2020-01-05

Bonne année 2020 ! J’en débute les photos par des natures « mortes » mais les images d’oiseaux et autres animaux viennent tout de suite.

Pour la période des fêtes, j’étais au nord de la Lorraine, proche de la frontière de l’Allemagne et du Luxembourg. C’est une région riche en gibier, surtout des chevreuils et des sangliers.
Les chevreuils sont visibles la plupart du temps à plusieurs centaines de mètres, au beau milieu des cultures. L’alerte est donnée lorsqu’ils perçoivent un mouvement, même lointain. Le signal de la fuite, c’est le miroir blanc sur l’arrière-train, où les poils se hérissent. Pas de miroir, c’est le signe que les animaux sont en confiance.

J’ai tout de même pu, en essayant d’approcher des oiseaux à l’abri d’une haie, photographier quelques chevreuils à moins d’une dizaine de mètres. Le mâle porte encore le velours sur ses bois, velours qu’il arrachera en frottant de la tête des troncs d’arbres pour marquer sa présence.

Les sangliers sont restés très lointains, même si j’ai levé un groupe qui siestait juste de l’autre côté d’une haie que j’ai longé. Mais le temps de trouver une trouée pour passer l’objectifs, ils étaient partis.

Les grands espaces cultivés conviennent au Busard Saint-Martin, grand rapace qui chasse en survolant prairies et cultures à quelques mètres du sol, malheureusement à des moments où la lumière faiblit. J’ai repéré au moins deux individus, femelles ou jeunes, dont l’un avait des plumes brisées à l’extrémité d’une aile.

Autre rapace, plus commun, le Faucon crécerelle. Là aussi deux individus au moins.

Comme la région est assez humide, de nombreux hérons et aigrettes restent en hivernage. Une Grande aigrette était quasiment tous les jours au même endroit, très occupée à rechercher insectes et vers mais trop méfiante pour être photographiée au sol.

La Grive litorne est un oiseau fréquent aussi autour des cultures, dont le dos gris vire presque au bleu selon l’éclairage.

Les haies et buissons sont souvent animés par les Bruants jaunes

Alors que les écorces des arbres sont explorées méthodiquement par les grimpereaux

Quelques autres oiseaux : Etourneau sansonnet, en bande – Pinson des arbres, au sol – Chardonneret élégant – Mésange bleue

A Lugrin, un Epervier d’Europe est venu attaquer, sans succès, les oiseaux qui viennent à la mangeoire d’hiver.

A proximité de la mangeoire, les mésanges bleues et nonnette m’ont accordé quelques portraits.

Les chamois ne se sont pas montrés dans les coins que j’ai explorés, ils sont restés très loin sur d’autres pentes.

Une Fauvette à tête noire, mâle, a fait des étirements dans un rayon de soleil.

Le Pouillot véloce prospecte autant le sol que les buissons à la recherche d’insectes.

Dans un fourré, au pied d’un arbre, gisait un blaireau, mort depuis peu.

Le Père Noël m’a apporté un piège photo : un appareil qui se déclenche automatiquement lorsqu’il y a un mouvement. Voici la première – et seule pour le moment – image correcte captée, en bas de mon jardin : passage d’un chevreuil femelle, un jour vers midi.

La difficulté est de placer l’appareil sur un passage d’animaux, orienté correctement sans quoi ça n’enregistre que le paysage sans l’animal qui a provoqué le déclenchement. Il faut apprendre. Il y aura certainement d’autres images ces prochains jours

2019-12-15

Voici le dernier article de 2019, avec quelques oiseaux du lac et des oiseaux de terre ferme.

Du Grand cormoran, adultes avec le corps noir et immatures avec le plastron blanc. Celui posé sur un tronc a essayéde prendre des poses impressionnantes pour dissuader son congénère de lui piquer sa place.

