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2021-09-05

L’observation d’un renard m’a inspiré quelques lignes à la mode d’un magazine pipole.

Il y a en réalité deux observations de renard, dont je ne peux dire ni le sexe ni l’âge. Les 6 premières photos ont été prises sur la commune de Bernex et les 7 suivantes sur la commune de Lugrin.

Un autre insouciant, le Chevreuil, caché dans un bosquet et qui s’est enfui sans effort et sans trop de peur, puisqu’il a marqué une pause dans les hautes herbes avant de se couler dans le prochain buisson. Ouverture de la chasse dimanche 12 septembre, qu’on se le dise !

Revenons aux oiseaux courants, avec en premier le Pouillot véloce …

… suivi du Pouillot fitis, moins fréquent, et différencié surtout par la couleur de ses pattes.

Très voisin du Pouillot fitis en ce qui concerne la couleur mais plus grand, cet oiseau me semble être une Hypolaïs. Il me reste à vérifier si c’est l’Hypolaïs ictérine ou l’Hypolaïs polyglotte. Quels jolis noms !

Dans les teintes jaunes, quelques apparitions de Serin cini, femelles ou juvéniles.

Les Gobemouche gris continuent d’animer les lisières de bois et les vergers, chassant les insectes depuis un perchoir.

Les Rougequeue noirs sonot à nouveau visibles après quelques semaines où ils se sont faits discrets. Peut-être que ce sont des oiseaux en migration.

Les Sittelles torchepot tambourinent, presque comme des pics. Elles coincent des noisettes dans des fissures du bois et les frappent jusqu’à ouverture.

Voilà justement un Pic épeiche, femelle.

Quelques oiseaux isolés : un geai des chênes …

… un Moineau domestique, femelle. Je photographie rarement cette espèce mais celle-ci a pris la pose devant mon objectif, pouvais-je lui refuser le portrait ?

Ce Troglodyte mignon m’a lancé le défi de réussir quelques prises dans un éclairage difficile, tout en se promenant dessus et dessous un tas de branchages.

Rassemblements sur les fils et dans les arbres, avec encore quelques becquées, pour les Hirondelles rustiques. Lorsque l’oiseau présente des filets longs à la queue, il s’agit d’un mâle, filets courts, une femelle ou un jeune.

Une Mésange nonnette joue au colibri pour picorer insectes ou graines dans les prés.

Un Chardonneret élégant en fait autant.

Un Pipit des arbres constitue une observation rare, pour moi.

Cet oiseau est un Cassenoix moucheté, habitant des forêts au-dessus de 1000m et habituellement caché dans les cimes des conifères.

Ce sont les rapaces qui clôturent la semaine. En premier un Faucon crécerelle.

Quelques Buses variables.

Le Milan royal est en migration et, comme la semaine dernière , un individu semble muer des plumes de la queue puisqu’elle a une forme étrange. Le deuxième individu, à la queue presque blanche est un jeune de l’année.

En migration aussi et observé pour la première fois au-dessus de Lugrin, un Busard des roseaux, mâle.

2021-08-29

Voilà que la première colchique a fait son apparition dans les prés de lugrin. Serait-ce, déjà, la fin de l’été ?

Cette semaine a été nomade, des pâtures de Lugrin aux berges du Doubs et à la réserve du Creux de Terre à Chavornay dans le canton de Vaud.

La réserve du Creux de Terre est composée d’étangs résultant d’une ancienne exploitation de gravières. C’est le seul endroit où je vois des Hérons pourprés

Les Hérons cendrés sont aussi présents. Les effets sombres sur le dessus des ailes de l’oiseau en troisième photo viennent simplement du mouvement des plumes, très souples, du dessus de l’aile. Sur les deux dernières photos, un des oiseaux a la nuque et le bec gris : c’est un jeune de l’année.

Il y avait plusieurs Grandes aigrettes, de la taille d’un héron et au bec jaune, mais elles sont restées trop éloignées pour la photo.

Ces deux canards qui broutent les herbes aquatiques resteront anonymes car je n’ai pas d’autre photo de leur anatomie.

