’autres animaux, à une autre échelle. Après quelques jours de chaleur, ce sont des abeilles qui se préparent à partir vers une autre résidence.

Il y a, naturellement, encore des rapaces qui migrent, comme ce Faucon crécerelle, qui partage quelques instants le ciel avec un Milan noir.

Les Milans noirs estivants de Lugrin sont visibles dans leurs nids pendant quelques jours encore, tant que les arbres sont dépourvus de feuilles. Il y a deux nids, tous deux dans des châtaigniers. Le premier est visible d’en dessous, on ne voit donc que la tête de l’oiseau qui couve. Le deuxième nid est visible par en dessus car il se situe en contrebas d’une route. Les objets clairs que l’on voit sur le côté de l’oiseau sont des morceaux de plastique, censés embellir le nid …

En passant, qui couve, le mâle ou la femelle ou les deux à tour de rôle ?
Dans le premier nid, je sais que la femelle était en train de couver, avant de partir se dégourdir les ailes puis de s’accoupler avec le mâle (première photo).

Les Hirondelles rustiques sont bien revenues à Lugrin depuis quelques jours. Elles sont maintenant occupées à préparer les nids, collectant des brins d’herbes et de petites brindilles.

Pas de nids de Grand cormoran visibles à proximité de chez moi – il y en aura dans la prochaine publication – mais les oiseaux viennent souvent pêcher à portée d’objectif. Les Grands cormorans sont en ce moment en plumage nuptial avec une crête noire à la punk, la nuque et les hanches marquées de blanc.

Allez, encore deux couples pour compléter le carnet d’état civil, le Canard colvert …

… et le Harle bièvre.

Il reste encore deux oiseaux aquatiques à présenter, le Goéland leucophée, spécimen immature …

… et le Héron cendré.

C’est maintenant le tour des oiseaux « terrestres », en commençant par une femelle de Rougequeue noir …

… que l’on retrouve parmi les oiseaux fréquentant la source.

Quelques photos de Fauvette à tête noire …

… et un oiseau peu fréquent, que je vois une ou deux fois par an seulement : un Pipit des arbres.

Deux photos de Mésange charbonnière. La vitesse des mouvements est toujours surprenante : la deuxième photo a été déclenchée au 1/400è de seconde.

On parle beaucoup ces jours-ci de l’intelligence artificielle. En photo, elle peut notamment servir à améliorer la netteté des images, voire à générer des images. Mais, il y a beaucoup plus simple. Inversez les photos et vous pourrez illustrer une pub pour un démêlant à cheveux !

2023-04-16

Aujourd’hui les photos sont dans l’ordre de leur prise ou presque, au fur et à mesure de mes déplacements entre Lugrin, Varaize (Charente-Maritime) et Fontenilles (Haute-Garonne).

A Lugrin, les rapaces migrateurs continuent de passer dans le ciel, à des altitudes variables selon les vents et selon les espèces. Voici quelques Buses variables, aux plumages en effet variables…

… un Milan royal dont une plume est cassée …

… ainsi qu’un Epervier ou un Autour.

Pour les Milans noirs, entre ceux qui sont installés pour la saison, ceux qui tentent de s’installer et les migrateurs qui poursuivent leur chemin, il est difficile de distinguer. Quand un oiseau transporte des matériaux – branches ou bloc de mousse – on peut sans risque affirmer que c’est un oiseau installé.

Situation peu fréquente, un Milan royal est posé sur une branche, dominé par un Milan noir. Le royal est en pause migratoire, il ne s’arrête pas à Lugrin, et le noir est un individu local dont le nid est à proximité. La trêve n’a pas duré et le Milan royal a dû repartir sans tarder.

Deux Hérons cendrés prospectent les grands arbres en bordure du lac pour tenter de poser un nid. Ils sont régulièrement éloignés par les Milans noirs locaux. Pourtant, ils viennent dans ce châtaignier de temps en temps pour prélever des branchages pour leur nid.

Autre nid visible, un ancien nid de corneilles qui est maintenant testé par un couple de Pies bavardes. Mais, bien qu’on aperçoive la queue d’un oiseau dépasser des brindilles, l’occupation n’est pas permanente.

