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Cette semaine débute avec une présentation : notre nouveau concierge et portier : Firmin. C’est un lézard qui a élu domicile dans les tubes métalliques du portail, passant du battant de droite à celui de gauche selon son humeur. Il est de moins en moins farouche et c’est dommage que son hibernation débute bientôt car sinon je pourrais bientôt le toucher.
Maintenant, une comparaison entre un petit et un grand oiseau.Tout petit, 9 à 10 cm à peine, c’est le Troglodyte mignon. Celui-ci est plus étoffé que d’habitude, il sort de son bain…
A l’autre extrème, un des plus grands c’est le Vautour fauve : environ 1m de long pour une envergure de 2m30 à 2m60. Celui-ci m’a survolé dans le massif de la Dent d’Oche, déclenchant au passage les cris d’alerte des Chocards à bec jaune.
Les Chocards à bec jaune font à peu près la taille d’une corneille (70 cm d’envergure) et vivent en bandes nombreuses dans les massifs de montagne. A cette saison, ils se nourissent des insectes au sol comme les sauterelles, ce qui provoque des sautillements et des vols très courts, assez surprenants. Les adultes ont les pattes rouges et les jeunes, les pattes noires.
Parmi les corvidés rencontrés en montagne, il y a le Grand corbeau qui a une envergure de 120 à 130 cm, donc plus grand qu’une buse. J’ai été surpris de la couleur bleue qui ressort sur deux des photos (hélas peu nettes), alors que l’oiseau apparaît généralement noir.
La Buse variable se perche habituellement à la cime d’un arbre mais en montagne, en absence d’arbre, elle se perche sur un rocher. Ce jour là, il lui fallait encore faire face à la concurrence des faucons.
Tous les faucons vus pendant cette sortie montagnarde étaient des Faucons crécerelle.
Cette marmotte était postée sur un gros rocher et l’approche du faucon a provoqué son départ, sans cri d’alarme, ce qui me fait penser qu’elle était seule dans son pierrier.
Un coup d’oeil sur le paysage avant de redescendre … en découvrant un profil surprenant et quelques bouquetins, très discrets tout au long de la journée.
Les autres oiseaux rencontrés en montagne sont le Traquet motteux, le Tarier pâtre et le Rougequeue noir.
Traquet motteux F
Traquet motteux M
Tarier pâtre juv
Tarier pêtre juv
Rougequeue noir juv
Rougequeue noir juv
Autour des pâturages de Lugrin, j’ai aussi observé quelques oiseaux
Grive draine
Grive draine
Gobemouche noir
Gobemouche noir
Gobemouche noir
Fauvette à tête noire M
Rougequeue à front blanc F
Pinson des arbres M
Chardonneret élégant juv
Chardonneret élégant
Un Epervier d’Europe est passé au dessus des prés. Résident ou migrateur, impossible à dire.
Il ne reste plus qu’à afficher les « inclassables », photos prises au gré des observations ici ou là : les fils de la vierge, qui rendent les promenades un peu collantes, une petite araignée sur sa toile et une Aeschne mixte mâle.
Voici une semaine riche en observations et en rencontres. La migration des Gobemouches se poursuit. Les Gobemouches noirs, reconnaissables au motif noir et blanc des ailes, se postent aux aguets dans les branches élevées des arbres pour bondior vers les nuées d’insectes qui tournent autour des cimes.
Les Gobemouches gris, dont la tête et la poitrine sont striées, participent aussi à ce ballet, même s’ils sont plus souvent sur les branches basses pour aller chasser au sol.
J’ai tenté de prendre ces oiseaux en vol mais ils sont aussi vifs que les insectes qu’ils pourchassent. Difficile de distinguer les noirs des gris dans ces situations.
Je photographie peu les Pies bavardes, très farouches, mais celle-ci est passée à portée d’objectif en m’offrant les belles irisations bleues de son plumage.
Les passages de grandes bandes d’Hirondelles de fenêtre fournissent aussi des occasions de captures en vol.
Et quelques autres oiseaux rencontrés au hasard des promenades quotidiennes.
Sittelle torchepot
Rougequeue noir
Pouillot véloce
Bergeronnette des ruisseaux juv.
Buse variable immature
Une sortie en montagne, entre Mémises et Grand Mottay, au-dessus de Lugrin, m’a réservé quelques belles surprises. Très loin dans les nuages, j’ai tout d’abord vu un Aigle royal harcelé par un Faucon crécerelle. Ils ont tous deux disparus dans la brume et je n’ai pu faire que cette seule photo, sans savoir qui a pris le dessus.