Cet étrange oiseau noir n’est autre qu’un jeune de Foulque macroule dont la caroncule – plaque frontale – n’est pas encore développée et blanche.

La prospection des rives du Doubs dans la région de Dôle était motivée par la recherche des Guêpiers, très beaux oiseaux colorés. La saison – pluies et hausse du niveau de l’eau sur les berges – ne leur a pas été favorable et il faudra donc attendre l’année prochaine pour les photographier. Il y avait tout de même d’autres oiseaux intéressants, comme cette Aigrette garzette, aux pattes jaunes.

Un Faucon hobereau, probablement un jeune de l’année sans quoi il aurait les « culottes » rouille.

Un grand rapace est resté au loin. Je l’identifie comme un Balbuzard pêcheur.

Voici un Tarier des prés, femelle …

… et la frustration du photographe, le Martin pêcheur qui s’enfuit.

Les rives du Doubs offrent aussi la possibilité d’observer de nombreuses libellules, dont ces mâles de Calopteryx éclatant

Un grand cèdre dans un jardin est fréquenté par toutes sortes d’oiseaux, en particulier un Grimpereau, peut-être Grimpereau des jardins puisque son ongle postérieur me semble court.

Le Haut-Jura est une région où le Milan royal est présent. La période des regains provoque des rassemblements car les rongeurs se trouvent soudain à découvert. L’oiseau des deux dernières photos a une queue étrange. Il s’agit peut-être d’une mue , les nouvelles plumes n’ayant pas encore poussé suffisamment pour créer la fourche caractéristique.

A Lugrin, on retrouve les oiseaux familiers et presque routiniers. La Buse variable …

… le Pinson des arbres mâle …

… le Rougegorge familier …

… la Bergeronnette grise, jeune de l’année …

… et le Pic vert.

On voit aussi des oiseaux moins fréquents : le Gobemouche noir …

… et une femelle de Pie-grièche écorcheur.

2021-08-22

La semaine dernière voyait le retour du Gobemouche noir. Il est maintenant présent en nombre tout autour de Lugrin. Comme le Gobemouche gris, il se perche pour guetter les insectes en vol ou au sol puis s’envole pour les capturer.

Le Gobemouche gris, présent toute la saison estivale, est habituellement assez farouche mais j’ai eu le bonheur de pouvoir en approcher, à force de patience et de discrétion.

Les Orites, anciennement Mésanges à longue queue, ne sont pas particulièrement farouches mais, pour elles aussi, un affût prolongém’a valu quelques photos en gros plan. Il est rare que des oiseaux de deux espèces se perchent très près l’un de l’autre, comme cette Mésange bleue et une Orite.

La plupart du temps, ce sont les oiseaux qui se cachent et qui sont difficiles à apercevoir. Cette femelle de Fauvette à tête noire en est un bon exemple.

On dit de la Fauvette des jardins qu’elle est difficile à observer car très discrète et craintive. Je suis donc content de l’avoir photographiée.

Le Pouillot véloce est un habitué du point d’eau mais c’est toujours un plaisir d’en croiser un.

Je tente régulièrement des photos d’hirondelles en vol, avec peu de succès. Les Hirondelles rustiques sont jolies aussi au repos, après tout …

Il n’est pas toujours bon d’approcher quand les animaux ont besoin de tranquilité : c’est pourquoi cette séance de nourrissage de Chardonneret élégant a été prise d’assez loin.

D’assez loin aussi, ce sapin mort qui sert de perchoir le plus souvent à un petit groupe de Pigeons ramiers et, parfois, à un Pic vert.

Le Geai des chênes se cache la plupart du temps dans le feuillage. Il faut donc profiter rapidement de son passage sur un perchoir en vue.

Voici une Corneille noire pas tout à fait noire. Ce signe distinctif me permettra peut-être de la repérer dans le futur ailleurs sur son territoire.

Les Buses variables continuent leurs passages migratoires vers le sud. Certains individus arborent un plumage particulièrement usé ou abimé.