Autour du point d’eau, voici quelques petits oiseaux. Fauvette à tête noire, prenant son bain avec un plaisir évident, Troglodyte mignon, Rougegorge familier, Pouillot véloce ou Verdier d’Europe.

Avant de quitter Lugrin, un Ecureuil roux pointe le bout de son nez et démontre que ses oreilles sont arrondies et non pointues.

Déplacement à Varaize en Charente-Maritime, où les matins sont très humides.

A peine le brouillard levé que les Lièvres doivent être attentifs et se sauver à la première alerte – et pas question de respecter le stop.

De nombreux oiseaux vont et viennent entre les haies et les câbles.

Les Hirondelles rustiques se reposent quelques instants entre deux chasses aux insectes.

La Huppe fasciée m’a causé de la frustration : le chant « poupoupou – poupoupou » s’entend souvent mais l’oiseau ne s’est montré qu’une seule fois et la photo est floue.

Les Alouettes des champs s’entendent aussi dans tous les prés en jachère mais au moins on peut les voir, surtout quand elles redescendent de leur vol sonore.

Un grand entassement de vieux ceps de vigne sert de perchoir à différents oiseaux.

Oedicnème criard, c’est le nom curieux de cet oiseau, de la taille d’un canard, vu de loin seulement. Et il vient de loin, puisqu’il hiverne en Afrique et n’apparaît dans le sud de la France que pour la période de reproduction.

Petit oiseau habituellement discret, l’Accenteur mouchet m’a surpris : celui-ci était perché dans un arbre et chantait. La saison des amours lui fait perdre toute sa timidité ?

Un assez grand rapace est passé au loin. C’est un Busard, probablement une femelle de Busard Saint-Martin.

Encore dans les rapaces, c’est une paire de Faucons crécerelles qui a fait une démonstration de vol, à mon avis une parade nuptiale. La femelle a la tête est le dessus de la queue bruns, le mâle y présente du gris.

Et un nouveau changement d’horizon pour se rendre à Fontenilles, en région toulousaine.
De nombreux papillons ont croisé mon chemin, dont un Grand porte-queue ou Machaon, aux ailes bien fatiguées.

Un prédateur redoutable pour tous les insectes, dont les papillons, la Grenouille verte.

Les Bruants proyers se trouvent en nombre, sur les fils ou dans les buissons. C’est un oiseau que je n’ai encore jamais vu à Lugrin.

Parmi les Bruants, voici un mâle de Bruant zizi.

Et un autre mâle, celui du Tarier pâtre.

Cet oiseau qui sieste dans un buisson est tout simplement un mâle de Moineau domestique.

Un Faucon crécerelle semble apprécier son perchoir, qui lui permet d’observer les prés aux alentours.

Et voilà encore des Pies bavardes, pour le plaisir non pas de leur « chant » mais des reflets bleus et verts de leur plumage.

D’où vient l’expression « se bécoter » ? Il suffit de regarder ces Pigeons ramiers et on a la réponse.

Retour à Lugrin ! Il y a encore des passages de rapaces en migration, comme ces Milans royaux.

Les Milans noirs installés pour la saison, même s’il y a déjà eu de nombreux accouplements, s’adonnent maintenant aux parades nuptiales, impressionnantes par l’altitude et la vitesse auxquelles elles se déroulent.

Pour ceux qui ne souffrent pas de la phobie des araignées, vous pouvez aller voir la page qui leur est maintenant consacrée. Une observation faite à Fontenilles (Haute-Garonne) de Zoropsis spinimana, d’une taille de 2 cm environ sans les pattes, vous y attend.

2023-04-02

S’il y a un arc-en-ciel sur le Léman, c’est parce qu’il y a eu de la pluie … C’est ce qui explique que la moisson d’observations de la semaine est réduite.

Mais tout de même, il y a encore pas mal de passage de migrateurs, dont les rapaces, comme cette Buse variable au plumage bien fatigué.

Autre rapace, probablement migrateur d’après sa trajectoire, un Epervier d’Europe.

Le Milan royal est certainement migrateur au-dessus de Lugrin, puisqu’il n’y niche pas selon les observations de différents sites ornithologiques. Mais il lui a fallu esquiver les attaques du Milan noir, protégeant son espace aérien.