Plus loin, dans les derniers sapins avant les crêtes, un Bec-croisé des sapins (femelle) appelait discrètement.
Ensuite, en explorant une zone plutôt sauvage d’un alpage, proche d’une falaise, j’ai entendu des pierres rouler et ce sont des chamois qui sont apparus. Il y en avait quatre, qui ont tranquillement grimpé la pente avant de disparaître dans la forêt.
Non loin de là, un autre chamois broutait dans la falaise, avant de s’immobiliser dans une posture attentive. J’ai pensé qu’un autre groupe de chamois approchait du bas de la pente …
…mais ce sont deux superbes cerfs qui sont sortis du couvert et ont traversé le pierrier. Le premier a des bois de belle taille (2 premières photos). Quant au second, c’est une grande bête magnifique dont les yeux semblent clairs. Il a déjà combattu, au vu des marques sur sa cuisse, alors que le brâme n’a pas commencé.
J’ai aussi pris le temps de guetter la faune de la réserve du Delta de la Dranse à Thonon. Les Martin-pêcheurs étaient nombreux et bruyants mais lointains. Il a fallu pas mal de temps pour que deux d’entre eux se laissent approcher pour ces quelques photos qui manquent malheureusement de netteté.
Les Grands cormorans ont aussi manifesté bruyamment depuis leurs perchoirs dans les arbres. L’un d’eux a soudain plongé pour ressortir aussitôt avec un poisson de belle taille qu’il a déchiquetté pour en faire deux bouchées.
Un canard, peut-être un femelle de Nette rousse, est venue amerrir juste en face moi.
Deux jeunes Grèbes huppés sont passés près de moi avant de rejoindre un groupe d’adultes au loin.
Pendant les promenades quotidiennes avec le chien, je monte parfois mon équipement pour la photo rapprochée, avec des prises pittoresques qui clôturent cette semaine.
La période de mi- juillet à fin août a été consacrée à d’autres activités que la chasse photo : randonnée vélo et randonnée moto pour l’essentiel. Les photos qui suivent proviennent de différents lieux,que je citerai en légende.
Le 12 juillet j’avais mentionné que les Milans noirs s’apprétaient à partir en migration : le lendemain il n’en restait pratiquement plus, sauf un attardé qui est resté plusieurs jours à crier au sommet des arbres, cherchant sans doute ses congénères.
Le départ des Milans laisse libre champ aux Buses variables. La plupart passent en migration mais quelques unes s’installent pour un temps, de quelques jours jusqu’à plusieurs semaines, parfois jusqu’au printemps.
Voici un des deux Faucons crécerelle vus, après en avoir entendu les cris, autour de la cathédrale d’Auxerre.
Les Hirondelles rustiques sont encore présentes à Lugrin mais contrairement à leur habituel perchoir sur les câbles, j’en ai trouvé une petite bande sur un arbre mort.
Le Grosbec casse-noyaux est trop discret pour que je le voie régulièrement. Pourtant c’est un habitant à l’année à Lugrin.
Les Rougequeues sont encore là mais vont bientôt se raréfier, migrant vers les régions méditerranéennes pour la plupart.
Rougequeue à front blanc
Rougequeue noir F
Rougequeue noir juv
Par contre, les Gobemouches sont de passage. Tous les ans, ils transitent par Lugrin, en mars-avril pendant leur migration vers le nord et en août-septembre durant leur migration vers le sud, Sénégal ou Kenya.
Gobemouche noir M
Gobemouche noir
Gobemouche gris
Gobemouche noir
Gobemouche noir
A la source de Lugrin, les oiseaux, nombreux pendant les périodes caniculaires, se font plus rares dès que l’humidité revient. Il y a tout de même quelques passages, surtout de jeunes oiseaux.
Verdier d’Europe juv
Verdier d’Europe juv
Serin cini juv
Serin cini M
Rougegorge juv
Merle noir juv
Il y a même encore des nichées tardives chez les Hirondelles de fenêtre (photo prise à Vézelay). J’en profite pour confirmer que les nichoirs « artificiels » sont bien adoptés par ces oiseaux qui peinent de plus en plus, paraît-il, à trouver les matériaux adéquats pour construire leurs propres nids.
Hirondelle de fenêtre
Suite des jeunes de l’année avec ce Pic épeiche lugrinois.
Deux Pie-grièches écorcheur, l’une de Lugrin et l’autre lorraine, de Halstroff.