Les Harles bièvres sur un lac bien agité

Les Fuligules morillons sont rassemblés en grands groupes sur des étangs calmes. Ils s’orientent presque tous dans le même sens, y compris quand ils font la sieste. De temps à autres, l’un deux s’étire, s’ébroue et remet le bec sous son aile pour dormir à nouveau.

Et se gratter la joue en plein vol, pas facile ? Ce Goeland leucophée l’a fait.

En bordure du plan d’eau fréquenté par les Fuligules, j’ai aperçu un rapace qui rasait les arbres, faisant fuir les oiseaux pour peut-être en attraper : un juvénile d’Autour des palombes.

Parmi les corvidés, il y a le Grand corbeau, la Corneille noire et le Geai des chênes

Le Pinson des arbres mâle va bientôt avoir son plumage nuptial, celui-ci est encore un peu terne.

Une mésange huppée est venue se percher dans un houx. La bête est probablement malade, vu la grosseur sur son flanc droit.

La Mésange charbonnière est venue aussi dans le buisson de houx. Il ne manque que quelques flocons pour que ça fasse Noël…

La Mésange à longue queue a dédaigné le houx et a préféré prendre un bain.

Un Pic vert cherche des insectes sur un poteau électrique au milieu des prés.

Cet article et l’année photographique 2019 se termine sur quelques mâles de Pic épeiche, qui arborent un rouge plus éclatant que ceux que je vois habituellement. C’est la tenue spéciale pour Noël !

2019-12-01

Après une semaine assez pluvieuse, il y a peu de photos à publier. Toutefois, en quelques sorties, il y a tout de même une variété intéressante d’oiseaux qui ont accepté d’être capturés dans l’objectif.

Les classiques : le Geai des chênes, le Roitelet triple bandeau et la Bergeronnette grise. Un peu moins classique mais fréquent tout de même, le Cincle plongeur dont deux individus étaient en querelle territoriale en bordure du lac.

Deux corneilles noires sur un arbre, ça n’a rien d’extraordinaire. Mais quand l’une vient piqueter délicatement (affectueusement ?) les plumes de la joue de l’autre, c’est tout de suite plus rare…

De même, le Pic épeiche, ici une femelle, est régulièrement visible dans les branchages. Mais le Pic épeichette, ici un mâle avec sa crête rouge, est beaucoup plus rare ou tout au moins plus difficile à voir car il est à peine plus gros qu’un pinson et qu’il est silencieux.

Sur les plans d’eau, les canards colvert mâles ont la tête qui vire de noir à vert brillant selon la lumière

Les grèbes huppés passent le plus clair de leur temps à plonger dans l’espoir de capturer un poisson alors que la Mouette rieuse, en plein changement de plumage pour prendre sa tête couleur chocolat, prend du repos. Le Héron cendré fait de même.

En règle générale, les grands canards ont besoin de « pédaler » au décollage, comme par exemple ces deux femelles Harles bièvres ou le Grand cormoran.

Puiqu’on en est au Grand cormoran, voici un individu de 1ère année (ventre blanc) qui a pris possession d’une bouée, mais ce n’est pas une mince affaire …

… quand on a les pattes palmées et tout un sens de l’équilibre à développer.

Fin de l’épisode.

2019-11-24

Débutons cet article par deux devinettes : quels oiseaux ont été photographiés ? Ne regardez pas les noms de fichier mais seulement les images, les réponses viennent plus bas.

Vous avez trouvé ?
La première image est un oiseau qui, malheureusement, est élevé strictement pour la chasse et que des « chasseurs » libèrent de temps à autres dans les bois et les prairies alentours pour avoir des bêtes à tirer les jours de chasse. C’est un faisan, mâle.
La deuxième image est d’un oiseau en vol, un oiseau dont le cri retentit dans toute une série de dessins animés. C’est un Pic vert – ou Pivert – vu de dos.

