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2020-12-06

A peine passée la pleine lune du 30 novembre, l’hiver est arrivé, sans trop de force mais nettement tout de même.

La première neige n’empêche pas les arbres de préparer le retour du printemps avec de beaux bourgeons dorés.

Dans un instant de soleil en montagne, quelques oiseaux sont passés, que je crois être des Venturons montagnards.

L’individu strié pourrait être soit un jeune Venturon soit un Tarin des aulnes, Il aurait fallu voir son dos pour être sûr.

En montagne, puis en plaine, les Pinsons du Nord sont arrivés. Ce sont des oiseaux des pays nordiques qui descendent certaines années dans nos régions pour passer l’hiver. Tête grise ou presque noire, épaules oranges et ventre blanc, ils sont très photogéniques quand ils veulent bien se laisser approcher. Les groupes vont d’une dizaine d’oiseaux jusqu’à plusieurs centaines et incorporent la plupart du temps des Pinsons des arbres, bien de chez nous ceux-ci.

Si la première photo prise dans le brouillard ne permet pas de distinguer Pinson du Nord ou Pinson des arbres, les photos suivantes montrent des mâles de Pinson des arbres.

En observant les pinsons dans les cimes des arbres, j’ai repéré un intrus en bas à droite de la première photo : un Grosbec casse-noyaux.

Restons dans les hauteurs des arbres avec la Corneille noire…

… la Sittelle torchepot …

… un Grimpereau …

… un Pic vert …

… et carrèment au-dessus des arbres, un Pic épeiche.

Pendant ce temps, plus bas, le Troglodyte mignon fouille les broussailles …

… et les mésanges, bleue et charbonnière, prennent leur bain.

Le Grand cormoran, quant à lui, se sèche après sa séance pêche. On dirait presque qu’il essaye un costume et n’est pas sûr de la taille.

Deux Grèbes catagneux.

La récompense d’une longue attente dans le froid et l’humidité : le Râle d’eau, rarement visible car il vit au milieu des roselières. Cet habitat justifie la taille démesurée de ses pattes.

Les Buses variables sont bien entendu très visibles et identifiables mais quand le rapace a le dos tacheté, c’est autre chose. Ce pourrait être un Epervier d’Europe immature ou, mais moins probable, un Autour des palombes.

Le piège photographique du jardin capture toujours du passage, de jour comme de nuit. Un renard, qui n’hésite pas à marquer son passage, un écureuil, une fouine et enfin plusieurs chevreuils.

2020-11-29

A nouveau une petite semaine en termes d’observations, bien que les déplacements soient plus libres depuis 2 jours. La grisaille domine et il est probable que pas mal d’oiseaux montent un peu plus haut dans la montagne pour trouver le soleil et de quoi manger.

Les distances et les durées de déplacement étant plus souples, je suis parti à la chasse au martin-pêcheur… J’en ai vu à cinq reprises mais aucun ne s’est arrêté suffisamment longtemps pour une photo. Je me suis donc contenté des Fuligules morillon, dont le vol sifflant annonce l’arrivée avant qu’ils se posent dans de grandes éclaboussures.

Plus loin au bord du lac, un Grèbe huppé s’est ébroué les ailes …

… et un jeune Cygne tuberculé est venu me voir de près.

Les Hérons cendrés ne se sont pas approchés mais m’ont survolé à distance photographiable.

Les grands cormorans, une fois la pêche en groupe terminée, vont se poser sur des roches du rivage pour se sécher, tout en observant avec méfiance toute personne qui s’approche de leur perchoir.

A l’intérieur des terres, voici une femelle de Faisan de Colchide, avec son camouflage très efficace dans les bois, moins dans les prairies.

Quelques Mésanges à longue queue ont tourné autour de la source avant d’aller boire et se baigner.

Boire, c’est ce que fait cette Mésange bleue : on devine la goutte d’eau dans le bec.

Celui-ci se baigne, c’est un Roitelet huppé. En se penchant sur l’eau et en vibrant ses ailes, il fait passer de l’eau jusqu’à son dos. Ensuite, il va se lisser soigneusement les plumes en se posant sur une branche.

Le Roitelet triple bandeau a attentivement observé la scène mais n’est pas allé se mouiller. Je suppose que c’était dû à ma présence et non au fait qu’il pouvait être un individu crasseux.

Un Pic épeiche, femelle (pas de rouge sur la nuque).

Il y a de nombreuses Grives draines dans les prés mais elles sont très difficiles à approcher pour la photo.