Sur le plan d’eau de la réserve naturelle de la Dranse, j’ai vu ce mâle de Fuligule milouin en plumage dit d’éclipse, par opposition au plumage nuptial plus coloré et contrasté. L’oeil reste de la même couleur quelle que soit la saison : rubis.

La Mouette rieuse adulte est blanche, grise et noire. C’est pourtant bien une Mouette rieuse, simplement un jeune de l’année.

Là aussi, il s’agit d’un jeune, braillard qui plus est. L’adulte de Foulque macroule a fini par aller chercher des végétaux sous l’eau pour répondre à la demande insistante.

J’ai vu très peu de Hérons cendrés cette année, alors même si celui-ci est un peu dissimulé derrrière la végétation, je l’ai ajouté à ma collection.

J’ai tout d’abord photographié les grands cormorans depuis une rive sans me cacher. Puis j’ai tenté de m’approcher pour essayer des photos plus proches et plus originales. J’avoue que je suis satisfait du résultat, surtout pour l’oiseau au gosier béant. On comprend qu’il puisse avaler des poissons d’un kilo ou plus.

Voilà quelques papillons croisés au hasard des prairies et des fleurs.

Les insectes comme les mouches et autres diptères sont assez beaux quand on les voit en détail. Ils concurrencent les abeilles (deux dernières photos) pourla pollinisation des fleurs des prés.

La saison de la chasse approche à grands pas et je me demande ce que va devenir cette biche assez nonchalante qui se promenait dans les prairies il y a quelques jours. Il serait temps qu’elle retourne dans les forêts denses plus haut dans la montagne.

2021-08-15

Je m’interrogeais dans la précédente publication sur la vie des hirondelles avant l’ère des fils électriques. Une réponse est venue d’une hirondelle, posée sur une branche dans cette zone sans autre perchoir.

Les Gobemouches gris sont plus nombreux ces jours-ci, de nouveaux arrivants en migration ?

C’est en tout cas ce qui se passe pour le Gobemouche noir, certainement en migration puisqu’ il était absent depuis son passage printanier.

En migration post-nuptiale aussi, la Buse variable…

… ainsi que des faucons, dont le Faucon crécerelle.

Les Fauvettes à tête noire partiront probablement dans les premiers jours de septembre. Pour l’instant, à part prendre des bains, elles chassent les insectes dans le feuillage des haies et des arbres.

Il en va de même pour le Pouillot véloce.

Le Verdier d’Europe migre moins parait-il mais je n’en vois pas beaucoup en hiver.

Voici quelques oiseaux isolés : un Chardonneret élégant …

… un jeune de Serin cini, je crois …

… un Rougequeue noir …

… et un Merle noir

Des Bergeronnettes grises chassent au sol dans les prairies.

Les Mésanges ou Orites à longue queue sont toujours en bande et offrent des portraits assez sympathiques.

Au bord du lac, ce sont les Grands cormorans qui constituent des groupes sonores. Je ne sais pas si l’oiseau en dernière photo voulait compléter son nid avec ce bout de bois assez encombrant mais il a fini par l’abandonner.

Autres oiseaux du lac, les Grèbes huppés dont l’orange de la collerette est très prononcé. Effet de lumière, phénomène saisonnier, je ne sais pas. Le troisième oiseau est un jeune de l’année, à la tête encore striée de brun.

Un petit oiseau que je n’ai pu approcher sur la rive, le Chevalier guignette.

Une Mouette rieuse, en train de perdre son plumage brun sur la tête, pour prendre son plumage d’hiver : tête blanche avec virgule noire sur la joue.

Celui-ci est peu fréquent et discret : le Goéland cendré, à peine plus gros qu’une mouette.

Passons aux insectes. Une simple abeille.

Deux papillons, dits « de nuit », que je n’ai pas identifiés.

Quelques papillons croisés dans les prairies. Je ne suis pas certain de l’identification du Cupidon, il y a une grande variété d’espèces voisines.
Rectification du 22.08 : il s’agit plutôt de l’Argus bleu céleste femelle.