Maintenant quelques photos prises autour de Halstroff, en Lorraine, où j’ai passé quelques jours et où il y a toujours une belle variété de faune.
D’abord quelques attitudes du Faucon crécerelle en chasse.

Un Bruant jaune

Un oiseau plus délicat à identifier, que je crois être un Pipit farlouse

Une Grive litorne

Une Grande aigrette

Quelques chevreuils

et un jeune sanglier, qui faisait partie d’une troupe de six ou sept bêtes pas trop préoccupées de mon arrivée dans leur clairière.

Passons maintenant à quelques prises dans la réserve des Grangettes, à l’extrémité amont du lac Léman.
J’y étais allé avec l’intention de photographier des Martin pêcheurs. Le résultat est mitigé, j’ai vu plusieurs oiseaux mais les photos ne sont pas de bonne qualité, en raison de l’éloignement pour les premières et la baisse de la lumière pour les dernières.

Heureusement les plus gros oiseaux sont plus faciles à figer en image.
Le grand cormoran

Le Grèbe huppé, que j’ai pu approcher pour un joli gros plan.

Le Grèbe castagneux, avec ses plumes de l’arrière train ébouriffées en tutu

Le Harle bièvre, femelle et mâle, avec ce magnifique bec crochu

Le Héron cendré

Le Canard souchet, doté d’un bec long et large pour filtrer l’eau de surface et capturer ainsi sa nourriture. Les trois photos présentent des mâles, le troisième n’ayant pas encore terminé sa mue vers le plumage nuptial complet.

La Gallinule poule d’eau, adulte puis jeune de l’année

Quelques mâles, respectivement le Canard colvert, le Canard chipeau, le Fuligule milouin et la Sarcelle d’hiver

La réserve du Delta de la Dranse à Thonon-les-Bains m’a offert une observation sympathique du Cincle plongeur pêchant dans les enrochements.

Autour de Lugrin, ce sont les oiseaux habituels, dont le Geai des chênes qui ramasse des châtaignes pour les cacher ici et là en prévision de l’hiver.

Je ne crois pas que la Corneille noire fasse des provisions, je pense que c’est une consommation à l’emporter.

Corneille noire qui est toujours territoriale et qui n’hésite pas à attaquer tout intrus dans son espace aérien, comme cette Buse variable.

Et pour finir, les photos sans histoire : un Pic épeiche, un Pinson des arbres mâle, un Milan royal en migration vers le sud et une Mouette rieuse en plumage d’hiver (tête blanche au lieu de chocolat en plumage nuptial)

2011-11-11

Ca y est : première sortie dans la neige, entre 1000 et 1400m d’altitude, donc pas très haut … J’en suis revenu trempé, après le passage d’une averse, et boueux après une glissade dans une pente très humide.

Mais, j’ai tout de même aperçu, à plusieurs centaines de mètres, deux cerfs qui broutaient en toute quiétude.

Les tempêtes d’automne nous valent parfois de beaux spectacles sur le lac Léman, dont cet arc-en-ciel, double qui plus est.

Avant que le gel ne sévisse, quelques champignons percent encore : Helvelle crépue, classée comme comestible il y a quelques années et maintenant mentionnée comme toxique (en cas d’ingestion abondante et répétée, comme la crème caramel, finalement).

A mesure que les arbres se dégarnissent, on peut parfois voir des oiseaux habituellement bien cachés, tel cet Epervier d’Europe, à l’oeil jaune orangé…

… ou le Bouvreuil pivoine, très farouche…

… tout comme les Grosbec casse noyaux, habituellement discrets .

Les Pics épeiche font partie du paysage et ne sont pas particulièrement farouches mais il est rare d’en voir deux sur le même tronc.

Dans une zone civilisée, un parc public, de nombreux oiseaux allaient se nourrir, soit d’insectes comme le Rougequeue noir, soit de baies d’if comme les Merles noirs.

