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2021-03-28

En une quinzaine de jours, la nature est passée au printemps : primevères et violettes fleurissent, les feuilles se déplient des bourgeons, des cerisiers sont en fleur, etc.

Bien entendu, les grands rapaces migrateurs continuent à passer dans le ciel. Voici le Milan royal.

Le Milan noir passe aussi en grand nombre et certains des oiseaux « locaux » sont revenus sur leurs perchoirs préférés. Il est difficile d’affirmer que ce sont les mêmes oiseaux que l’an dernier, faute de signe distinctif, mais le comportement – utilisation d’une série de perchoirs, nuit passée auprès d’un ancien nid – donnent quelques indications. J’ai aussi vu, migrateur ou local je ne sais pas, un Milan noir se ravitailler en vol, sans réussir à identifier le casse-croûte.

Les Buses variables sont aussi très nombreuses dans le ciel et offrent de temps en temps de magnifiques parades nuptiales : vol acrobatique, montée en chandelle, piqué vertigineux et « attaque » en plein ciel.

De plus petits oiseaux reviennent également de migration, comme les Rougequeues noirs, dont le mâle est en dernière photo.

Les Fauvettes à tête noire sont aussi de retour, mâles à tête noire et femelle à tête rouille.

Les Bergeronnettes grises fréquentent les prairies, où la chaleur fait sortir les insectes du sol, surtout devant le museau des vaches ou des chevaux.

En épiant les oiseaux à leur baignoire, j’ai été survolé par un Grimpereau qui est allé explorer un tronc juste au dessus de moi. Il était tellement inconscient de ma présence qu’il a même fait un brin de toilette.

Et voilà quelques uns des oiseaux qui fréquentent la baignoire ou ses alentours : les Pinsons des arbres, femelle en première photo…

… et les mésanges et pics.

Le Merle noir est un oiseau très répandu mais aussi très farouche, qui sert de signal d’alarme aux autres oiseaux car il s’enfuit en criant fort. Celui-ci, dont la patte gauche demeure curieusement pliée au-dessus de la branche, est resté un bon moment à me surveiller avant de décider que je constituais un risque et de partir en donnant l’alerte.

Les Corneilles noires se regroupent moins que pendant l’hiver. Elles sont assez confiantes dans leur rapidité d’envol et se laissent approcher jusqu’à une dizaine de mètres.

Du côté des Fuligules morillons, l’agitation autour des femelles est toujours intense. Les mâles ont enfin leur huppe bien développée, c’est certain qu’ainsi ils ont plus de chances de séduire une partenaire.

Les Nettes rousses femelles sont toujours suivies de leurs prétendants. Certaines semblent avoir trouvé un partenaire, comme la deuxième photo. Mais tout autour il règne une cacophonie assourdissante : les Mouettes rieuses sont en formation de couples. Ce sont des courses poursuites en plein ciel qui finissent sur leur petit ilôt. Ce sont des concerts de séduction, cou tendu, comme la quatrième photo. Jusqu’aux accouplements, comme en cinquième photo.

Nous terminerons sur un Goéland leucophée qui survole toute cette agitation avec un petit air supérieur.

2021-03-14

Une semaine à la météo très contrastée, qui a vu fleurir le cornouiller mâle et la neige revenir jusque sur les rives du lac.

Le cornouiller mâle ou cornouiller sauvage, cornier ou fuselier (Cornus mas) est une espèce de cornouiller originaire du sud de l’Europe et de l’Asie. L’espèce doit son nom latin (cornus = corne) au fait que son bois est dur comme la corne, Mas (Mas = mâle) car son bois exceptionnellement dur était utilisé dans l’antiquité pour fabriquer des armes de guerre. Source : Wikipedia

Quelles que soient les conditions météo, les rapaces migrateurs continuent de passer dans le ciel, à différentes altitudes selon les ascendances et les vents.
Les Buses variables, dont la dernière se fait pourchasser par une mésange territoriale…

… les Milans royaux …

… et les premiers Milans noirs.