Il y a peu de libellules autour de Lugrin, par manque de zones humides durables.
En premier, un mâle d’Orthetrum brun. Pour une fois c’est la couleur de la femelle qui donne le nom à l’espèce.

Ceci est une femelle de Cordulégastre annelé, qui pond ses oeufs, un par un, dans la vase sous l’eau.

Pour finir : les grands arbres sont comme les grands immeubles avec un ascenseur qui descend pendant que l’autre monte …

2021-08-01

Premier jour du mois d’août, fête nationale suisse, sous la pluie. Mais les jours précédents ont été plus cléments et favorables à la photo.

Différents insectes ont pris la pose, comme ces guèpes…

… ou, enfin, des papillons.

Ce petit Ecureuil roux, malheureusement un peu flou, présente une patte avant assez impressionnante.

Une question comportementale me taraude : comment faisaient les hirondelles quand les fils éléctriques n’existaient pas ? Se perchaient-elles dans les arbres, au bord des toitures ? Ces nouveaux perchoirs ont-ils modifié leur façon de se reposer ? Si quelqu’un sait, faites signe.

Pas de question à se poser à propos du Rougequeue noir, il se perche en hauteur pour repérer les insectes et plonger dessus.

La Sittelle torchepot est une habitante des arbres où elle prélève des insectes dans les fentes des écorces ou du bois mort. Elle mange aussi des noisettes, qu’elle cale dans une fente pour pouvoir la frapper du bec et les ouvrir.

Le Chardonneret élégant se perche à tous les niveaux possibles et ne vient au sol que pour picorer ou boire.

Les Pinsons des arbres sont plutôt, comme leur nom l’indique, dans les arbres. Heureusement qu’ils descendent occasionnellement pour boire, cela donne des chances de les voir d’assez près. Les trois photos sont de mâles.

La Fauvette à tête noire est difficilement visible à cette saison puisqu’elle passe son temps dans les fourrés et les arbres à la recherche d’insectes. Mâle puis deux photos d’une femelle.

Le Pouillot véloce, insectivore, est aussi très discret à cette saison.

Les Grives draines, souvent en bande, se font d’abord repérer par leurs appels avant qu’on ne les aperçoive passant d’un arbre à l’autre.

J’ai tenté plusieurs fois de suivre une famille de Pie-grièche écorcheur, ce qui est loin d’être facile car ce sont des oiseaux assez méfiants. J’ai assisté à une séance de becquée donnée par le mâle, hélas avec un mauvais réglage de l’appareil photo.

Un pommier m’a offert un Pic épeiche et un Geai des chênes non loin l’un de l’autre.

Quelques oiseaux en prise unique, un Serin cini femelle…

… un Merle noir juvénile …

…une Corneille noire dans son attitude typique de conversation, hochant de la tête …

… et une Buse variable.

Un grand faucon est passé assez loin. Les photos agrandies me font penser à un Faucon pélerin.

Pour terminer, quelques photos de Milan noir. ils ne sont pas tous partis, en particulier une famille dont les deux jeunes se font encore nourrir.

2021-07-25

En affirmant, la semaine dernière, que tous les Milans noirs étaient partis, j’ai un peu exagéré. Ils sont encore là, bien qu’en plus petit nombre et il s’agit surtout de jeunes de l’année, reconnaissable à leur tête claire. Difficile de savoir si ce sont ceux qui ont grandi sur place ou si ce sont chaque jour de nouveaux oiseaux qui font une halte sur leur chemin de migration. Toujours est-il qu’ils endurent les averses de manière stoïque, comme en troisième photo.

Plusieurs Milan royaux sont passés, ils ont donc débuté également leur migration, qui est pourtant habituellement un peu plus tardive.

Les Buses variables cerclent dans le ciel, certaines visiblement orientées pour la migration et d’autres, peut-être indécises, vont se percher dans la forêt.

Cet oiseau reste encore quelques semaines ici avant d’entreprendre son voyage : la Pie-grièche écorcheur. Le mâle est sur les cinq premières images, ensuite il y a une femelle puis deux photos d’un jeune.