A la source dite Les Fontaines, une Sittelle torchepot m’a fait une exhibition d’acrobatie avant d’aller boire.

Sur les rives du lac, une Bergeronnette des ruisseaux picore les insectes dans les rochers ou dans la végétation.

Toujours sur les rives du lac, un Cincle plongeur s’est enfui à mon arrivée mais est revenu après que je me sois tenu immobile un moment. C’est un oiseau extraordinaire, qui marche et nage sous l’eau pour capturer des insectes ou des petits mollusques. Il nage aussi très bien sur l’eau, comme en témoignent deux des photos. D’en voir un est un régal mais d’en avoir deux côte à côte est un privilège rare.

Ces Grands cormorans sont très certainement des oiseaux qui vont rester sur le Léman pendant l’hiver, puisque les vols de migration sont terminés depuis plusieurs semaines.

Les Rougegorges sont en ce moment très actifs pour se nourrir mais aussi pour délimiter leur territoire en chantant à tue-tête à la cime des arbres et en pourchassant tout concurrent dès son approche.

Quant aux Grèbes huppés, les liens de couples sont confirmés par de courtes parades nuptiales, bien maigres par rapport aux ballets printaniers

L’écureuil roux s’occupe à transporter des provisions.

Les insectes encore visibles, comme cette grande sauterelle, sont un peu engourdis.

Et pour finir, voici le Vulcain ou Vanesse ou encore Atlante, qui pompe les sucres des figues pour accumuler l’énergie nécessaire à son vol migratoire, vers les régions méditerranéennes.

2019-10-27

La semaine dernière, je présentais un champignon orange encore à identifier : c’est une amanite, peut-être l’amanite des césars mais je ne m’y risque pas. J’ai vu aussi une lépiote couverte de goutelettes de rosée et un satyre puant dont les mouches ont mangé tout le chapeau de mucus vert.

Deux sorties dans le massif de la Dent d’Oche avaient pour but de peut-être voir les luttes des bouquetins mâles : il y avait de grands rassemblements de bêtes, jusqu’à une soixantaine, mais je n’ai pas vu d’affrontements et de chocs de cornes. J’ai plutôt vu les grands mâles affalés de tout leur long dans l’herbe ou dormant la tête appuyée sur un rocher. L’approche d’un hélicoptère ou le passage d’un chien, très loin, réveillent tout ce beau monde et provoquent des fuites sur quelques centaines de mètres, après quoi le sommeil ou la pâture recommencent.

En début de semaine, les femelles n’étaient pas loin des regroupements de mâles, parfois avec des petits. En fin de semaine, ni femelles ni petits n’étaient visibles.

J’ai tout de même assisté à une esquisse d’empoignade entre deux mâles, le plus gros n’ayant pas envie de dévier de son chemin, « occupé » par un plus jeune.

Pour en finir avec les bouquetins, quelques images des « vieux sages », ou tout au moins de l’impression qu’ils me donnent.

En montagne, les Chocards à bec jaune sont des oiseaux qui vivent en bandes bruyantes. Peu farouches, ils viennent près des randonneurs au moment du casse-crôute. J’en ai profité pour une photo en vol, prise avec un objectif de 55mm tellement l’oiseau était proche.

Les Rougequeue noirs étaient encore présents en début de semaine mais avaient disparu dimanche, partis pour des contrées plus chaudes.

Il y avait également du Grand corbeau, toujours en contre-jour…

Au voisinage de Lugrin, il y a un mélange de migrateurs de passage et de résidents.
Un Milan royal, volant en direction du sud.

Un Epervier d’Europe, résident j’espère, pour le voir encore cet hiver.

Un rougegorge au bain

Un Grosbec casse-noyaux, habituellement très discret dans les branchages, qui est venu boire devant moi. On le croirait sorti d’un film d’animation.

Le premier Pinson du Nord que je vois cet automne, en espérant qu’il ne présage pas d’un hiver rigoureux. C’est en principe un oiseau qui vit en troupe et cette présence d’un solitaire m’étonne.