En prospectant la réserve naturelle de l’embourchure de la Dranse à Thonon, j’ai aperçu la Rousserolle effarvatte, peu coopérative pour la photo.
Plus aisés à photographier, quelques uns des centaines de Grands cormorans de la Dranse…
… et un jeune Héron cendré en chasse.
Désoeuvré en attendant l’hypothétique retour d’un Martin pêcheur, j’ai visé un petit groupe de Grèbes huppés. Ce n’est qu’en visionnant les photos sur l’ordinateur que j’ai remarqué la présence en arrière plan d’un renard. Il y avait quelques jeunes grèbes et foulques dans les parages, peut-être accessibles sur un moment d’inattention.
Et voici un renard lorrain, en pleine chasse. Les deux premières photos sont du même individu, la troisième prise le lendemain pourrait être encore du même, si j’en crois l’aspect mais il était très éloigné.
Encore à Halstroff, voici un oiseau que je vois pour la première fois : le Torcol fourmilier. De la famille des pics, il se nourrit au sol, essentiellement de fourmis, comme son nom l’indique.
Pour en terminer avec les oiseaux, un Héron cendré qui se verrait bien en girouette au sommet du clocher de Halstroff.
Au tour des insectes avec un papillon qui m’a donné la sensation d’avoir été vu, une Grande-tortue ou peut-être le plus rare Robert-le-diable, une guèpe aux magnifiques motifs, deux abeilles chargées de pollen et une spendide mouche qui se réchauffe au soleil.
Aux étangs de Halstroff, il y a en été de nombreuses libellules, petites ou grosses. Les deux premières photos montrent des accouplements d’Agrions, mâle bleu et femelle brune.
Agrion à larges pattes
Agrion à préciser
Orthetrum à préciser
Orthetrum à préciser
Sympetrum à préciser
Il y a aussi de belles araignées, telle cette Argiope frelon. Malgré son nom, c’est une toute petite araignée, absolument inoffensive. Il n’y a qu’à regarder la dimension de la tête, cette prolongation couleur crème entre les pattes avant : elle ne peut faire de mal qu’à une mouche. Bien que son camouflage jaune et noir puisse laisser croire qu’il sert de protection vis-à-vis de prédateurs qui la prendraient pour un frelon, une étude a démontré que l’alternance des stries jaunes et noires sur le corps de cette espèce doublait en réalité le nombre de ses captures d’insectes en agissant comme leurre visuel rendant l’araignée moins visible pour ses proies, bien qu’au milieu de sa toile (source Wikipedia).
Cette publication estivale se clôt sur un nénuphar (ou nénufar) lorrain et un fruit d’églantier lugrinois.
C’est un article orienté vers les jeunes. J’n ai croisé beaucoup ces deux dernières semaines et vous les présente tout de suite.
En premier , un Pic épeiche qui porte encore sa calotte rouge, essaye de casser une noisette qu’il a coincée dans une fente du tronc. Lassé de ne pas avoir de résultat, il est parti sans insister : ils n’ont aucune patience !
Le Merle noir, avec son plumage tacheté, est beaucoup moins farouche que les adultes et prend le temps d’apprécier si je constitue une menace ou non.
Les jeunes Fauvettes à tête noire sont presque identiques aux femelles mais la calotte rousse est un peu plus terne et on voit encore les commissures du bec un peu jaunes.
Le Rougegorge n’a pas encore sa couleur distinctive sur le poitrail.
Adulte ou jeune ? Pour la Mésange bleue, c’est difficile à dire mais la tête un peu grise plutôt que bleue semble celle d’un jeune oiseau.
Le Verdier d’Europe a déjà ses plumes jaunes en bordure de l’aile mais il est encore très discret par rapport aux adultes
Le Serin cini fait aussi dans la discrétion avant de prendre son plumage jaune au printemps prochain.
Le Grosbec casse-noyaux est vite identifiable par son bec si particulier mais c’est le seul point commun avec les adultes.
La vie de jeune moineau est difficile quand les parents passent leur temps à la toilette ou à voleter de ci de là. Il ne reste qu’à crier pour attirer l’attention.
Les parents Hirondelles rustiques se donnent à fond pour leur progéniture, même quand les jeunes sont sortis du nid et sont capables de voler. Je suppose qu’il faut tout de même de l’entraînement avant de pouvoir passer sa journée en vol à chasser les insectes à grande vitesse.