Parmi ces grands oiseaux une silhouette lointaine m’a parue différente. Après un fort agrandissement, de qualité photographique faible, il s’avère que c’était un Aigle royal. Les taches sous les ailes et la base blanche de la queue indiquent un individu « de 1er hiver », c’est à dire né en 2020. Envergure entre 190 et 225 cm, tout de même.

Il y a aussi les petits migrateurs qui arrivent.

Pas grand chose de particulier du côté des oiseaux locaux, comme le Pinson des arbres, le Pic épeiche ou la Corneille noire.

Je tente souvent d’approcher les grives, méfiantes. Voici enfin une Grive draine prise à peu de distance.

Sur les rives du lac, les Bergeronnettes des ruisseaux profitent de la baisse des eaux pour prospecter entre les pierres.

Plus loin sur l’eau bien agitée, deux groupes distincts de Grèbe à cou noir étaient à la pêche. Certains oiseaux ont déjà le plumage nuptial complet avec le plumet doré derrière l’oeil rouge vif mais d’autres sont encore en plumage intermédiaire, plutôt gris et blanc.

Un Troglodyte mignon m’a offert quelques poses dignes d’un cancan.

Le manège d’une Mésange bleue dans un verger m’a étonné jusqu’à ce que je puisse voir qu’elle allait boire la sève suintant d’une branche coupée.

2021-03-07

Les journées chaudes encouragent les insectes à sortir. Les abeilles fréquentent la moindre fleur disponible, ici du tussilage qui, comme son nom l’indique, a été un remède traditionnel contre la toux.

Quelques papillons sont déjà en vol, dont le Vulcain

Les migrateurs « classiques » de cette période sont les Milans royaux …

… et les Buses variables. Au lieu-dit le Hucel, à 970m d’altitude, on se trouve parfois au même niveau que les oiseaux. Mais pour ne pas attendre des heures le passage d’un rapace à portée d’objectif, je retournerai à ce point d’observation dans une quinzaine de jours. Le pic de la migration donnera sûrement plus d’opportunités.

L’Epervier d’Europe effectue aussi sa migration pré-nuptiale. Je n’ai vu que des oiseaux trop lointains. Pourtant une corneille a trouvé que cet intrus passait trop près de son territoire et a lancé un vol pour l’éloigner, à grands cris.

Les Etourneaux sansonnets sont de plus en plus nombreux et actifs. Ils prospectent les prairies en groupes, à la recherche d’insectes et de vers. Puis ils reviennent dans les arbres tenir des discours en trilles et en claquements. Le plumage nuptial donne l’impression que les oiseaux sont enduits de brillantine, comme les chanteurs de charme des années 50.

Les Pigeons ramiers sont présents toute l’année mais, comme les étourneaux, ils sont en ce moment actifs à la formation de couples, donc remuants et bruyants.

Peut-être pour charmer une belle, un Moineau domestique portant une plume blanche dans le bec est venu boire. Il lui a fallu quelques instants avant de se décider à lâcher sa plume pour se désaltérer. Pendant ce temps, ses congénères se baignaient en groupe.

De loin, l’Accenteur mouchet peut être confondu avec un moineau, dont il a la taille, mais sa couleur gris-bleu ne laisse aucun doute quand on le voit de près.

Autres oiseaux venus se désaltérer à la source.

Autres mésanges, les Mésanges à longue queue offrent toujours un spectacle sympathique, surtout lorsqu’elles essayent de se nourrir à travers la grille de la mangeoire, au lieu d’en faire le tour.

Les Bergeronnettes grises ne viennent pas à la mangeoire, trouvant assez de bestioles dans les prés.

Quelques autres oiseaux communs mais jolis.

Quelques prises de Corneille noire.

Une femelle Bec croisé des sapins, vue d’assez loiin.

Un Pic épeichette, femelle – le mâle a le sommet de la tête rouge.