Des jeunes encore, un Rougegorge familier et un Merle noir …

… des Hirondelles rustiques, dont la gorge est encore pâle …

… un Pic épeiche, qui a encore ses plumes rouges sur la tête …

… et une séance de becquée d’un Serin cini au sommet d’un bouleau.

Ce bouleau, de mon jardin, a été bien animé ces derniers jours, fréquenté par
1. des Geais des chênes, dont l’un a la tête déplumée

2. des Gobemouches gris, qui nichent probablement aux alentours pusiqu’ils apparaissent sur plusieurs arbres au cours de leurs chasses.

3. un Verdier d’Europe, venu se sécher après une averse.

D’autres oiseaux, un Roitelet triple bandeau…

… et une troupe de Mésanges à longue queue – depuis peu renommées Orites à longue queue – dont l’une a la tête blanche.

Les écureuils sont rarement visibles à cette saison à cause du feuillage, sauf quand on a la chance de se trouver au-dessus de l’arbre où ils recherchent les châtaignes de l’automne dernier.

Et puisqu’on est dans les rongeurs, voici une visiteuse de mon jardin, Souris domestique ou Mulot sylvestre, je ne sais.

Une rencontre entre deux Demi-deuils -la femelle a le dessous des ailes coloré- …

… et quelques prises d’un damier, mais lequel ?

La semaine se clôt sur une manifestation bruyante de Grands cormorans et de Goelands leucophées, probablement due à la présence d’un banc de poissons.

2021-07-18

Dimanche 18 juillet : les Milans noirs sont partis. Ils étaient encore nombreux le matin et ont cerclé dans les ascendances en criant, comme d’habitude. Graduellement, ils se sont laissés glisser sur le vent et le ciel est devenu silencieux. Les photos qui viendront dans les semaines prochaines seront celles de migrateurs plus tardifs.

Voici donc les dernières photos des Milans noirs de Lugrin, adultes au plumage sombre et jeunes de l’année à la tête claire. Le matin, après une nuit pluvieuse, il faut sécher le plumage au soleil avant l’envol, ce qui m’a valu de belles photos héraldiques. La dernière photo pourrait figurer sur des alertes à la pollution : un morceau de plastique pend du bec de l’oiseau. Il reste à espérer que c’est un objet qu’il transporte et non l’extrémité d’un plus grand morceau qu’il aurait ingéré.

Le départ des milans donne de la place à d’autres espèces que je vais peut-être revoir plus souvent, comme la Buse variable…

… ou l’Epervier d’Europe, celui-ci éloigné de l’espace aérien d’une Hirondelle de fenêtre par un harcèlement en vol.

Les Goélands leucophée ont pris depuis quelques semaines leurs quartiers d’été sur les pentes de la carrière toute proche.

Les Rougequeues noirs s’activent pour de nouvelles nichées. Ce mâle, perché sur une vieille faîtière, pourrait presque se camoufler s’il n’était en constamment en mouvement.

Les Fauvettes à tête noire s’activent dans les arbres et les buissons mais, pour l’instant, sans indice de deuxième nichée.

Comment sait-on que c’est la femelle du Serin cini ? Il suffit de voir le croupion.

Et celui-ci est le Verdier d’Europe, signalé par son galon jaune sur le bord de l’aile.

Aucune hésitation possible pour le Chardonneret élégant, même quand il a la tête dans l’eau.

Je n’ai pas d’affection pour le Pigeon ramier et je ne le photographie que rarement. Mais bon, il est venu, j’ai pris les photos…

2021-07-11

La publication précédente se terminait sur quelques oiseaux de la région toulousaine. Je continue avec encore quelques prises sur ce territoire, dont une qui m’a procuré un grand plaisir : la Huppe fasciée, oiseau devenu très rare autour du Léman. Son nom latin est Upupa epops, ce qui correspond plus ou moins à son « chant ».

Un rapace que je n’avais encore jamais vu a tournoyé quelques instants au loin. Il s’agit d’un Aigle botté.

