X

2020-04-19

Confinement oblige, j’ai procédé à des tests de règlages pour prendre les oiseaux en vol. La migration des geais, avec des groupes de 5 à 30 oiseaux qui se succèdent devant mon balcon, a fourni de nombreuses occasions d’essais. J’en ai aussi profité pour photographier un individu au repos.

Depuis le balcon aussi, j’ai pu observer un écureuil venu grignoter les tout jeunes cônes sur un sapin.

Toujours depuis le balcon, je vois les Milans noirs de tout le quartier qui planent, se chamaillent ou, comme la dernière photo, font leur vol nuptial.

Quand le couple est formé (ou re-formé, il paraît que les partenaires se retrouvent au retour de la migration individuelle), il y a accouplements…

… et dans le même temps, la reprise des nids des saisons précédentes, en commençant par la collecte des matériaux. Le Milan ne ramasse pas les branches au sol mais pratique le vol acrobatique au milieu des arbres et casse du bois mort au vol, même d’assez grosses branches.

Au nid, il y a tout d’abord l’agencement des branches et du décor (souvent des morceaux de plastique coloré). Ce nid, pourtant décoré avec soin, n’a pas tenu, probablement trop exposé aux vents.

Ensuite vient la ponte et il ne reste plus qu’à couver, en faisant profil bas pour ne pas attirer les prédateurs, dont font partie la martre et la corneille. J’ai maintenant repéré trois nids occupés autour de chez moi.

Et voilà, Milan noir et Corneille noire, partageant dans un rare moment de trève, le même arbre.

Les corneilles se livrent aux mêmes tâches que les autres oiseaux et préparent leurs nichées.

C’est en allant à la recherche de nids de Milans dans le bois qui longe mon jardin que j’ai fait LA rencontre de la semaine : une Martre des pins, qui ne m’a pas vu. Gros comme 4 fois un écureuil mais presque aussi agile, c’est un animal que je vois pour la première fois. La distinction d’avec la fouine, mise à part l’observation diurne, se fait à la tache blanche sous la gorge qui ne va pas jusqu’aux pattes et le liseré blanc sur les oreilles. Comme la fouine a déjà été prise en photo de nuit, au piège photo, j’ai la certitude d’avoir les deux espèces comme proches voisines.

Retour aux oiseaux plus communs avec une série d’une Sittelle torchepot qui m’a tourné autour, probablement à cause de la proximité d’un nid, que je n’ai pas trouvé.

Les autres oiseaux, habituels ou occasionnels.

Pourquoi l’appelle-t-on la Bergeronnette des ruisseaux ? Il suffit de regarder son environnement.

La rive du lac est toujours aussi paisible mais il n’y a pas de nouveauté à signaler. Pour l a première fois, j’ai vu un cormoran récolter des herbes aquatiques, sans doute pour garnir son nid.

Le Canard colvert est très commun. La tête du mâle passe du bleu au vert selon l’éclairage.

Un papillon dit « de nuit », Autographa gamma, dont la silhouette est censée le camoufler sur les écorces mais pas du tout sur les herbes.

Quelques habitants de mes rocailles, des Lézards des murailles. Leurs doigts et griffes sont impressionnants mais il faut bien ça pour grimper dans tous les sens.

Ma première observation d’orchidée de la saison. Les botanistes seront probalement offusqués de cette appellation trop générique mais la botanique n’est pas mon fort.

Des visiteurs pris devant mon piège photo : des sangliers et le renard à la queue mitée. Il me préoccupe parce qu’il a tout l’arrière train mité, peut-être la gale.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *