2022-05-22

Les photos les plus extraordinaires qui restent dans ma mémoire sont les occasions ratées. Je partage celle-ci, très malheureusement floue : deux sangliers, dérangés par le chien, on t pris la fuite en traversant le chemin. Tout à coup, un marcassin à peine gros comme un chihuahua s’est élancé à son tour… Le chien en était encore à rechercher les bêtes dans les broussailles en contrebas.

Oublions les photos ratées pour passer à celles où la coopération active d’un animal est requise : les Milans noirs cerclaient en nombre un soir d’orage mais un seul a bien voulu passer devant l’arc en ciel éphémère. Ce n’est pourtant pas bien compliqué !

Passons à la distinction entre le mâle du Rougequeue noir et le mâle du Rougequeue à front blanc quand on ne voit pas la tête. il suffit de regarder la couleur de la poitrine : noir chez le R noir …

… et orangée chez le R à front blanc.

Encore quelques mâles, le Pic épeiche – barre rouge derrière la tête …

… le Pinson des arbres – couleurs vives …

… le Merle noir – noir, œil et bec jaunes …

… l’Hirondelle rustique – filets longs aux plumes de la queue …

… et l’Etourneau sansonnet – base du bec bleutée.

Quelques oiseaux « mixtes » : les Harles bièvres, mâle à tête vert foncé presque noir et femelle à tête rousse …

…le Serin cini dont le mâle est très jaune et la femelle un peu plus brune…

… le Chardonneret élégant – le mâle porte le masque rouge jusque derrière l’œil, donc toutes ces photos seraient de femelles …

… les Fauvettes à tête noire, mâle en noir et femelle en roux …

… et les Pie-grièches écorcheurs, les premières que je vois cette saison. Le mâle porte un masque noir sur les yeux et la femelle, brune, arbore un motif en écailles sur la poitrine.

Chez d’autres oiseaux la distinction n’est pas possible ou très difficile.
Chez le Héron cendré, on voit seulement la différence entre les adultes, encore occupés à améliorer le nid et les jeunes de l’année, comme cet « ado » sur la jetée.

Autre bâtisseur continu de nid, le Grand cormoran.

Le Pouillot véloce s’assure du lissage de ses plumes après un bain, rapide bien sûr.

Un Pigeon ramier est également venu s’abreuver et, peut-être se baigner mais le bruit du déclencheur l’a effrayé.

Deux Orites ou Mésanges à longue queue.

Un Faucon crécerelle en chasse.

Une Buse variable pourchassée par une Corneille noire.

Je me suis équipé plusieurs fois pour de la photo rapprochée. La passion de la photo doit être solidement ancrée pour passer de longues minutes accroupi ou à genoux – sur des cailloux pointus généralement – avant d’obtenir une image correcte. Les papillons du genre Argus ont la sale manie d’aller se restaurer sur les déjections animales, ce qui ajoute encore à l’inconfort du photographe.

Les deux papillons suivants sont là pour leur beauté car je n’ai pas su les identifier. Le premier est un Hétérocère, c’est à dire un papillon « de nuit » et ses antennes en plumeau indiquent un mâle. le deuxième, minuscule, présente les couleurs de l’arc en ciel sur son arrière train, quelle élégance.

Quelques « moustiques », tipules ou panorpes ?

Les dernières orchidées de prairies pour terminer cette publication. La chaleur les fait faner et il faudra monter en altitude pour en voir de nouvelles.