J’ai aperçu plusieurs Buses variables mais pour l’instant, une seule me semble installée pour l’hiver car j’en revois une chaque jour dans la même zone.

Et pour terminer, voici les photos obtenues au piège photo, remis en service à proximité d’un tas de pommes gâtées, déposé en bas du jardin.

2020-11-22

Petite semaine en ce qui concerne les observations : une journée de bise tempétuese et une de bise modérée ont conduit les oiseaux à s’abriter. Il y a eu tout de même d’autres journées, dont deux bien ensoleillées, pour garnir un peu le « tableau de chasse ».

A cette saison, les plus faciles à repérer ce sont les oiseaux qui se perchent à la cime des arbres, dégarnie, comme cette Buse variable.

Le Grosbec casse-noyaux fait partie de ces oiseaux aperçus parfois à la cime mais il se dissimule aussi souvent dans les branches.

Les Pinsons des arbres ne sont pas toujours, malheureusement, à la cime mais volètent dans les branchages pour capturer ce qu’il reste d’insectes.

La Sittelle torchepot est repérable par ses appels « huit-huit » et fréquente tous les niveaux des arbres, depuis les branches les plus basses jusqu’à la pointe. Sur la deuxième photo, il me semble qu’elle a trouvé une larve blanchâtre.

Le Grimpereau ne sait que monter. Il prospecte les troncs à partir d’un mètre du sol environ puis grimpe puis recommence son ascension sur un autre fût.

Ici la collection des oiseaux à demi cachés. Malgré leurs couleurs, il sont difficiles à voir dès qu’ils sont posés.

Encore du Rougegorge familier, solitaire…

… et de la Mésange bleue, solitaire.

Alors que les Mésanges à longue queue sont grégaires. Elles sont toujours en groupe de 5 à quinze oiseaux. Leurs déplacements sont donc bruyants, toutes proportions gardées, puisqu’il faut toujours être en contact sonore avec le reste de la bande, même au bain.

Un Roitelet huppé, coopératif pour la photo…

… ainsi qu’une Grive draine, posée dans une prairie.

Du côté lac, peu d’oiseaux en bordure de rivage mais un Grèbe huppé au loin a fait une jolie prise !

Le Grand cormoran, frustré, est parti pêcher plus loin.

2020-11-15

Encore confinés, les sorties se limitent donc aux rives du lac ou aux prairies au-dessus du village. Pourtant, il y a une variété d’oiseaux à observer.

Le Troglodyte mignon fouille les tas de branchages au sol. C’est par le mouvement des brindilles que je le soupçonne avant de le voir à sa sortie. Il mesure moins de 10 cm et pèse à peine 8 grammes.

Un peu plus petit avec ses 5 à 7 grammes, le Roitelet huppé est plus facile à apercevoir car il chasse les insectes dans les branchages, souvent dans les conifères. Un de ceux que j’ai observés cette semaine est allé se percher, chose rare, sur un fil de clôture.

En restant très calme au bord du lac, j’ai fini par pouvoir approcher un Cincle plongeur. La distance de fuite est généralement assez grande : je repère le ou les oiseaux à la tache blanche de leur gorge, comme sur la première photo, où l’on voit deux oiseaux – un au premier plan et un tout au fond. L’oiseau n’est pas gros – 20 cm – mais il est plus lourd que d’autres oiseaux de la même taille – jusque 70 grammes – ce qui lui facilite la plongée. Le Cincle est farouche et s’envole au moindre signe inquiétant. Il chasse des petits crustacés, soit en marchant dans l’eau soit en nageant.

La plus farouche du rivage, c’est la Bergeronnette des ruisseaux, qui s’envole déjà si l’on approche à une vingtaine de mètres

Pas facile non plus d’approcher les Grands cormorans qui sont toujours en alerte mais, plus grands, ils ont plus faciles à photographier.

Le bord du lac offre d’autres coups d’oeil sur des oiseaux bruyants, comme les Mouettes rieuses. Sur l’avant-dernière photo un reflet de l’eau donne un effet hollywoodien à un oiseau sinon quelconque. La mouette de la dernière photo semble avoir une patte blessée puisqu’elle n’est pas rentrée en position aérodynamique.

Et quelques Goélands leucophée pour compléter le tableau.

Les Harles bièvres sont de retour pour l’hiver, qu’ils prolongeront par les nids. Il n’y a pratiquement plus aucun de ces oiseaux sur les rivages de Lugrin entre août et novembre.