Le chapitre sur les jeunes se termine avec le Milan noir. Il y a en ce moment des cercles qui regroupent plusieurs dizaines d’oiseaux : il faut bien, là aussi, s’entraîner avant le départ le Niger ou le Mali, dans les tout prochains jours.
Il y a aussi des oiseaux adultes à observer, que ce soit des Milans noirs …
ou des Pie-grièches écorcheur (une seule image de femelle dans cette série).
La Mésange nonnette, qui semble parasitée par des tiques près de l’oeil et sur l’arrière de la tête.
J’ai tenté de capturer en image le Martinet noir dont les bandes traversent le ciel avec des cris aigus.
Et voici le Serin cini mâle adulte qui, malgré ses couleurs, est difficile à voir dans les arbres.
Quelques autres oiseaux, en passant, dont des Corneilles noires frustrées de ne pouvoir prendre la place du coq au sommet de la girouette et qui l’ont fait savoir bruyamment.
Merle noir M
Grive musicienne
Pinson des arbres M
Mésange bleue
Fauvette à tête noire M
Pouillot véloce
Gobemouche gris
Gobemouche gris
Corneille noire
Corneille noire
Faucon hobereau
Place aux insectes : le Taon promet de belles piqûres cet été. Le Scéliphron prélève de la boue pour construire les loges où il pond. La Guèpe boit en se posant sur l’eau mais les abeilles préfèrent se poser au sol
Abeilles qui, à la ruche, se préparaient à essaimer je crois, vu la danse effrénée.
Un papillon qui pourrait être l’Argus bleu à bandes brunes
Et quelques libellules, pour terminer. L’Orthétrum brun (pour une fois, c’est la couleur de la femelle qui donne son nom à l’espèce) m’avait intrigué par deux petits machins noirs derrière les yeux. C’est grâce au gros plan que j’ai pu voir que cette libellule tient ses deux pattes avant repliées derrière la tête. Curieux !
Cette série de photos sera géographique puisque, ces dernières semaines, j’ai promené mon objectif dans les environs de Lugrin, en région toulousaine et dans le nord de la Lorraine.
J’ai vu passer plusieurs Grands corbeaux au-dessus des prairies de Lugrin et je soupçonne une nichée dans les grands arbres de la forêt. Ca reste à vérifier.
Le nid de Pic épeiche observé les semaines précédentes est maintenant vide, le jeune oiseau (sommet de la tête rouge) se déplace le long des troncs et vole sur de courtes distances. Il appelle tout de même encore pour se faire nourrir. Et cette fois c’est le mâle, que je n’avais pas vu lors des autres nourrissages, qui est venu s’en occuper.
La nichée de Rougequeue noir sous mon toit m’a donné l’occasion de photographier d’assez près, seulement la femelle malheureusement.
Quelques autres oiseaux observés en passant.
Serin cini M
Troglodyte mignon
Moineau domestique M
J’ai renouvelé mon matériel pour la photo »rapprochée » avec des résultats plaisants, tant pour les papillons…
… que pour d’autres insectes, comme les syrphes , ces petites mouches déguisées en abeilles…
… ou divers coléoptères …
… ou encore les pucerons ravageurs.
Certaines fleurs rendent aussi pas mal.
En région toulousaine, voici un Machaon,
un jeune Circaète Jean-le-Blanc, rapace qui se nourrit principalement de serpents.
Parmi les petits oiseaux, un Chardonneret élégant et une Mésange bleue dans un cerisier. En principe, elle ne s’attaque pas aux fruits mais aux insectes.
Quelques oiseaux de la famille des hérons : un Héron garde-boeufs, une Aigrette garzette et, plus rare car essentiellement nocturne, un Bihoreau gris.
Les plans d’eau de la région sont tous envahis de Tortues de Floride. Sur Internet, j’ai appris qu’il s’était vendu en France près de 4 millions de ces « petites » bestioles dans les années où elles étaient à la mode. Relachées dans la nature quand elles devenaient trop grosses pour les aquariums, elles prolifèrent maintenant en l’absence de prédateur.
A Halstroff (nord de la Moselle, proche des frontières avec l’Allemagne et le Luxembourg), j’ai eu plus de temps pour chasser la photo. Par contre, un léger défaut de mise au point est apparu sur les photos de sujets éloignés : il est temps de nettoyer l’appareil.
Quelques paillons et autres insectes
Demi-deuil
Piéride
Piéride
Voici la Fauvette babillarde
Le Bruant jaune, mâle
La Linotte mélodieuse, que je ne vois en Haute-Savoie qu’en altitude, était très présente. Le mâle est coloré de rouge, la femelle n’arbore aucun signe particulier.