Les rayons de soleil des dernières journées chaudes font sortir les lézards de leurs refuges dans les murets.

On trouve encore de nombreux papillons, dont cet Autographa gamma qui attend la nuit.

Et quelques criquets, dont celui-ci qui est peut-être un Criquet migrateur, idnetifiable à la couleur de ses pattes postérieures.

2019-10-20

4 semaines depuis la précédente parution mais pas une avalanche de photos pour autant. Entre des journées de grand calme faunistique et des journées de pluie, il n’y a pas une moisson abondante. Par contre, quelques prises comme les cerfs ou le tichodrome échelette m’ont procuré de belles satisfactions. Il y a également quelques photos d’une vipère, rencontrée sur une pente herbeuse bien ensoleillée, visible sous la page Reptiles pour ceux qui n’ont pas la phobie.

Comme tous les ans, la période de fin septembre à mi-octobre est celle du brâme. Le meuglement du cerf s’entend à travers les alpages et les forêts de moyenne altitude. Il n’y a plus qu’à s’approcher en essayant de ne pas être repéré pour apercevoir mâle ou femelle et peut-être réussir une photo.
D’abord une biche, que j’ai surprise en escaladant un talus.

Puis deux cerfs, broutant tranquillement quelques herbes rases, pas du tout en excitation de brâme.

Ce jour là, il n’y avait pas que du cerf mais aussi trois sangliers, en plein jour, ce qui prouve que le lieu est jugé très tranquille par les animaux.

La chasse photo au cerf se passe pour moi au pied des falaises des Mémises. Il y a toujours quelques oiseaux qui passent dans ces falaises, dont le Faucon pélerin.

Il y a également le Tichodrome échelette, dont un qui est venu picorer les insectes assez près de moi.

En montagne , on entend souvent le Cassenoix moucheté mais il est farouche et se laisse rarement photographier.

Dans les espaces plus ouverts, au-dessus des alpages, on voit du Faucon crécerelle, qui parfois resserre les épaules avant de piquer vers une proie.

La période septembre-octobre est aussi celle des passages de Grand cormoran, parfois dans un certain ordre mais le plus souvent en pagaille, peut-être parce que les haltes sont fréquentes sur le lac, dès qu’un banc de poisson est repéré.

Voici un consommateur de poisson, qui se démène pour avaler une proie plus grosse que son bec ne le permet raisonnablement.

De nombreux hérons sont partis vers le sud mais il reste tous les ans un bon nombre d’oiseaux qui ne migrent plus. Il faut espérer que l’hiver ne leur sera pas trop rigoureux.

Les jours de beau temps, les rapaces migrateurs passent, très haut en ce qui concerne le Milan royal…

… et plus bas pour la Buse variable.

Tous les passereaux migrateurs ne sont pas encore partis, comme le Pouillot véloce …

… ou les bergeronnetes grises (ici un jeune de l’année), dont certaines restent et d’autres partent.

Les oiseaux résidents passent une bonne partie de leur temps à se nourrir, pour emmagasiner des réserves, comme les pinsons des arbres …

… les grives musiciennes…

… les corneilles noires…

… les merles noirs (successivement un mâle de l’année, un mâle adulte et une femelle)…

… le Rougegorge familier…

… la Mésange nonette…

… ou la Mésange à longue queue…

… ou enfin le Geai des chênes – celui-ci n’a pas daigné se tourner vers l’objectif.

Se nourrir est aussi la préoccupation des ces deux « mouches » qui butinent les dernières fleurs des prairies.

Et puis, septembre-octobre c’est le temps des champignons, ceux-ci choisis pour leur beauté. L’Helvelle crépue (comestible mais doit êtretrès cuit), le Bolet chrysenteron (comestible), un champigon orange à identifier, une Lépiote (probablement toxique) et un Clitocybe à préciser.