A quelques minutes d’intervalle, c’est une Buse variable qu’il a fallu chasser …

… Buse variable qui s’est rapidement écartée vers une ascendance thermique moins fréquentée …

.. pendant que le Milan noir allait se poser sur son perchoir.

Du côté des petits oiseaux, en voici quelques uns :

Ceux qui viennent ensuite sont des oiseaux vus en Charente maritime, entre deux averses.

2023-03-26

L’eau du Léman a été, une journée de cette semaine, particulièrement calme et claire. Les reflets des oiseaux sont donc très nets.

Cette clarté de l’eau m’a donné l’occasion rare de voir un Grèbe huppé en plongée.

Et, un peu plus loin, c’est la silhouette d’un brochet qui était visible.

Ce n’est plus l’eau du lac mais celle de la source que sont venus boire quelques oiseaux.

Le Pigeon ramier n’est pas spécialement farouche mais celui-ci s’est tout de même laissé approcher plus que d’autres de ses congénères.

Un Pic épeiche tambourine dans les branches mortes d’un châtaignier.

Une Corneille noire transporte des débris végétaux, probablement pour garnir son nid.

Et quelques photos de Milan noir. Nos voisins saisonniers semblent être revenus, en tout cas, les anciens nids sont inspectés avec attention et il commence à y avoir des cadeaux de branchages et quelques accouplements.

Une Buse variable, peut-être en migration.

Et l’Ecureuil roux qui grignotte une des rares châtaignes restante de l’automne.

2023-03-19

Ils sont revenus !
Après les passages des Milans royaux et des Buses variables en migration, les Milans noirs ont suivi.

Et maintenant, ceux qui vont passer ici la saison jusqu’à la mi-juillet, ont repris possession de leurs perchoirs favoris. Ils ne sont pas encore tous arrivés mais il y en a chaque jour un peu plus.

Autre rapace, l’Epervier d’Europe. A la façon dont certains volent, de manière décidée en suivant la rive du lac vers la Suisse à l’est, on se doute que ce sont des oiseaux en migration. Pour d’autres, qui cerclent dans des thermiques, il est difficile d’interpréter : oiseau local ou migrateur ?

Le hasard cette semaine m’a permis de prendre deux oiseaux en contre-jour. Un Rougegorge familier …

… et un Héron cendré.

Un autre ne m’a offert que son dos, un Pouillot véloce.

Des Merles noirs ont été plus coopératifs.

Dans les bois, voici une Sittelle torchepot …

… un mâle de Verdier d’Europe, occupé à grésiller du haut d’un mélèze …

… un Roitelet huppé …

… et une Mésange bleue. Je suis retourné observer quelques jours plus tard mais aucun mouvement. L’oiseau est-il en train de couver ou le nichoir potentiel n’a finalement pas été adopté ?

Autre mésange, la Mésange noire …

… et autre mésange encore, la Mésange charbonnière.

Parmi les autres oiseaux qui fréquentent la source, un mâle de Pinson des arbres …

… une petite troupe de Tarins des aulnes, dont les mâles ont des couleurs vives et une calotte noire bien marquée.

Mon camouflage et mon immobilité ont trompé quelques instants la vigilance d’une Pie bavarde, oiseau habituellement très méfiant au moment d’aller boire.

Corvidé comme la Pie, la Corneille noire du bord du lac n’a pas eu le coup de lumière nécessaire pour iriser le plumage.

La Bergeronnette grise parcourt les rives à la recherche de petites larves et d’insectes.

La Mouette rieuse m’a coûté un peu de patience pour réussir un cliché de face.

Deux Cygnes tuberculés en vol …

… sont passés juste avant un vol de Harles bièvres …

… pendant que les Fuligules morillons s’adonnaient à leur toilette …

… et que le Grèbe huppé ne s’inquiétait guère de son reflet.

Le parc de la Dranse à Amphion abrite une importante colonie de Héron cendré. Voici quelques images des oiseaux posés à la cime des grands arbres …

… ou en vol autour de leurs perchoirs.

D’autres oiseaux continuent à collecter des branches pour garnir leurs nids.