Si les Hérons cendrés sont présents toute l’année autour du Léman, ça faisait plusieurs mois qu’ils s’étaient faits très discrets sur la portion de rive visible depuis chez moi.

Un Grèbe huppé, au sortir d’une plongée.

Ces deux Cygnes tuberculés sont passés, déjà en posture de parade nuptiale, probablement un effet secondaire d’une après-midi bien ensoleillée. Toutefois, en ornithologie, deux oiseaux ne font pas un couple mais une paire, tant qu’on n’a pas de preuve – accouplement ou nidification.

C’est le cas de cette paire de Buses variables qui sont venues se poser quelques secondes avant de repartir, probablement en migration.

Chez les Rougegorge familiers, à part le bain, c’est la période de délimitation des territoires avant l’hiver. Il s’agit de chanter très fort tout autour du territoire et de chasser tout intrus en fonçant droit dessus.

La source qui sert aux bains est aussi fréquentée par les Pinsons des arbres …

… et par différentes mésanges …

… ou encore par les Chardonnerets élégants.

La Sittelle torchepot continue ses chasses aux insectes dans l’écorce des arbres …

… tout comme le Grimpereau.

Parmi les « grands » oiseaux, voici la Corneille noire …

… le Geai des Chênes …

… et le Pic vert, toujours étonnant de discrétion malgré son plumage vert et sa calotte rouge.

La chasse a repris, malgré le confinement : il faut bien « réguler » les populations de gibier comme sanglier, cerf et chevreuil. Au moins ce Faisan de Colchide survit, pour l’instant. Là aussi, malgré le plumage de la tête, l’animal est assez discret une fois à couvert.

Dès qu’il y a des fruits tombés, on voit des Vulcains.

Quand le soleil apparaît, il y a encore des bourdons en activité mais les gelées au sol sont pour bientôt. Ils vont alors s’enterrer pour passer les semaines les plus froides.

2020-11-08

L’accès au lac, juste en bas de la rue, est bien pratique en période de confinement. Il est possible de marcher un peu sur les galets du rivage et d’observer les oiseaux.

Les journées sont plutôt grises en ce moment, avec un lac très calme, et les oiseaux d’eau se tiennent à distance du rivage. Les Grands cormorans passent régulièrement en groupe et parfois seuls pour aller pêcher. Sur l’avant-dernière photo, le cormoran tient curieusement sa tête en arrière, à la manière d’un pélican, et le fait qu’il soit poursuivi par un goéland me fait penser qu’il a un poisson dans le gosier.

Les goélands en cette saison sont quasiment tous des Goélands leucophées et s’il en apparaît qui semblent différents, ce sont des individus immatures. Il faut deux hivers pour que l’oiseau parvienne à l’âge adulte. En dernière photo, ce serait un oiseau de premier hiver, donc né cette année.

Je trouve que la Mouette rieuse a un « look » plus sympathique que le Goéland leucophée, dont le profil fait boudeur. A cette saison, le bec est terne et la tête n’est marquée que d’une petite marque sombre derrière l’oeil. Il faut attendre le printemps pour retrouver le bec bien rouge et la tête chocolat.

Les Grèbes huppés ont aussi le plumage plus terne. Admirez le départ en plongée presque sans éclaboussures.

Une Foulque macroule, plus proche du rivage, s’est sentie obligée de faire une démonstration territoriale en battant des ailes puis en pédalant pour former une vague-vaguelette, avant de retourner brouter des plantes.

Sur la rive, le Cincle plongeur ne m’a pas laissé beaucoup de temps pour la photo, il est vite parti au loin vers des zones peu accessibles.

Le Troglodyte mignon est venu fouiller entre les galets et les débris pour attraper des insectes.

Et, curiosité, les Moineaux domestiques se sont rassemblés dans un Buddleia « arbre à papillon » pour aller boire.

Le bord du lac ne saurait occuper mes journées et je poursuis mes chasses photo dans les prés et pâtures.

Le Rougegorge familier est présent en nombre.

Voici une Mésange bleueq qui montre son changement de régime alimentaire, d’insectivore à granivore pour l’hiver.

La Grive musicienne fait partie des oiseaux qui consomment sans hésiter les baies du gui, pourtant considérées toxiques.

Voilà enfin un Grimpereau pas mal photographié. L’oiseau est farouche et très rapide. La longueur et la finesse des ongles est impressionnante.