J’ai assisté à une querelle territoriale entre un Faucon crécerelle et un Milan noir : gagnant, le faucon.
Pas étonnant, puisque le faucon avait une nichée à protéger. J’ai d’abord vu un jeune dans une ouverture de grenier …
puis le reste de la nichée au sommet d’un sapin. Les deux jeunes oiseaux étaient déjà capables de voler sur de courtes distances et criaient bruyamment pour se faire nourrir. A part la première photo qui me semble être la femelle adulte, il est difficile de donner des précisions sur les autres. Les deux dernières, l’oiseau étant assez petit et un peu gris sur la tête, pourraient présenter le mâle.
Les Buses variables étaient nombreuses mais, profitant de la chaleur, se laissaient proter très haut sur les ascendances, donnant peu d’occasions de photos.
La Pie-grièche écorcheur etait présente, le mâle avec son bandeau noir et la femelle brune avec un motif en écailles sur la poitrine.
Le mâle du Tarier pâtre arbore de belles couleurs, la femelle est plus discrète.
Un Rougequeue noir mâle à l’envol.
Les Bergeronnettes grises (jeune en premier puis deux adultes) sont des grands consommateurs d’insectes.
Les Alouettes des champs sont nombreuses dans les champs mais visibles seulement lorsqu’elles montent dans le ciel en chantant. Difficiles à photographier car constamment en mouvement et à contre-jour.
Les Etourneaux sansonnet commencent à se rassembler. C’est la saison oû ils peuvent piller un cerisier en quelques instants.
Les étangs de Halstroff ont longtemps été habités par les poissons, attirant des hérons, aigrettes et cormorans. Cette année, de nouveaux occupants sont apparus, les ragondins. Espèce introduite à la fin du XVIIIè siècle pour produire de la fourrure, ils colonisent maintenant la plus grande partie de la France. Végétariens, ils mangent les fleurs ou les tiges des plantes aquatiques mais aussi les céréales plantées autour de leur logis. Le doute sur l’identité des rongeurs est levée lorsqu’on voit les énormes incisives couleur carotte.
Les hirondelles survolent les plans d’eau pour attraper les insectes, bien sûr, mais aussi pour boire. En rasant l’eau bec ouvert, elles attrapent quelques gouttes sans un temps d’arrêt.
Les étendues d’eau de la Moselle offrent un territoire de choix pour une grande variété de libellules. L’identification n’est pas aisée : il y a par exemples 18 espèces d’agrions que l’on distingue par les motifs de la queue mais aussi par les motifs du thorax, de la face et des ailes. Les deux premières photos montrent le « coeur copulatoire » de l’accouplement, puis des pontes, le mâle restant accroché à l’arrière de la tête de la femelle.
Agrion à larges pattes
Agrions
Agrions
Naïade au corps vert M
Calopteryx éclatant F
Petite nymphe au corps de feu M
Cordulégastre annelé
Crocothemis écarlate M
Crocothemis écarlate M
Crocothemis écarlate M
Orthetrum brun F
Voici un autre animal qui se cache bien dans les champs : le chevreuil. Je n’ai vu que des mâles. Sur l’avant dernière photo, c’est seulement en vissionnant sur l’ordinateur que j’ai vu qu’il y avait deux bêtes : les trouverez vous ?
Un Renard roux empruntait le même chemin que moi en fin de journée …
Est-il besoin d’aller en Islande ou encore plus loin pour voir de tels paysages ? Il y a des combes entre 1800 et 2000m dans le massif de la Dent d’Oche qui garantissent un spectacle dépaysant.
Dans le même massif, les bouquetins sont rois. Et s’ils sont heureux de siester dans les parois abruptes, ils sont aussi prêts à se lancer au galop à travers les névés.
Bien sûr, j’ai toujours le nez en l’air à guêter le passage des oiseaux. Apercevoir un Aigle royal, même éloigné, avec une envergure de 2 mètres est toujours un régal. Mais « spotter » mon premier Gypaète barbu, envergure 2m60, suffit à combler la journée de randonnée.
Aigle royal
Gypaète barbu
Gypaète barbu
Pour éviter le torticolis, je redescends le regard vers le sol, soit pour quelques fleurs…
Rhododendron ferrugineux
Anémone des Alpes
Anémone des Alpes
Gentiane de Clusius
Gentiane de Clusius
Orchidée
… soit pour quelques papillons.
Nacré ??