2019-09-22

Ca y est , c’est l’automne, avec de belles lumières et quelques champignons, pas beaucoup car il manque d’eau.

La lépiote, probablement la variété toxique dite brun-incarnat, apparaît en lisière de haie en profitant de l’humidité de la rosée.

Un autre champignon, plutôt rare : le Satyre puant ou en latin Phallus impudicus. Comme les amanites, il sort de terre comme une petite balle, au deuxième plan, avant de se développer.

En ce qui concerne les oiseaux, les rassemblements de Grands cormorans sont de plus en plus importants. Les deux premiers sont sur le lac Léman. La troisième photo a été prise à l’extrémité est du lac de Neuchâtel, où les cormorans squattent les pieux qui témoignent d’un ancien élevage de coquillages d’eau douce.

La météo ce jour là sur Neuchâtel était à l’orage, ce qui donne un ciel gris sur toute la série de photos.
En premier, deux Bécasseaux variables, je crois

Ensuite un Balbuzard pêcheur, ma deuxième observation de ce rapace.

Des courlis cendrés

Trois Grandes aigrettes parmi des Courlis cendrés

Et l’orage à éclaté, au sens propre, tambourinant sur la tête des Oies cendrées qui ont attendu stoïquement que l’averse passe (ce qui explique la grisaille de la photo). J’avais eu le temps de me réfugier sous un bout de toit couvrant très partiellement un observatoire.

Pour rester en bordure de lac, Léman cette fois, voici quelques images des proies puis des chasseurs, les Mouettes rieuses (qui ont perdu le plumage brun chocolat de la tête en période nuptiale) et une Sterne pierregarin, plus rare. La technique des deux prédateurs est similaire, vol au ras de l’eau au-dessus des bancs d’alevins et plonger soit le bec soit le corps entier pour tenter une capture, avec un faible taux de réussite pendant le temps de mon observation.

La vie de chasseur est fatiguante, il faut donc se reposer, sur une ou deux pattes, au choix. Le Héron cendré est un grand spécialiste de l’équilibre sur une seule patte mais la grandeur de ses doigts lui enlève un peu de mérite.

La Nette rousse, ici une femelle avec un de ses petits est « vegan », se nourrissant d’herbes aquatiques. Elle reste donc la plupart du temps dans l’eau et n’a pas besoin de se poser sur les rives.

Un dernier visiteur des rives, la Bergeronnette grise, qui capture des insectes en marchant à pas précipités suivis de pauses où elle hoche la queue, d’où son surnom « hochequeue ».

Les zones humides offrent encore quelques occasions d’admirer des libellules, comme cette Aeschne mixte mâle, qui patrouille inlassablement sont territoire pour chasser les intrus et tenter d’attirer une femelle.

C’est la migration de Vulcains ou Vanessa atalanta. La migration des oiseaux est déjà une prouesse étonnante mais la capacité de ces insectes à couvrir de grandes distances est phénoménale.

La vie des insectes est dangereuse car les prédateurs sont nombreux, dont le lézard…

… ou le Faucon crécerelle. il capture des insectes au vol ou au sol mais il chasse aussi des petits rongeurs ou des petits batraciens. Le premier est un individu de plaine et les autres photos ont été prises en montagne, vers 1900-2000 m d’altitude. La spécialité du Faucon crécerelle est l’affut en vol sur-place, on parle de la position en Saint-Esprit. C’est la première fois que j’observe deux oiseaux le faire simultanément.

Bien évidemment, en montagne j’ai revu les bouquetins, à croire qu’ils sont poussent dans les alpages comme des grosses plantes.

Et s’il fallait prouver que les grandes cornes ont une utilité : ça permet de se gratter la cuisse sans trop d’effort … par contre quand c’est l’oreille qui démange ça devient compliqué !

Et il y en qui trouvent ça drôle !