Bien sûr les pics, grands grimpeurs, ont aussi de beaux ongles au bout de leurs pattes puissantes. Pic vert, femelle -pas de tache rouge dans la moustache …

… et Pic épeiche dans une posture inhabituelle.

Bien que la migration du Milan royal soit finie depuis plusieurs semaines, il y a encore des attardés.

Je ne mettrai aucun de ces champignons dans une omelette, bien qu’ils soient beaux

2020-10-25

Deux semaines se sont écoulées depuis la dernière publication et nous voici confinés à nouveau, par une météo moins clémente qu’au printemps. Comme au printemps, la faune va certainement en profiter, même si des chasses de régulation seront encore exceptionellement autorisées pour « éviter les dégâts aux cultures » par sangliers et chevreuils.

En voilà déjà un qui a toutes les chances de survivre quelques semaines, le mâle du Faisan de Colchide.

Moins de passage dans les prés et les lisières de bois, les champignons prolifèrent.

Après la fauche, il reste des endroits qui recèlent encore de plantes automnales….

… pour le plus grand plaisir des Mésanges nonnettes, par exemple.

Parmi les oiseaux qui se nourrissent des graines de toutes sortes d’herbes et de plantes, il y a les Chardonnerets élégants. Pas toujours faciles à approcher, j’ai tout de même fini par en prendre un de près, en me cachant dans des broussailles.

Avec la chute progressive des feuilles, les Pics épeiches redeviennent visibles.

Le Rougegorge familier ne se cache guère, c’est une saison où il délimite son territoire en lançant des cris ou ses grésillements – on ne peut pas vraiment parler de chant – depuis des branches bien en vue.

Le Pouillot véloce reste timide et discret mais pour lui aussi la chute des feuilles enlève une partie de la protection.

Rien de particulier à dire des Mésanges bleues, si ce n’est que, comme les autres mésanges, elle passe progressivement d’un régime insectivore d’été à un régime granivore d’hiver. Belle adaptation aux conditions saisonnières.

A l’automne, il y a des passages fréquents de Vulcains (Vanessa atalanta) en migration vers le sud. Ces beaux papillons s’arrêtent souvent sur les fruits tombés pour se restaurer avant de repartir. Le dessous des ailes, malgré des zones oranges et bleues les camoufle assez bien s’ils se posent sur une écorce.

Toutes les photos qui suivent ont été prises en région toulousaine, où j’ai passé quelques jours avant le nouveau confinement.

Une Buse variable

Un Autour des palombes

Un Faucon crécerelle

Un Cochevis huppé, de la famille des alouettes.

Une série de bruants, probablement du Bruant proyer

Une Bergeronnette grise

Un Tarier des prés

Un Héron cendré

Quelques Etourneaux sansonnets

Une Corneille noire

Une Pie bavarde

et dans le même champ, une Perdrix rouge. Le plumage des flancs apparaît flou : ce n’est pas un défaut de la photo, c’est un effet naturel du plumage. Plutôt rondouillet, l’oiseau devient très svelte et agile quand il s’enfuit en courant.

Et pour clore cet article, une Mante religieuse, dernière apparition avant les jours froids auxquels elle ne survivra pas.

2020-10-11

La migration des grands et petits rapaces touche à sa fin. Il n’y a plus que des passages occasionnels de milans ou de buses. Par contre cette semaine a été riche en petits oiseaux.

Les Chardonnerets élégants se retrouvent autour des tournesols dont ils tirent les graines avant de les grignoter, ce qui provoque de belles acrobaties. Les oiseaux qui n’ont pas de rouge sur la face sont les jeunes de l’année.

Les Troglodytes mignons sont très actifs dans le sol des haies et sous brousailles, à la recherche des insectes qui sont encore nombreux.

Les Pouillots véloces sont aussi très actifs mais à un étage plus haut puisqu’ils chassent les insectes dans le feuillage des haies.

Un Bruant jaune, de passage.

C’est la saison des noix, pour le régal des Corneilles noires. Encore faut-il ouvrir la coque. J’attendais pour voir si l’oiseau avait une technique particulière mais l’arrivée d’une voiture a mis fin à l’observation.

L’Ecureuil roux est aussi un grand amateur de noix, qu’il consomme tout de suite ou qu’il enterre pour sess réserves d’hiver.

Pour revenir aux oiseaux, voici un mâle – tête grise – de Faucon crécerelle. Je prends souvent ma première photo à distance puis je me rapproche pour de meilleures images tant que l’oiseau ne bouge pas.