Un Verdier d’Europe particulièrement bien placé au soleil.

Un Canard colvert mâle en sieste.

Les Hérons cendrés sont de plus en plus nombreux, les retours de migration venant s’ajouter à ceux qui sont restés tout l’hiver.

Le nombre de Nettes rousses est aussi en augmentation et les querelles autour des femelles, brunes, sont nombreuses.

Les Fuligules morillons se livrent aussi à des poursuites mais parmi les centaines d’oiseaux, j’en ai repréré un très différent …

Ce n’est que de retour à la maison que j’ai pu identifier une Harlede boréale, mâle. Comme son nom l’indique, c’est un canard assez exotique mais qui est vu régulièrement sur le Léman. C’est une observation qui me fait dire que c’était une bonne semaine.

« La harelde boréale est migratrice partielle : son aire de nidification est située en Scandinavie et en Ecosse. Dès la fin du mois de juillet, elle anticipe les premiers froids et descend vers le sud jusqu’en Afrique du Nord en longeant les côtes. Le mouvement inverse s’échelonne à partir du mois de mars jusqu’au mois de mai. » source https://www.oiseaux.net/oiseaux/harelde.boreale.html

2021-02-28

Après des journées de neige puis des températures négatives, une période de temps chaud annonce le printemps et toute la faune s’active.

Les abeilles sont éveillées et tiennent des conférences animées au bord de la ruche

Un bourdon terrestre s’active dans les fleurs d’hellébore.

Et, bien entendu, les prédateurs sont aussi sortis de leur léthargie hivernale, comme le lézard des murailles.

L’écureuil roux a repris son activité principale, le grignotage. La nourriture, à cette période, se trouve facilement à terre, surtout au pied des chataigniers, mais il faut être très vigilant pour ne pas succomber à une attaque de chat ou d’épervier.

Le voici justement, l’Epervier d’Europe, en repérage au-dessus des grands arbres.

Son passage déclenche des grésillements d’alerte chez les Grives draines. Elles ne s’envolent pourtant que sous une attaque franche de l’épervier, elles s’épuiseraient sinon.

Voici un Verdier d’Europe, quasiment invisible à Lugrin pendant les mois d’hiver.

La Mésange bleue montre que les oiseaux ont repris leur régime insectivore. Les habitudes de bain ne changent pas en hiver mais je suppose que quelques degrés en plus doivent rendre la séance plus agréable.

Les Etourneaux sansonnets ont revêtu leur plumage nuptial mais volent encore en groupe, comportement qui disparaît dès la nidification.

Chez le Grèbe huppé, il y a non seulement le plumage nuptial mais aussi les danses de parade. La dernière photo a été prise à l’embouchure dela Dranse dans le Léman et on voit bien la couleur verte de la rivière froide qui ne se mélange pas à l’eau bleue plus chaude du lac.

Les Fuligules morillons sont toujours dans la phase de formation des couples , ce qui agite passablement leur plan d’eau. Très occupés, ils se sont montrés moins méfiants qu’à l’habitude et j’ai pu saisir quelques photos d’assez près.

Depuis le même poste d’observation, j’ai aussi pu tirer le portrait d’une Foulque macroule. Elle casse un morceau de plante aquatique en secouant fortement la tête.

Les Nettes rousses sont restées un peu plus loin, dommage. Le mâle, à gauche sur la première photo arbore de belles couleurs et un superbe bec rouge.

Deux femelles de Harles bièvres sont venues s’ébrouer après avoir glissé le corps juste en dessous de la surface.

Deux Cygnes tuberculés immatures – bec terne et plumage encore marqué de beige – ont tenté de se poser sur le plan d’eau mais ont vite été écartés par les adultes : j’ai entendu les battements d’aile mais ils étaient alors hors de ma vue.

Le Grand cormoran peut être assez frustrant pour un photographe : lorsqu’il a choisi l’immobilisme, il peut rester longtemps fixe, avec à peine un mouvement de tête de temps à autre.