Echiquier
Machaon
Quelques oiseaux vus en montagne, malgré le nom du premier.
Tarier des prés M
Tarier des prés M
Tarier des prés M
Accenteur mouchet
Merle à plastron
Puis des observations faites depuis mon balcon. Les acrobaties sont dignes du Cirque du Soleil, pour attraper le fruit désiré. Il y a deux écureuils de taille adulte et un autre plus petit, probablement un jeune de l’année. D’après le site du Museum d’Histoire Naturelle, « l’Écureuil roux ne défend pas de territoire. Il fréquente un secteur appelé domaine vital où les individus cohabitent« . Ce n’est donc pas nécessairement un groupe familial qui fréquente mon mélèze.
Toujours une observation depuis mon balcon : une nichée de Rougequeue noir. La semaine du 10 mai, j’avais consolidé le nid avec des plaques de carton posées de part et d’autre de la poutre où les oiseaux entassainet des brindilles. Puis plus rien, jusqu’à ces derniers jours où j’ai remarqué des passages de la femelle (gris-brun) puis du mâle (noir). Et dans le nid, j’ai aperçu deux becs … Les adultes sont encore très méfiants et marquent leur inquiétude lorsque j’observe. Alors quelques photos puis je les ai laissés tranquilles.
Et la dernière observation depuis mon balcon. Un Milan noir du voisinage a pris l’habitude de cercler au ras du balcon, même si je tiens l’appareil photo en main (chose qui généralement fait fuir les oiseaux). Je vous présente donc trois clichés de ce rapace coopératif.
Et pour finir, les naissances ont aussi lieu chez les renards. Le renard à la queue mitée, visiteur régulier de mon jardin, serait peut-être une renarde, capturé devant le piège photo avec deux renardeaux.
Si la libellule est nommée, les papillons restent anonymes, sauf le premier. Ils font partie de la grande famille des azurés et des argus. Pour les distinguer, il faut, entre autres, compter les taches noires au-dessous des ailes et noter leur emplacement…
Argus brun
Quelques nichées dont je fais le tour tous les deux-trois jours pour suivre l’évolution. Chez la Sittelle torchepot, le rythme de nourrissage va croissant.
De même chez les Mésanges huppées. Le jeune sort la tête de temps en temps mais sans faire de bruit.
Le plus bruyant est le poussin du Pic épeiche. Il émet un tsit-tsit sonore et interrompu seulement les quelques secondes de la becquée. Curieusement, à ce nid, je n’ai vu que la femelle assurer le nourrissage alors que les deux oiseaux sont habituellement actifs. Soit le mâle a disparu, soit il est en pause aux périodes où je fais le guet.
Un des nids de Milan noir que je surveille est à nouveau un peu visible entre les branches (merci aux grands coups de vent des derniers jours) et il y a deux poussins.
Le Grand cormoran n’est jamais satisfait de son bricolage au sommet des grands arbres et il apporte continuellement de nouvelles branches, au risque de tout faire dégringoler.
Les Grèbes huppés font un peu comme les cormorans mais leur nid est au niveau de l’eau, donc sans risque. Et après le travail, une promenade puis un petit casse-croûte.
Chez les Nettes rousses, je ne sais pas si les nids ont débuté mais il y a encore des courses poursuite dans l’eau et dans les airs.
Les Mouettes rieuses, qui nichent en colonie sur une petite île apportent aussi continuellement des matériaux pour leur nid à même le sol, avec parfois des querelles de voisinage.
Le coin des jeunes… donc seulement de jeunes oiseaux fraichement sortis du nid. Pour le Foulque j’ai tout de même laissé une image avec l’adulte car il est difficile de faire le rapport entre ce poussin à demi chauve et l’aspect de l’adulte.
Serin cini
Fauvette à tête noire
Rougequeue noir
Rougequeue noir
Foulque macroule
Foulque macroule
Les autres oiseaux de la semaine, adultes cette fois.
Verdier d’Europe M
Fauvette à tête noire M
Serin cini M
Pouillot véloce
Pinson des arbres M
Pie-grièche écorcheur M
Gobemouche gris
Rousserolle verderolle
Mésange à longue queue
Mésange à longue queue
Un mâle de Fuligule milouin.
La discrétion du Héron cendré quand il se camoufle derrière les herbes.
De la neige ? Une toile abstraite ? Non simplement un gros plan sur le flanc d’un Cygne tuberculé.
Quelques captures des écureuils qui pillent notre mélèze
A nouveau une « petite » semaine en termes de variété d’animaux rencontrés.
