2023-05-07

Dans la famille des Autographa, qui compte cinq espèces, celui-ci est l’Autographa gamma, d’après le dessin sur les ailes.

Avec les beaux jours, les guèpes ont repris de l’activité. Elles viennent prélever de la fibre de bois pour construire les cellules de la colonie.

Quelques oiseaux coopératifs ont bien voulu poser à faible distance de mon objectif.

A distance, on ne voit de l’Etourneau sansonnet en plumage nuptial que les irisations allant du violet au vert. De près, il fait plutôt rastaquouère sud-américain des années 20, aux cheveux poisseux de brillantine … La base bleue du bec indique que c’est un mâle.

Les Orites-Mésanges à longue queue préparent un nid : elles viennent récupérer de la toile d’araignée pour fabriquer les parois du nid. La toile sert à coller la mousse et autres débris végétaux, ce qui donne un résultat extrèmement résistant.

D’autres ont éclos, peut-être un merle. C’est une éclosion, il n’y a aucune trace de blanc ou de jaune et la coquille est bien brisée vers l’extérieur. Les adultes emportent la coquille vide loin du nid pour ne pas attirer les prédateurs.

Le nid de Pie bavarde que je surveille depuis plusieurs semaines est toujours au stade de la couvaison. Mais, pour une fois, j’ai saisi le mouvement des oiseaux.

En disant dans une précédente publication que les nids de Héron cendré avaient peut-être subi le mauvais temps, j’ai pêché par pessismisme. Les mouvements et les appels des adultes ont repris au sommet de plusieurs arbres. Un Héron vous présente sa version de la pose de danseuse ou danseur étoile.

Les Harles bièvre sont plus élégants sur l’eau que dans les airs où ils montrent une silhouette étonnament carrée.

Deux Grèbes huppés montrent leur profil affuté.

Un petit vol de mâles de Fuligules morillons.

Voici quelques rapaces, vus en montagne.
Tout d’abord un couple de Faucons crécerelle, qui paradait à grands cris dans les falaises des Mémises. Les deux oiseaux se sont posés à plusieurs reprises dans les rochers mais impossible de dire s’il y a une nichée, les faucons ne font pas de nid, tout se passe sur un rebord rocheux.

Une Bondrée apivore est passée haut dans le ciel …

… suivie quelques instants plus tard par un AIgle royal, très haut également.

Dans les châtaigneraies de Lugrin, plusieurs nids de Milan noir sont en cours de couvaison, tâche accompie par la femelle seulement. Les mâles s’occupent à chercher de la nourriture et à surveiller les abords du nid, chassant corneilles, buses et autres intrus. C’est ce que fait l’oiseau en première photo. Celui de la dernière photo, je lui trouve un air goguenard, voire moqueur. Pourquoi ?

2022-04-10

Cette semaine a été marquée par plusieurs petits bonheurs : oiseaux très proches et oiseaux peu fréquents.

Le froid ayant fait son retour, j’ai répandu dans le jardin des graines de tournesol qui restaient de mes stocks de nourrissage d’hiver, ce qui a attiré de nombreux passereaux. En premier les Pinsons des arbres, qui sont aussi présents au point d’eau.

Parmi les pinsons, un oiseau plus coloré s’est présenté : un mâle de Pinson du Nord.

Au point d’eau et aussi dans le jardin, ce sont les Serins cini qui sont venus colorer l’ambiance. Mâle jaune vif, femelle plus terne.

Dans un buisson, une Mésange nonnette à la recherche de nourriture s’est approchée sans me prêter attention.

Au point d’eau, les Mésanges bleues au bain sont irrésistibles.

Voici une Orite à longue queue qui carde un petit paquet de fibres pour garnir son nid.

Il y a ces jours-ci beaucoup de passage de Rougequeues noirs, mâle en dernière photo.

La plupart du temps chez les Fauvettes à tête noire, ce sont les mâles qui sont le plus visibles. Pour une fois, une femelle a fureté dans les ronces sans trop se cacher.

La Grive draine par contre a tenté de se cacher mais en me surveillant du coin de l’oeil tout de même.

Le Merle à plastron, ici un mâle, est peu fréquent dans les alentours de Lugrin. C’est donc un plaisir d’en voir un, même à travers la végétation.

Autre oiseau vu à travers les branches mais pas une rareté, un Geai des chênes.

Autre corvidé, la Corneille noire, omniprésente des rives du lac jusqu’à la limite supérieure de la forêt en montagne. Le transport de brindilles pour la préparation des nids se voit souvent mais le prélèvement délicat d’une branche verte est moins fréquent – dernière photo.

Du côté des rapaces, je croise régulièrement des Buses variables perchées mais moins souvent posées dans un coin sombre de forêt.

Le Milan noir maintenant bien installé pour ses quartiers d’été offre des attitudes poético-bucoliques et de belles attitudes de vol .

Le Milan royal passe, sur sa route migratoire, parfois contrarié par la présence d’un Epervier d’Europe qui n’hésite pas à taquiner ces grands rapaces.

Au bord du lac, un couple de Harles bièvres en grande discussion, peut-être au sujet de la coiffure de madame ?

Fin de cet épisode avec deux oiseaux en vol, un Goéland leucophée adulte …

… et un Héron cendré.