Le Grimpereau ne m’a pas laissé le temps de m’approcher. Peut-être était-il un peu plus haut dans l’arbre mais son plumage le rend quasiment invisible s’il ne bouge pas.

Il y a encore quelques papillons dans les prairies, comme celui-ci de la famille des Colias qui m’a offert un bel envol.

Bien que les mouvements migratoires se calment, il y en a encore. Le Rougequeue à front blanc – femelle à droite et mâle à gauche – ne seront bientôt plus visibles.

Il en va de même pour le Faucon hobereau qui doit partir pour des contrées plus riches en insectes. Chez nous, il chasse souvent au-dessus des étangs et des marais pour capturer des libellules.

Celui-ci est probablement un Epervier d’Europe plutôt qu’un Autour des palombes… voir mes hésitations de la semaine dernière.

Aucun doute, c’est une Buse variable …

… et du Milan royal …

… ainsi que l’une des dernières Hirondelles de fenêtre de cette année.

2020-10-04

Cette semaine, malgré un temps très pluvieux, il y a eu le pic de la migration des grands rapaces … et des plus petits. Certaines photos ne sont pas de bonne qualité mais elles rendent compte de la grande variété de migrateurs aperçus.
C’est le Milan royal qui a survolé Lugrin en individuel ou en groupes jusqu’à une dizaine d’oiseaux. On le reconnait par ses couleurs et par sa queue fortement échancrée

La plupart du temps seules, quelques fois par deux, les Buses variables sont la deuxième espèce la plus représentée ces jours-ci.

Les Faucons crécerelles sont assez fréquents mais ils ont tendance à voler très haut. Pour en photographier, il faut attendre qu’ils redescendent pour chercher une couche d’air moins tumultueuse ou plus porteuse.

Beaucoup plus rare, l’Autour des palombes …

…et l’Epervier d’Europe. Le premier se distingue du second par la largeur des hanches. Du coup, je ne suis pas certain de mes légendes.

Le Faucon pélerin est plutôt visible dans les falaises de montagne mais au moment de la migration il passe relativement bas.

Un oiseau est passé très haut dans le ciel et après avoir pensé à une Buse variable – il en existe de très pâles – j’ai demandé de l’aide pour l’identifier. C’est un Balbuzard pêcheur, reconnaissable aux motifs de ses ailes et à son « masque » noir sur le côté de la tête.

Une série d’oiseaux noirs, pas migrateurs : d’abord le Grand corbeau. Plusieurs sont passés non loin de moi pendant que j’étais à l’affût de cerf, chamois ou autres quadrupèdes en montagne, apparemment pour vérifier ce que je faisais sur leur territoire. Je me demande si leurs croassements ont alerté les animaux car je n’ai pas vu la pointe d’un museau.

Puisque j’étais au pied de falaises, j’ai profité des nombreux passages de Chocards à bec jaune pour prendre quelques photos. Les deux premières images montrent un oiseau se nourissant des baies de sorbier des oiseleurs, en pleine falaise.

Souvent entendu dans le forêts de montagne, rarement vu et encore plus rarement photographié, voici enfin une prise d’un Pic noir. Le peu de rouge sur la tête indique qu’il s’agit d’une femelle.

Encore un gros oiseau noir, le Grand cormoran. Des groupes entiers partent en migration et d’autres restent au bord du lac pour l’hiver. Je suis toujours impressionné par leur capacité à se poser sur des branches fines mais leurs pattes, bien que palmées, sont très bien articulées ce qui leur permet de s’aggriper.

Comme le Grand cormoran, certains Hérons cendrés migrent, d’autres restent autour du Léman.

Pas totalement noires et beaucoup plus petites, les Hirondelles de fenêtre sont en migration. Ce sont des groupes de 20 à plusieurs centaines d’oiseaux qui tournent dans le ciel pour capturer des insectes tout en glissant progressivement vers le sud. Ici à Lugrin c’est plutôt l’ouest, en direction de Genève, avant de tourner au sud.

Dans les vols d’Hirondelles de fenêtre se glissent quelques intrus, comme cette Hirondelle rustique (gorge rousse et bec plus effilé) …

… ou ces Hirondelles de rochers (corps brun trappu et taches blanches sous la queue)

Je reviens aux observations en montagne, avec le Tichodrome échelette. De la taille d’un merle, il passe son temps à picorer les insectes tout au long de la falaise. Pas facile à voir au repos, il se révèle quand il ouvre ses ailes noir, rouge et blanc sur le dessus et totalement noires au-dessous.