L’autre champion de l’immobilisme est le Héron cendré, souvent perché sur une seule patte.

Un de mes oiseaux préférés, le Pic épeichette – ici une femelle, avec son air un peu ronchon.

Une Mésange charbonnière en pleine séance de yoga ….

… et un Rougegorge familier observant le photographe intrus.

La migration des rapaces a débuté et même si le pic de passages est pour la mi-mars, le poste d’observation du Hucel à 950m permet de voir les oiseaux d’assez près. D’autres photos certainement la semaine prochaine.

2021-02-14

Malgré la Saint Valentin, le froid en extérieur était trop marqué ces derniers jours pour que les oiseaux se livrent à des parades amoureuses, sauf …

… les Grands corbeaux, montagnards de nature et donc apparemment insensibles au froid.

Les grives, ici des Grives draines je crois, sont aussi en pleine période de séduction et se poursuivent dans les arbres en grésillant mais sont par conséquent encore plus difficiles à photographier qu’à l’habitude.

Les Fuligules morillons sont plus remarquables par leurs rassemblements sur les eaux calmes et les amerrissages un peu maladroits, bien qu’ils soient aussi en période de formation de couples.

J’ai aperçu une Foulque macroule piétinant des roseaux comme pour préparer un nid, ce qui m’a paru assez hâtif mais « oiseaux.net » mentionne une période de reproduction allant de mars à septembre.

Les Mésanges à longue queue continuent à vivre en groupe et viennent bruyamment autour de la mangeoire installée pour l’hiver.

Une autre mésange, la charbonnière, dans une posture originale.

Un Chardonneret élégant, malheureusement dans une situation très sombre, mais lui aussi figé dans une posture intéressante.

Les Pics épeiches tambourinnent leurs territoires lorsque le soleil fait croire à l’approche du printemps.

Le Pic épeichette, tout petit et discret, fait aussi entendre son tambourinage qui ressemble, disait un auteur dont j’ai perdu la référence, à une dactylo en folie. Oiseaux.net parle d’un « crépitement » mais c’est moins poétique.

Pinson des arbres, mâle et femelle, sans autre remarque.

Voici un oiseau difficile à voir, sauf quand il s’approche de la mangeoire en hiver. C’est l’Accenteur mouchet. Il ressemble à un moineau, à peine plus gros, et s’en distingue par le gris bleuté de la gorge, sauf l’individu de droite, beaucoup moins typé.

La Sittelle trochepot se repère à ses cris « huit-huit-huit » et lorsqu’elle frappe une noisette. Elle va coincer le fruit dans une fissure d’écorce, son enclume, puis tape patiemment du bec jusqu’à ouvrir la coquille.

Une Pie bavarde.

Une Buse variable a tourné au-dessus des prés allant d’un perchoir à l’autre, sans doute pour surveiller les éventuels mouvements de rongeurs au sol.

Un Epervier d’Europe a survolé les prés à grande vitesse, ne m’offrant qu’une seule opportunité de déclenchement.

Et pour terminer, le passage d’un Milan royal m’a empli de bonheur : c’est un oiseau magnifique, silencieux, au vol franc et décidé.

2021-01-31

Petite semaine photographique, avec des averses fréquentes. Les oiseaux sont le plus souvent à l’abri mais ils se montrent à la moindre éclaircie et commencent à chanter si le soleil perce, même très peu.

Commençons par des oiseaux communs, les Moineaux domestiques

Le Rougegorge familier m’a également offert de belles poses.

Les Mésanges bleues sont aussi communes mais j’ai pu en photographier une en chasse aux insectes, en vol.

La Grive draine, comme toutes les grives, ne se laisse pas approcher mais parfois elle fuit trop tard et a été prise en vol.

Le Pic épeiche a aussi pris son envol lorsque j’étais assez près pour un déclenchement.