Deux petits passereaux, que je crois être des juvéniles de Tarier pâtre.

Au bord d’un cours d’eau,bien alimenté grâce aux fortes pluies du mois de juin, voici un Anax empereur…

…et une série de Calopteryx. Les mâles ont les ailes bleu-noir et les femelles les ailes fumées ou verdâtres. Comme je n’avais emporté que mon téléobjectif 100-400mm, impossible de faire de la photo rapprochée. Je ne peux donc pas identifier plus précisément s’il s’agit de Calopteryx vierge, vierge méridional ou occitan. Il est possible que la dernière photo soit une femelle de Calopteryx hémorroïdal, dont le mâle a l’abdomen rouge mais je n’en suis pas certain.

Les Pies bavardes ne sont pas des oiseaux spécifiques à la région toulousaine mais c’est une espèce présente en grand nombre. Les trois dernières photos montrent un jeune de l’année qui quémande, sans succès, plutôt que de se débrouiller par lui-même.

La Pie bavarde me permet aussi de faire la transition et de revenir à Lugrin où j’ai capté cette scène d’une Pie qui dispute le perchoir à un Milan noir, pourtant bien paisible.

Ils seront bientôt absents de notre ciel lugrinois puisque la migration post-nuptiale à lieu entre le 10 et le 20 juillet, direction Mali et Niger en passant par l’Espagne et Gibraltar – sans pass sanitaire. Les derniers oiseaux, au plumage très tacheté sur les ailes, sont des jeunes de l’année.

Voici une Buse variable, aussi née cette année puisque la queue ne porte pas de barre terminale.

La Bondrée apivore, par contre, est adulte.

Les Martinets noirs attirent l’attention par leurs cris perçants lorsqu’ils chassent au-dessus des toits. Leur manège curieux sous une toiture me fait penser qu’il y a des jeunes à nourrir là-bas mais je n’ai observé cela qu’une seule fois.

Un Geai des chênes est passé, chose rare, à portée d’objectif.

Une femelle de Pie-grièche écorcheur doit avoir son nid dans la haie sous cet arbre car je l’aperçois régulièrement au cours de mes promenades.

Le Gobemouche gris doit aussi avoir des becs à nourrir, vu ce qu’il transporte

La capacité de camouflage du Pic vert ne cesse de me surprendre : voyez-vous, sur les deux premières photos, l’adulte au niveau du gui en dessous du jeuneperché au sommet ? Lequel jeune est venu se percher au-dessus de mon affût pendant que je guettais les oiseaux venant à la source.

Voici ces oiseaux qui sont venus fréquenter le point d’eau : les Mésanges à longue queue …

… le jeune Rougegorge familier …

… un Pouillot, sans pouvoir donner plus de précision …

… des Chardonnerets élégants …

… et des Serins cini.

Un micro arc-en-ciel dans les éclaboussures d’un ruisseau donne l’occasion de passer aux oiseaux lacustres.

Les Harles bièvres, femelles uniquement, sont plus à l’aise dans l’eau que sur la rive.

Les Grands cormorans sont chaque année plus nombreux.

La Mouette rieuse arbore son plumage nuptial : tête chocolat.

Cette série prend fin avec un superbe Vulcain Vanessa atalanta, qui semble tout frais éclos.

2021-06-27

Le vol du Martinet noir est une glissade continue et bruyante à grande vitesse. Il n’y a jamais d’oiseau seul, c’est toute la colonie qui chasse les insectes.

Les Milans noirs se rassemblent ces jours-ci en groupes, de 5 à plus de 60 oiseaux, et tournent dans les ascendances thermiques. Des intrus comme les Buses variables se glissent parfois dans ces spirales, sans bagarre. Un Milan noir a pris son en-cas en vol alors qu’un autre est venu me survoler d’assez près pour un portrait en gros plan.

Quelques attitudes typiques de la Corneille noire.

Re-voici, puisque ce sont des oiseaux observés à chaque fois que je passe à la source, des Fauvettes à tête noire – femelle avec la tête rousse.

Revoici aussi une Mésange bleue, juvénile…

… et un juvénile de Rougegorge familier.