Dans la même falaise j’ai été surpris de voir arriver un petit groupe de Bec-croisé des sapins. Rougeatre, c’est le mâle, verdâtre, la femelle, et rayé, c’est un jeune de l’année.
Apparemment, ils sont venus grignoter des petits débris de roche.

Dans la brume d’une journée particulièrement humide, un Troglodyte mignon.

Deux Rougequeues noirs, le mâle à gauche et la femelle à droite. Il sseront bientôt tous partis.

Un qui ne migre pas : le Martin pêcheur. Ce sont les oiseaux venant du nord de l’Europe qui viennent dans nos régions quand l’hiver est rude.

Une Grive draine, dont certaines passent l’hiver à Lugrin.

Le Rougegorge familier reste résident à l’année.

Les fauvettes, comme la Fauvette grisette, vont bientôt disparaître du paysage pour revenir au printemps.

Qui dit journée pluvieuse dit aussi arc-en-ciel, même discret.

2020-09-27

Au dernier jour d’une semaine marquée par de fortes pluies, le bilan photographique est faible, tant en quantité qu’en qualité. Voyons tout de même.

Quelques curiosités pour commencer : qu’est ce que ceci ?

des moutons bien sûr !

Et ça, qu’est ce que c’est ?

Un tronc de sapin rongé par le bostryche.
Et ceci ?

Un poteau de ligne électrique tellement usé par le frottement des sangliers (corps mais aussi les dents) qu’il a fallu en planter un nouveau juste derrière, tout en laissant l’ancien pour limiter les dégâts sur le nouveau.
Et voici une feuille d’alchemille, qui recueille les gouttes de rosée, plante de grand intérêt pour les alchimistes en raison de cette vertu.

Reprenons avec les grands migrateurs de la saison, le Milan royal.

De saison aussi, le brâme du cerf a commencé cette semaine. La montagne résonne des appels mais les cerfs sont difficiles à approcher, d’autant plus que la chasse est ouverte. La première photo donne une idée de ce que l’on voit à l’oeil nu, à 5-600m de distance. L’animal visible est un des grands cerfs de la région, qui utilise les falaises derrière lui pour amplifier son brâme. Fûté non ?

Dans les petits oiseaux, il y a encore un Rougequeue à front blanc, immature, …

et un Rougequeue noir…

ainsi que le Pouillot véloce, le Troglodyte mignon, la Mésange nonnette et la Mésange é longue queue.

Et j’ai eu la chance de voir le mâle et la femelle du Bouvreuil pivoine au sommet d’un arbre.

C’est un Ecureuil roux qui ferme la marche pour cette semaine, en espérant que la météo sera plus favorable la semaine prochaine.

2020-09-20

Je ne peux pas espérer être survolé par un vautour à chaque sortie en montagne… mais, en cherchant à revoir des chamois ou des cerfs, que je n’ai ni entendus ni vus, j’ai été survolé par deux aigles. L’un était un adulte et l’autre un jeune, immature, reconnaissable aux plages blanches sous les ailes.

Un peu plus tard dans la journée, c’est une Buse variable qui est passée au-dessus de moi.

En redescendant du pied des falaises, j’ai vu un Bec croisé des sapins, femelle, en train de grignoter des cônes.

Aux altitudes plus basses, dans les arbres de Lugrin, on voit les Etourneaux sansonnet en plumage d’automne : finies les belles plumes irisées jouant du violet au vert, ce sont maintenant les plumes brunes qui ont pris le dessus.

Les gobemouches sortent graduellement du paysage mais on en rencontre encore quelques uns, d’abord le Gobemouche gris …

… et le Gobemouche noir.

Les pouillots, quasiment invisibles durant l’été, refont leur apparition. Pour la plupart ce sont des Pouillots véloces (pattes noires) et parfois des Pouillots fitis (pattes claires). L’oiseau de la dernière photo tentait d’impressionner les moineaux qui occupaient la place au bain-abreuvoir.

J’ai eu le plaisir de voir des Rougequeues à front blanc, d’abord une femelle puis plusieurs jeunes mâles, dits « de premier hiver ». Ils n’auront leur plumage complet (noir charbon sur la tête et à la gorge, poitrine orangée) qu’au printemps prochain.

Si le jeune Rougequeue à front blanc est beau dans sa livrée, je reste tout de même toujours admiratif devant le plumage du Rougegorge familier.

Comme d’habitude, quelques autres oiseaux.

Pour clôturer la semaine, voici une abeille sur une fleur de lierre.