L’écureuil ne fait pas tant de manières et prend sagement la pose. Non, en fait il observe attentivement les alentours pour évaluer les risques à poursuivre à découvert.

Et on termine avec l’une des menaces pour tous les rongeurs : la Buse variable

2019-09-01

Dans les bois en fin d’été les écureuils font des démonstrations d’acrobatie pour attraper les noisettes, placées sous les branches. Les quatre photos ne sont pas du même individu et on voit bien, à part l’acrobatie, la variation du pelage, de roux à presque noir.

On continue par le Gobemouche noir, avec un extrait d’un article du magazine La Salamandre.

Une étude toute récente vient de démontrer que le gobemouche noir peut traverser le Sahara d’une traite, en volant de jour comme de nuit pendant 37-48 heures, évitant ainsi une halte dangereuse en milieu hostile.
Très commun dans les forêts du nord et de l’est de l’Europe, le petit passereau insectivore est très étudié par les scientifiques. Son attrait pour les nichoirs dans les parcs et jardins rend les opérations des chercheurs aisées. Le gobemouche noir a beaucoup contribué à la compréhension de l’impact du changement climatique.
Savez-vous que notre oiseau est une victime des printemps de plus en plus chauds observés en Europe ? Pas de chance, ce migrateur au long cours arriverait trop tard par rapport au calendrier de ses proies favorites, les chenilles. Ces dernières éclosent de plus en plus précocement et ne sont plus synchrones avec le nourrissage des jeunes gobemouches. Famine, succès de reproduction diminué et au final… baisse de la population du pauvre gobemouche.
Source : La Salamandre – https://www.salamandre.org/article/gobemouche-noir-traverse-sahara

On retrouve un Gobemouche noir mais aussi, plus bas, un Pouillot, difficile de préciser lequel

Le Pouillot véloce, ci-dessous, est distingué, entre autres par ses pattes sombres mais certains ont les pattes claires comme le Pouillot fitis, alors il faut pouvoir apprécier la longueur des plumes des ailes … pas facile.

Quelques clichés de Rougequeue noir (poitrine grise) …

… et du Rougequeue à front blanc (poitrine un peu rosée). La distinction est tout de même plus facile en plumage de printemps, surtout chez les mâles

Celui-ci, c’est le Traquet motteux. En première photo, le mâle qui porte un « masque » noir, puis des femelles ou jeunes de l’année.

Une femelle de Serin cini

Du côté des rapaces, j’ai observé un Faucon crécerelle en chasse …

… ainsi qu’un Busard des roseaux, aussi en chasse. Il s’est posé au loin dans les herbes et malgré une attente assez longue, je n’ai pas pu le voir reprendre son envol. Mais il suffit de regarder ailleurs pendant un instant et il peut disparaître plus loin.

Le jeune Rougegorge présenté dans le précédent article est un infatigable chasseur d’insectes de la source où je me poste à l’affut régulièrement.

Sur un joli plan d’eau fleuri, voici un jeune Grèbe castagneux …

… et une leçon de pêche chez les Grèbes huppés. L’adulte est ressorti avec un petit poisson à huit plongées sur dix, alors que les jeunes ressortaient bredouilles de leurs courtes plongées .

La jeune Bergeronnette des ruisseaux, quant à elle, est totalement autonome pour se nourrir.

Pour rester dans les oiseaux colorés, un Pinson des arbres…

… un Chardonneret élégant …

… et une Hirondelle rustique.

Le dernier oiseau de cet article est un Geai des chênes, probablement malade à voir sa tête déplumée.

Hormis les oiseaux, il y a beaucoup d’autres choses à voir, dont les libellules. Deux photos d’un mâle d’Aeschne bleue et la troisième n’est pas identifiable.

Des papillons, que je n’ai pas identifiés, même si le bleu est de la famille des argus.