Ce grimpereau , très occupé à rechercher des insectes dans l’écorce d’un chataignier, ne s’est pas inquiété de ma présence. D’après son ongle postérieur, court, et le motif du plumage, ce serait un Grimpereau des jardins.

Sur le lac, de grands rassemblements de Grèbes huppés se forment avec 150 à 200 oiseaux qui dorment, pèchent ou font simplement des va et vient. Dans les endroits calmes des couples esquissent des bribes de parades nuptiales.

Les Grèbes castagneux s’occupent avant tout de plonger sans relache pour pêcher de petits poissons. La formation de couples viendra plus tard.

Les mâles des Nettes rousses siestent avec le bec sous l’aile mais surveillent tout de même la femelle qui est sous les branchages. Il s’agit de ne pas laisser passer sa chance !

Les Fuligules morillons sont bien actifs pour séduire les femelles : plusieurs mâles accompagnent une femelle dans tous ses déplacements, y compris lorsqu’elle plonge. Parmi les signaux de séduction, à part le plumage noir et blanc, il y a la huppe derrière la tête et l’oeil jaune vif.

Mais voilà un individu atypique : l’oeil n’est même pas jaune terne et la face est blanche. Ce pourrait être un jeune né en 2020, qui ne prendra son plumage définitif qu’en deuxième année.

Ce Héron cendré semble méditer sur son sort : pourquoi n’est-il pas parti en migration vers le sud comme beaucoup d’autres … Sale temps sur les rives du Léman !

2021-01-24

A l’image de nos ancètres, je scrute le ciel pour y voir des signes… Très rare cette trainée, cela signifie que le retour à la « normale » n’est pas encore pour demain !

Le ciel n’est pas toujours bleu et la grisaille freine les possibilités de prendre des photos acceptables. La Pie bavarde ne change pas ses comportements querelleurs et bruyants pour autant.

En bord de lac, chez certains oiseaux l’agitation printannière a débuté. Les Fuligules morillons pataugent en groupe, assez rapidement. Quand on y regarde de plus près, on voit qu’il y a une femelle -flancs bruns- encadrée si ce n’est poursuivie par plusieurs mâles – flancs blancs.

Les Harles bièvres sont de plus en plus nombreux avec, pour l’instant, plus de femelles que de mâles.

Sur le plan d’eau de la réserve de la Dranse, je vois à chacune de mes visites deux Grèbes castagneux. Un couple peut-être.

Le Grand cormoran qui était migrateur il y a 15-20 ans est devenu, pour une partie des individus, un oiseau installé à l’année, même pendant les périodes les plus froides.

Apercevoir un Martin-pêcheur est toujours un plaisir. Comment l’inviter à se rapprocher ?

Le Cincle plongeur n’a pas, lui non plus, daigné s’approcher.

En voilà un qui n’a pas été craintif, le Troglodyte mignon. L’oiseau est farouche si on bouge mais il semble ne pas s’inquiéter d’un photographe immobile. Il s’est même ébroué, preuve d’une totale sérénité.

Ce Roitelet triple bandeau ne m’a laissé qu’une chance, que j’ai pu saisir.

Quelques grives mais lesquelles ? Je les ai nommées, sans certitude.

Pas de difficulté à identifier les Pinsons des arbres, mâles -tête grise, gorge rosée- ou femelles de couleur brune.

Les mésanges sont aussi assez faciles à identifier. La plus « propre »est la bleue, qui revient toujours la première à la source après l’installation de mon matériel et qui se baigne par toutes les températures.

Certains pics commencent à tambouriner leur territoire, les jours de soleil. La majorité s’adonne tout de même au nourrissage. Je n’ai photogarphié que deux femelles – pas de rouge à l’arrière de la tête- mais celle qui pique dans le sapin mort montre ses formidables pattes.

Les Rougegorge familiers sont, je trouve, très élégants.

Le Verdier d’Europe a refait son apparition dans les haies ces derniers jours.

