2020-04-05

Encore une semaine de confinement pendant que les oiseaux chantent, délimitent leur territoire ou se font la cour et commencent la construction des nids.

Une Buse variable s’est posée dans un arbre pour prendre un instant de repos mais a été délogée et poursuivie par une Corneille noire.

Pas besoin de quitter la maison pour admirer le ballet aérien des Milans noirs. Difficile de savoir si ce sont des querelles de territoire, des escarmouches entre mâles ou des parades nuptiales. Il peut y avoir jusque 6 oiseaux qui tournent ensemble et se croisent jusqu’à s’empoigner par les serres et tomber en chute libre jusqu’au ras du sol.

Mais d’autres Milans noirs s’occupent de collecter des matériaux pour garnir le nid. Sur la première photo, en grossissant, il me semble que l’oiseau transporte une bogue de châtaigne, le nid ne sera pas si douillet que ça …

Et voici ce que je pense être un nid de Milan noir, à surveiller jusqu’à ce qu’il y ait des occupants, pour en être sûr.

Un Milan noir est passé très près de mon balcon et m’a offert un gros plan rare.

Il y a encore quelques passages de Milan royal mais le pic de la migration semble être passé.

Du côté de la Buse variable, il y a encore du monde qui traverse le ciel, souvent trop haut pour de belles photos.

Sur les rives désertées du lac, il y a aussi pas mal d’oiseaux. Plusieurs Hérons cendrés attendent chaque jour le retour du pêcheur qui pose et relève ses filets comme d’habitude.

La Bergeronnette grise, comme le Rougequeue noir (F) s’activent à la recherche d’insectes.

Je fréquente régulièrement les rives du lac mais c’est la semaine dernière que j’ai observé pour la première fois le Grèbe à cou noir. Et j’ai revu une petite troupe à nouveau cette semaine. Est-ce une conséquence heureuse de la grande quiétude des rives ces jours-ci ? L’étonnante couleur de l’oeil est réellement celle-ci, il n’y a aucun bricolage photographique !

Les arbres n’ayant pas encore leur feuillage, les petits oiseaux sont encore assez faciles à voir et à photographier. Le Tarin des aulnes et le Verdier d’Europe sont mes premières observations de cette saison.

Le manque de feuilles permet aussi d’apercevoir parfois un écureuil

Au sol viennent les premiers papillons et autres butineurs. Celui-ci se nomme le Satyre et en latin Lasiommata megera. Pourquoi de tels noms pour un insecte joli et inoffensif ?

Un spécialiste du vol stationnaire pendant qu’il pompe le nectar avec sa longue trompe, le Grand Bombyle. Il y en a souvent plusieurs sur un même massif de fleurs dans mon jardin. C’est un insecte diptère (deux ailes) comme les mouches. La femelle du grand bombyle pond ses œufs en volant à proximité des entrées des galeries souterraines des nids de certaines abeilles sauvages et guêpes. Après éclosion, les larves se dirigent dans le nid de leurs hôtes pour se nourrir de leurs oeufs ou larves.

Une « abeille » charpentière, le Xylocope violacé ou Xylocope irisé, vu la coloration des ailes. Ce sont de gros insectes (3 à 5 cm), solitaires, qui se nourrissent de nectar de fleurs et pondent leurs oeufs dans du bois dégradé.

Avec le piège photographique, j’ai essayé deux nouveaux positionnements. Des traces de passage en dehors de mon terrain m’ont incité à tenter le coup sur la piste. Ensuite, je suis allé poser le piège au bord d’une mare, aussi marqué de nombreux piétinements. Et quelques visiteurs du quartier.

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