Pour la première fois depuis que je photographie des oiseaux à la source, j’ai observé un Grimpereau prenant son bain. Difficile ensuite de dire de quel grimpereau il s’agit puisque c’est le motif des « échelles » sur les ailes et la longueur de l’ongle postérieur qui donnent des indices.

Les Serin cini sont aussi des visiteurs réguliers qui apparaissent chaque semaine dans mes photos, ici un mâle.

Quand les prairies ne sont pas détrempées par les fréquents orages de cette semaine, on peut voir des papillons, dont le Demi-deuil…

… ainsi que d’autres insectes comme le Stenopterus rufus, aux belles gambettes, ou la Punaise rayée.

Je n’ai pu identifier ces deux coléoptères mais les antennes en « feuille », signe disctinctif des mâles, en font une jolie photo.

La semaine se termine sur quelques observations en région toulousaine.
En premier, un oiseau noir à la joue grise dans une cavité sombre, difficile à voir bien sûr. Les Choucas des tours nichent dans la voûte de la grotte du Mas d’Azil, constituée de calcaire bien sec, un site idéal bien que très touristique.

Je tenais à photographier les Hérons garde-boeufs, nombreux autour de Toulouse mais pas toujours à portée d’objectif. La chance m’a souri, un petit groupe constitué de deux adultes et un juvénile – bec et pattes gris – sont venus boire non loin de moi.

Un petit groupe de Verdiers d’Europe picorait dans des buissons voisins.

Et une libellule, peut-être une des espèces de Gomphe, s’est posée au milieu du chemin.

Je n’aurais jamais imaginé m’enorgueillir un jour de la surveillance d’un tas de fumier, si ça ne m’avait offert un joli Cochevis huppé, oiseau de la famille des alouettes.

Et enfin une observation peu fréquente pour moi, des Bruants proyers.

2021-06-20

C’est une petite semaine photographique, puisque j’ai passé quelques jours à la capitale. Avec tout de même un appareil photo au fond du sac, j’ai eu le temps de tirer le portrait des oiseaux les plus bruyants qui fréquentent parcs et jardins : les Perruches à collier. Le phénomène n’a pas lieu qu’à Paris, il y a dans de nombreuses villes européennes des populations, issues d’oiseaux échappés de captivité, qui se développent en espèce redevenue sauvage et qui survivent visiblement à l’hiver.
Les deux premières images sont pleines d’exotisme : Perruche à collier sur Ginko biloba – arbre aux mille écus – et pourtant c’est Paris.

A Lugrin, je n’ai pu voir si les deux poussins de Milan noir vus il y a quelques semaines avaient grossi, leur nid n’est plus visible à cause du feuillage. Par contre, un autre nid dans une fourche élevée d’un châtaignier a enfin laissé entrevoir un dos brun moucheté, mais rien de plus. Il reste maintenant environ trois semaines aux jeunes pour se préparer à la migration vers le Niger ou le Mali.
Les adultes continuent de patrouiller et, parfois, de se poster sur leurs perchoirs favoris.

Une femelle de Pinson des arbres est venue boire et se baigner …

… tout comme ces mâles de Fauvette à tête noire.

Les Serins cini sont visibles un peu partout sur Lugrin, à chanter leur territoire du haut des arbres ou venant, eux aussi s’abreuver et se baigner. Les deux dernières photos sont des femelles, les autres des mâles.

Les oiseaux ne sont pas tous beaux et bien portants. Voici une Mésange bleue à la tête déplumée, que je vois depuis deux semaines. Elle semble aller mieux, la première fois elle était agitée de tremblements, maintenant elle est toujours moche mais calme. A ses côtés, il y a une jeune mésange de l’année, reconnaissable à sa tête plus grisée que bleue.

Pour terminer, un oiseau difficile à identifier puisqu’il n’a pas montré son dos. Le bec assez fort et les stries de la poitrine font penser à un Bruant proyer mais le doute est permis. Correction du 21.06 : c’est un juvénile de Verdier d’Europe.