Au chapitre des grands oiseaux, voici le Grand corbeau, reconnaissable à sa queue cunéiforme et à son croassement grave sur une seule syllabe.

L’Epervier d’Europe est souvent présent au-dessus des près, chassant grives ou pigeons ramiers. Il me semble que la proie de l’oiseau des trois dernière photos est un merle.

2021-01-10

Et voilà, une nouvelle année qui débute sous un état d’urgence sanitaire pas limité aux humains : la grippe aviaire aussi est présente. Pour l’instant, je n’en vois pas d’effets notables sur les populations autour de chez moi. La preuve en images …

Le 1er janvier est férié. Peut-être est-ce pour cela que le Milan royal a attendu le 2 pour débuter sa migration vers le nord ? Ce sont les tous premiers oiseaux qui passent, à quelques jours d’intervalle, mais c’est bel et bien direction nord. Ils vont avoir froid mais après tout puisqu’il neige en Espagne ces jours-ci, peut-être que le nord n’est pas si dur.

Le chemin de la migration n’est pas toujours tranquille, comme le montrent ces images des Grands corbeaux qui houspillent le Milan royal. Un des oiseaux, le Milan peut-être, lâche ce qui semble être un débris d’aliment.

J’avais l’habitude de voir les Grands corbeaux par paires, que ce soit en plaine ou en montagne. Cette semaine, il y a eu un grand rassemblement de plusieurs dizaines d’oiseaux, croassant bruyamment et se chamaillant sans cesse quand ils ne pourchassaient pas les rapaces. Formation de couples et parades nuptiales, peut-être.

Les Buses variables font également route vers le nord, aussi tracassées par les Grands corbeaux mais je n’en ai pas d’images. Il y a aussi quelques résidents qui tournent dans les parages.

Au sujet des parades nuptiales, j’ai vu un trio de Cygnes tuberculés. L’un d’eux était visiblement de trop et se faisait sans cesse écarter par les deux autres, jusqu’à une intimidation plus marquée.

D’autres oiseaux sont plus paisibles, occupés à se nourrir, comme les Tarins des aulnes. Si, comme leur nom l’indique, ils se nourrissent des graines d’aulnes, ils apprécient aussi le bouleau ou le mélèze.

On voit que le Tarin des aulnes ne se mouille pas les pattes quand il va boire, contrairement à la Mésange bleue qui prend son bain glacé avec délectation.

S’il fallait prouver qu’il fait froid, voilà les rives du Ruisseau des Combes et la glace qui se forme au pied d’un abreuvoir.

Le Rougegorge familier cherche ses proies, insectes ou petits vers, dans la boue, les alentours étant bien gelés.

Les Pinsons des arbres sont très méfiants et il faut des trésors de patience pour qu’ils approchent d’un point d’eau et que je puisse les photographier.

Les grives, qu’elles soient draine (photo), musicienne ou mauvis, sont très farouches et je rève toujours à de meilleurs clichés. Une prochaine fois, peut-être.

2020-12-31

Pas d’observations exceptionnelles pour cette dernière publication de 2020 mais commençons par les guirlandes qui décorent les arbres. Ce sont les Tarins des aulnes qui viennent en bande se nourrir dans les bouleaux.

Autres oiseaux qui sont venus décorer et animer mes mangeoires, les Mésanges à longue queue. C’est un tel régal que l’une d’elles s’est roulée sur le dos …

Les Fuligules morillons sont assez décoratifs, surtout les mâles avec leur oeil jaune et les flancs blancs, mais quand la fin du jour reflète l’or des roseaux sur l’eau, quel spectacle.

Un petit groupe de Sarcelles d’hiver mâles présentent leurs jolies têtes, hélas un peu loin.

Le Foulque macroule m’a offert son oeil rouge, en passant.

Une Mésange bleue a posé dans un éclairage presque de studio.

La Corneille noire a aussi bénéficié d’une belle lumière.