Mais cette concentration d’occupants provoque aussi des querelles de voisinage, très bruyantes. Le Héron cendré lance des cris et des grincements, peut-être doux à l’oreille de son partenaire mais assez peu mélodieux à mon goût.

2023-03-12

« Cette semaine », dit l’écureuil observateur, « on va discuter plumage. »

Car au printemps, tous les oiseaux revêtent leur plus beau plumage, histoire de séduire un ou une partenaire.
Chez le mâle du Canard colvert il y a même des reflets bleus.

Le Pinson des arbres mâle est multicolore, avec même du vert dans le dos, couleur que présente aussi la femelle, sous une allure générale brune

L’Etourneau sansonnet, noir et blanc au premier regard, présente des reflets verts ou bleus selon la lumière.

Le mâle du Merle noir joue sur des plumes brillantes et d’autres moins .

La Corneille noire, brille d’un peu de bleu ou d’une pointe de brun. La paire de la photo de gauche est probablement un couple, je les vois régulièrement ensemble sur la même branche. Il est temps de s’occuper du nid, ce que fait l’oiseau de la dernière photo.

J’ai rencontré desHérons cendrés désoeuvrés mais aussi d’autres en plein travail de transport de matériaux.

Pour d’autres espèces, le temps n’est pas au nid mais encore au retour vers le lieu d’estivage. C’est le cas de la Buse variable – 2 individus pour montrer un aspect de la variabilité du plumage.

C’est aussi le cas de cet Epervier d’Europe.

Et maintenant, quelques autres oiseaux observés cette semaine.
Une Orite – Mésange à longue queue …

… une Sittelle torchepot…

… une Mésange nonnette …

… et la Mésange noire avec sa tache blanche sur la nuque …

…ainsi que la Mésange bleue. Je pense que l’oiseau va picorer soit un peu de nectar soit un morceau tendre du bourgeon.

Le Roitelet huppé qui prospectait une haie m’a offert quelques belles images.

Et pour finir, c’est la première fois que je capture le bain du Grimpereau des bois.

2023-03-05

Les restes de la tempête « Juliette » ont agité le lac pendant quelques jours, obligeant les grèbes et harles à franchir les crêtes des vagues. Curieusement, ces oiseaux qui sont d’excellents plongeurs, ne semblent pas apprécier les successions de creux et vagues.

Durant la semaine, les passages de rapaces migrateurs ont augmenté. Milan royal et Buse variable se succèdent, le plus souvent en vol battu, quelques fois en se reposant dans un thermique pour gagner en altitude.

Ces deux oiseaux sont de la même espèce : Goéland leucophée. La différence de plumage marque l’âge. le premier est un oiseau adulte, alors que le second est un immature de 2è hiver ou peut-être de 3è hiver.

Les Pigeons ramiers sont en pleine période de séduction : roucoulements , tentatives d’approche, etc. jusqu’à se retrouver à trois sur un perchoir. L’un d’eux doit partir !

Le mâle de Verdier ne fait pas de cour ostentatoire. Le seul comportement que j’ai pu observer, c’est le chant du haut d’un arbre.

Il ne faut pas pour autant oublier de se nourrir et de boire.
Le Merle noir retourne les feuilles mortes à la recherche d’insectes, de graines ou de vers. Un autre va boire dans ce qui reste d’humidité au fond d’une mare asséchée.

J’ai tenté de comprendre ce que les Mésanges bleues picoraient dans les bourgeons : insectes, suc de l’arbre à la base des bourgeons ? En tout cas, les gaines brunes des bourgeons sont enlevées en début de prospection.

Que tient cette femelle de Pinson des arbres ? Avant de s’envoler hors de vue, l’oiseau s’est déplacé sur le chemin en gardant le bec ouvert ainsi, au point que je me suis demandé si la graine n’était pas coincée.

Un Pic épeiche mâle prospecte un tronc …

… une Mésange noire inspecte un arbre parasité par du gui …

… et les Orites – Mésanges à longue queue – vont boire et se baigner.

Là, ce ne sont pas les oiseaux qui ont mangé l’écorce. C’est un chevreuil qui a mordu l’écorce avec ses incisives. L’arbre survit à cette attaque tant qu’il n’est pas rongé tout autour et tant que des maladies ou parasites ne s’installent pas dans la blessure