Il y a les habituels, les Milans noirs. Le mâle d’un couple (puisque c’est uniquement la femelle qui couve) qui niche au bord du lac est de moins en moins farouche et vient se percher juste au-dessus de la maison. La dernière photo, de l’oiseau au nid, est d’un nid plus loin sur les hauteurs du village.
Dans l’article du 12 avril, j’avais montré les Mésanges huppées creusant leur nid dans un tronc de sapin mort. Après plusieurs semaines sans signe de vie, ça y est, le nourissage a commencé. Les oiseaux sont très méfiants et je n’ai pu prendre que ces deux photos.
Autre arbre, autre nid : j’ai repéré un nid de Sittelle torchepot, avec les deux adultes occupés au nourrissage. Un des oiseaux est ressorti avec un sac fécal alors que l’autre est ressorti le bec vide. Je me suis demandé si la tâche de nettoyage était partagée entre le mâle et la femelle mais comme je ne parviens pas à les distinguer, je suis resté sur l’espoir d’une égalité …
Il y a eu un échange de nourriture entre deux Geais des chênes. J’ai l’impression que c’étaient deux adultes, donc un geste de renforcement du couple, et non l’apprentissage à l’autonomie pour un jeune oiseau.
J’ai revu du Serin cini à plusieurs reprises mais seulement des mâles.
Les Bergeronnettes des ruisseaux ont probablement un nid dans la berge du ruisseau mais elles ne s’approchent pas de mon poste de guet. La Bergeronnette grise en dernière photo semble contempler le bouillonnement du ruisseau avec circonspection. Elle n’est pas dans son élément, préférant la vase ou la boue.
Retour de migration de la Pie-grièche écorcheur, femelle sur les deux premiers clichés et mâle sur le troisième.
Un petit groupe de Mésange à longue queue est venu boire et se baigner. La photo du centre montre combien cet oiseau est minuscule, comparé à un moineau.
Une Buse variable m’a survolé, un étrange anneau dans le bec, puis dans les serres en deuxième photo. Même en grossissant fortement, impossible de déterminer ce que c’est mais ce pourrait être un orvet ou un petit serpent.
Le piège photo a été pris de folie : une branche souple bougeait devant le détecteur de mouvements, pendant quelques jours de forte bise. Près de 8500 déclenchements pour rien … à part ces trois images du renard « normal », de celui à la queue mitée et de deux sangliers.
Je manquais de photos à publier, jusqu’à samedi. Les dépressions atmosphériques produisaient soit de la pluie soit un casque de nuages denses sur les hauteurs lorsqu’il ne pleuvait pas. Mais dimanche, beau temps annoncé et confirmé : je suis enfin parti en montagne sur les sentiers délaissés depuis deux mois et aussi hors sentiers, bien sûr. Ceci nous vaut, entre autres, du renard, du chamois, de la marmotte, de l’écureuil, de l’Hirondelle de rochers et du Tichodrome échelette.
Dent d’Oche
Le renard, très détendu même après m’avoir repéré, porte encore son poil d’hiver.
Ce chamois m’a jaugé de loin et a décidé que j’étais peu menaçant. Il a continué son escalade dans les pierriers et a refait une pause d’évaluation avant de disparaître derrière des rochers.
La marmotte a eu un comportement étonnant : j’étais allongé dos au sol pour photographier les hirondelles de rochers. Elle aurait pu s’occuper de ses affaires en toute discrétion, et non, il a fallu qu’elle crie son alerte pendant plus d’une minute. Immanquablement, je l’ai repérée et suivie au téléobjectif pendant quelques instants.
Les Hirondelles de rocher sont difficiles à capter en vol. Mais cette fois, j’ai eu un moment de chance car elles sont allées boire dans la falaise. Les trainées sombres que l’on voit sont des endroits où l’eau suinte de la roche.
Le Tichodrome échelette est à peine plus gros qu’un merle et grimpe à la verticale le long des falaises pour capturer des insectes. De temps à autres, il s’envole pour aller trouver un autre carré de falaise à explorer. J’ai tenté la photo en vol, pour montrer le motif des ailes qui alterne noir, blanc et rouge.
L’écureuil est une rencontre brève, en redescendant à travers la forêt.
Dans le village, en passant à côté d’un abri à voitures, j’ai entendu deux Hirondelles rustiques en grande discussion. A les voir chercher dans les angles et tenter de s’accrocher au mur à plusieurs reprises, je pense qu’elles testaient la possibilité d’accrocher un nid.