Le Geai des chênes a été plus difficile à photographier mais il avait aussi une lumière favorable.

Protégé du vent derrière une digue, ce Grèbe huppé siestait sur une eau sombre.

Un Héron cendré survole le lac dans un ciel particulièrement gris.

Le Cincle plongeur se moque éperdument du temps qu’il fait et aussi, apparemment, de la température de l’eau, tant qu’il y a des bestioles à capturer.

Le Troglodyte mignon a eu la gentillesse de remuer un peu moins que d’habitude, ce qui m’a permis de lui tirer le portrait.

Les Grives draines restent toujours méfiantes et difficiles à photographier de près.

Une Buse variable …

… et ce que je pense être un Epervier d’Europe…

…ainsi qu’un Pic épeiche mâle …

… et un Grimpereau constitueent les autres observations de ces derniers jours.

Et j’ai gardé pour la fin deux frustrations.
D’abord ce mulot qui a fait une apparition mais la photo est floue.

Et le Martin pêcheur, venu soudain se poser assez près de moi. Mauvais réglages, les photos ne sont pas bonnes.

J’ai donc encore des progrès à faire pour les prises rapides et 2021 offrira certainement de belles occasions photographiques !

2020-12-20

Podur débuter cette série, voici un Epervier d’Europe mâle. Normalement, le haut de la poitrine devrait être coloré de rouille, comme les joues. C’est donc un individu atypique, m’a t’on dit.

Atypique aussi ce Rougequeue noir, puisque la grande majorité de ses congénères sont partis passer l’hiver au soleil

Encore un petit solitaire, un Roitelet huppé.

Solitaire aussi, cette Mésange bleue.

Les Mésanges à longue queue sont toujours en bande mais il est difficile d’en photographier plusieurs d’un coup.

Les Grosbecs casse-noyaux se déplacent en petits groupes de 4-5 oiseaux mais ils sont difficiles à voir. Alors je me contente de photos individuelles.

Il en va de même chez les grives, ici la Grive draine. On voit les groupes quand les oiseaux fuient…

Les Corneilles noires forment à cette saison des groupes assez lâches, les rassemblements étant surtout dûs à la présence de nourriture. Les oiseaux dispersés s’appellent bruyamment d’un perchoir à l’autre.

Ces derniers jours il y a eu de nombreux groupes de Pigeons ramiers. Migrateurs ou résidents ?

Les Pinsons des arbres sont là en nombre, certains groupes composés de plus d’une cinquantaine d’oiseaux. Quand ils sont au sol à la recherche de nourriture, ils sont presque impossibles à distinguer malgré un plumage tout de même assez coloré.

Les Pinsons du Nord sont aussi présents en grandes bandes. Prenant l’envol à la moindre alerte, ils sont très mobiles et leur ventre blanc est assez joli à voir quand ils passent d’un arbre à l’autre.

Voilà une Buse variable qui semble installée pour l’hiver. Je l’ai vue à plusieurs reprises dans le même coin. En réalité, il est impossible d’affirmer qu’il s’agit de la même, je n’ai vu aucun signe distinctif, c’est tout bonnement une hypothèse.

Surprise ! je suis tombé par hasard sur ce Pic mar, oiseau que je n’avais jamais repéré sur Lugrin. J’espère bien le voir à nouveau ces prochains jours.

Le Pic mar au-dessus s’est séparé d’un petit groupe de Pics épeiche, ci-dessous, qui prospectait les arbres d’une haie. Le dernier oiseau est voisin d’un Pic vert, je n’ai pu obtenir de cliché des deux nets.

Le Pic vert se nourrit aussi bien en cherchant des insectes au sol que dans les troncs d’arbres. En été, c’est un grand consommateur de fourmis.

Pas d’observations au piège photographique. Un nouvel emplacement que j’ai testé ne m’a procuré que les portraits de tous les chats du quartier… Prochaines prises après Noël, peut-être un ou l’autre renne.