Celui-ci se reconnait assez facilement, même en vol : les ailes sont translucides comme du papier calque et les taches sont typiques : Apollon, de son nom latin Parnasius apollo.

Deux coléoptères : sont-ils mâle et femelle de la même espèce ou de deux espèces différentes ? Je dois encore le trouver.

Et un bourdon butineur pour clore le chaptire des insectes.

S’il y a des insectes, il y a ceux qui s’en nourrissent : lézard

ou batraciens, ici un minuscule crapaud, rencontré à 1900m d’altitude.

Qui d’autre est présent en montagne ? Les bouquetins bien sûr.

De temps à autres, la nature offre encore d’autres belles choses, que ce soit un champignon à couleur de marguerite, une toile chargée de goutelettes ou un rocher qui évoque un homme couché.

2019-08-18

La migration a commencé il y a quinze jours avec le départ des Milans noirs. Maintenant , ce sont les premiers grands vols de Grands cormorans, un peu désordonnés.

Les Gobemouches, gris et noirs, font halte quelques jours sur leur chemin vers l’Afrique. Ils se perchent sur des branches et guettent les insectes qu’ils capturent en vol la plupart du temps et parfois au sol.

Le Gobemouche noir est assez différent du gris ci-dessus. La différence est encore plus nette au printemps, lorsque les mâles sont vraiment noirs et blancs.

Il y a encore des jeunes qui devront partir bientôt, reconnaissables aux bords de becs jaunes, ici chez les Rougequeues noirs.

Aussi des jeunes mais qui resteront : Rougegorge, Troglodyte mignon (pas trop mignon celui-ci) et Chardonneret élégant.

Au rayon des adultes, une Sittelle trochepot …

… un Pic vert femelle (le mâle aurait des plumes rouges dans la bavette noire sous l’oeil) …

… des Pics épeiches, mâles tous deux (tache rouge sur la nuque)…

… une Mésange nonette …

… des Fauvettes à tête noire, femelles puisqu’elles ont la tête brune …

… des verdiers d’Europe, femelle à gauche et trois mâles dont le premier très coloré …

… et deux Mésanges à longue queue.

Pour les rapaces, un Faucon crécerelle, femelle …

… une Buse variable, juvénile puisque la queue ne porte pas de barres sombres …

… et un Faucon hobereau subadulte, en pleine chasse aux libellules au-dessus d’un petit lac de montagne (l’adulte a les culottes plus rousses).

Puisqu’il est question de libellules, j’ai eu la chance d’assister à une ponte d’Aeschne bleue. En première photo, un mâle surveillant son territoire. En 2 un gros plan sur la façon dont le mâle s’agrippe à la femelle, juste derrière sa tête, grâce aux crochets qui sont à l’extrémité de son abdomen. Chez les Aeschnes, le mâle accompagne ainsi la femelle pendant le vol de ponte, ponte qui se fait dans les herbes autour du plan d’eau et non dans l’eau directement.

Chez les insectes, encore quelques papillons, qu’il faudrait rechercher probablement dans la famille des Mélitées, au moins pour les trois premiers …

… et puis guêpes des villes, qui s’installent dans une boite aux lettres, et guêpes des champs qui construisent un nid collé contre un rocher.

Il ne reste plus qu’à passer aux mammifères en commençant par un écureuil qui est venu m’observer pendant que j’étais à l’affut pour des oiseaux. Il faudra que j’emporte des noisettes pour mes prochains affûts !

Et la fin est réservée aux bouquetins. Nous avons pris nos casse-croûtes respectifs à quelques mètres les uns des autres. Au début, ils étaient à mes pieds car j’avais grimpé au-dessus de la falaise où j’avais vu le premier mâle (par un passage facile pour le piéton moyen, je n’approche même pas les passages des bouquetins). Ensuite, ils m’ont contourné et sont passés à quelques mètres au dessus de moi. Il y avait cinq grands mâles et ainsi que quelques femelles et des jeunes plus loin.