Un autre nid : celui de l’Etourneau sansonnet. En voyant un adulte se pencher à l’entrée, j’ai pensé qu’il y avait une nichée. C’est un autre adulte qui est sorti et qui est parti cueillir de la mousse. Soit le nid se prépare soit il faut rafraîchir le fond du nid pour des oeufs ou des petits déjà présents.
Quelques autres oiseaux croisés ces derniers jours
Rougequeue noir M
Mésange bleue
Mésange bleue
Merle noir M
Chez les Milans noirs, il y a bien un gardien de temps en temps à côté d’un des rares nids encore visibles à travers le feuillage mais je ne sais pas s’il y a de la vie dans le nid.
Un très élégant papillon de nuit venu se poser sur un mur.
Après la floraison des bouleaux, des trembles ou des conifères, c’est maintenant au tour, entre autres, des graminées. Le lac Léman en transporte les traces, en grandes bandes jaunes qui flottent à la surface.
Parmi les hautes herbes des prairies apparaît de temps en temps une orchidée.
La semaine dernière, j’avais photographié un Rougequeue noir, qui tentait d’installer un nid sur une poutre sous le toit. J’ai donné un petit coup de pouce à l’oiseau en clouant une petite plaque de carton de part et d’autre de la poutre, pour retenir les brindilles et la mousse. Et le nid a pris forme mais pour l’instant pas de mouvement ni de bruit : peut-être que l’oiseau couve. Je ne vais pas risquer de déranger une nichée, alors j’attends.
Les nids de Milan noir sont de plus en plus difficiles à observer, à cause du développement de la végétation. Je ne peux plus en surveiller que trois.
Par contre, d’autres milans se sont attelés à la fabrication de nouveaux nids. Est-ce que ce sont des couples nouvellement formés ou des couples qui recommencent une nichée après un échec de la première tentative ?
Voici un oiseau qui est allé choisir une branche morte dans un châtaigner pour aller la transporter jusqu’au nid.
Autour de la maison, il y a au moins quatre couples, ce qui génère de temps à autres des querelles territoriales. Pendant qu’un oiseau plâne tranquillement, un autre surgit à toute allure et attaque résolument.
En voilà deux, sagement perchés entre deux querelles…
Puisqu’on parle de couples, en voici un très élégant : la Nette rousse, dont le nom vient de la couleur de la tête du mâle.
Puisque, de toute évidence, nous sommes revenus au lac, les oiseaux rencontrés sur le rivage. Des Hérons cendrés.
Des Grands cormorans
C’est grâce au calme qui règne sur les rives ces temps-ci que j’ai pu voir et approcher un peu le Chevalier guignette.
Les échassiers et les canards sont de grands spécialistes de l’équilibre. C’est sur une patte qu’ils se reposent ou se toilettent. Le Héron est particulièrement impressionnant, qu’il soit sur une base plate ou sur un support rond.
Passons aux oiseaux en tous genres. Les premiers Gobemouches gris sont de passage en migration. Le Tarier des prés et le Traquet motteux, aussi de retour de migration, sont des oiseaux que je vois plutôt en altitude durant l’été.
Gobemouche gris
Gobemouche gris
Tarier des prés
Traquet motteux M
Traquet motteux M
Bergeronnette grise
Bergeronnette grise
Etourneau sansonnet M
Etourneau sansonnet M
Mésange à longue queue
Mésange à longue queue
Pinson des arbres M
Verdier d’Europe M
Serin cini F
Serin cini M et F
Serin cini M
Serin cini M
Serin cini M
Serin cini M
La rencontre de la semaine : en remontant un sentier (sans mon chien), je suis tombé nez à nez avec un blaireau. Comme je me suis approché doucement, sans mouvement brusque, j’ai pu l’accompagner à travers un petit bois puis à travers un pré, à une distance de 5m ou moins. Puis je l’ai laissé continuer tranquillement seul avant qu’il ne soit trop perturbé par ma présence à ses côtés.
Au piège photo, l’habituelle fouine ou martre ainsi que le sanglier. Sur les images, une minuscule bestiole aux yeux brillants s’avère, après grossissement, être un loir, avec sa queue plus touffue que celle des souris. Et enfin deux chevreuils, alors que je pensais mon jardin n’être fréquenté que par un seul animal. Il y a bien une femelle en première photo et un mâle pourvu de bois en deuxième photo. Ils sont passés tous deux un matin à 6h20, d’après les enregistrements.